L’objectif est de fédérer, éclairer et orienter celles et ceux qui vivent avec des troubles psychiques ou en difficultés, ainsi que leurs proches et accompagnants, pour les aider à (re)trouver le chemin du rétablissement.
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11 décembre 2024
PLEIN ESPOIR : S’inspirer, Comprendre, Se rétablir
L’objectif est de fédérer, éclairer et orienter celles et ceux qui vivent avec des troubles psychiques ou en difficultés, ainsi que leurs proches et accompagnants, pour les aider à (re)trouver le chemin du rétablissement.
10 décembre 2024
Près de 7% des personnes limitées par un trouble psychique, intellectuel ou cognitif
Le repérage des personnes avec des limitations psychiques, intellectuelles ou cognitives (Pic), présenté dans ce document, est le résultat d’un indicateur construit à partir d’un algorithme issu des données de consommation de soins du Système national des données de santé (SNDS).
-Les troubles psychiques sont définis comme des difficultés psycho-sociales avec des manifestations d’ordre émotionnel, relationnel et comportemental. Ils peuvent affecter la vie sociale et professionnelle.
-Les troubles intellectuels résultent d’une capacité réduite d’apprentissage, de compréhension et d’application de nouvelles compétences, qui conduit à un fonctionnement altéré des fonctions cognitives.
-Les troubles cognitifs se caractérisent par des facultés moindres dans un ou plusieurs domaines de la cognition. L’algorithme ne permet pas de distinguer les troubles intellectuels des troubles cognitifs.
En 2019, l’algorithme repère 4,5 millions de personnes ayant des troubles psychiques, intellectuels ou cognitifs conduisant à des limitations dans les activités de la vie quotidienne (faire ses courses, gérer son quotidien, son budget, organiser sa journée…) , soit 6,6 % de la population identifiée dans le SNDS. Cette population est en moyenne âgée de 55 ans, avec une grande différence selon le genre : un âge moyen de 59,6 ans pour les femmes et 49,8 ans pour les hommes. La majorité de ces personnes a des limitations à la suite d’un trouble psychique seul (2,8 millions) ou à la suite de troubles psychiques accompagnés de troubles intellectuels ou cognitifs (attention, mémoire, fonctions visuo-spatiales, langage, fonctions exécutives…) (1,3 million), et seulement 266 000 du fait de troubles intellectuels ou cognitifs sans troubles psychiques associés.
Au niveau géographique, les taux standardisés de limitations varient peu, de 4,9 % en Haute-Savoie à 8,3 % dans la Creuse. Mais même si la majorité des départements ont des taux similaires, le centre de la France et la Corse enregistrent les plus forts taux, tandis qu’ils sont plus faibles dans l’ouest de l’Ile-de-France, le Doubs et la Haute-Savoie.
Cette cartographie inédite peut être un appui utile au service des politiques de santé et d’autonomie dédiées aux personnes atteintes de ces troubles.
Une possible sous-estimation du repérage dans les départements ultramarins, en particulier pour les troubles psychiques.
La Guyane a des taux de limitations très en dessous de la moyenne nationale, situation certainement due à un sous-repérage des limitations avec les données de l’algorithme. Ce sous repérage pourrait s’expliquer par une offre de soins plus limitée, conduisant à moins de recours. Pour les autres départements d’Outre-mer, les taux de limitations à la suite d’un trouble psychique, intellectuel ou cognitif sont aussi inférieurs à la moyenne de la métropole mais de façon bien moins marquée. Ces taux moins importants semblent dus à des taux de limitations à la suite d’un trouble exclusivement psychique plus faible, notamment en Martinique, alors que les taux de limitations à la suite de troubles intellectuels ou cognitifs (ou psychiques et intellectuels ou cognitifs) sont dans la moyenne nationale.
Près de 7% des personnes limitées par un trouble psychique, intellectuel ou cognitif - Santé Mentale
09 décembre 2024
[Santé] : Le reste à charge des malades "largement sous-évalué", risque encore de s'alourdir, alertent les associations
Mais pour la fédération d'associations France Assos Santé, la plus grosse part du reste à charge est "invisible" car non reconnue par ces statistiques officielles. Selon un sondage réalisé entre septembre et octobre auprès de 3.100 personnes (dont 11,4% répondaient pour un proche), ce "coût caché" atteint 1.557 euros annuels par personne, et même 1.623 euros pour les malades en affection longue durée (ALD).
Les frais évoqués comprennent le matériel médical non remboursé (aiguilles, bandages, fauteuils roulants, lits médicalisés...), les frais dits "de confort" (crèmes non remboursées, prothèses capillaires...), l'adaptation du cadre de vie, certains frais de transport, d'alimentation (produits diététiques, compléments alimentaires...), liés au sport-santé (activité physique adaptée...) ou l'accompagnement humain, administratif et juridique nécessaire aux malades.
France Assos Santé y inclut aussi - pour 310 euros annuels en moyenne - des soins dits "complémentaires" chez des professionnels non remboursés comme les psychologues, diététiciens, psychomotriciens, mais aussi des ostéopathes, acupuncteurs ou sophrologues.
"Les personnes qui rencontrent les coûts cachés les plus élevés sont en situation de handicap moteur ou psychique (respectivement 2.535 euros et 1.999 euros annuels) ou souffrent de douleurs chroniques (1.972 euros)", précise la fédération dans un communiqué. Plus de la moitié des répondants (53,2%) ont indiqué avoir, au cours des 12 derniers mois, renoncé à des soins ou produits non remboursés pour raisons financières.
"Tout porte à croire, au vu des dernières mesures annoncées par le gouvernement" dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2025, "que les restes à charge 'officiels' et les cotisations pour les complémentaires santé vont augmenter", alourdissant encore "l'ardoise globale, déplore France Assos Santé. Le gouvernement prévoit notamment d'abaisser le niveau de remboursement de l'Assurance maladie sur les consultations médicales et les médicaments, ou encore le plafond d'indemnisation des arrêts maladie.
France Assos Santé précise que certaines catégories de population sont sur-représentées dans son enquête, comme les femmes, cadres, personnes retraitées ou atteintes de douleurs chroniques.
Santé : le reste à charge des malades "largement sous-évalué", risque encore de s'alourdir, alertent les associations - France Bleu
08 décembre 2024
[Livre] : L’amour me relève chaque jour
Marc Bruneteau, Editions MAME, paru le 13/09/24
À 44 ans, Marc Bruneteau a déjà traversé beaucoup des épreuves les plus douloureuses : une opération en Afghanistan qui tourne mal et un syndrome post-traumatique, le suicide d'un frère, la plongée dans l'alcoolisme et la découverte d'une lourde maladie psychique. Pourtant, marié et père de six enfants, il témoigne d'un bonheur possible et d'un véritable rayonnement autour de lui. Une histoire pleine d'espérance.
https://www.mameeditions.com/9782728935000-l-amour-me-releve-chaque-jour.html
07 décembre 2024
Schizophrénie : comment le cannabis influence certaines fonctions cognitives ?
Les scientifiques s’intéressent de plus en plus aux effets paradoxaux du cannabis sur les symptômes de la schizophrénie. D’un côté, le tétrahydrocannabinol (THC) est reconnu pour son rôle néfaste dans l’aggravation des symptômes positifs de la schizophrénie (hallucinations, délires), en activant les récepteurs cannabinoïdes de type 1 (CB1). D’un autre côté, le cannabis pourrait avoir un effet bénéfique en réduisant les symptômes négatifs, tels que le retrait social ou l’apathie, probablement via d’autres composés.
C’est ce qu’a mis en évidence une méta-analyse réalisée par une équipe du Vinatier*.
Un nouveau projet de recherche du Vinatier va se focaliser sur ces symptômes positifs et négatifs, mais aussi sur leurs bases neurobiologiques. Les chercheurs vont explorer comment la consommation de cannabis influence le « reality-monitoring », c’est-à-dire la capacité de distinguer entre ce qui est réel et ce qui est imaginé. Pour cela, ils réaliseront des observations chez l’animal mais aussi chez des patients schizophrènes consommateurs qui seront comparés à des individus non consommateurs. Ce projet est mené en collaboration avec le centre de recherche en neuroscience de Lyon (CRNL), l’hôpital Charles Perrens (Bordeaux), le CHU de Saint Etienne, le CNRS, l’INSERM et l’INRAE.
*Lyon. Schizophrénie: le cannabis peut aussi atténuer certains symptômes
Lyon. Schizophrénie: comment le cannabis influence certaines fonctions cognitives?
06 décembre 2024
[Webinaire] : "La pair-aidance au service de la qualité de vie au travail"
Prochain webinaire gratuit Santé Mentale & Travail de la Cop-SMT - Santé mentale France
05 décembre 2024
Reconnaître et gérer les urgences psychiatriques
Document à l'usage des soignants, mais très intéressant à découvrir !
Les urgences psychiatriques ne sont pas toujours simples à identifier, surtout lorsque les signes sont discrets. Voici un aperçu des 6 principaux symptômes en situation d'urgence psychiatrique.
Lorsque vous êtes sollicité à l’hôpital au cours de la nuit, il arrive fréquemment que vous soyez seul pour gérer la situation. Les informations dont vous disposez sont généralement limitées. On vous présente par exemple une personne déjà hospitalisée ou qui vient d’arriver aux urgences, et qui commence à se comporter de manière préoccupante pour diverses raisons. Il vous est alors demandé de vous faire une idée, d’évaluer rapidement la situation et de déterminer la marche à suivre.
Les syndromes psychiatriques
Pour mettre de l’ordre dans vos pensées, essayez d’abord de classer le cas qui se présente à vous dans un des six principaux symptômes ou syndromes psychiatriques pertinents dans les situations d’urgence. Bien entendu, les patients peuvent également présenter d’autres symptômes, mais concentrons-nous sur le symptôme ou syndrome principal pour orienter notre évaluation et les actions à entreprendre.
Les 6 principaux syndromes/symptômes en psychiatrie d'urgence :
Désorientation
Troubles de la conscience
Peur
Mise en danger en soi
Stupeur/mutisme/dissociation
Agitation/excitation psychomotrice (agressivité)
04 décembre 2024
[Newsletter] : "Dernières Nouvelles des Aidants" numéro 5
- de personnes âgées
- de personne ou enfant en situation de handicap
- de personne gravement malade
Est "aidant" toute personne, non professionnelle, qui aide à titre principal une personne âgée, une personne en situation de handicap, une personne atteinte de maladie chronique, pour accomplir tout ou partie des actes et activités de sa vie quotidienne.
La newsletter comprend de l’actualité, des informations de répit pour ces personnes et renvoie à l’agenda des actions qui leur sont destinées.
03 décembre 2024
[Événement] : Semaine du Logement Accompagné
Comme indiqué dans le document en PJ, plusieurs temps forts seront au programme :
- Du 02 au 04 décembre, « Les rencontres du logement accompagné à Metz » autour du thème « Engagés ! » - Programme et inscription
- Le 05 décembre, une journée portes ouvertes sur l’ensemble du Grand Est pour venir à la (re)découverte des dispositifs du logement accompagné, celles et ceux qui le font vivre, et les résidents ! Carte des événements
La Fondation Vincent de Paul est heureuse de participer à cet événement d’ampleur. Partenaires institutionnels comme associatifs, nous serons ravis de vous accueillir pour un accueil autour d’un goûter partagé avec les résidents, la visite des lieux et des échanges avec les résidents et l’équipe. Nous vous donnons donc rendez-vous à la Résidence accueil STELLA
Pour vous inscrire, merci de nous contacter par mail à residence-accueil.contact@solidarite.fvdp.org (renseignements au 06/40/34/02/19)
Nous sommes impatients de vous accueillir et de vous croiser aux différents événements prévus en amont !
02 décembre 2024
[Livre] : "Billy à vie", une plongée en schizophrénie
RÉSUMÉ
Depuis au moins 2006, Billy Poulin note tout ce qui lui passe par la tête dans des cahiers et sur vidéo. Ce qu’il ignore mais dont il sent l’envahissement le gagner progressivement, c’est qu’il entre dans la première phase de la maladie qui perturbera à jamais le cours de sa vie : la schizophrénie. Six ans plus tard, lors d’une soirée où la psychose est à son paroxysme, Billy commet l’irréparable et sera condamné à vie pour un meurtre et un homicide involontaire. Déclaré apte à subir son procès, Billy montre pourtant des signes évidents de troubles mentaux majeurs et ne sera diagnostiqué schizophrène qu’incarcéré. Tout ceci, Billy continue de le noter, en conversation incessante et aliénante avec lui-même. Entre Lawrence dans la vie de Billy en 2017. Elle accompagnera Billy à travers sa vie carcérale, mais encore plus dans sa voie pour retrouver la dignité humaine qu’il a perdue dans la maladie, et à laquelle tout le monde, sans exception, a droit. Tout cela aussi, Billy le note dans ses cahiers. Billy à vie témoigne de l’enfermement d’un esprit trop libre, une aventure intérieure aussi dérangeante que fascinante, qui jette un éclairage inédit sur une maladie méconnue et dévastatrice.




