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16 décembre 2024
La HAS ouvre la voie au remboursement du Wegovy dans l’obésité sévère
Le Wegovy (sémaglutide 2,4 mg) est disponible dans les pharmacies françaises depuis le 8 octobre 2024 sur prescription. Mais il n’est jusqu’à présent pas remboursé par l’Assurance-maladie dans l’obésité et son prix est donc librement fixé par le laboratoire. Les choses devraient changer puisque la Haute Autorité de santé (HAS) ouvre la voie à une prise en charge par la solidarité nationale dans un avis publié ce 4 décembre sur son site*, qui est en fait une seconde évaluation de cet analogue du glucagon-like peptide 1 (aGLP-1). Le remboursement concerne uniquement « l’adulte ayant un indice de masse corporelle (IMC) initial ≥ 35 kg/m² en cas d’échec de la prise en charge nutritionnelle bien conduite (< 5 % de perte de poids à six mois), en complément d'un régime hypocalorique et d'une augmentation de l'activité physique pour la gestion du poids, incluant la perte de poids et le maintien du poids ». Le Wegovy est ainsi positionné comme un traitement de seconde intention dans l’obésité (dont le parcours de soins vient d’être revu par la HAS**) et les mesures hygiéno-diététiques et d’activité physique doivent être poursuivies et encouragées après son instauration.
La première décision de la HAS remonte à décembre 2022. Elle se prononçait déjà en faveur d’un remboursement mais elle le conditionnait, au-delà d’un IMC initial ≥ 35 kg/m², à un âge inférieur ou égal à 65 ans. Cette restriction liée à l’âge disparaît dans ce nouvel avis, qui prend en compte les nouvelles données cliniques de la phase 3 Select ayant démontré un bénéfice cardiovasculaire modeste du sémaglutide (avec notamment une réduction du risque relatif de survenue d’un des événements cardiovasculaires majeurs – décès de cause cardiovasculaire, l’infarctus du myocarde non fatal et l’AVC non fatal- composant le critère 3P-MACE de 20 % par rapport au placebo).
Entre-temps, le sémaglutide a bénéficié d’une autorisation d’accès précoce entre juillet 2022 et septembre 2023, jusqu’à ce que le laboratoire Novo Nordisk en demande le retrait.
La population cible du Wegovy est estimée entre 1 et 2,1 millions de patients, selon la HAS, qui dessine un encadrement strict de l’accès à cet aGLP-1, à la suite de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Il est ainsi proposé que la prescription initiale soit réservée aux professionnels et structures impliqués dans la prise en charge de l’obésité des niveaux de recours 2 et 3, à savoir : le médecin spécialiste de l’obésité (médecin nutritionniste) et exerçant en partenariat avec les autres professionnels concernés par l’obésité et les centres spécialisés de l’obésité (CSO) ou les centres hospitaliers universitaires (CHU). La Commission est favorable au statut de médicament d’exception pour cette spécialité.
*Haute Autorité de Santé - WEGOVY (sémaglutide) - Obésité
**Surpoids et obésité : la Haute Autorité de santé clarifie le parcours de soins de l'adulte | Le Quotidien du Médecin
La HAS ouvre la voie au remboursement du Wegovy dans l’obésité sévère | Le Quotidien du Médecin
Remboursement du Wegovy : la HAS entrouvre la porte
15 décembre 2024
Pair-aidance et yoga dans nos vies...
Camille Henry & Yann Derobert
Camille
Bonjour Yann, merci vraiment de m’aider à accoucher de ce besoin d’écriture !
Yann
Déjà c’est quoi ton projet ? Quel message tu as envie de faire passer ?
Camille
A propos du partage expérientiel et de la pair-aidance… avoir un langage plus imagé, dynamique, raconter une petite histoire…avec…des mots personnels, moins scientifiques, plus appuyés sur les ressentis… et par là toucher du monde dans sa chair à lui, atteindre sa propre expérience.
Yann
OK. Et toi, ce serait… En sachant que c’est un public un peu généraliste, on va dire. Qu’est-ce que toi tu as envie de faire passer comme message auprès de ce public-là, concernant ce sujet ?
Pour lire le reste de notre dialogue, rendez-vous sur le site du REV !
Pair-aidance et yoga dans nos vies. Un dialogue en marge des pratiques psychiatriques contemporaines - REV France
14 décembre 2024
Épilepsie et comorbidités psychiatriques : vers un dépistage plus systématique
20 comorbidités psychiatriques recherchées
Les méta-analyses incluaient 565 443 patientds épileptiques et 1 3434 208 personnes non épileptiques. Les 20 comorbidités recherchées étaient : l’anxiété, le trouble bipolaire, les idées suicidaires, les tentatives de suicide, un trouble psychotique, la schizophrénie, un trouble obsessionnel-compulsif, un trouble de stress post-traumatique (TSPT), des troubles de l’alimentation, l’abus d’alcool et la dépendance à l’alcool, un trouble lié à l’usage de substances, trouble du spectre autistique (TSA) et trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
Quels résultats ?
Le risque de survenue de la plupart des troubles psychiatriques étudiés était significativement plus élevé chez les patients épileptiques que chez ceux sans épilepsie. En effet, l’ensemble des troubles étaient plus fréquents en cas d’épilepsie et de façon significative, hormis pour les tentatives de suicide, la consommation excessive d’alcool, l’agoraphobie et la phobie sociale. La comorbidité psychiatrique était augmentée d’un facteur 2 pour l’anxiété, 2,45 pour la dépression, 3,12 pour les troubles bipolaires, 3,98 pour les troubles psychotiques, 4,94 pour la dépendance à l’alcool, à plus de 10 pour les TSA et à 3,93 pour le TDAH.
Quelle conclusion ?
Compte tenu de l’impact significatif et du fardeau élevé des comorbidités psychiatriques de l’épilepsie sur la morbidité et la qualité de vie des patients, « une identification appropriée et une prise en charge efficace des comorbidités psychiatriques liées à l’épilepsie doivent être envisagées » suggèrent les auteurs.
• Psychiatric Comorbidities in Persons With Epilepsy Compared With Persons Without EpilepsyA Systematic Review and Meta-Analysis, Churl-Su Kwon, MD, MPH1,2,3,4,5; Ali Rafati, MD, MPH6; Ruth Ottman, PhD1,2,4,7; et al. JAMA Neurol. Published online November 25, 2024. doi:10.1001/jamaneurol.2024.3976.
Épilepsie et comorbidités psychiatriques : vers un dépistage plus systématique - Santé Mentale
13 décembre 2024
[16 décembre] : Cafés des parents aidants
Le but est : de permettre aux parents d'enfant(s) en situation de handicap de s'accorder un temps pour rencontrer et échanger avec d'autres familles avec des situations de vie similaires ; d'obtenir des pistes de réponses à leur questionnement ; de soulever la question du droit au répit/les dispositifs existants. Le tout dans un cadre convivial et informel.
Le prochain café aura lieu le :
12 décembre 2024
Les rencontres "au feu de camps" du REV...
Qu’est-ce que c’est ?
La différence entre la liberté d’être humain et l’enfermement dans la maladie psychiatrique ne tient qu’à un fil. Ce fil c’est celui qui tisse l’histoire de notre vie avec nos émotions, nos ressentis et nos autres expériences telles que voix, visions, etc.
Retrouver la raison de la présence de ces expériences dans notre vie et pouvoir la présenter de manière compréhensible aux autres – et ce sans avoir à recourir aux conceptions médicales de troubles ni de maladie psychique – c’est ce qui nous donne les marges de manoeuvre nécessaires pour reprendre le pouvoir sur notre vie.
Pouvoir raconter VOTRE histoire, telle que vous l'avez vécue, sans passer par le prisme d'une théorie quelconque ou autre interprétation.
Pour ce faire, le REV vous invite à participer à ses « Visios au feu de camps » !
Une idée simple, qui part d'un constat évident :
- se raconter à un psy, c'est trop souvent parler seul face à quelqu'un qui ne répond pas, et c'est toujours une démarche de soin. Comme si nos vies n'étaient que problèmes, souffrances et maladies ;
- se raconter à des proches, c'est souvent risquer leur incompréhension, parfois s'exposer au jugement ou au rejet.
Alors tous ces moments complexes ou d'apparence anecdotiques, ces tranches vies inhabituelles, tournants importants de nos histoires, restent des souvenirs inexplorés que l'on ne peut partager. Et ne pas pouvoir les faire "résonner" à l'extérieur de notre pensée, c'est ne pas pouvoir se les approprier.
Pour raconter notre histoire il nous faut du dialogue plus que de l'écoute, de l'humanité plus que de la médecine, du personnel plus que du professionnel. Et de la détente plus que de la rigueur. C'est le but des « Visios au feu de camps ».
Vous pouvez choisir entre 2 formules :
- soit une série de 4 sessions d'1h30 en binôme, le long d’une semaine, si vous souhaitez disposer de plus de temps.
Elles se tiendront chaque après midi du lundi 16 au vendredi 20 décembre, à 15h. La première permettra de définir des binômes, préciser la manière dont les échanges seront organisés. Et la dernière permettra de partager tous ensemble nos impressions.
- soit une session unique au cours de laquelle vous aurez l’occasion de vous raconter à une autre personne et d’écouter à votre tour son histoire à elle ;
Ces sessions uniques seront programmées au cours des semaines suivantes, vous pouvez dès que vous le souhaitez nous contacter pour y participer (en proposant éventuellement une date qui vous conviendrait).
Pour toute question et vous inscrire, envoyez un message à Olivier : olivierr788@gmail.com
11 décembre 2024
PLEIN ESPOIR : S’inspirer, Comprendre, Se rétablir
L’objectif est de fédérer, éclairer et orienter celles et ceux qui vivent avec des troubles psychiques ou en difficultés, ainsi que leurs proches et accompagnants, pour les aider à (re)trouver le chemin du rétablissement.
10 décembre 2024
Près de 7% des personnes limitées par un trouble psychique, intellectuel ou cognitif
Le repérage des personnes avec des limitations psychiques, intellectuelles ou cognitives (Pic), présenté dans ce document, est le résultat d’un indicateur construit à partir d’un algorithme issu des données de consommation de soins du Système national des données de santé (SNDS).
-Les troubles psychiques sont définis comme des difficultés psycho-sociales avec des manifestations d’ordre émotionnel, relationnel et comportemental. Ils peuvent affecter la vie sociale et professionnelle.
-Les troubles intellectuels résultent d’une capacité réduite d’apprentissage, de compréhension et d’application de nouvelles compétences, qui conduit à un fonctionnement altéré des fonctions cognitives.
-Les troubles cognitifs se caractérisent par des facultés moindres dans un ou plusieurs domaines de la cognition. L’algorithme ne permet pas de distinguer les troubles intellectuels des troubles cognitifs.
En 2019, l’algorithme repère 4,5 millions de personnes ayant des troubles psychiques, intellectuels ou cognitifs conduisant à des limitations dans les activités de la vie quotidienne (faire ses courses, gérer son quotidien, son budget, organiser sa journée…) , soit 6,6 % de la population identifiée dans le SNDS. Cette population est en moyenne âgée de 55 ans, avec une grande différence selon le genre : un âge moyen de 59,6 ans pour les femmes et 49,8 ans pour les hommes. La majorité de ces personnes a des limitations à la suite d’un trouble psychique seul (2,8 millions) ou à la suite de troubles psychiques accompagnés de troubles intellectuels ou cognitifs (attention, mémoire, fonctions visuo-spatiales, langage, fonctions exécutives…) (1,3 million), et seulement 266 000 du fait de troubles intellectuels ou cognitifs sans troubles psychiques associés.
Au niveau géographique, les taux standardisés de limitations varient peu, de 4,9 % en Haute-Savoie à 8,3 % dans la Creuse. Mais même si la majorité des départements ont des taux similaires, le centre de la France et la Corse enregistrent les plus forts taux, tandis qu’ils sont plus faibles dans l’ouest de l’Ile-de-France, le Doubs et la Haute-Savoie.
Cette cartographie inédite peut être un appui utile au service des politiques de santé et d’autonomie dédiées aux personnes atteintes de ces troubles.
Une possible sous-estimation du repérage dans les départements ultramarins, en particulier pour les troubles psychiques.
La Guyane a des taux de limitations très en dessous de la moyenne nationale, situation certainement due à un sous-repérage des limitations avec les données de l’algorithme. Ce sous repérage pourrait s’expliquer par une offre de soins plus limitée, conduisant à moins de recours. Pour les autres départements d’Outre-mer, les taux de limitations à la suite d’un trouble psychique, intellectuel ou cognitif sont aussi inférieurs à la moyenne de la métropole mais de façon bien moins marquée. Ces taux moins importants semblent dus à des taux de limitations à la suite d’un trouble exclusivement psychique plus faible, notamment en Martinique, alors que les taux de limitations à la suite de troubles intellectuels ou cognitifs (ou psychiques et intellectuels ou cognitifs) sont dans la moyenne nationale.
Près de 7% des personnes limitées par un trouble psychique, intellectuel ou cognitif - Santé Mentale
09 décembre 2024
[Santé] : Le reste à charge des malades "largement sous-évalué", risque encore de s'alourdir, alertent les associations
Mais pour la fédération d'associations France Assos Santé, la plus grosse part du reste à charge est "invisible" car non reconnue par ces statistiques officielles. Selon un sondage réalisé entre septembre et octobre auprès de 3.100 personnes (dont 11,4% répondaient pour un proche), ce "coût caché" atteint 1.557 euros annuels par personne, et même 1.623 euros pour les malades en affection longue durée (ALD).
Les frais évoqués comprennent le matériel médical non remboursé (aiguilles, bandages, fauteuils roulants, lits médicalisés...), les frais dits "de confort" (crèmes non remboursées, prothèses capillaires...), l'adaptation du cadre de vie, certains frais de transport, d'alimentation (produits diététiques, compléments alimentaires...), liés au sport-santé (activité physique adaptée...) ou l'accompagnement humain, administratif et juridique nécessaire aux malades.
France Assos Santé y inclut aussi - pour 310 euros annuels en moyenne - des soins dits "complémentaires" chez des professionnels non remboursés comme les psychologues, diététiciens, psychomotriciens, mais aussi des ostéopathes, acupuncteurs ou sophrologues.
"Les personnes qui rencontrent les coûts cachés les plus élevés sont en situation de handicap moteur ou psychique (respectivement 2.535 euros et 1.999 euros annuels) ou souffrent de douleurs chroniques (1.972 euros)", précise la fédération dans un communiqué. Plus de la moitié des répondants (53,2%) ont indiqué avoir, au cours des 12 derniers mois, renoncé à des soins ou produits non remboursés pour raisons financières.
"Tout porte à croire, au vu des dernières mesures annoncées par le gouvernement" dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2025, "que les restes à charge 'officiels' et les cotisations pour les complémentaires santé vont augmenter", alourdissant encore "l'ardoise globale, déplore France Assos Santé. Le gouvernement prévoit notamment d'abaisser le niveau de remboursement de l'Assurance maladie sur les consultations médicales et les médicaments, ou encore le plafond d'indemnisation des arrêts maladie.
France Assos Santé précise que certaines catégories de population sont sur-représentées dans son enquête, comme les femmes, cadres, personnes retraitées ou atteintes de douleurs chroniques.
Santé : le reste à charge des malades "largement sous-évalué", risque encore de s'alourdir, alertent les associations - France Bleu
08 décembre 2024
[Livre] : L’amour me relève chaque jour
Marc Bruneteau, Editions MAME, paru le 13/09/24
À 44 ans, Marc Bruneteau a déjà traversé beaucoup des épreuves les plus douloureuses : une opération en Afghanistan qui tourne mal et un syndrome post-traumatique, le suicide d'un frère, la plongée dans l'alcoolisme et la découverte d'une lourde maladie psychique. Pourtant, marié et père de six enfants, il témoigne d'un bonheur possible et d'un véritable rayonnement autour de lui. Une histoire pleine d'espérance.
https://www.mameeditions.com/9782728935000-l-amour-me-releve-chaque-jour.html
07 décembre 2024
Schizophrénie : comment le cannabis influence certaines fonctions cognitives ?
Les scientifiques s’intéressent de plus en plus aux effets paradoxaux du cannabis sur les symptômes de la schizophrénie. D’un côté, le tétrahydrocannabinol (THC) est reconnu pour son rôle néfaste dans l’aggravation des symptômes positifs de la schizophrénie (hallucinations, délires), en activant les récepteurs cannabinoïdes de type 1 (CB1). D’un autre côté, le cannabis pourrait avoir un effet bénéfique en réduisant les symptômes négatifs, tels que le retrait social ou l’apathie, probablement via d’autres composés.
C’est ce qu’a mis en évidence une méta-analyse réalisée par une équipe du Vinatier*.
Un nouveau projet de recherche du Vinatier va se focaliser sur ces symptômes positifs et négatifs, mais aussi sur leurs bases neurobiologiques. Les chercheurs vont explorer comment la consommation de cannabis influence le « reality-monitoring », c’est-à-dire la capacité de distinguer entre ce qui est réel et ce qui est imaginé. Pour cela, ils réaliseront des observations chez l’animal mais aussi chez des patients schizophrènes consommateurs qui seront comparés à des individus non consommateurs. Ce projet est mené en collaboration avec le centre de recherche en neuroscience de Lyon (CRNL), l’hôpital Charles Perrens (Bordeaux), le CHU de Saint Etienne, le CNRS, l’INSERM et l’INRAE.
*Lyon. Schizophrénie: le cannabis peut aussi atténuer certains symptômes
Lyon. Schizophrénie: comment le cannabis influence certaines fonctions cognitives?

