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21 mai 2021

[Webinaire] : La certification v2020, quelle place pour les Représentants des Usagers ?

Le webinaire intitulé "La certification v2020, quelle place pour les RU ?" se déroulera le 

vendredi 21 mai de 14h00 à 15h30.

France Assos Santé Grand-Est propose de faire le point sur la certification et d'identifier la place que les RU auront dans ce processus lors d’un webinaire avec :

Serge Deschaux, Représentant des usagers, qui nous expliquera comment il prépare cette certification dans son établissement de santé.

Mathieu Garé, Représentant des usagers, qui nous apportera son témoignage à propos de ces différentes expériences vécues lors des précédentes certifications.

Sébastien Gayet, Directeur de la Qualité, Gestion des Risques et des relations avec les usagers au CHU de Reims, qui nous donnera son point de vue sur la certification et comment il implique les RU de son établissement dans le processus de certification (sous réserve).

Annie Morin, Représentant des usagers à la Haute Autorité de Santé, qui nous présentera la certification v2020 et les différences avec les anciennes versions.
 
Pour y participer il vous suffit de vous inscrire en cliquant sur l'image ci-dessous.


20 mai 2021

Assises de la santé mentale et de la psychiatrie : expert ou non, votre avis et vos propositions comptent !

Impulsées par Emmanuel Macron début 2021, les assises de la santé mentale et de la psychiatrie seront un temps fort d’échange et de communication pour tous les acteurs de la psychiatrie et plus largement, toutes les parties prenantes concernées.

Attention, clôture de la consultation le 31 mai 2021 !



Thématiques reconnues comme prioritaires :

- la santé mentale des enfants et des jeunes

- la prévention et la détection des souffrances psychiques

- la prévention et la prise en charge du suicide, notamment chez les personnes âgées

- la santé mentale et les maladies somatiques

- les nouvelles souffrances et nouvelles maladies

- la psychiatrie et la psychologie face à la crise sanitaire et économique

- la recherche en psychiatrie et en santé mentale

- la santé mentale des personnes âgées et des populations spécifiques (handicap, ASE, précarité…)
 
- les addictions.


Dans cette optique, le ministère des solidarités et de la santé lance une grande consultation pour recueillir les attentes, préoccupations et propositions de l’ensemble des acteurs (professionnels, patients, familles) mais aussi de la société dans toutes ses composantes.



Assises de la santé mentale et de la psychiatrie : expert ou non, votre avis et vos propositions comptent ! - Ministère des Solidarités et de la Santé (solidarites-sante.gouv.fr)

19 mai 2021

Les ateliers du médicament

Les ateliers du médicament correspondent à un programme d’éducation thérapeutique du patient (ETP) visant à :

- Offrir un espace de parole où les patients peuvent s’exprimer librement (dans un cadre prédéfini) en posant leurs questions et en parlant de leurs expériences personnelles des traitements médicamenteux.

- Donner une image plus objective des traitements, contribuer à une vision plus rationnelle sur leur utilisation, renforcer l’adhérence et la concordance médicamenteuse.

Au sein de l’Etablissement Public de Santé Alsace nord (EPSAN) ce programme s’adresse aux patients pris en soins en ambulatoire et souffrant d’une affection psychiatrique.
Le recrutement est à l’initiative des médecins : patients adultes, stabilisés au plan psychique. Aucun critère de gravité de la maladie n’exclut de fait la participation des patients ; la libre évaluation est laissée au médecin-psychiatre de juger l’aptitude du patient à tirer un bénéfice des informations transmises en séance. L’ensemble des zones géographiques couvertes par l’EPSAN sont susceptibles de bénéficier des ateliers, ceux-ci pouvant se développer sur demande des chefs de pôles.


Ces ateliers du médicament correspondent à une démarche d’ETP développée dans de nombreux établissements psychiatriques depuis plus de 10 ans sur tout le territoire national avec l’aide du Réseau PIC (Psychiatrie Information Communication).

Les ateliers sont généralement animés par un binôme de professionnels de santé : pharmacien/infirmier en général.

Les ateliers du médicaments correspondent à un programme d’ETP validé par l’ARS Alsace en 2016 et revalidé en 2020 par l’ARS Grand’Est.

Dr Hervé JAVELOT, Docteur en Pharmacie et en Neurosciences, Etablissement Public de Santé Alsace Nord (Brumath)

18 mai 2021

Gestes suicidaires en France : des signaux de hausse chez les jeunes

Sandrine Cabut, Le Monde daté du 17 mai 2021

Si les tentatives de suicide avaient diminué pendant la première vague de la pandémie, plusieurs données font apparaître une hausse récente chez les enfants et les jeunes adultes. Le nombre des décès n’a, lui, pas augmenté, selon les dernières estimations de l’Inserm et Santé publique France.
 

Ce sont des chiffres à interpréter avec prudence, mais qui rejoignent ce qu’observent des pédopsychiatres sur le terrain depuis quelques mois. Les tentatives de suicide (TS) semblent à la hausse en France chez les enfants, mais aussi chez les adolescents et les jeunes adultes, selon plusieurs enquêtes s’appuyant sur différents indicateurs. Ainsi, le nombre d’appels aux centres antipoison (CAP) pour intoxication volontaire est en augmentation depuis le deuxième confinement de l’automne 2020, et la tendance s’accentue depuis début 2021, en particulier chez les jeunes, selon une étude en cours de publication. 


Lire la suite sur Le Monde :

16 mai 2021

[Recherche] : Schizophrénie : découverte d'une mutation génétique fortement impliquée

Trouble mental complexe et héréditaire, la schizophrénie serait liée à une mutation du gène PCDHA3 (Protocadherin Alpha 3), qui perturbe la fonction cérébrale, révèle une étude publiée dans la revue Neuron.

L'ESSENTIEL

L'étude, menée sur une population de juifs ashkénazes, met en évidence un mutation génétique jusqu'ici jamais identifiée dans le développement de la maladie.

Cette variante concerne le gène PCDHA3 et bloque ce fonctionnement normal de protocadherine, une protéine impliquée dans la création de connexions intercellulaires dans le cerveau.

Leurs travaux pourraient ouvrir la voie à de nouveaux traitements.





Article original (en anglais) :


Novel ultra-rare exonic variants identified in a founder population implicate cadherins in schizophrenia: Neuron (cell.com)


Résumé (en français) :

Schizophrénie : découverte d'une mutation génétique fortement impliquée (pourquoidocteur.fr)

15 mai 2021

Schizophrénie : un supplément issu de la betterave pourrait réduire les symptômes

Des neurologues de l’université de Tokyo rapportent qu’un supplément de bétaïne permettrait de traiter certains dysfonctionnements caractéristiques de cette maladie et de restaurer une structure et des connexions neuronales saines. Ils ont présenté les résultats de leur étude le 13 avril dans la revue Cell Reports.

Les chercheurs ont mené leur étude sur des souris présentant une mutation génétique responsable de la schizophrénie. Ces rongeurs ne présentent qu’une seule copie fonctionnelle du gène kif3b, les amenant à éviter les interactions sociales et montrant des réponses affaiblies et similaires à celles de patients humains atteints de schizophrénie.

Cette étude a révélé qu’une fois supplémentées en bétaïne, les souris ont retrouvé un comportement “normal”, plus social. “Nous savons que la quantité de bétaïne diminue dans le cerveau des patients schizophrènes, donc cette étude suggère fortement que la bétaïne pourrait être thérapeutique pour certains types de schizophrénies au moins”, ont conclu les chercheurs. Ces derniers ont prévu de mener des essais cliniques pour étudier la bétaïne comme possible traitement de la schizophrénie.

14 mai 2021

[Recherche] : Détecter l’inflammation chronique dans la schizophrénie

L’inflammation chronique peut entraîner un risque de maladies cardio-vasculaires chez les personnes avec une schizophrénie. Des chercheurs du réseau des Centres Experts FondaMental Schizophrénie ont établi un nouveau seuil de détection de l’inflammation, en vue d’adapter les prises en charge et les traitements chez les personnes à risque.

Prévenir les risques de l’inflammation chronique

 

L’inflammation est une réaction de défense de l’organisme face à une agression physique ou biologique. Il s’agit d’un processus immunitaire habituellement bénéfique mais il peut devenir délétère si un dysfonctionnement intervient.

 

Ainsi, chez certaines personnes avec schizophrénie, l’inflammation peut devenir chronique. Ce phénomène a un impact majeur sur la santé des personnes, avec pour conséquence d’augmenter le risque de cancer et de maladies cardio-vasculaires, qui sont les premières causes de mortalité après 35 ans dans la schizophrénie.

 

Pour le Dr Guillaume Fond, psychiatre aux Hôpitaux Universitaires de Marseille, « repérer l’inflammation dans la schizophrénie représente donc un enjeu majeur dans le soin, puisqu’elle peut conduire à proposer des traitements spécifiques. »

 

Mieux comprendre l’impact de l’inflammation sur le fonctionnement et sur la maladie

 

Pour cette étude, les chercheurs du réseau des Centres Experts Schizophrénie de la Fondation FondaMental ont inclus 580 patients issus de la cohorte de suivi FACE-SZ.

 

Les patients avaient un taux de C-reactive protéine ultrasensible (ou CRP, un marqueur courant de l’inflammation) compris entre 0 et 3 mg/L, ce qui est couramment considéré comme une absence d’inflammation en pratique clinique.

 

Pourtant, des études cardiologiques réalisées par des équipes américaines suggèrent qu’un taux compris entre 1 et 3 mg/L représente un risque intermédiaire de maladie cardio-vasculaire.

 

Les résultats de cette étude ont montré que les patients qui avaient des taux de CRP ultrasensible compris entre 1 et 3 mg/L avaient plus de risque d’avoir des symptômes positifs, négatifs et cognitifs de la schizophrénie, mais également un niveau de fonctionnement plus faible que les patients ayant une CRP indétectable.

 

Une étude des Centres Experts Schizophrénie, réalisée en 2016, avait déjà mis en évidence des scores de fonctionnement intellectuel général plus bas chez les sujets qui présentaient une inflammation périphérique chronique.

 

Un nouveau seuil de détection de l’inflammation chronique

 

Cette étude suggère donc que les personnes avec schizophrénie dont le taux de CRP est compris entre 1 et 3 mg/L présentent un risque élevé de développer des troubles associés à l'inflammation.

 

« Nous proposons désormais de considérer le seuil de 1mg/L comme le seuil de détection de l’inflammation dans la schizophrénie. » préconise le Dr Guillaume Fond. « Tout patient peut recevoir sur prescription de son médecin un dosage de CRP ultrasensible, remboursé et effectué dans un laboratoire de ville. »

 

Le surpoids et l’absence de soins dentaires ont également été identifiés comme des facteurs de risque d’inflammation. La perte de poids et le traitement des problèmes dentaires apparaissent comme deux mesures primordiales à prendre en compte dans le suivi, afin d’améliorer la prise en charge de l’inflammation dans la schizophrénie.


 

Source : Fond G et al. // Progress in Neuropsychopharmacology & Biological Psychiatry // Redefining peripheral inflammation signature in schizophrenia based on the real-world FACE-SZ cohort

13 mai 2021

Les internes en psychiatrie stigmatisés... ?

Au classement des spécialités les plus prisées par les internes, la psychiatrie fait figure de mauvaise élève. En 2020, elle se classait 40e sur 44, juste devant la gériatrie.

Ce désamour croissant pour la spécialité, depuis une dizaine d’années, laisse de plus en plus de postes vacants. « Alors que nous avions autour de 1 à 4 % de postes d’internes non pourvus en psychiatrie, depuis deux ans, nous notons une forte augmentation : 17,5 % en 2019, 11 % l’année dernière », regrette Marine Gilsanz, présidente de l’Association française fédérative des étudiants en psychiatrie (AFFEP).

Pour comprendre ce manque d’attractivité, l’AFFEP, l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) et l’Association des jeunes psychiatres et jeunes addictologues (AJPJA) s’associent pour réaliser une enquête nationale transgénérationnelle* : #ChoisirPsychiatrie. Première du genre, cette étude vise à explorer les déterminants de l’attractivité en psychiatrie – en interrogeant à la fois les étudiants en médecine de 1er et 2e cycle, mais aussi les internes en psychiatrie et les psychiatres en exercice.

Parmi les raisons du manque d'attractivité, « les stéréotypes liés au milieu psychiatrique, à la santé mentale et la perception que les étudiants ont de cette spécialité », propose Marine Gilsanz. De fait, la stigmatisation des troubles psychiques tend à déteindre sur la discipline et serait une cause du déclin de recrutement.

Des idées reçues largement véhiculées par le corps médical et étudiant. 56 % des internes (toutes spécialités confondues) pensent qu’un interne en psychiatrie a probablement, lui-même, des antécédents psychiatriques ou qu’il est « bizarre » selon une étude menée par l’AFFEP en 2015, auprès de 1 300 internes en psychiatrie, médecine générale, neurologie, anesthésie-réanimation, pédiatrie et chirurgie orthopédique.

Un tiers d’entre eux estiment que les internes en psychiatrie sont des « tire-au-flanc », 30 % que l’interne a raté ses ECN, et devrait « mal finir » car la psychiatrie est « contagieuse ». Une vision stéréotypée qui touche davantage les internes en orthopédie qu’en neurologie. « Les internes en chirurgie orthopédique sont les plus nombreux à dire qu’ils auraient "préféré arrêter médecine plutôt que d’exercer en tant que psychiatre" (...) », selon l'étude. « Il y a certaines idées reçues disant que l’on travaille peut-être moins, que nous avons moins de mérite académique, ou que le psychiatre n’est plus vraiment un médecin, commente Marine Gilsanz. Nous allons chercher à comprendre comment cela joue sur le choix des internes. »...


Le Quotidien du Médecin du Lundi 10 mai 2021

12 mai 2021

[Webconférence] : Troubles psy et alimentation... de la tête à l'assiette

Les Positive Minders vous proposent une webconférence intitulée :

 "Troubles psy et alimentation... de la tête à l'assiette"

Jeudi 27 mai 2021 à 18h

  • Que se passe-t-il quand la nourriture devient une obsession, qu’elle occupe l’esprit avant, pendant ou après les repas ? 
  • Comment faire quand, par démesure, elle met la vie en danger, soit par excès, soit parce qu’elle est volontairement insuffisante ? 
  • Y a-t-il des solutions si les médicaments brouillent les pistes de la satiété et perturbent le métabolisme ? 
  • Quelle nourriture dans les hôpitaux ? 
  • Et le sport, la crise sanitaire, les opérations bariatriques, … ?

Des patients, des professionnels et des proches issus de toute la francophonie seront là pour répondre sans tabou à tant d’autres questions que vous nous nous aurez adressées.

En partenariat avec diverses associations et divers organismes, tous les derniers jeudis du mois, une quinzaine d’intervenants − à chaque fois différents − ayant une solide expérience de la maladie psychique échangent pour vous donner un éclairage aussi large et varié que possible.


Nos webconférences sont gratuites, très accessibles, positives et à la portée de tous et toutes.

Lien d'inscription (à copier-coller): https://bit.ly/27-mai-18h