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https://www.helloasso.com/associations/troubles-psychiques-tous-partenaires
29 juin 2024
[Dossier] : Dynamique des équipes mobiles
Les équipes mobiles sont "à la mode". Elles font souffler un vent nouveau et constituent une réelle source de créativité clinique. Cette appellation recouvre une grande diversité de pratiques, de dispositifs et de publics concernés. Seul dénominateur commun, la mobilité, qui apparaît comme une redécouverte et un enrichissement de l’ADN du soin. A quels besoins répondent les équipes mobiles ? Avec quels types de professionnels et quelles références théoriques ? Quelle place pour le travail en binôme ? Comment circonscrire ce phénomène ?
28 juin 2024
Santé mentale - Grande cause nationale 2025
"La SantéMentale, cela ne doit pas être la seule question des psychiatres, parce que c'est une question qui dépasse largement le champ du seul médical, du seul médecin."
Signez la pétition : https://www.santementale2025.org/
Appel (vidéo) de Boris Nicolle, psychiatre et Vice-président de AssoAJPJA (Association des Jeunes Psychiatres et des Jeunes Addictologues)
https://x.com/i/status/1805998624544882732
27 juin 2024
[Article] : "Pendant les JO, les fous restent au trou"
Merci au Canard Enchainé de relayer ces décisions honteuses de privation de liberté pour des personnes atteintes de troubles psychiques hospitalisées, illustrant de terribles discriminations hélas toujours d'actualité.
26 juin 2024
“Gueules Cachées” : le podcast qui recueille les récits intimes de troubles psychiques
Laetitia Forgeot d’Arc, journaliste radio, a créé le podcast “Gueules Cachées”
« À chaque fois que je parle à quelqu’un, une partie de moi va aller complètement ailleurs », décrit Paul, jeune de 22 ans diagnostiqué schizophrène, qui partage, dans le premier épisode du podcast “Gueules Cachées”, ce qu’il se passe à l’intérieur de sa tête. La journaliste strasbourgeoise Laetitia Forgeot d’Arc a créé “Gueules Cachées”, pour donner, dans chaque épisode, la parole à une personne vivant avec des troubles psychiques.
Par l’écoute de l’intime, le podcast permet une plongée au-delà des données médicales et des discours publics, pour tenter de comprendre une réalité mal connue, même des proches et des aidants. Les épisodes du podcast, dont seul le premier est disponible pour le moment, offrent divers récits, permettant notamment d’appréhender le rapport aux autres et la spécificité du lien. « En regardant les chiffres, on voit que c’est un sujet très répandu », explique Laetitia Forgeot d’Arc, « qui concerne tout le monde de près ou de loin ». Pourtant, méconnaissance et stigmatisation caractérisent encore certains discours sur le sujet.
Un financement participatif a été lancé avec pour objectif de rendre publics les prochains épisodes de “Gueules Cachées” lors des Semaines d’informations sur la santé mentale en octobre.
Premier épisode du podcast : laetitiaforgeotdarc.podbean.com
Cagnotte de financement participatif sur
25 juin 2024
"Mon objectif, c'est d'aller mieux", l'éducation thérapeutique s'intéresse désormais aux maladies mentales
Un peu partout en Limousin, l'éducation thérapeutique se développe. À l’hôpital de Saint-Vaury, en Creuse, des patients participent à des séances spéciales qui ont pour but de libérer la parole. Les infirmières échangent avec des patients atteints de schizophrénie, de troubles bipolaires et de dépression. Ici, on travaille sur les liens sociaux. Le but est de réaliser un projet, comme s’inscrire à un club de sport : "On part à chaque fois de leur expérience, de leur vécu et de leurs échanges pour créer l'outil et ce qui fait que ça marche le mieux", confie Virginie Guérin, infirmière au Centre hospitalier La Valette.
L’éducation thérapeutique en santé mentale associe tous les établissements du Limousin. Les programmes sont harmonisés, des outils sont imaginés et adaptés lors de réunions régulières : "Que ce soit la stigmatisation, que ce soit la compréhension par les proches, que ce soit les difficultés techniques, à comprendre les traitements ou gérer des traitements médicamenteux. On essaie vraiment de balayer toutes les problématiques que peuvent entraîner les pathologies sur le quotidien des patients", souligne Laurent Arnaud, le chef du pôle activités transversales CH Esquirol.
Un retour positif des patients
Le dispositif sort aussi de l’hôpital. Exemple dans la maison de santé de Saint-Yrieix-la-Perche, les patients y participent dans un cadre moins formel. Sacha Hervoir, souffre de dépression. Il y a un an, son médecin l’a inclus dans un programme collectif sur la prise de médicament. "C'est beaucoup moins angoissant. Mon objectif, c'est d'aller mieux, mais c'est très long", insiste Sacha.
Des études sont en cours pour évaluer précisément le bénéfice de l’éducation thérapeutique en santé mentale, mais le ressenti des patients est d'ores et déjà positif, et la demande est croissante.
24 juin 2024
Les psychédéliques favorisent-ils la schizophrénie ou la bipolarité ?
Des études naturalistiques ont toutefois été menées pour apprécier les associations entre prise récréative autodéclarée et survenue de symptômes psychotiques ou maniaques. Le Dr Otto Simonsson (Stockholm, Suède) en a présenté les conclusions au cours du 18e congrès international d'addictologie de l'Albatros (4-6 juin 2024, Paris): l’une des plus larges qui a été conduite jusqu’à présent, publiée en 2013, rassemblait les données de plus de 130 000 adultes américains.
Ces derniers avaient été invités à déclarer à la fois s’ils avaient déjà expérimenté des substances psychédéliques au cours de l’année écoulée et le fait d’avoir présenté des troubles psychiatriques. Après ajustement multivarié (dont la consommation d’autres substances illicites), cette étude a montré qu’il n’existait pas d'association significative entre la consommation de psychédéliques et la survenue de symptômes psychotiques ou maniaques. « Cependant, les risques d’interactions entre les deux paramètres sont importants », a reconnu le chercheur.
L’ étude suédoise CATSS, qu’il a conduit récemment, palliait cette limitation en utilisant les scores de risque polygénique liés à la schizophrénie et ceux liés à la bipolarité. Elle a été conduite chez plus de 16 000 jumeaux adolescents qui avaient déclaré les antécédents d’expérimentation de psychédéliques et la survenue de signes psychotiques ou maniaques : les paires de jumeaux permettaient de discriminer les effets liés à l’exposition aux psychédéliques et ceux liés au risque familial (génétique ou environnemental).
Ainsi, dans cette étude, « l'usage de psychédéliques semblait associé à des taux plus faibles de symptômes psychotiques en l’absence de risque génétique, a résumé Otto Simonsson. En revanche, il existait une association entre l'usage de psychédéliques et les symptômes maniaques en cas de vulnérabilité génétique ». L’interprétation de ces résultats doit être précautionneuse : des études plus larges, cette fois prospectives et longitudinales, sont actuellement conduites sur le sujet et permettront d’en confirmer les conclusions.
Données prometteuses pour contrer l’addiction aux opioïdes
La connaissance complète de la balance bénéfice-risque des psychédéliques sera précieuse dans le développement toujours croissant des psychothérapies assistées par les psychédéliques. Le Pr Peter Hendricks (Birmingham, États-Unis) a rapporté pour sa part, l’expérience de son centre dans le cadre d’une étude “psilocybine versus placebo” chez un petit groupe de personnes (la plupart étant extrêmement défavorisés sur le plan socio-économique) qui avaient un trouble de l’usage de la cocaïne. Après une prise unique et un protocole de sessions de psychothérapie, le nombre de jours d’abstinence, la sévérité de la dépendance et la satisfaction, évalués à 180 jours, était significativement supérieur dans le groupe psilocybine, sachant que beaucoup de ceux appartenant au groupe placebo avaient quitté l’étude, probablement pour inefficacité.
Ces résultats sont très encourageants étant donné la crise des opioïdes qui frappe les États-Unis et le profil socio-économique de la population concernée. Mais la représentativité de la population incluse dans cet essai rend pour l’heure délicate la transposition de ses conclusions au reste de la population cible. Enfin, il a reconnu que « les études montrent parfois une très grande hétérogénéité dans les effets ressentis et les effets indésirables au cours de la prise. Cela suggère que la psychothérapie assistée par les psychédéliques peut ne pas être efficace chez toutes les personnes potentiellement éligibles ».
23 juin 2024
[Communiqué de presse] : Annulation du CNR Santé Mentale
Au vu des éléments qui ont pu être communiqués par voie de presse et malgré la situation particulièrement difficile de la psychiatrie en France, nous pensons que ce report est une opportunité. En effet nous ne pouvons que constater que ce Conseil a été préparé en toute opacité sans concertation préalable avec les professionnels de terrain et les usagers de la psychiatrie. Les trois tables rondes pressenties n’étaient pas à la hauteur des enjeux que nous percevons sur le terrain. Nous avons besoin qu’une politique de santé claire et ambitieuse soit définie, concernant la psychiatrie et la santé mentale
Pour la psychiatrie nous avons identifié deux axes majeurs :
- Offrir à tous un accès à des soins de proximité de façon aussi égale et équitable que possible sur l'ensemble du territoire
- Mettre l'accent sur les soins pour les personnes les plus fragiles et présentant les troubles les plus "complexes"
Ces deux axes doivent se décliner aussi bien en ce qui concerne la psychiatrie adulte que la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent.
Nous rappelons que dans la situation que connait la psychiatrie publique dans notre pays, une démarche comme le CNR ne peut se concevoir sans une co-construction préalable avec les professionnels de terrain et usagers de la psychiatrie.
Microsoft Word - CP Annulation CNR SM 17062024 Vdef.docx (ascodocpsy.org)
22 juin 2024
[Protestation] : Restrictions de libertés lors du passage de la flamme olympique
Lettre ouverte à Mme la Préfète du Bas-Rhin et de la région Grand Est
21 JUIN 2024
Madame la Préfète,
Votre cabinet a organisé, le 3 juin, une réunion avec les directeurs des trois établissements autorisés en psychiatrie du Bas-Rhin pour les informer qu’il faut s’attendre à des blocages de sorties des patients hospitalisés à la demande du représentant de l’Etat (SDRE), dès avant et pendant la période des festivités de passage de la flamme olympique dans le département.
Il s’agirait de refus de demandes de levée de SDRE, de sorties d’hospitalisation complète en programme de soins, de permissions de courte durée, et même de sorties pour des examens médicaux programmés.
Cette décision inédite expose les patients souffrants de troubles psychiques au risque d’une dégradation de leur état de santé. Elle expose également les équipes de prise en charge, soignants comme familles, à devoir assumer les conséquences de votre décision.
Cette initiative, contraire à tous les principes de libertés publiques et de santé publique, stigmatise toujours davantage une population en situation de vulnérabilité. Cette recherche de sécurité sans aucune nuance ni analyse et sans certitude sur sa nécessité n’a pour effet que de renvoyer le patient hospitalisé en psychiatrie à une dangerosité.
Cette décision s’inscrit à contrepied de l’avis des professionnels de soins en charge de l’accompagnement des malades qui indiquent, études à l’appui, que ces sorties constituent un maillon essentiel des soins des patients en contribuant à leur bien-être.
Aussi, pour l’ensemble des raisons exposées ci-avant, nous vous demandons de retirer cette décision inacceptable de sorte que le traitement des sorties d’établissements suive son cours normal sans être perturbé par des évènements extérieurs ou sur la base de considérations non démontrées.
Nous vous prions de croire, Madame la préfète, en l’assurance de notre haute considération.
Jean-Michel MEYER
21 juin 2024
[Polémique] : Les patients psychiatriques privés de flamme olympique en Alsace ?
Enfermer les patients psychiatriques pendant le passage de la flamme olympique en Alsace : c’est ce qui a été demandé la semaine dernière par l’ARS (agence régionale de santé) aux établissements de la région dans un courriel qui choque les associations et professionnels de la santé mentale.
Est-on un danger pour la société quand on est atteint d’un trouble psychiatrique ? C’est un peu ce que suggère l’ARS du Grand Est dans un courriel qui a choqué les acteurs de la santé mentale en Alsace. Le courrier, envoyé la semaine dernière « à la demande du préfet » préconise « des mesures d’attention particulière […] concernant les individus atteints de troubles psychiatriques […], en raison du passage de la flamme olympique » dans la région. Il y est notamment demandé de reporter les sorties des patients de psychiatrie pendant quarante-huit heures à partir du 25 juin, veille du passage de la flamme dans notre région.
« Illégal », tranche le Dr Sylvain Lemoine, chef du pôle de psychiatrie des Hôpitaux civils de Colmar. Le médecin rappelle notamment que les patients en hospitalisation volontaire peuvent, contrairement aux patients sous contrainte, sortir librement. De quel droit les retenir à l’hôpital pendant quarante-huit heures ?
« Des citoyens à part entière »
« Choquant », renchérit Nathalie Prunier, adjointe au maire de Colmar chargée de la santé : « Cela fait vingt-cinq ans que je me bats au sein de l’association Schizo-Espoir pour essayer de déstigmatiser nos proches qui souffrent de schizophrénie et qui se soignent, car aucune statistique ne montre qu’ils sont plus dangereux que vous et moi… Et là, on voit ce courrier qui va à l’encontre des valeurs que nous défendons au niveau de la psychiatrie. Ce sont des citoyens à part entière et ils ont les mêmes droits que tout le monde ! » Le terme « individu » pour désigner un patient passe particulièrement mal.
« Un coup de poignard dans le dos »
« Pour les familles, c’est un coup de poignard dans le dos », assène Hubert Muller, de l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques. « Un certain nombre de personnes vivent cloîtrées chez elles de par leur maladie. Là, il y a un évènement dans la cité et on les exclut. C’est l’inverse de ce la psychiatrie essaie de faire. » Le président de l’Unafam 68 a écrit à la directrice de l’ARS cette semaine pour dénoncer des mesures « en totale contradiction avec les discours et orientations […] en matière de lutte contre la stigmatisation des malades psychiques » et « à contrecourant de l’évolution actuelle » d’une spécialité qui « tend vers une psychiatrie hors les murs, inclusive, dans la vie et la cité ».
Dans le doute et étant donné le « flou » entourant ces recommandations de l’ARS, certains établissements ont décidé qu’il était urgent d’attendre un arrêté préfectoral avant de priver de sortie olympique qui que ce soit.
19 juin 2024
[Livre] : L’accueil des singularités - Être psychologue dans le champ du handicap
Quel accueil singulier les professionnels peuvent-ils faire à l’expérience hors norme des handicaps psychiques ? Comment repérer la créativité que la personne déploie malgré la souffrance pesante ? L’auteur s’appuie sur les sciences humaines pour questionner la case trop étroite du handicap qui stigmatise.
S’efforcer d’aborder les situations sociales de handicap par les innombrables récits inattendus que peuvent en faire les sujets nous prémunit du glissement vers une pratique où le handicap ne servirait qu’à catégoriser. Cela nous oblige certainement à entrer dans la diversité des situations de vie qui peuvent faire handicap dans la vie quotidienne : se laver, manger, dormir, sortir de chez soi, habiter, travailler, se rendre à un rendez-vous… mais pour en faire l’occasion d’autres choses, afin de ne pas les réduire aux étapes normatives d’un parcours préalablement pensé à la place du sujet (et évidemment pour son bien…).
Ainsi, les besoins vitaux et les activités socialisées deviennent des portes d’entrées, et non des finalités en soi, afin d’accompagner le sujet. Oui, mais des portes d’entrées vers quoi ? Vers un soutien à être un peu plus acteur de sa vie, de ce qu’il peut en dire, de ce qu’il peut en bricoler entre nature, culture et subjectivation… Le travail du psychologue au quotidien, c’est proposer sa présence physique et psychique, son écoute, ses paroles, comme points d’appuis pour que s’inventent de nouvelles façons de faire avec ce qui tourmente les sujets.






