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10 juin 2021

[Journée d'étude] : Les multiples facettes de la réhabilitation en réponse aux besoins des usagers

Vendredi 25 juin 2021 [08:30-16:30] 

accessible en présentiel et en webinaire

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Le mouvement de l’inclusion, de la réhabilitation et du rétablissement après son émergence depuis 12 ans atteint un niveau de développement et de partage peu égalé en santé mentale. Il a connu ses premiers pas en France dans les années 2008-2010 et petit à petit a su s’articuler avec les rouages parfois complexes et multiples du secteur convaincre puis se coordonner avec une connaissance mutuelle avec le monde médico-social. Fort de ses transformations et de ses succès il est devenu une priorité en santé mentale puis gagne d’autre populations dans le champ de la détection précoce mais aussi dans le champ de l’autisme ou d’autres populations ayant des difficultés psychologiques et des besoins forts d’inclusion. Il se décline donc en de multiples facettes.

Pour les 10 ans du C3RP le panel d’invités qui présenteront leurs richesses et leurs spécificités seront le reflet de ces différentes facettes, diversité des techniques : de l’éducation thérapeutique à la remédiation cognitive, diversité des personnes concernées : de la schizophrénie à la bipolarité et à l’autisme, tous réunis par leurs singularités cognitives, constellation des troubles du neuro-développement qui fait la richesse des personnes que nous accueillons et obligent les soignants, mais aussi nos partenaires du monde associatif, familles, usagers du soin, acteurs du social et du médico-social à innover encore et toujours pour un monde nouveau en santé mentale.

Isabelle AMADO, psychiatre, Praticien Hospitalier en psychiatrie à l'hôpital Sainte-Anne.



Télécharger le programme complet : ICI

INSCRIPTION : https://www.odpc-cnqsp.org/congres/C3RP_2021/

09 juin 2021

[Documentaire] : “Folie meurtrière” sur France 5 : faut-il juger les fous ?

Présentation par Télérama du 12 juin :

Chaque année, trois cents dossiers de crimes commis par des malades psychiatriques arrivent devant la justice. Le documentaire Folie meurtrière, d’Olivier Pighetti, diffusé sur France 5, décrit bien la complexité qui incombe aux juges, où se mêlent la douleur des familles de victimes et la pression de l’opinion. 
Soustraire les fous au droit est hautement inflammable, on l’a de nouveau constaté avec Kobili Traoré, le meurtrier de Sarah Halimi, reconnu en état de « psychose aiguë » au moment des faits, et donc pénalement irresponsable. L’émotion est telle qu’Emmanuel Macron a promis de modifier la loi. Le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, souhaite pour cela s’appuyer sur l’origine du trouble mental comme la consommation de drogues. « Il y a un effet de société, nous explique la sociologue Caroline Protais, chercheuse associée au Cermes3 (CNRS-Inserm-EHESS). 
De nos jours, les psychiatres prennent quotidiennement en charge des patients jeunes, schizophrènes, par ailleurs consommateurs de cannabis et de diverses substances. Ils sont davantage toxicomanes que la population générale. La psychose se développe souvent lorsqu’il y a une prise de psychotropes, mais dans la plupart des cas ils ne jouent qu’un rôle facilitateur. La psychose est déjà là. »


Diffusé le mardi 08.06.21 à 20h55

A voir en Replay (disponible jusqu'au 07.08.21)

08 juin 2021

CMP, CMPP, psychologues libéraux... vers une nouvelle organisation des soins ?

"Il est urgent que tous les psychologues se battent pour leur liberté d'exercice"

C'est le titre d'un article publié par SLATE le mardi 7 juin 2021.

Un rapport de la Cour des comptes préconise un remboursement généralisé à tout le territoire des psychothérapies. Derrière cette idée se loge la subordination d'une profession à l'ordre médical.

Citation : "La vie psychique ne se monnaye pas, elle vaut cher et il va falloir nous y faire."



A lire sur le site de SLATE :


07 juin 2021

Isolement et contention, du nouveau !

Par Sudouest.fr avec AFP

Le Conseil constitutionnel a censuré vendredi une mesure concernant la limitation de durée d’isolement ou de contention des malades psychiatriques hospitalisés sous contrainte.

Et de deux ! En juin 2020, les "Sages" avaient déjà retoqué une mesure de la loi Touraine de janvier 2016, qui ne fixait pas de limite dans le temps, au-delà de laquelle ces privations de liberté devaient être contrôlées par un juge.

En catastrophe, le gouvernement avait ajouté un article au budget de la Sécurité sociale voté en décembre, prévoyant que le maintien en isolement ou en contention ne pourrait plus "excéder une durée maximale" de respectivement 48 et 24 heures, conformément aux recommandations de la Haute autorité de santé.

Les médecins prenant ces décisions ont l’obligation d’en informer "sans délai" le juge des libertés et de la détention, qui "peut se saisir d’office", ainsi que le patient, ses représentants (parents, tuteurs, conjoint) et le procureur de la République, qui peuvent également saisir le juge.

Insuffisant pour le Conseil constitutionnel, qui constate que "le législateur n’a, de nouveau, pas prévu de soumettre le maintien d’une personne à l’isolement ou sous contention au-delà d’une certaine durée à l’intervention systématique du juge judiciaire".

Le gouvernement a un nouveau délai, jusqu’au 31 décembre 2021, pour corriger la loi.





06 juin 2021

La série "13 Reasons Why" aide les ados à aborder leurs soucis de santé mentale

Article publié par "PresseCitron" le 6 juin 2021 (Jean-Yves ALRIC)

Le réalisme des situations abordées et la narration convaincante facilitent la prise de parole.

En 2017, la série 13 Reasons Why diffusée sur Netflix a connu un très gros succès. Sauf que très vite, elle a aussi subi une vraie polémique dont la plateforme de streaming se serait bien passée.

Depuis la première de sa série controversée en 2017, 13 Reasons Why de Netflix a pris plus de précautions dans la résolution des problèmes de santé mentale en mettant en évidence les ressources et en permettant d'initier une réflexion. En conséquence, les téléspectateurs adolescents lancent leurs propres discussions et se renseignent sur la santé mentale, l'anxiété, la dépression et plus encore, selon un rapport du Center of Scholars and Storytellers (CSS) de l'UCLA. 

CSS a mené plusieurs études examinant l'impact de cette série sur la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes. Dans une étude portant sur 157 adolescents, dont 68 ont regardé la troisième saison de 13 Reasons Why, 92% des téléspectateurs ont recherché des informations sur des sujets de santé mentale liés à ce qu'ils ont vu dans l'émission. Une grande majorité des adolescents qui ont regardé l'émission ont déclaré avoir discuté des problèmes qu'elle soulevait, en particulier le suicide, la santé mentale et le harcèlement.



05 juin 2021

Nos ancêtres avaient plus de maladies cardiovasculaires et moins de maladies psychiatriques

Génomique des maladies des anciens hominidés (Luc PERINO)

Si l’on en juge par leur ADN fossile, nos ancêtres avaient une plus grande propension aux maladies cardio-vasculaires. Globalement, il semble que l’évolution a plutôt limité le fardeau des maladies chez Homo sapiens. Cependant, la tendance semble s’être inversée au cours des 500 à 1000 dernières années, tout particulièrement pour les maladies mentales.

Notre passé sanitaire est assez lugubre. Notre santé s’est améliorée au fil des millénaires, essentiellement car la démographie croissante permet à l’évolution de mieux purger les gènes délétères....

Lire la suite sur le site de Luc Périno :

https://lucperino.com/741/genetique-des-maladies-des-anciens-hominines.html

04 juin 2021

[Documentaire] : Mon père est sur écoute

Mon père souffre de délires de persécution

Comment épauler un proche qui peu à peu, perd pied ? Le réalisateur Théo Fortunato raconte pour Arte Radio son parcours d’aidant dans un documentaire audio émouvant.

Il a la voix douce, teintée d’un léger accent portugais. Quand il raconte ses délires de persécution, son timbre ne change pas ; il est sincère. « La nuit, il se fait harceler par des gens qui tapent sur le toit », explique son fils au psychiatre. Désemparé face aux troubles de son père, Théo Fortunato, qui a réalisé lui-même le documentaire, cherche à l’aider et à comprendre. Les rôles semblent s’inverser : le jeune homme se retrouve dans celui du parent, à prendre soin de son géniteur terriblement fragilisé. 

Avec "Mon père est sur écoute" (sur Arte Radio), il nous ouvre les portes d’un monde un peu différent. « Quand une personne souffre d’une maladie psychique, on est dans une réalité hors du sens commun, mais c’est la sienne. » Les échanges avec les médecins sont précieux et apaisent la colère et l’incompréhension. Mais en filigrane, derrière les longues minutes de musique d’attente téléphonique, se dessine un hôpital psychiatrique en manque criant de moyens. L’auditeur se trouve touché au cœur par la fragilité du père, autant que par la relation complice qu’il entretient avec son fils.

03 juin 2021

Attaque d’une policière : schizophrénie et radicalisation, le risque de l’amalgame

Le parcours judiciaire de l’assaillant d’une policière municipale près de Nantes, décrit comme "radicalisé" et "schizophrène sévère" par le ministre de l’Intérieur, soulève la question du suivi des malades psychiatriques en prison.

"Une incapacité du système judiciaire à identifier les maux des gens et à les traiter". Aux yeux de Me Vincent de La Morandière, c’est ce qu’illustre le parcours heurté de son client, tué vendredi 28 mai par les forces de l’ordre, alors qu’il venait d’agresser au couteau une policière municipale de La Chapelle-sur-Erdre, dans la banlieue de Nantes, de séquestrer une jeune femme lors de sa cavale, puis de tirer sur des gendarmes. Condamné une vingtaine de fois entre 1998 et 2015, cet homme de 39 ans aura passé quasiment la moitié de sa vie en prison. "Il n’a connu que le système répressif carcéral, sans que cela ait servi à quoi que ce soit", fustige son avocat.

En attendant, la question des liens entre schizophrénie et radicalisation refait surface. Au risque de l’amalgame, estime la docteure Blandine Barut. "La plupart des personnes qui souffrent de cette pathologie ne sont pas dangereuses, mais vulnérables, insiste la présidente de l’Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire. Leur fragilité en fait néanmoins des proies faciles et plus susceptibles d’être influencées". D’où, selon elle, l’inutilité voire la contre-productivité d’une incarcération.

"Les rapports s’empilent depuis des années pour dire qu’il y a trop de malades psychiatriques dans les prisons, mais rien n’y fait", souffle-t-elle. Selon l’Observatoire international des prisons, plus de 20 % des personnes incarcérées seraient atteintes de troubles psychotiques, dont 7,3 % de schizophrénie, contre 1 % dans la population générale. Des troubles que la prison a tendance à aggraver, quand elle n’est pas à l’origine de leur apparition.

"Je ne dis pas qu’aucune personne souffrant de schizophrénie ne doit aller en prison ou que la maladie est une excuse, mais je n’ai jamais connu de patient qui s’améliore en prison, au contraire. Le plus souvent, leur place est à l’hôpital, ce qui ne signifie pas qu’ils sont en liberté", insiste la docteure Barut, pour qui la situation découle directement de la fermeture de 70 % des lits de psychiatrie ces trente dernières années.

Encore faut-il repérer la maladie, que celle-ci apparaisse avant ou pendant la détention. En 2013, une expertise judiciaire ne relevait aucune pathologie mentale grave chez Ndiaga D., indique Me Vincent de La Morandière. "Pendant les cinq années où je l’ai défendu, entre 2010 et 2015, personne n’a jamais évoqué de schizophrénie, assure-t-il. Cet homme est passé vingt fois d’affilée devant le juge pénal, notamment en cour d’assises. Comment expliquer que la justice n’ait jamais véritablement pris le temps de se pencher sur sa personnalité ? Voilà ce qu’on a raté".

02 juin 2021

Naomi OSAKA : quand la souffrance psychique doit être mise sous le tapis

Naomi OSAKA est une joueuse de tennis japonaise de 23 ans, numéro 2 mondiale. Elle a annoncé avant le tournoi de Roland-Garros qu’elle ne participerait plus aux conférences de presse d’après-matches, parce que cela la perturbait dans sa préparation. "Je ressens d’immenses vagues d’anxiété quand je dois m’adresser à la presse mondiale”, dit-elle.

Après son premier match gagné, elle ne s’est donc pas présentée à la conférence de presse et a été immédiatement sanctionnée d’une amende de 15.000 dollars (près de 12.300 euros) avec une menace de disqualification en cas de récidive. Les autorités tennistiques ne font pas dans la dentelle quand on leur résiste.

Quand on a vu ce que sont réellement ces conférences de presse, on se pose vraiment des questions sur leur utilité. Les questions des journalistes sont toujours les mêmes, et les réponses des joueurs/joueuses sont connues d’avance.

Toujours est-il que pour "protéger sa santé mentale", Naomi Osaka a préféré quitter d’elle-même la compétition.

Elle a été immédiatement l’objet d’insultes et de sarcasmes sur les réseaux sociaux par des gens solides mentalement qui considèrent sa décision comme un caprice de star. Perdre la numéro 2 mondiale n’est évidemment pas une bonne affaire pour le tournoi… Mais la souffrance psychique ne fait pas le poids face au lobby sportivo-médiatico-financier qui a absolument besoin de ses prolétaires de la petite balle jaune pour rentabiliser son business.

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01 juin 2021

Stimulation cérébrale : par ici les bonnes ondes

Emission de France Culture - "La méthode scientifique" par Nicolas Martin.

Quels sont les principaux types de stimulation cérébrale ? Quels sont les applications thérapeutiques de ces stimulations non invasives ? Comment ces technologies de stimulation cérébrale servent-elles la recherche en neurosciences ?

Au départ, pour soulager les affections psychiatriques graves, il y avait la lobotomie. Très invasive, avec des effets secondaires qu’on peut qualifier de "notables", les neuroscientifiques ont rapidement conclu qu’il faudrait, pour étudier et influer sur le fonctionnement cérébral, des techniques plus douces. Ce fut, dans un premier temps, l’électroconvulsivothérapie, autrement appelée "électrochocs", très efficace contre les dépressions résistantes, mais pas dénuée d’effets secondaires sérieux. Et depuis le milieu des années 1980 est apparue la stimulation magnétique transcrânienne, un champ magnétique de courte durée qui donne des résultats très prometteurs.


Pour parler de cette stimulation magnétique transcrânienne, comment elle fonctionne et quelles sont ses applications, des invités :

Antoni Valero-Cabre, directeur de recherche CNRS, chercheur à l’Institut du Cerveau,

Didier Bouhassira, neurologue, directeur de l’unité INSERM « physiopathologie et pharmacologie clinique de la douleur » à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne Billancourt,

Ludovic Jean-Jean, doctorant au CEMNIS (CEntre de neuro-Modulation Non Invasive) à Strasbourg. Travaux en cours sur la personnalisation de la TMS pour les troubles de l’humeur.

Benoît Trojak, professeur de psychiatrie et d’addictologie à l’université de Bourgogne-Franche Comté et responsable de l’unité d’addictologie au CHU de Dijon.


Stimulation cérébrale : par ici les bonnes ondes (franceculture.fr)