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16 avril 2026

L’ARS Grand Est poursuit le déploiement du plan "50 000 solutions" pour le handicap

Dans le Grand Est, l’Agence Régionale de Santé poursuit le déploiement du plan national "50 000 solutions", destiné à mieux répondre aux besoins des personnes en situation de handicap à chaque étape de leur parcours. 

Engagée depuis 2024, cette mobilisation a déjà permis la mise en place de plus de 6000 solutions nouvelles dans les dix départements de la région. Sur la période 2024-2026, 48,7 millions d’euros soutiennent ces projets, avec 2778 solutions créées en 2025 et 2345 réponses supplémentaires programmées pour 2026.

Un renforcement ciblé des réponses

Ce travail mené avec les Conseils départementaux, les MDPH et l’Éducation nationale porte notamment sur l’accompagnement des enfants dans leur scolarité, le développement de l’aide à domicile avec des temps de répit pour les aidants, ainsi que sur la création ou la diversification de l’offre médico-sociale. Il vise aussi des besoins précis, liés à l’autisme, aux troubles du neurodéveloppement, au handicap psychique ou encore au vieillissement.

Une trajectoire fixée jusqu’en 2030

La dynamique engagée doit se prolonger jusqu’en 2030. Pour 2027, trois priorités structurent déjà la poursuite du plan. La première concerne la réduction du déficit d’offre dans les périodes de transition, notamment entre l’adolescence et l’âge adulte, entre la sortie d’IME et l’autonomie, ou dans les situations de doubles vulnérabilités. La deuxième porte sur le développement du médico-social mobile, avec les SAMSAH, les SESSAD et les SAVS. La troisième vise à amplifier le travail autour de la sortie des établissements accueillant des enfants en situation de handicap, afin de rendre les parcours vers l’offre adultes plus fluides.

L’ARS Grand Est poursuit le déploiement du plan « 50 000 solutions » pour le handicap - Epinal Info

04 juillet 2025

L’ARS Grand Est lance un appel à projets pour recruter des Médiateurs de Santé-Pairs en psychiatrie

L’ARS Grand Est lance un appel à projets pour recruter des Médiateurs de Santé-Pairs dans les établissements sanitaires autorisés en psychiatrie, dans le cadre du programme national porté par le CCOMS (Centre collaborateur de l’OMS), pour la recherche et la formation en santé mentale.

Cet appel à projets s’inscrit dans la continuité du déploiement régional de la pair-aidance en santé mentale. Il s’adresse à l’ensemble des établissements publics et privés autorisés en psychiatrie. Cet appel vise alors à identifier les structures intéressées par la création de nouveaux postes, qui seront financés via le fonds d’intervention régional.

« S’ils ne sont pas personnels soignant, ces Médiateurs de Santé-Pairs sont cependant des professionnels salariés de l’établissement qui font partie intégrante de l’équipe. À ce titre, ils prennent part aux réunions, dépendent des mêmes liens hiérarchiques que leurs collègues, et sont soumis au secret partagé ».

En pratique
– Consultez le cahier des charges de l’appel à projets et les modalités de candidature : Cahier des charges – AAP Médiateurs SP 2025 (pdf, 581.73 Ko)
– Complétez votre dossier de candidature avec l’ensemble des pièces demandées : Dossier de candidature – AAP Médiateurs SP 2025 (docx, 301.02 Ko)
– Envoyez votre dossier complet par voie électronique jusqu’au 20 juillet 2025, aux adresses suivantes, avec pour objet « Dossier de candidature AAP 2025 MSP GE » :
amandine.quenson@ars.sante.fr
ars-grandest-offre-sanitaire
• l’adresse mail de la délégation territoriale qui vous concerne.
Attention : le fichier ne devra pas dépasser 7 Mo. Les dossiers ne respectant pas les formats demandés, incomplets, ou reçus hors délais ne seront pas recevables.

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La HAS précise les notions d’expérience patient et de savoir expérientiel

Afin de développer l’engagement ou la participation des usagers dans les soins, les professionnels doivent s’intéresser à l’expérience patient et aux savoirs expérientiels, deux notions parfois confuses. La Haute Autorité de santé publie une vidéo pédagogique dans le but de clarifier ces notions et d’identifier ce qui peut renforcer l’engagement des usagers ou de la participation des personnes accompagnées.

L’engagement des usagers est un axe majeur d’amélioration des soins et de l’équité en santé, autour duquel se sont agrégées de multiples notions. Parmi elles, « l’expérience patient » et le « savoir expérientiel » sont deux formes d’expression fondées sur l’expérience, parfois confondues et utilisées de façon imprécise. Dans ce contexte, la Haute Autorité de santé (HAS) propose un guide pratique pour clarifier ces deux notions et la façon dont elles peuvent être mobilisées. Décliné en diaporama, il permet d’animer une formation ou des réunions de sensibilisation. Un argumentaire scientifique très complet accompagne ces outils de sensibilisation.

Le guide / diaporama proposent :

– un préambule qui cadre les notions et le périmètre de réflexion ;
– un développement sur l’expérience patient ;
– un développement sur le savoir expérientiel ;
– une conclusion.

Les parties 2 et 3 comportent des explications sur ce que recouvre la notion et plus généralement une exploration de ses apports pour l’engagement des usagers et la participation des personnes accompagnées.

– En santé, l’expérience patient désigne la perception des personnes concernées de la qualité de leurs soins ou de leur accompagnement. Elle est recueillie par des professionnels pour améliorer leurs pratiques et leur organisation. Elle prend en compte les avis, ressentis, perceptions, idées d’amélioration des patients, leurs besoins et attentes, ce qui est important eux, leur usage des services proposés et le vécu des faits.

– Il existe plusieurs définitions des savoirs expérientiels qui désignent globalement des connaissances acquises par la réflexion sur l’expérience, ce qui les distingue des savoirs théoriques ou académiques. Leur mobilisation a trois effets fondamentaux : la personne concernée développe sa capacité à décider et à agir pour elle-même ; sa relation avec les professionnels est transformée et les institutions se transforment et innovent.

Ce guide est destiné aussi bien aux professionnels qu’aux patients, aux personnes accompagnées et à leurs associations et représentants.

• Expérience patient et savoir expérientiel : deux notions à clarifier pour renforcer l’engagement ou la participation, Guide et diaporama pour les secteurs social, médico-social et sanitaire, Argumentaire scientifique, en téléchargement sur www.has-sante.fr.

La HAS précise les notions d'expérience patient et de savoir expérientiel - Rencontres Soignantes en Psychiatriea

21 juin 2024

[Polémique] : Les patients psychiatriques privés de flamme olympique en Alsace ?

Merci aux DNA pour avoir révélé cette information.

Enfermer les patients psychiatriques pendant le passage de la flamme olympique en Alsace : c’est ce qui a été demandé la semaine dernière par l’ARS (agence régionale de santé) aux établissements de la région dans un courriel qui choque les associations et professionnels de la santé mentale.

Est-on un danger pour la société quand on est atteint d’un trouble psychiatrique ? C’est un peu ce que suggère l’ARS du Grand Est dans un courriel qui a choqué les acteurs de la santé mentale en Alsace. Le courrier, envoyé la semaine dernière « à la demande du préfet » préconise « des mesures d’attention particulière […] concernant les individus atteints de troubles psychiatriques […], en raison du passage de la flamme olympique » dans la région. Il y est notamment demandé de reporter les sorties des patients de psychiatrie pendant quarante-huit heures à partir du 25 juin, veille du passage de la flamme dans notre région.

« Illégal », tranche le Dr Sylvain Lemoine, chef du pôle de psychiatrie des Hôpitaux civils de Colmar. Le médecin rappelle notamment que les patients en hospitalisation volontaire peuvent, contrairement aux patients sous contrainte, sortir librement. De quel droit les retenir à l’hôpital pendant quarante-huit heures ?

« Des citoyens à part entière »

« Choquant », renchérit Nathalie Prunier, adjointe au maire de Colmar chargée de la santé : « Cela fait vingt-cinq ans que je me bats au sein de l’association Schizo-Espoir pour essayer de déstigmatiser nos proches qui souffrent de schizophrénie et qui se soignent, car aucune statistique ne montre qu’ils sont plus dangereux que vous et moi… Et là, on voit ce courrier qui va à l’encontre des valeurs que nous défendons au niveau de la psychiatrie. Ce sont des citoyens à part entière et ils ont les mêmes droits que tout le monde ! » Le terme « individu » pour désigner un patient passe particulièrement mal.

« Un coup de poignard dans le dos »

« Pour les familles, c’est un coup de poignard dans le dos », assène Hubert Muller, de l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques. « Un certain nombre de personnes vivent cloîtrées chez elles de par leur maladie. Là, il y a un évènement dans la cité et on les exclut. C’est l’inverse de ce la psychiatrie essaie de faire. » Le président de l’Unafam 68 a écrit à la directrice de l’ARS cette semaine pour dénoncer des mesures « en totale contradiction avec les discours et orientations […] en matière de lutte contre la stigmatisation des malades psychiques » et « à contrecourant de l’évolution actuelle » d’une spécialité qui « tend vers une psychiatrie hors les murs, inclusive, dans la vie et la cité ».

Dans le doute et étant donné le « flou » entourant ces recommandations de l’ARS, certains établissements ont décidé qu’il était urgent d’attendre un arrêté préfectoral avant de priver de sortie olympique qui que ce soit.

08 janvier 2024

L’ARS Grand Est cherche des solutions pour améliorer les conditions de soins dans la région

16 pistes sont explorées et remontées au ministère de la santé. Parmi elles, des projets comme un buccobus. Il s’agit d’un bus mobile dentaire qui irait vers les personnes les plus vulnérables.

Un cabinet médical mobile est aussi envisagé dans le pays de Sarrebourg et Phalsbourg pour les communes dépourvues de médecin généraliste.

Concernant la santé mentale, le site de Lorquin pourrait devenir un pôle de référence pour la prise en charge du handicap psychique et de l’accueil au long cours, avec la construction d’une nouvelle maison d’accueil spécialisée.

08 juillet 2023

Pays de la Loire : un plan d’urgence pour la psychiatrie

La psychiatrie connait actuellement des difficultés sans précédent dans la capacité à prendre en charge les patients de plus en plus nombreux, jeunes, adultes et personnes âgées. Consciente de l’urgence de la situation, l’ARS Pays de la Loire décide, en concertation avec les acteurs, d’un plan d’urgence dont l’objectif est de sécuriser la prise en charge des patients et de redonner des perspectives aux acteurs de terrain. 

Lire le Communiqué complet.

Le plan d’urgence mis en oeuvre par l’ARS dans les Pays de la Loire, en lien avec l’ensemble des acteurs, se décline en trois axes :

1. Renforcer la psychiatrie de secteur

2. Agir en amont et en périphérie de l’hospitalisation

3. Lancer simultanément des travaux structurant à moyen terme



18 juin 2023

Programme Régional de Santé (PRS) Grand Est : concertation sur le SRS et PRAPS 2023-2028

L'ARS Grand Est lance auprès de l’ensemble des partenaires de la région, à partir du 7 juin 2023, une concertation sur les pré-projets du Schéma Régional de Santé (SRS) et du Programme régional d'accès à la prévention et aux soins des plus démunis (PRAPS) 2023-2028.

Le schéma régional de santé (SRS) est organisé en 4 parties :
- les 4 grandes priorités retenues pour la période 2023-2028 ;
- les conditions et les leviers de réussite (les ressources humaines en santé, la territorialisation des actions, l’innovation) ;
- l’organisation de l’offre de santé (médecine de ville, sanitaire, médico-sociale), la coopération transfrontalière ;
- le pilotage du PRS (suivi de la mise en œuvre, bilan et évaluations)

Le programme régional d’accès à la prévention et aux soins des populations vulnérables est structuré selon 6 axes :

= la coordination et le pilotage ;
= la lutte contre les Inégalités sociales et territoriales de santé (ISTS) ;
= l’appui sur les « Experts du vécu » ;
= la médiation en santé ;
= la gestion des situations complexes ;
= la transversalité dans la promotion de la santé, de la prévention, des droits et de l’accès aux soins et à la santé

Vous êtes acteurs de santé ? Vous avez la possibilité de donner votre avis sur le prochain Schéma régional de santé et le PRAPS.

Dès à présent et jusqu’au 26 juin 2023, vos observations peuvent être adressées à l’agence en utilisant les formulaires ci-dessous :

SRS

PRAPS

À l’issue de cette phase de concertation, l’ARS consolidera un projet de SRS-PRAPS qui sera soumis à la consultation réglementaire, entre mi-juillet et mi-octobre 2023. Le nouveau PRS sera signé au plus tard le 31 octobre pour entrer en vigueur le 1er novembre 2023.