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01 juillet 2025

Schizophrénie : quelle place pour des thérapies cognitives et comportementales spécialisées ?

À l’image des thérapies cognitives et comportementales (TCC) appliquées à la psychose, des psychothérapies spécialisées et validées scientifiquement ont un rôle à jouer pour accompagner les personnes qui souffrent de schizophrénie, en complément d’autres formes de prise en charge. Les TCC mettent l’accent sur la qualité de vie, l’autonomie et les projets personnels, au-delà de la seule stabilisation clinique.

Lorsque Frank Bellivier, délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie, alerte, le 26 mars 2025, sur les insuffisances de la prise en charge des troubles psychiatriques sévères en France, ses propos doivent être replacés dans le contexte des connaissances actuelles.

Revenir sur les données scientifiques disponibles concernant l’efficacité des psychothérapies permet de mieux comprendre les enjeux cliniques et les recommandations fondées sur les preuves, notamment pour les troubles du spectre de la schizophrénie.

L'article tente de répondre à ces questions :

- Que sait-on aujourd’hui de la schizophrénie ?
- Des psychothérapies spécialisées, mais pas que…
- Des programmes efficaces… mais peu accessibles
- Les thérapies cognitives et comportementales sont-elles adaptées à la schizophrénie ?
- À l’étranger, quelques programmes ont fait leurs preuves
- Où en est-on en France ?
- Pour des approches spécialisées et validées scientifiquement

LIRE L'ARTICLE COMPLET :

Schizophrénie : quelle place pour des thérapies cognitives et comportementales spécialisées ?

20 juin 2025

[Tribune] : Non à la technocratisation du soin psychique

Le gouvernement prône une approche standardisée des psychothérapies. Une vision technocratique que dénoncent psychologues et chercheurs dans un texte collectif.

Si le constat de l'ampleur des souffrances psychiques des Français ne cesse de se confirmer depuis les années 2000, la récente crise du Covid a été un vrai tournant politique : création d'un poste de délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie en 2019, Assises de la santé mentale et de la psychiatrie en 2021 suivies du Sommet mondial sur la santé mentale, création de « MonParcoursPsy » en 2022 devenu « MonSoutienpsy » en 2024. Selon l'Assurance maladie, une personne sur quatre serait à risque d'un trouble psychologique au cours de sa vie.

Dans cette logique, la santé mentale a cette année été érigée « grande cause nationale » par le gouvernement, avec ce slogan « Parlons santé mentale ! ». C'est à ce titre que, en tant que psychologues cliniciens, enseignants et chercheurs en psychopathologie, nous souhaitons prendre la parole dans cette tribune, en réponse – d'abord – aux récentes propositions du Pr Frank Bellivier (délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie) mais aussi – plus généralement – pour contribuer au débat sur la santé mentale en France.

Dans une prise de parole au Sénat suivi d'un article publié dans L'Express le 27 mars – ces propos ayant été reconfirmés le 16 mai dernier lors des 40 ans du titre de psychologue –, le Pr Bellivier affirme que l'offre de soin psychologique doit être revue en profondeur au motif qu'elle ne serait pas assez fondée sur des « données probantes ».

La santé mentale n'est pas qu'une affaire médicale

Selon lui, les psychologues actuellement formés le seraient de façon insuffisante ; il s'agirait de ne les certifier « cliniciens » qu'à la condition qu'en plus de leur titre de psychologue (obtenu à bac + 5), ils soient formés à un éventail réduit de thérapies supposées scientifiquement efficaces comme « la remédiation cognitive dans la schizophrénie, la psychoéducation dans les troubles bipolaires ou […] les troubles dépressifs récurrents, les thérapies cognitivo-comportementales dans les troubles anxieux, ou l'EMDR dans le psychotraumatisme ».

Cliniciens recevant quotidiennement des patients en souffrance – schizophrènes, dépressifs, anxieux ou psychotraumatisés – mais formés à d'autres types de thérapies aussi rigoureuses et reconnues, nous sommes interpellés par ces affirmations peu étayées scientifiquement, qui témoignent d'une méconnaissance tant du métier de psychologue que de ce que soigner veut dire. On se doit de le rappeler dans le débat public : non, la santé mentale n'est pas qu'une affaire médicale !

Les psychothérapies ne reposent pas sur un principe actif identifiable comme c'est le cas pour les médicaments, et ne peuvent donc être administrées selon les mêmes logiques de traitement. Par ailleurs, non, les psychologues ne sont pas des psychotechniciens, experts en tel ou tel type de thérapie. Et, enfin, non, la recherche scientifique sur l'efficacité des psychothérapies ne conclut pas à la seule efficacité des quatre approches citées par M. Bellivier, à l'exclusion des autres.

Il faut savoir décrypter que, derrière les fausses évidences prônées par le délégué ministériel à la santé mentale, le modèle qu'il préconise dans le champ du soin est un modèle essentiellement biomédical qui fait de la souffrance psychique une « maladie comme les autres » (ainsi que l'affirme la fondation FondaMental à laquelle il est fortement lié) et qui situe de facto le psychologue à une place de paramédical exerçant sous l'autorité du psychiatre – comme si, à chaque diagnostic correspondait un seul et unique traitement psychothérapique, testé selon les standards de la médecine. Et comme si le psychologue se réduisait à n'être qu'un technicien de la psychothérapie, alors que ses fonctions vont bien au-delà.

De multiples leviers au cas par cas

Si un tel modèle biomédical est légitime et a fait ses preuves dans le soin des pathologies somatiques, il est aujourd'hui controversé en ce qui concerne les troubles psychiques et leur traitement. Les études les plus récentes concluent plutôt que la métaphore médicale en psychologie donne lieu à de nombreux biais de compréhension et de prise en charge, au sens où il n'y a pas, stricto sensu, de « santé mentale » que viendraient « troubler » des « maladies mentales », lesquelles pourraient être traitées par des psychothérapies-médicaments.

La réalité clinique est plus complexe. Les souffrances psychiques sont multifactorielles : elles relèvent certes en partie de causes génétiques et environnementales mais tout aussi bien de causes psychiques. Ces trois factorialités s'intriquent dès la vie intra-utérine et engendrent au fil du développement psychologique des effets en cascade, fondant la singularité de chacun.

De ce fait, aucune approche exclusive n'est aujourd'hui praticable pour l'ensemble des patients ayant reçu un même diagnostic, sur le modèle de ce qui a lieu en médecine. Différentes psychothérapies apparaissent au contraire comme également efficaces et de multiples leviers cliniques doivent être inventés au cas par cas.

Plus encore, ce qui se dégage des études depuis une vingtaine d'années en termes d'efficience thérapeutique, c'est l'importance du facteur « non spécifique » de la relation au thérapeute. En d'autres termes, il s'agirait plutôt de promouvoir les psychologues les mieux formés aux multiples dimensions de l'« alliance thérapeutique » (les plus souples, les plus capables de se décentrer pour entendre quelque chose de la souffrance psychique des patients et co-construire avec eux le soin le plus ajusté).

Or il se trouve que ces compétences sont électivement portées par les « psychologues cliniciens » formés à la psychopathologie psychanalytique, ceux, paradoxalement, que le délégué à la santé mentale entend exclure du champ du soin en leur refusant le titre de « clinicien ».

Une perte de chance pour les patients

Une grande partie de la profession – d'ailleurs composée de psychologues de tous bords – s'est à un titre ou à un autre récemment insurgée à l'idée d'un tel supposé « kit psychothérapique » d'État, sans aucun fondement clinique ni scientifique. Une partie des psychiatres s'est également jointe au mouvement.

Concrètement, un trouble anxieux ou une dépression peuvent être traités avec une même part d'efficacité – sur la moyenne des patients – par une psychothérapie psychanalytique, une thérapie cognitivo-comportementale, une thérapie médicamenteuse ou un mixte des deux ou des trois, en fonction de l'adhérence au traitement de chaque personne concernée, de son histoire de vie, de ses ressources du moment. Faire croire qu'il y aurait, dans le champ de la santé mentale, une seule « meilleure psychothérapie » pour chaque supposée « maladie » constitue donc – au-delà de la pseudo-scientificité d'une telle position – une perte de chance pour les patients.

Une telle politique en santé mentale – décrochée des réalités du terrain ainsi que des conclusions de la science – risque bien, comme ça l'a été pour les pays qui sont allés dans cette voie, de devenir elle-même, à moyen terme, un problème pour la santé mentale. Le modèle médical ne saurait constituer la réponse à tous les défis de notre société – y compris ceux relatifs à la souffrance psychique.

Santé mentale : les psychologues contre la réforme Bellivier

10 juin 2025

[Débat] : "Mon soutien psy": pourquoi certains psychologues sont contre

Au journal officiel du 15 mai dernier était publié un nouveau décret au sujet du dispositif de consultation psychologique baptisé "Mon soutien Psy".

Ce texte supprime, pour les consultations en psychologie dans le cadre de ce dispositif, l’adressage « par les médecins, les sage-femmes et les professionnels de santé de la médecine scolaire en vue de la prise en charge des séances d'accompagnement réalisées par un psychologue, et augmente de huit à douze le nombre de séances pouvant être prises en charge annuellement ».


Albert Ciccone, psychologue clinicien, professeur de psychologie et psychopathologie à l'université Lumière-Lyon-II, et par ailleurs président de l’association de psychologues Convergence des psychologues en lutte, pense que ce nouvel aménagement de « Mon soutien psy », ne va pas bouleverser ce dispositif, qu’il juge néfaste pour la profession.

Medscape édition Française : Quel est votre avis sur ce décret, notamment concernant la suppression de l'adressage par le médecin, la sage-femme ou le professionnel de santé de l’éducation nationale ?

Albert Ciccone : Le décret en question reprend des annonces précédentes, confirmant ainsi les modifications déjà annoncées en juin dernier. Il s'agit de l'officialisation de ces mesures : augmentation du nombre de séances, revalorisation du tarif à 50 euros au lieu de 30 euros, et suppression de l'adressage par le médecin. L'association Convergence des Psychologues en Lutte, représentant plus de vingt organisations et environ 22 000 psychologues, soit près d'un quart de la profession, exprime son opposition à ce dispositif. Les ajustements apportés par Gabriel Attal, entérinés par le gouvernement actuel, sont cosmétiques, ne modifiant pas les problèmes fondamentaux du dispositif.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous êtes opposé au dispositif « Mon Soutien Psy » ?

Albert Ciccone : Nous sommes opposés à ce dispositif principalement parce qu'il a été élaboré sans la participation totale de la profession. Une seule organisation, la Fédération Française de Psychologie, a été impliquée dans sa mise en place, et celle-ci ne représente pas une majorité significative de psychologues. Ce dispositif contribue à la dégradation du service public en externalisant les soins vers une structure à faible coût. Initialement prévu pour 8 sessions, il a été étendu à 12, ce qui ne change fondamentalement rien en termes d'efficacité thérapeutique.

Le programme coûte 170 millions d'euros par an, et selon nos calculs, cette somme pourrait créer entre 3 500 et 4 000 postes de psychologues dans les lieux où des consultations gratuites existent déjà, comme les centres médico-psychologiques (CMP), le secteur médico-social et les universités. Prenons l'exemple des étudiants, dont la santé mentale est extrêmement précaire : il y a actuellement un psychologue pour 15 000 à 30 000 étudiants, alors que la recommandation est d'un pour 1 500. Il faudrait donc multiplier par dix le nombre de psychologues dans les universités. Dans les écoles, les psychologues de l'Éducation Nationale sont assignés à 2 000 élèves, alors que la norme devrait être d'un pour 1 000, nécessitant ainsi un doublement de leur nombre.

De plus, dans les CMP, les listes d'attente vont de 6 mois à 2 ans, ce qui est inacceptable. La création de 3 500 à 4 000 postes de psychologues permettrait de répondre efficacement aux attentes de la population et aux besoins de consultations et de prise en charge par des professionnels qualifiés, là où ces services sont déjà disponibles.

Vous jugez ce dispositif discriminant ?

Albert Ciccone : Le service public, y compris la psychiatrie, est en train de subir des dégradations alors qu'on investit dans un dispositif qui n'est pas adapté aux besoins identifiés. Il discrimine en triant la population et ne s'adresse qu'à ceux avec une légère anxiété. La majorité des personnes nécessitant des consultations ont des besoins plus complexes et importants. Ce dispositif cible seulement 2% de la population. Les CMP et les services publics sont disponibles pour tous et pas seulement pour 2 % de la population. Dans ce dispositif, seulement 10% des patients sont en situation de précarité, alors qu'il était destiné à ceux qui ne peuvent pas financer des consultations privées.

Le dernier rapport d'évaluation réalisé par le gouvernement indique que 36 % des utilisateurs de ce dispositif ne correspondent pas aux critères d'admissibilité.

Les rapports d'évaluation de « Mon soutien Psy » indiquent qu'en moyenne, seulement 4,8 consultations sur les 12 proposées sont utilisées, ce qui suggère que le dispositif n'atteint pas pleinement les personnes nécessitant des soins. Ceux qui arrêtent après 4 séances montrent que le dispositif peut ne pas répondre à leurs besoins. Ceux qui ont des symptômes graves, comme des idées suicidaires, des tentatives de suicide, hospitalisés en urgence, requièrent davantage de soins. Après 12 séances, les patients doivent de nouveau soit payer leurs consultations, soit attendre un nouveau rendez-vous au CMP pendant plusieurs mois voire plusieurs années, créant une rupture dans la continuité des soins.

Qui plus est, « Mon soutien psy » impose des honoraires contraints, inférieurs à la moyenne, que l’on ne peut pas dépasser. Mais ce n’est pas cela le plus important. Nous regrettons également que « Mon Soutien Psy » ne couvre pas la totalité du territoire, alors que le service public est partout présent en France. Il y a des CMP même dans les campagnes les plus reculées, c’est dans ces territoires qu’il faut installer des psychologues. Mais les psychologues conventionnés, éligibles à « Mon Soutien Psy », se concentrent principalement dans les centres-villes, créant ainsi des déserts psychologiques similaires aux déserts médicaux. Ce dispositif ne répond pas aux attentes ni aux besoins de la population. De plus, le dernier rapport d'évaluation réalisé par le gouvernement indique que 36 % des utilisateurs de ce dispositif ne correspondent pas aux critères d'admissibilité. Il s'agit de personnes déjà engagées dans une psychothérapie intensive, suivies par des psychiatres, ou sous traitement par neuroleptiques, et qui bénéficient déjà d'un suivi psychiatrique.

La santé mentale est la grande cause nationale en 2025. Est-ce que vous avez été contacté d'une manière ou d'une autre pour mener des actions dans ce sens ?

Albert Ciccone : Non, pas du tout. J'ai mentionné une association qui travaille avec le délégué ministériel à la santé mentale, la fédération française des psychologues. Ils sont souvent les seuls impliqués dans les discussions et les réflexions. Ils participent aux négociations en lien avec les propositions gouvernementales. Il serait bon qu’ils prennent en compte le rejet de « Mon soutien psy » par une majorité de la profession.

Néanmoins, récemment, lors de son allocution, le président Macron a reconnu que, malgré le soutien affiché par la CNAM et le ministre de la Santé pour Mon soutien psy, 8 psychologues sur 10 ne soutiennent pas ce dispositif. En réalité, 84 % des psychologues éligibles refusent de se conventionner et boycottent activement. Ce chiffre pourrait être plus élevé si l'on considère tous les psychologues, car le rejet vient aussi bien des libéraux que des hospitaliers. La CNAM contacte parfois des psychologues salariés qui n'ont pas de cabinet privé pour les encourager à se conventionner… Quand on prend en compte l'ensemble des psychologues, plus de 84 % pourraient participer au boycott. Cependant, ces voix ne sont pas toujours entendues ni prises en compte.

A noter toutefois que nous commençons à recevoir des réponses à nos courriers. Les universitaires, comme moi, qui font partie de la contestation, sont généralement plus écoutés. Nous commençons à obtenir des réponses, car le gouvernement prend conscience qu'il existe effectivement des dysfonctionnements. Il semble que le délégué ministériel à la santé mentale, lors de sa dernière intervention, ait commencé à percevoir que les psychologues ne correspondent pas à l'image qu'il en avait. Il est essentiel qu'il s'informe directement auprès des professionnels pour mieux comprendre cette profession.

« Mon soutien psy » : pourquoi certains psychologues sont contre

20 décembre 2024

Pair-aidance et dévoilement de soi

Au sein d’une Communauté mixte de recherche (CMR), un groupe de travail va produire des connaissances sur le dévoilement de soi des pair-aidants professionnels. Cet outil puissant, qui permet de créer des liens authentiques avec les personnes accompagnées, comporte des enjeux complexes…

La Communauté mixte de recherche (CMR) sur la pair-aidance a été créée en 2023 à l’Université de Bordeaux pour mener des recherches sur la pair-aidance dans une démarche entièrement participative. Ses membres proposent et sélectionnent eux-mêmes les questions de recherche, choisissent les méthodes et sont responsables de l’analyse, de l’interprétation des résultats et de leur diffusion la plus large possible. Cette démarche est en phase avec les valeurs de la pair-aidance, fondée sur l’égalité des voix et la collaboration.

Répondant aux incitations internationales et nationales fortes quant au développement de recherches sur la pair-aidance, la CMR vise à produire des données utiles à son déploiement, et notamment en France. Parmi les axes de recherche actuellement explorés, un groupe de travail se consacre au dévoilement de soi des pair-aidants professionnels. Coordonné par un chercheur et une pair-aidante professionnelle, il rassemble des pairs-aidants, des chercheurs et des professionnels de la santé mentale. Ensemble, ils s’attellent à produire des connaissances applicables sur cette pratique du dévoilement de soi , technique essentielle à la pair-aidance en santé mentale.

Le dévoilement de soi, qui consiste à partager son expérience personnelle, est un outil puissant qui permet de créer des liens authentiques avec les personnes accompagnées. Cependant, il comporte des enjeux complexes : quand et comment se dévoiler, et quels sont les risques potentiels ? Ce groupe de travail va donc tenter de répondre à ces questions tout en élaborant des recommandations concrètes pour l’encadrement de cette pratique.

L’objectif final est de développer des connaissances utiles pour former et accompagner les pairs aidants professionnels dans leur pratique, et de créer des outils concrets qui pourront bénéficier à l’ensemble des équipes en santé mentale.
Cette initiative marque une étape clé dans la reconnaissance du rôle des pairs aidants dans le système de soins et vise à renforcer cette profession en pleine expansion. Plus généralement, la structuration originale de la CMR répond aux exigences de participation des acteurs les plus directement concernés (pairs-aidants, usagers, familles, professionnels du soin et de l’accompagnement, décideurs publics) au développement des recherches qui les concernent.

• Contact : K.-M. Valéry, docteur en psychologie, kevin-marc.valery@u-bordeaux.fr. En savoir plus sur le site de l’Université de Bordeaux : https://universitedebordeaux.wixsite.com/cmr-pair-aidance

Pair-aidance et dévoilement de soi - Santé Mentale

28 mars 2024

[Enquête] : Etude pour un mémoire de M1 en psychologie clinique

Message reçu ce jour....

Bonjour Madame, Monsieur,

Nous sommes deux étudiantes en Master 1 de psychologie clinique à l'Université Grenoble Alpes (UGA) et nous menons une étude portant sur la régulation émotionnelle dans le cadre de notre mémoire. Cette recherche vise à  mieux comprendre comment la capacité à réguler les émotions affecte les émotions, comportements, perceptions et croyances. Nous sommes à la recherche de volontaires pour notre étude et nous nous rapprochons de vous pour savoir s’il vous serait possible de partager notre étude auprès des membres de votre association.


Voici quelques points clés sur l’étude :


  • Qui peut participer : Toute personne majeure et francophone

  • La tâche demandée : Répondre à divers questionnaires et renseignements généraux en ligne

  • Durée : 15 minutes


Le lien de l’étude : https://enquetes-screen.msh-alpes.fr/index.php/831535?lang=fr

Important : Toutes les informations obtenues dans le cadre de cette étude resteront anonymes et confidentielles.

Si vous désirez obtenir de plus amples renseignements sur cette recherche, n'hésitez pas à prendre contact avec : Manon Carlin (manon.carlin@etu.univ-grenoble-alpes.fr) ou Léa Malod (lea.malod@etu.univ-grenoble-alpes.fr). 

Vous pouvez également contacter nos encadrantes de mémoire si vous le souhaitez :  Emma Rolland-Carlichi (emma.rolland-carlichi@univ-grenoble-alpes.fr) ou Catherine Bortolon (catherine.bortolon@univ-grenoble-alpes.fr


Chercheur titulaire responsable scientifique du projet

Catherine Bortolon

Laboratoire Interuniversitaire de Psychologie : Personnalité, Cognition et Changement Social, Université Grenoble Alpes, UFR SHS

Tél : +33 (0)4 76 82 58 26

Email : catherine.bortolon@univ-grenoble-alpes.fr


Un grand merci pour votre soutien et votre disponibilité à contribuer à notre mémoire de recherche ! Votre collaboration est vraiment précieuse pour nous.


Bien cordialement,


Léa Malod, étudiante en master de psychologie clinique à l’UGA

Manon Carlin, étudiante en master de psychologie clinique à l’UGA


Pour rejoindre le questionnaire, scanner le QR code :




18 décembre 2023

[Livre] : L'accueil des singularités - Être psychologue dans le champ du handicap

Florent Cadet, éditions érès, parution 11 avril 2024

Quel accueil singulier les professionnels peuvent-ils faire à l’expérience hors norme des handicaps psychiques ? Comment repérer la créativité que la personne déploie malgré la souffrance pesante ? L’auteur s’appuie sur les sciences humaines pour questionner la case trop étroite du handicap qui stigmatise.

En s’appuyant sur de nombreuses histoires cliniques issues de son expérience de psychologue auprès de personnes souffrant de handicap psychique, l’auteur invite à retrouver le sens du questionnement des pratiques professionnelles à partir de son lieu d’exercice, des liens qui s’y créent, des problématiques ouvertes par la complexité du handicap. Comment y faire prévaloir une approche singulière pour que chacun puisse y inventer ses chemins de traverse ? Le risque est grand aujourd’hui de s’engouffrer dans des réponses communes, évaluées, standardisées où l’évaluation et la cotation gomment progressivement l’accueil des singularités, surtout dans un domaine comme celui du handicap où nos sociétés souhaitent chiffrer et comparer pour mieux réparer et compenser.



11 octobre 2023

Quelles sont les différences entre psychiatre et psychologue ?

Vous pouvez rencontrer deux grandes catégories de « psys » : les psychiatres et les psychologues. Quelles sont les différences ? Les premiers sont des médecins spécialistes des maladies mentales et des troubles psychiques. Les seconds sont des praticiens diplômés en psychologie, experts du comportement, des émotions et de l’équilibre mental. Psychiatres et psychologues peuvent tous deux mener des psychothérapies. Toutefois, seuls les psychiatres peuvent prescrire des traitements médicamenteux.

Sommaire

Quelles sont les principales différences entre un psychiatre et un psychologue ?

Pourquoi voir un psychiatre ?

Pourquoi consulter un psychologue ?

Quand consulter un psychiatre ou un psychologue ?

30 avril 2023

La solitude peut avoir des effets bénéfiques sur la santé mentale

Mieux encore, elle aurait un véritable pouvoir libérateur !

Les impacts d'un isolement prolongé sur la santé mentale et physique ont été maintes fois prouvés. Pour certains, être constamment seul serait en effet aussi dangereux que la cigarette ou que l'obésité. Mais selon la psychologue Thuy-vy Nguyen, il est primordial de faire la différence entre l'isolement et la solitude. Car pour la spécialiste, se retrouver seul de temps en temps, et par choix, pourrait être bien plus bénéfique que l'on ne le pense.

«En psychologie, les chercheurs définissent l'isolement comme un sentiment de détresse que nous éprouvons lorsque nous n'avons pas ou ne pouvons pas obtenir le type de liens sociaux ou de relations que nous espérons», explique la spécialiste dans les colonnes de Science Alert. «La solitude, c'est quelque chose de différent.» 

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