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Affichage des articles dont le libellé est maladie neurologique. Afficher tous les articles
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26 juillet 2022

[Replay] : Revoir les meilleurs moments des "Journées Neurosciences-Psychiatrie-Neurologie"

Les JNPN (Journées Neurosciences-Psychiatrie-Neurologie) 2022 ont eu lieu les jeudi 30 juin et vendreid 1° juillet à Paris.

Retrouvez les meilleurs moments !

Vidéo Best of 2022

Les JNPN 2022 sont heureux de partager avec vous cette vidéo des meilleurs moments de ce congrès qui capte l'ambiance générale de cette deuxième édition. De quoi vous donner envie d'être parmi nous l'année prochaine et de participer à cet événement exceptionnel.


REPLAY SESSIONS 2022

Prenez le temps cet été de découvrir les sessions des JNPN 2022 disponibles en Replay sur différents thèmes : la maladie de Wilson, le sport, le sommeil, troubles de l'humeur, le chemsex, la neuroimagerie... et de nombreux autres sujets.


http://xuj6k.mjt.lu/nl3/4F6Zpc-pa648dc4DTOHiNg?m=AM0AAM8EMLwAAAAQUAwAAGH2pJAAAAAATwwAAPMTABIDLgBi1tMY0qJqgrlHTm2Ohx0SGozq8gASC4M&b=7ea817cb&e=6ff8e873&x=oxIUYtnZ8dRiGPrSVqt8ejpvVwu4a5Ysto3dQs29uko

25 juin 2022

De l'autisme à la schizophrénie : le rôle de la neuroinflammation dans les maladies psychiatriques

Parlons neuroinflammation : on sait maintenant comment un état d'inflammation persistante peut être associé à la fois à des maladies psychiatriques et neurodégénératives.

Parmi les dernières recherches, on s'intéresse particulièrement au lien entre les infections virales pendant la grossesse et le risque de troubles neurodéveloppementaux chez l'enfant à naître.

Un sujet sur lequel le professeur Pistis de l'Université de Cagliari est intervenu lors du XVe Congrès mondial sur l'inflammation, qui s’est tenu à Rome du 5 au 8 juin.

Un nombre croissant d'études en Italie et dans le reste du monde ont montré qu'un état d'inflammation persistante est associé à la fois à des maladies psychiatriques et à des maladies neurodégénératives.

INFLAMMATION PENDANT LA GROSSESSE ET RISQUE DE DÉVELOPPEMENT DE MALADIES PSYCHIATRIQUES

Les derniers développements dans le domaine de la recherche sur la corrélation entre les infections virales pendant la grossesse et le risque de développer des maladies psychiatriques chez les enfants sont particulièrement pertinents.

Pathologies généralement diagnostiquées dans la petite enfance, comme l'autisme, ou à la fin de l'adolescence, comme la schizophrénie.

D’après le Pr Pistis « La grossesse représente une période particulièrement vulnérable non seulement pour la mère, mais aussi pour le fœtus.

Il est en effet possible que toute infection virale, comme le Covid-19 ou même une grippe banale, contractée par la femme enceinte puisse augmenter le risque – quoique très faible, je tiens à le préciser – de développement de maladies psychiatriques chez l'enfant à naître.

C'est un phénomène qui a déjà été observé dans le passé, dans le cas d'autres pandémies virales, et lié surtout au diagnostic de schizophrénie ou de troubles du spectre autistique ».

Plus précisément, il a été mis en évidence comment le processus inflammatoire déterminé par la réponse immunitaire maternelle à une infection peut être un facteur qui, en combinaison avec d'autres - y compris, par exemple, une prédisposition génétique, une naissance prématurée ou des complications obstétricales - peut altérer le développement neurologique du fœtus avec des conséquences à long terme.

NEUROINFLAMMATION : ENTRE NOUVELLES CONNAISSANCES ET PERSPECTIVES D'AVENIR

La neuroinflammation n'est pas une maladie en soi, mais une affection qui accompagne de nombreuses maladies neurodégénératives ou psychiatriques.

On parle de neuroinflammation lorsque le cerveau présente un état inflammatoire, parfois même léger, mais qui peut tout de même altérer le fonctionnement des cellules nerveuses, provoquant une série de symptômes neurologiques ou psychiatriques.

Par conséquent, chez les patients souffrant de ce type de trouble, la neuroinflammation peut être responsable d'une nouvelle aggravation de la maladie et de son évolution.

«Il est très important, poursuit le professeur Pistis, de continuer à étudier ce phénomène car l'état neuro-inflammatoire peut être la sonnette d'alarme de nombreux troubles psychiatriques, des maladies qui ne peuvent être identifiées par des tests de laboratoire.

Si donc on détecte des signes, par exemple dans le sang, de cet état neuro-inflammatoire, on peut procéder au diagnostic précoce de ces pathologies ».

«À cela s'ajoute, conclut le professeur Pistis, la possibilité de développer de nouvelles thérapies ou d'utiliser des médicaments déjà disponibles aujourd'hui pour une grande variété de maladies dans le but de réduire la neuroinflammation et d'avoir ainsi une arme supplémentaire dans le traitement des maladies psychiatriques et neurodégénératives. 


De l'autisme à la schizophrénie : le rôle de la neuroinflammation (emergency-live.com)

09 septembre 2021

[Colloque] : Parcours de soins, de santé, de vie. Que nous apprend la COVID-19 ?

L' Association du Congrès de Psychiatrie et de Neurologie de Langue Française (CPNLF)
organise son 119e colloque international :

du 15 au 17 septembre

Forum du Pertuis, La Rochelle

"Parcours de soins, de santé, de vie. Que nous apprend la COVID-19 ?"

Comité d’organisation : Amine Benyamina (Paris), Olivier Dubois (Saujon), Ludovic Gicquel (Poitiers), Emile-Roger Lombertie (Limoges), Patrick Martin (Paris), Pierre Vidailhet (Strasbourg), Pierre Thomas (Lille

Vice-Président de l’association du CPNLF 2021 : Jean-Marie Danion (Strasbourg)

CPNLF Congrès de Psychiatrie et de Neurologie de Langue Française (cpnlfcongres.com)



29 août 2021

[Recherche] : La vie après la mort : des "gènes zombies" peuvent modifier les cellules cérébrales pendant de nombreuses heures

Les gènes de certaines cellules cérébrales continuent de s'exprimer après la mort clinique. C'est ce que l'on peut déduire des travaux menés par des chercheurs de l'université de l'Illinois à Chicago et publiés dans la revue Scientific Reports.

L'ESSENTIEL

  • L'expression des gènes de cellules cérébrales inflammatoires augmente après la mort

  • Cette découverte doit permettre des analyses plus précises des tissus cérébraux post-mortem dans la recherche sur les troubles neurologiques



Article orginal (en anglais) :

Selective time-dependent changes in activity and cell-specific gene expression in human postmortem brain | Scientific Reports (nature.com)


Résumé (en français) :

La vie après la mort : des "gènes zombies" peuvent modifier les cellules cérébrales pendant de nombreuses heures (pourquoidocteur.fr)


26 juillet 2021

Syndrome de Cotard et Covid-19 : lorsqu’une patiente affirme qu’elle est morte et que son cerveau se décompose.

Le syndrome de Cotard peut parfois survenir à la suite d’une affection neurologique ou être associé à une pathologie neuropsychiatrique (schizophrénie, dépression, toxicomanie, encéphalite).

C’est la première fois que l’on rapporte la survenue d’un syndrome de Cotard chez une personne présentant des symptômes psychiatriques associés à la Covid-19. Ce cas clinique a été décrit le 16 juin 2021 dans la revue Schizophrenia Research.


Syndrome de Cotard et Covid-19 : lorsqu’une patiente affirme qu’elle est morte et que son cerveau se décompose – Réalités Biomédicales (lemonde.fr)

12 juillet 2021

[Recherche] : Maladies neurologiques : la piste des rétrovirus endogènes

Quel point commun entre les formes graves de Covid-19, la sclérose en plaques, maladie neurologique affectant 2,8 millions de personnes dans le monde, et la schizophrénie, qui touche 600 000 Français ? A priori aucun. Sauf si on s'y penche de plus près, pointe Coralie Hancok, du Magazine Science et Vie.

En avril dernier, deux équipes de chercheurs ont annoncé avoir fait une découverte étonnante. En Italie d'abord, l'équipe de Claudia Matteucci, de l'université Tor Vergata de Rome*, a analysé le sang de 30 patients atteints du Covid-19. Or certaines de leurs cellules du système immunitaire, les lymphocytes T, exprimaient une protéine très particulière, qui n'a pas été retrouvée dans le sang de 17 donneurs non atteints par la maladie. Surtout, plus le pourcentage de lymphocytes T exprimant cette protéine était élevé chez un patient, plus les symptômes respiratoires étaient graves.

Au Centre international de recherche en infectiologie de Lyon, l'équipe de Branka Horvat* a, suite à cette nouvelle, décidé de mettre en contact des cellules issues du sang de donneurs sains avec le virus SARS-CoV-2. Bingo : les lymphocytes de 20 % des donneurs se sont également mis à exprimer cette protéine. L'infection au Covid semble bien en activer la production. Étrange… Car cette protéine particulière n'est pas inconnue des neurologues et des psychiatres : on la retrouve dans le cerveau d'environ la moitié des personnes souffrant de schizophrénie ou de troubles bipolaires. Et on la détecte également chez des patients atteints de sclérose en plaques. Son nom ? Protéine d'enveloppe HERV-W.

Drôle de point commun ! Mais là où les choses sont plus surprenantes encore, c'est que cette protéine est codée par des gènes certes présents dans notre génome humain, mais ayant pour origine… un virus. D'où son nom, d'ailleurs, HERV signifiant Human Endogenous Retrovirus (= rétrovirus endogène humain), tandis que le W indique l'appartenance à une certaine famille - il en existe plusieurs - de rétrovirus.


*GeNeuro-HERV-and-Covid-ENG-April-15-2021.pdf

Source : Science&Vie N°1245 2021