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01 octobre 2021

Assises de la Santé Mentale et de la psychiatrie : tout ce qui s'est passé !

Les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie se sont déroulées les 27 et 28 septembre 2021.

Toutes les informations, les compte-rendus, les témoignages sont disponibles ici :

https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/evenements/assises-de-la-sante-mentale-2021?


En particulier, vous pouvez retrouver l'enregistrement de toutes les interventions :

Revoir la première journée (27 septembre)

Revoir la deuxième journée (28 septembre)




30 septembre 2021

Les annonces d’Emmanuel Macron pour la psychiatrie

En clôture des assises de la santé mentale et de la psychiatrie, qui se sont tenues les 27 et 28 septembre, le président de la République, Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures en faveur de la psychiatrie : l’ouverture de 800 postes pour les Centres médico-psychologiques (CMP), des consultations de psychologues remboursées sur prescription médicale, ou encore 80 millions d’euros pour la recherche sur les neurosciences, l’intelligence artificielle et les dispositifs médicaux.

Jusqu’à présent « ni moyens à la hauteur, ni reconnaissance »

"La santé mentale est un enjeu majeur, insuffisamment assumé dans notre pays. Les moyens mis pendant longtemps n’ont pas été à la hauteur, ni la reconnaissance", a constaté Emmanuel Macron. Relevant que "la pédopsychiatrie et la psychiatrie ont fait l’objet de sous-investissements importants", il en a observé les conséquences : "une perte d’attractivité et des fermetures de lits, résultats de la désaffection des soignants."

Néanmoins, le président n’a pas annoncé de nouveau plan pour la psychiatrie, seulement des mesures complétant la feuille de route de 2018, qui avait déjà permis de débloquer 1,4 milliard d’euros. Emmanuel Macron a articulé sa stratégie pour la psychiatrie autour de trois axes : améliorer la prévention, décloisonner et mieux organiser les soins, et investir dans la recherche.

"La santé mentale est un enjeu majeur, insuffisamment assumé dans notre pays" (Emmanuel Macron).

Sur le volet de la prévention, il a plaidé pour une communication grand public régulière sur la santé mentale. Il souhaite également développer les formations aux premiers secours en santé mentale. « À peine 10 000 secouristes sont formés actuellement. Notre objectif est d’en avoir 60 000 d’ici à 2023 », a projeté le président. Il veut par ailleurs améliorer la prévention sur le début de la vie en mettant en œuvre la stratégie des 1000 premiers jours et en développant une offre de psychiatrie en périnatalité. « À partir de 2022, un entretien post-natal obligatoire avec une sage-femme sera déployé et permettra un échange pour toutes les jeunes mères », a-t-il indiqué.

Pour poursuivre cette politique de prévention à l’école, il souhaite « ouvrir le dialogue avec l’Éducation nationale ». En parallèle, il envisage de déployer les maisons des adolescents, pour ces derniers et leurs familles. « L’objectif est d’en créer une par département (il en existe actuellement 118 mais inégalement réparties: 40 départements n'en ont pas, NDLR) et d’augmenter sur trois ans le développement des accueils familiaux thérapeutiques », a détaillé Emmanuel Macron.

Concernant l’organisation des soins, le président a loué le modèle de développement des centres médico-psychologiques (CMP), « qui a permis de développer un accompagnement, un traitement dans un cadre adapté ». Néanmoins, il a reconnu que « le manque de moyens des CMP a fragilisé certains territoires ». Il souhaite donc « renforcer le continuum ville-hôpital et poursuivre la logique de secteur ». Pour cela, 800 postes seront ouverts dans les CMP à partir de l’année prochaine. « Il faut réduire les délais d’attente, qui sont parfois devenus insupportables, au-delà de 18 mois », a insisté Emmanuel Macron, plaidant pour des « délais humains ».

Afin de mieux organiser la prise en charge précoce et d’affiner l’articulation du travail des psychologues et des psychiatres, il a décidé la prise en charge par l’Assurance maladie des consultations de psychologues à partir de 2022, sur la base d’un forfait de 40 euros pour la première séance de bilan, puis 30 euros pour les suivantes. Les consultations devront être prescrites par un médecin. « Toute la profession de psychologues n’était pas ravie », a reconnu Emmanuel Macron, qui assume cependant une mesure qui lui paraît « juste et proportionnée ». Il a précisé que les psychologues qui ne souhaitaient pas s’inscrire dans ces parcours de soins pourront continuer à pratiquer les tarifs qu’ils souhaitent.

Pour les psychiatres, une revalorisation déjà actée

En revanche, pour la rémunération des psychiatres, le président a renvoyé vers les mesures déjà décidées récemment, comme la revalorisation des consultations des psychiatres et pédopsychiatres libéraux prévues dans l'avenant 9 à la convention médicale, ainsi que les 8,2 milliards d'euros du Ségur destinée à renforcer l'attractivité des postes à l'hôpital et à en ouvrir de nouveaux. Ainsi, la consultation des psychiatres, neuropsychiatres et neurologues est revalorisée à un tarif de 42,5 euros. Par ailleurs une majoration spécifique de 3 euros est créée pour les consultations de psychiatres à destination de patients de moins de 16 ans. Enfin, la prise en charge en urgence (dans les deux jours ouvrables) suivant la demande d’un médecin d’un patient en ville par un psychiatre est également revalorisée à 85 euros.

Pour les libéraux, il a indiqué son désir de « réfléchir à d’autres formes de revalorisations », comme des intéressements aux missions de santé publique.

Concernant le nombre de lits, le président a reconnu que « dans certains territoires, le mouvement de fermetures de lits a été trop rapide ». Un dispositif de « lits à la demande » va être mis en place avec un financement de 15 millions d’euros en 2022, puis 25 millions d’euros par an à partir de 2023, soit environ 500 ETP.

Le président a estimé par ailleurs qu’il fallait « mieux reconnaître le rôle des infirmiers en psychiatrie » et a envisagé une augmentation du nombre d’infirmiers en pratiques avancées (IPA) « au-delà de ce qui a été prévu par le Ségur ». Un financement de 3 millions d’euros en 2022 et 6 millions d’euros par an à partir de 2023 est prévu pour former 540 IPA supplémentaires.

De plus, 20 nouvelles équipes mobiles de psychiatrie de la personne âgée vont être créées, avec un financement de 5 millions d’euros à partir de 2022. En parallèle, 40 équipes mobiles pour la santé somatique devraient voir le jour.

La prise en charge en urgence (dans les deux jours ouvrables) est revalorisée à 85 euros.

80 millions d’euros pour la recherche

Dernier axe de la stratégie d’Emmanuel Macron : la recherche. Le président a décidé d’investir massivement dans les neurosciences, l’intelligence artificielle et les dispositifs médicaux. « L’État soutiendra un programme de recherche dédié à la santé mentale financé dans le cadre du 4e programme d’investissement d’avenir (PIA4), à hauteur de 80 millions d’euros, piloté par l’Inserm et le CNRS », a-t-il annoncé. Enfin, il a soutenu la création de l'Institut de stimulation cérébrale à l'hôpital Saint-Anne et du centre de recherche e-care, à Robert Debré.

800 postes dans les CMP, psychologues remboursés : les annonces d’E. Macron pour la psychiatrie (medscape.com)

28 septembre 2021

23 septembre 2021

La "Fédération Française des Psychologues & de Psychologie" va participer aux Assises de la Santé mentale et de la Psychiatrie

La FFPP (Fédération Française des Psychologues & de Psychologie) a été invitée aux Assises de la Santé mentale et de la Psychiatrie qui se déroulent les 27 et 28 septembre 2021.

Environ 70 professionnels interviendront lors de ces journées : délégués ministériels et interministériels, élus, usagers, psychiatres, hauts fonctionnaires… et trois psychologues y prendront part :

– Cora Von Hammerstein, Psychologue, Service de Psychiatrie et d’Addictologie, Hôpital Paul Brousse,

– Gladys Mondière, Psychologue et Docteure en Psychologie, Présidente de la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie

– Aurélie Untas, Psychologue, Présidente de l’Association de Psychologie de la Santé et Professeur de psychopathologie à l’Université Paris Descartes.


Concernant la FFPP, pourquoi accepter d’y participer ?

– Parce que la FFPP, avec le SNP, travaille avec le Ministère de la Santé et des Solidarités depuis plus d’un an à la question du remboursement des consultations de psychologie ;

– Parce que si nous ne représentons pas tous les psychologues, et que nous n’en avons pas la prétention, nous travaillons sur de nombreux dossiers concernant la profession : réglementation de la déontologie, allongement des études, travaux avec nos collègues par notre représentation à l’EFPA, participation au Comité Stratégique de Santé Mentale et à la Commission Nationale de Psychiatrie, et précédemment au Conseil National de Santé mentale… ;

– Parce qu’il nous a semblé important de porter la voix des psychologues et qu’après discussion avec les organisations de l’appel du 10 juin, nous nous sommes mis d’accord sur la possibilité de présenter nos points communs d’interpellation.

Depuis près de 20 ans, la FFPP, conformément à ses missions, vise à promouvoir la qualification de l’excellence de la discipline et de s’affirmer comme un interlocuteur majeur dans les débats qui concernent la profession. C’est dans ce sens que nous avons décidé de participer aux Assises, de manière cohérente avec nos engagements, et sans complaisance.

Bien trop souvent, les psychologues se sont retrouvés en dehors des discussions qui les concernent. Nous préférons ne pas être absents de ces débats.







18 septembre 2021

20 mai 2021

Assises de la santé mentale et de la psychiatrie : expert ou non, votre avis et vos propositions comptent !

Impulsées par Emmanuel Macron début 2021, les assises de la santé mentale et de la psychiatrie seront un temps fort d’échange et de communication pour tous les acteurs de la psychiatrie et plus largement, toutes les parties prenantes concernées.

Attention, clôture de la consultation le 31 mai 2021 !



Thématiques reconnues comme prioritaires :

- la santé mentale des enfants et des jeunes

- la prévention et la détection des souffrances psychiques

- la prévention et la prise en charge du suicide, notamment chez les personnes âgées

- la santé mentale et les maladies somatiques

- les nouvelles souffrances et nouvelles maladies

- la psychiatrie et la psychologie face à la crise sanitaire et économique

- la recherche en psychiatrie et en santé mentale

- la santé mentale des personnes âgées et des populations spécifiques (handicap, ASE, précarité…)
 
- les addictions.


Dans cette optique, le ministère des solidarités et de la santé lance une grande consultation pour recueillir les attentes, préoccupations et propositions de l’ensemble des acteurs (professionnels, patients, familles) mais aussi de la société dans toutes ses composantes.



Assises de la santé mentale et de la psychiatrie : expert ou non, votre avis et vos propositions comptent ! - Ministère des Solidarités et de la Santé (solidarites-sante.gouv.fr)

04 février 2021

Emmanuel Macron approuve la tenue d'Assises de la Psychiatrie avant l'été

Le 14 janvier, lors d'une visioconférence avec des pédopsychiatres, Emmanuel Macron a approuvé la tenue avant l'été d'Assises de la psychiatrie et de la santé mentale, avec un axe dédié à l'enfance afin d'améliorer l'accès aux soins pédopsychiatriques. Il a ainsi évoqué favorablement « le remboursement des soins de psychologues en libéral, notamment pour les enfants, afin de le rendre accessible au plus grand nombre ».


Le chef de l'Etat a par ailleurs approuvé le lancement au printemps d’une enquête nationale sur la santé mentale des jeunes et des enfants, qui sera conduite par Santé Publique France.

Les spécialistes lui ont fait part de la hausse continue du nombre d'enfants souffrant de troubles depuis quelques années. La crise et les confinements ont aggravé la situation, d'où des hausses massives d'hospitalisations pour troubles de l’humeur, troubles alimentaires ou encore comportements anxieux, avec des augmentations allant de 50% à plus de 100% par rapport à 2019.  Les tentatives de suicides des jeunes de moins de 16 ans ont également augmenté. Les adolescents et les étudiants sont particulièrement concernés par cette dégradation de la santé mentale.

Début décembre, quatre psychiatres et une psychanalyste réputés avaient appelé dans une visioconférence le gouvernement à « passer à l'action » de façon urgente pour que tous les Français qui le nécessitent puissent accéder à des soins psychiatriques, alors que la crise sanitaire accroît les besoins. « La troisième vague psychiatrique est là », avaient alerté les psychiatres Rachel Bocher, Serge Hefez, Marion Leboyer et Marie-Rose Moro, et la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury.


Publié le 15 Janvier 2021

Santé Mentale - Emmanuel Macron approuve la tenue d'Assises de la psychiatrie avant l'été (santementale.fr)