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08 avril 2026
Se reconnecter aux autres après un épisode psychotique
Un cercle de soutien solide est essentiel au rétablissement après un épisode psychotique. Malheureusement, certaines personnes constatent que leurs relations peuvent se tendre voire se briser pendant et après un épisode.
Aujourd'hui, Lesley McCuaig revient sur les étapes qui lui ont permis de réfléchir, de reconstruire et de se détacher de certaines relations après avoir vécu un épisode psychotique lié à la schizophrénie.
La psychose influence la façon dont nous traitons l'information. Elle peut nous pousser à voir, croire ou entendre des choses qui ne sont pas réelles.
Parmi les effets secondaires potentiels de la psychose figure la difficulté à entretenir des relations. Pourtant, si la schizophrénie (la maladie dont je suis atteinte) affecte indéniablement les aidants, les amis et la famille, certaines personnes peuvent parfois oublier qu'elle est également difficile à vivre pour la personne malade elle-même.
Lorsque les symptômes de la psychose s'atténuent, certaines de nos relations peuvent s'améliorer. Mais, il arrive que la tension provoquée par un épisode psychotique soit trop intense au point d’endommager la relation, même après l'atténuation des symptômes.
Il n'est jamais agréable de perdre des amis ou des proches. Bien que cela puisse faire mal, nous devons prendre le temps de faire le deuil de ces relations et essayer d'aller de l'avant.
Comment la psychose a affecté mes relations
La psychose m’a coûté plusieurs relations qui comptaient beaucoup pour moi. Je suis parvenue à en reconstruire certaines avec du temps et des efforts, mais d'autres sont restées définitivement perdues.
Est-il difficile pour moi de vivre aujourd’hui sans ces relations ? Pour être honnête... oui, parfois. Je réfléchis souvent à ce qu’étaient mes relations avant et après mon diagnostic de schizophrénie.
Cependant, j'ai souvent remarqué que les relations que j'ai perdues à cause de la psychose étaient fragiles ou montraient déjà des signes de toxicité avant même mon diagnostic de schizophrénie. En d'autres termes, ces relations n'étaient pas solides dès le départ.
Lorsque je traverse un épisode psychotique, je suis accaparée par « ma » réalité. Parmi les symptômes de ma psychose figurent les hallucinations auditives, à savoir le fait d’entendre des choses qui n’existent pas. Pourtant, tout ce que je vis pendant un de ces épisodes est authentique. C'est ma réalité propre, même si elle n'est pas perceptible pour les autres.
Parfois, la psychose trouble la capacité de jugement et de discernement, compromettant ainsi la possibilité d’entretenir des relations équilibrées. D’autres fois, la psychose peut entraîner des comportements qui paraissent étranges ou imprévisibles aux yeux des autres, comme le fait de parler à des personnes qui ne sont pas là. Ces symptômes et ces réactions peuvent m'empêcher d’entretenir avec mes amis, ma famille et mes aidants des relations conformes aux normes sociales.
De même, le manque de discernement, les comportements imprévisibles et le fait d’être déconnecté de la réalité peuvent rendre presque impossible le maintien de relations équilibrées pendant un épisode psychotique. C'est une expérience aliénante pour tout le monde.
Reconstruire après la perte et chérir ceux qui sont restés
La bonne nouvelle, c'est qu'avec un traitement approprié, les personnes peuvent sortir d'un épisode psychotique et commencer à reconstruire ce qui a été perdu. Le fait de disposer d’un cercle familial, d’amis et d’aidants auxquels ils peuvent faire confiance et sur lesquels ils peuvent compter joue un rôle clé dans le processus de rétablissement.
Parfois, en raison d’un manque de compréhension, de la stigmatisation ou de leurs propres difficultés personnelles, certaines personnes ne sont pas en mesure d'accompagner quelqu’un qui se rétablit d'une psychose. Je comprends comment et pourquoi cela peut arriver, mais je suis reconnaissante et attachée à celles et ceux qui n'ont pas laissé un épisode psychotique définir notre amitié.
Personne ne sort indemne d'un épisode de psychose. Souvent, l’après-crise nécessite un travail pour gérer les séquelles comme les traumatismes, la culpabilité et la honte.
3 façons de naviguer dans les relations affectées par un épisode psychotique
1. Prendre le temps de faire son deuil
Lorsque la psychose entraîne une rupture des relations, la personne affectée doit prendre le temps de faire son deuil.
C’est un temps de réflexion et d’introspection. Il est également utile d'en parler avec quelqu'un, comme un ami ou un professionnel.
2. Choisir d'aller de l'avant
Après le deuil, apprenez à aller de l'avant avec ceux que vous aimez et respectez. Faire le deuil d'une relation fait mal, mais affronter ces sentiments vous permet d'aller de l'avant avec ou sans elle.
3. Savoir quand lâcher prise
Apprendre à lâcher prise est peut-être l'une des plus grandes leçons que j'ai tirées de mon expérience, depuis que j'ai reçu mon diagnostic de schizophrénie. Je veux tourner la page sur la vie que j’avais autrefois et commencer à me fixer de nouveaux objectifs réalistes pour l'avenir.
Les relations peuvent être complexes avec ou sans schizophrénie, mais les miennes ont été aggravées et compliquées par dix années d'alcoolisme. Parfois, je me dis que c’est un miracle qu'il me reste encore un ami !
Mais avec du temps, de la patience, des efforts et de l'engagement, les relations peuvent survivre et s'épanouir au-delà de la psychose. Vous pouvez réapprendre à faire confiance, à rire et à aimer.
Le point à retenir : aller de l'avant
Bien que la psychose puisse être perturbatrice et décourageante pour les personnes atteintes de schizophrénie, elle n'a pas à définir qui nous sommes.
Les relations vont et viennent. Certes, il peut être décevant et décourageant de voir un aidant, un ami ou un membre de la famille s'éloigner au moment même où l'on est au plus mal, mais cela ne doit pas définir toutes nos relations. Avec une bonne observance du traitement, il est possible de mener une vie très épanouissante avec des relations qui comptent.
Certaines relations peuvent survivre à la psychose et en sortir renforcées.
Ce témoignage et les informations présentées ont une visée pédagogique et ne constituent pas des conseils spécifiques pour l'évaluation, la gestion ou le traitement d'une quelconque pathologie.
Se reconnecter aux autres après un épisode psychotique
09 décembre 2025
Stéphane Cognon, rétabli de la schizophrénie et devenu pair-aidant professionnel
https://www.lemonde.fr/sante/article/2025/11/25/stephane-cognon-retabli-de-la-schizophrenie-et-devenu-pair-aidant-professionnel_6654726_1651302.html
13 novembre 2025
[Livre] : SCHIZOPHRENIE : Se rétablir de la maladie durablement avec une méthode unique basée sur l’expérience vécue, les neurosciences et la psychologie
Et s'il était enfin possible de se rétablir durablement de la schizophrénie ?
Le diagnostic est tombé, et avec lui, un sentiment de fatalité ? Vous ou un proche êtes confronté au brouillard de la confusion, à l'isolement, aux traitements qui semblent ne gérer que les symptômes, sans jamais offrir de véritable espoir ? Vous n'êtes pas seul.
L’auteur a connu ce chemin semé d'embûches. Il a vécu la maladie de l'intérieur. Mais au lieu de la subir, il l'a transformée en une quête de connaissance.
Ce livre sur la schizophrénie n'est pas un simple manuel théorique de plus.
Il ne s'agit plus de simplement survivre, mais d'apprendre à mieux vivre avec la schizophrénie et, à terme, de reprendre le contrôle de sa vie.
Amazon. fr - SCHIZOPHRENIE: Se rétablir de la maladie durablement - Babillote, Florent - Livres
22 juin 2025
Bref retour sur les journées nationales Santé Mentale France les 12 et 13 juin 2025
Cette évolution, relativement récente en France, nécessite un changement de regard de la part des équipes de soins et l’implication dans ces équipes « d’experts d’expérience ». Un programme « Médiateurs de Santé-Pairs »(MSP) visant à accompagner la formation et le recrutement de personnes concernées par des troubles psychiques rétablies ou en voie de rétablissement, dans des établissements hospitaliers ou structures médico-sociales est détaillé par le CCOMS, Centre Collaborateur de l’OMS pour la recherche et la formation en santé mentale installé dans un EPSM (Etablissement Public de Santé Mentale) déployé dans la métropole lilloise. Actuellement on compte près de 200 MSP en France ayant une licence professionnelle délivrée à Paris XIII ou à Bordeaux.
Un autre exemple d’alliance entre des professionnels d’un établissement psychiatrique et d’une patiente devenue, depuis, pair aidante et patiente experte au sein de ce même établissement, est rapporté.
Un des outils du rétablissement est la réhabilitation psychosociale. Un exemple de cette démarche est porté par un service du Centre Hospitalier de Rouffach (68) dont l’originalité est de présenter un modèle intégré de coordination entre PTSM, CLSM et Centre de ressources en Réhabilitation Psychosociale.
Aussi, pour aider à (re)trouver le chemin du rétablissement un nouveau média participatif Plein Espoir, construit par et pour les personnes vivant avec des troubles psychiques, est proposé à l’initiative de Santé mentale France.
Le rétablissement de la personne souffrant d’un trouble psychique passe aussi par celui de ses proches : ateliers PROSPECT (Unafam), psychoéducation (Programme Profamille), soutien des jeunes aidants (Communauté de pratiques Etincelles&Co).
En conclusion, "l’ambition de ces journées était de promouvoir une inventivité et une transversalité de proximité sur les territoires afin de favoriser les processus de rétablissement des personnes concernées, dans le respect de leur projet de vie, dans un souci de co-construction, de déstigmatisation et de promotion de leur citoyenneté".
27 février 2025
Le rétablissement des troubles psychiques
SOMMAIRE
Un mouvement porté par les personnes vivant avec un trouble psychique
Se rétablir, avec ses hauts et ses bas
Se rétablir, c’est changer de perspective
Ce qui aide à se rétablir
L’espoir en un avenir ouvert
L’acceptation de la maladie
« Je suis une personne, pas une maladie »
Le pouvoir d’agir par soi-même
Le contrôle sur les symptômes
L’engagement dans des actions qui ont du sens
L’entraide
Des portes auxquelles frapper
Mon carnet de rétablissement, à lire et à remplir
11 décembre 2024
PLEIN ESPOIR : S’inspirer, Comprendre, Se rétablir
L’objectif est de fédérer, éclairer et orienter celles et ceux qui vivent avec des troubles psychiques ou en difficultés, ainsi que leurs proches et accompagnants, pour les aider à (re)trouver le chemin du rétablissement.
30 novembre 2024
Les Ateliers du rétablissement en santé mentale : nous y étions !
À l’occasion des Ateliers du rétablissement à Strasbourg, le groupe musical "Les voix de l’Aube" a proposé une introduction musicale le jeudi 28 novembre.
01 juillet 2024
[Témoignage] : Atteint de schizophrénie et ex-toxicomane, il obtient un doctorat honoris causa
Il est impossible de ne pas être profondément touché par l’histoire de Luc Vigneault, atteint d’une schizophrénie qui l’a poussé dans la drogue et la misère, mais qui depuis son rétablissement accomplit de grandes réalisations, au point de recevoir un doctorat honoris causa le 19 juin 2024, à l’Université Laval.
«J’en ai ouvert, des portes, et ce n’était pas facile», lance Luc Vigneault, premier pair-aidant en santé mentale au Québec, dont il représente un leader dans la francophonie par son engagement au sein du ministère de la Santé et des Services sociaux, de la Commission des droits de la personne et de l’Organisation mondiale de la Santé.
Cette profession, portée par des gens formés qui ont eux-mêmes souffert de troubles mentaux graves, est désormais considérée comme l’une des meilleures pratiques en santé mentale. Ils accompagnent les patients, forts de leur vécu et porteurs d’espoir.
«En fait, je ne dirais pas “ouvrir”, je dirais “défoncer”», renchérit à ses côtés le Dr Marc-André Roy, pour qui la remise de ce doctorat honoris causa à M. Vigneault, par la Faculté de pharmacie de l’Université Laval, «c’est la célébration d’un parcours exceptionnel et d’une contribution sociale et scientifique remarquable».
«Pour moi, c’est surtout la célébration du rétablissement, ajoute M. Vigneault. C’est le message que ça envoie. Ça vient dire à toute personne qui a un trouble de santé mentale: ce n’est pas une fatalité, on peut avoir une vie pleinement épanouie en dépit des troubles mentaux.»...
Atteint de schizophrénie et ex-toxicomane, il obtient un doctorat honoris causa: Luc Vigneault sème l’espoir grâce à un parcours d’exception | JDM (journaldemontreal.com)
01 juin 2024
Rétablissement : au-delà des outils
27 mai 2024
[6-7 juin] : Douzième Congrès Réhab’ Santé mentale France
Pre-Programme-V8.pdf (santementalefrance.fr)
avec la participation de l’UNAFAM :
PLÉNIÈRE 1 : Rien à propos de nous sans nous
Caroline MATTE La Maison Perchée . Représentant des Familles UNAFAM . Stéphanie WOOLEY ADVOCACY & MH Europe . Serge MIKHARSKY Animateur Groupe d’Entraide Mutuelle chez Association GEM «Le Cerisier» , CNIGEM
PLÉNIÈRE 6 - Santé mentale Grande Cause Nationale 2025 !
Signatures ouvertes sur : santementale2025.org
18 avril 2024
[Rencontres] : "Ateliers du rétablissement en santé mentale"
En cette année olympique, promouvoir les activités physiques et sportives auprès des personnes concernées par les troubles psychiques paraît évident. Les bienfaits de l’activité physique et sportive sur la santé physique et mentale des personnes vivant avec des troubles psychiques sont aujourd’hui bien établis. Ils sont d’autant plus importants que ces personnes sont le plus souvent sédentaires et ne pratiquent pas d’activité physique régulière.
Ces deux journées reposeront sur un format original alternant apports scientifiques, témoignages de personnes concernées et de personnes inspirantes, stands, animations, tables rondes et ateliers de pratiques sportives.
Vos pratiques sont peut-être déjà orientées rétablissement sans le savoir !
Que vous soyez directement concerné par des troubles psychiques, professionnel de l’activité physique et sportive, acteur de la santé mentale (culturel, sanitaire, médicosocial, social, etc), accompagnant, proche ou aidant répondez à notre appel à participation !
Vous trouverez ci-dessous notre appel à participation et le lien pour accéder au questionnaire de candidature. Vos réponses sont attendues jusqu’au 15 Mai 2024.
14 mars 2024
[25 mars] Formation MOOC : "Se rétablir, un vrai délire ?"
Grâce à sa forme ludique, ce MOOC (=Cours d'enseignement diffusé sur Internet) est à la portée d’un large public.
Que vous soyez proches, personnes souffrant d’un trouble psychique, professionnels, étudiants ou simplement sensibles à la problématique du rétablissement, vous trouverez dans ce MOOC des éléments qui éveilleront toute l’importance de la place de la santé mentale dans nos vies.
Découvrez le contenu de ce cours : Semaine 0 - Explications du MOOC (youtube.com)
Lien d'inscription: Accueil | HES-SO Numérique
Durée de la formation : 6 semaines (à distance)
Temps de travail hebdomadaire: 2 h 30 à 3 h
Prix : gratuit
30 septembre 2023
[Formation] : "Se rétablir, un vrai délire ?
Le lundi 9 octobre 2023, débutera une nouvelle session de la formation au rétablissement, en ligne et gratuite, intitulée
"Se rétablir, un vrai délire ?"
Que vous soyez proches, personnes souffrant d’un trouble psychique, professionnels, étudiants ou simplement sensibles à la problématique du rétablissement, vous trouverez dans ce MOOC des éléments qui éveilleront toute l’importance de la place de la santé mentale dans nos vies.
Découvrez le contenu de ce cours et inscrivez-vous, dès maintenant, pour suivre cette formation à votre guise.
Lien d'inscription: https://bit.ly/
Durée de la formation: 6 semaines (à distance)
Temps de travail hebdomadaire: 2 h 30 à 3 h
Prix: gratuit
Certificat: Attestation finale de formation
12 juin 2023
[Rappel] : Tout ce qui se passe en Juin
[15 juin] : Colloque "La voie du rétablissement"
https://psy-partenaires.blogspot.com/2023/06/15-juin-colloque-la-voie-du.html
[17 juin] : Colloque sur la schizophrénie
https://psy-partenaires.blogspot.com/2023/06/17-juin-colloque-sur-la-schizophrenie.html
[21 juin] : Webinaire PCH
https://psy-partenaires.blogspot.com/2023/06/21-juin-webinaire-pch.html
06 juin 2023
[15 juin] : Colloque "La voie du rétablissement"
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15 mai 2023
[Témoignage] : "Je ne suis pas guéri, je suis rétabli" : le combat de Florent Babillote contre la schizophrénie
au Polygone de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d'Or).
Florent Babillote - Cela va très bien, Ça va beaucoup mieux que quand j'avais 24 ans. J'ai longtemps vécu avec une épée de Damoclès en me disant que j'allais rechuter. C'est ce qui m'a un peu sauvé. Le fait d'avoir cette peur de la rechute, ça m'a permis de faire attention à moi, de m'intéresser au coaching, au développement personnel, aux neurosciences. J'ai également été aide soignant dans l'unité dans laquelle j'avais été interné. C'est pour ça que je fais une conférence à Chevigny-Saint-Sauveur pour aider le maximum de personnes possible, les personnes soignées, mais aussi le personnel soignant. Et puis les gens qui ne connaissent pas la maladie.
Cela veut dire qu'on guérit de la schizophrénie ?
Je suis rétabli. Je n'ai pas de problème avec le mot guérir, je me sens très bien. Aujourd'hui, je fais du sport, j'ai une femme, j'ai une vie tout à fait finalement normale. Je me sens énormément mieux qu'avant, ça c'est sûr. Guéri, je ne sais pas. Ce serait plutôt à un psychiatre de le dire, mais rétabli, ça, c'est sûr. On me l'a dit que j'étais rétabli plusieurs fois.
Vous vous êtes rétabli avec quoi ? Avec des traitements ?
J'ai toujours un traitement. Je fais attention. Je fais beaucoup de sport, beaucoup de techniques de développement personnel, de neurosciences, de la programmation neurolinguistique. C'est de la reformulation. J'apprends beaucoup aux gens, par exemple, à reformuler les voix quand on en a, Freiner la paranoïa également. On travaille, on a des séances de coaching là dessus. C'est très important, ça aide beaucoup de personnes. C'est vrai que les gens ont un peu de mal à partager des vidéos parce que c'est un sujet qui est un peu tabou et je comprends tout à fait. Mais c'est vraiment important de les partager parce que ça peut aider beaucoup de monde.
Comment on se rend compte qu'on est schizophrène ?
On ne s'en rend pas compte. C'est les autres qui vous le disent. De treize ans à 24 ans, j'étais dans une errance de diagnostic. Je voyais bien que j'avais des phases où je n'étais pas bien du tout, des phases où j'avais des voix, de la paranoïa. Et c'est vrai que c'est eux qui vous le disent. J'aurais pu être acteur à un moment parce que mes parents pensaient que je faisais une crise d'adolescence alors que je m'enfermais dans ma chambre. Je disais que je jouais aux jeux vidéo, mais je criais à l'intérieur. Il y avait une voix que dans mon premier livre sur clarté, j'ai appelé l'autre. Cette voix qui m'a longtemps hanté, est toujours là par moments. Mais j'ai appris à très bien la maîtriser en fait, et à vivre sereinement avec.
Ça veut dire que dans votre quotidien, vous avez dû mettre en place des procédés ?
Un des process, c'est de reformuler la voix de façon positive pour qu'elle soit moins stressante. Ça peut être une hallucination. Le constat que je peux vous donner, c'est à la fois de savoir gérer votre stress pour faire diminuer l'hallucination, mais aussi vous pouvez faire des techniques de visualisation positive en fait, c'est à dire changer une hallucination en visualisation positive. Ça veut dire que les images que vous avez dans la tête vous les transformez en images positives avec un travail personnel à faire sur soi, ça prend du temps, mais c'est tout à fait faisable. Et ça, ça aide beaucoup de gens.
04 février 2023
Les Ateliers du rétablissement : coup de coeur pour l'atelier musique de TP-TP
Le 8 décembre dernier, avaient lieu les Ateliers du rétablissement en Santé Mentale Grand Est (NANCY).
11 janvier 2023
Retour sur les Ateliers du rétablissement : nous y étions !!!!
Voir la vidéo :
26 novembre 2022
[8 décembre] : les Ateliers du rétablissement
Ces Ateliers ont pour ambition de rassembler toutes les parties prenantes régionales de la santé mentale afin de mieux mettre en lumière les démarches orientées rétablissement, existantes ou en réflexion, et mieux comprendre comment créer les conditions du pouvoir d’agir.
S’il existe déjà de nombreuses initiatives sur le territoire, certaines restent plutôt méconnues, rarement valorisées, peu mises en discussion, et pas assez partagées.
C’est pourquoi nous souhaitons recueillir un maximum de pratiques locales orientées rétablissement qui nourriront le programme de la journée : stands, ateliers, témoignages.
N’hésitez pas, tout le monde peut participer, et c’est gratuit !
Que vous soyez personne directement concernée par des troubles psychiques, professionnel de santé, acteur du médico-social ou du social, accompagnant, proche ou aidant répondez à cet appel à candidature.
La journée sera construite à partir de vos retours et s’organisera autour de différentes modalités : stands, ateliers, témoignages et plus encore.
Certaines pratiques seront sélectionnées comme COUPS DE CŒUR du jury et pourront donner lieu à la réalisation d’un film promotionnel afin d’aider à leur diffusion.
17 novembre 2022
Le rétablissement en santé mentale : quand les "patients" redeviennent des personnes
Pire, sitôt un individu estampillé schizophrène ou bipolaire, il se trouvait souvent réduit à ce trouble, et son humanité dans toute sa complexité disparaissait derrière le diagnostic posé – selon un processus dit d’essentialisation. Préjugés, commentaires et autres comportements entretiennent toujours les idées reçues et participent à la stigmatisation de ces personnes.
La stigmatisation reste très présente dans notre société, aussi bien en population générale qu’au sein des professionnels de santé du domaine. Pour autant, approches et pratiques de soin évoluent. Désormais, l’idée forte est d’accompagner les personnes ayant reçu un diagnostic de trouble mental vers leur "rétablissement" : non vers un état antérieur à la pathologie, mais vers une vie satisfaisante, riche de sens pour la personne. Nous vous présentons ici cette pratique encore trop peu connue...










