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08 avril 2026

Se reconnecter aux autres après un épisode psychotique

Lesley McCuaig Mars 27, 2026

Un cercle de soutien solide est essentiel au rétablissement après un épisode psychotique. Malheureusement, certaines personnes constatent que leurs relations peuvent se tendre voire se briser pendant et après un épisode.
Aujourd'hui, Lesley McCuaig revient sur les étapes qui lui ont permis de réfléchir, de reconstruire et de se détacher de certaines relations après avoir vécu un épisode psychotique lié à la schizophrénie.


La psychose influence la façon dont nous traitons l'information. Elle peut nous pousser à voir, croire ou entendre des choses qui ne sont pas réelles.

Parmi les effets secondaires potentiels de la psychose figure la difficulté à entretenir des relations. Pourtant, si la schizophrénie (la maladie dont je suis atteinte) affecte indéniablement les aidants, les amis et la famille, certaines personnes peuvent parfois oublier qu'elle est également difficile à vivre pour la personne malade elle-même.

Lorsque les symptômes de la psychose s'atténuent, certaines de nos relations peuvent s'améliorer. Mais, il arrive que la tension provoquée par un épisode psychotique soit trop intense au point d’endommager la relation, même après l'atténuation des symptômes.

Il n'est jamais agréable de perdre des amis ou des proches. Bien que cela puisse faire mal, nous devons prendre le temps de faire le deuil de ces relations et essayer d'aller de l'avant.

Comment la psychose a affecté mes relations

La psychose m’a coûté plusieurs relations qui comptaient beaucoup pour moi. Je suis parvenue à en reconstruire certaines avec du temps et des efforts, mais d'autres sont restées définitivement perdues.

Est-il difficile pour moi de vivre aujourd’hui sans ces relations ? Pour être honnête... oui, parfois. Je réfléchis souvent à ce qu’étaient mes relations avant et après mon diagnostic de schizophrénie.

Cependant, j'ai souvent remarqué que les relations que j'ai perdues à cause de la psychose étaient fragiles ou montraient déjà des signes de toxicité avant même mon diagnostic de schizophrénie. En d'autres termes, ces relations n'étaient pas solides dès le départ.

Lorsque je traverse un épisode psychotique, je suis accaparée par « ma » réalité. Parmi les symptômes de ma psychose figurent les hallucinations auditives, à savoir le fait d’entendre des choses qui n’existent pas. Pourtant, tout ce que je vis pendant un de ces épisodes est authentique. C'est ma réalité propre, même si elle n'est pas perceptible pour les autres.

Parfois, la psychose trouble la capacité de jugement et de discernement, compromettant ainsi la possibilité d’entretenir des relations équilibrées. D’autres fois, la psychose peut entraîner des comportements qui paraissent étranges ou imprévisibles aux yeux des autres, comme le fait de parler à des personnes qui ne sont pas là. Ces symptômes et ces réactions peuvent m'empêcher d’entretenir avec mes amis, ma famille et mes aidants des relations conformes aux normes sociales.

De même, le manque de discernement, les comportements imprévisibles et le fait d’être déconnecté de la réalité peuvent rendre presque impossible le maintien de relations équilibrées pendant un épisode psychotique. C'est une expérience aliénante pour tout le monde.

Reconstruire après la perte et chérir ceux qui sont restés

La bonne nouvelle, c'est qu'avec un traitement approprié, les personnes peuvent sortir d'un épisode psychotique et commencer à reconstruire ce qui a été perdu. Le fait de disposer d’un cercle familial, d’amis et d’aidants auxquels ils peuvent faire confiance et sur lesquels ils peuvent compter joue un rôle clé dans le processus de rétablissement.

Parfois, en raison d’un manque de compréhension, de la stigmatisation ou de leurs propres difficultés personnelles, certaines personnes ne sont pas en mesure d'accompagner quelqu’un qui se rétablit d'une psychose. Je comprends comment et pourquoi cela peut arriver, mais je suis reconnaissante et attachée à celles et ceux qui n'ont pas laissé un épisode psychotique définir notre amitié.

Personne ne sort indemne d'un épisode de psychose. Souvent, l’après-crise nécessite un travail pour gérer les séquelles comme les traumatismes, la culpabilité et la honte.

3 façons de naviguer dans les relations affectées par un épisode psychotique

1. Prendre le temps de faire son deuil

Lorsque la psychose entraîne une rupture des relations, la personne affectée doit prendre le temps de faire son deuil.

C’est un temps de réflexion et d’introspection. Il est également utile d'en parler avec quelqu'un, comme un ami ou un professionnel.

2. Choisir d'aller de l'avant

Après le deuil, apprenez à aller de l'avant avec ceux que vous aimez et respectez. Faire le deuil d'une relation fait mal, mais affronter ces sentiments vous permet d'aller de l'avant avec ou sans elle.

3. Savoir quand lâcher prise

Apprendre à lâcher prise est peut-être l'une des plus grandes leçons que j'ai tirées de mon expérience, depuis que j'ai reçu mon diagnostic de schizophrénie. Je veux tourner la page sur la vie que j’avais autrefois et commencer à me fixer de nouveaux objectifs réalistes pour l'avenir.

Les relations peuvent être complexes avec ou sans schizophrénie, mais les miennes ont été aggravées et compliquées par dix années d'alcoolisme. Parfois, je me dis que c’est un miracle qu'il me reste encore un ami !

Mais avec du temps, de la patience, des efforts et de l'engagement, les relations peuvent survivre et s'épanouir au-delà de la psychose. Vous pouvez réapprendre à faire confiance, à rire et à aimer.

Le point à retenir : aller de l'avant

Bien que la psychose puisse être perturbatrice et décourageante pour les personnes atteintes de schizophrénie, elle n'a pas à définir qui nous sommes.

Les relations vont et viennent. Certes, il peut être décevant et décourageant de voir un aidant, un ami ou un membre de la famille s'éloigner au moment même où l'on est au plus mal, mais cela ne doit pas définir toutes nos relations. Avec une bonne observance du traitement, il est possible de mener une vie très épanouissante avec des relations qui comptent.

Certaines relations peuvent survivre à la psychose et en sortir renforcées.

Ce témoignage et les informations présentées ont une visée pédagogique et ne constituent pas des conseils spécifiques pour l'évaluation, la gestion ou le traitement d'une quelconque pathologie.

Se reconnecter aux autres après un épisode psychotique

09 décembre 2025

Stéphane Cognon, rétabli de la schizophrénie et devenu pair-aidant professionnel

Ce patient expert de 57 ans coanime notamment des ateliers de psychoéducation auprès de personnes hospitalisées ou en ambulatoire au GHU Paris psychiatrie & neurosciences. Pour lui, son métier aide à "renverser le rapport traditionnel entre l’institution sachante et le patient qui subit".

https://www.lemonde.fr/sante/article/2025/11/25/stephane-cognon-retabli-de-la-schizophrenie-et-devenu-pair-aidant-professionnel_6654726_1651302.html

13 novembre 2025

[Livre] : SCHIZOPHRENIE : Se rétablir de la maladie durablement avec une méthode unique basée sur l’expérience vécue, les neurosciences et la psychologie

Florent Babillote paru le 11 septembre 2025 

Et s'il était enfin possible de se rétablir durablement de la schizophrénie ?

Le diagnostic est tombé, et avec lui, un sentiment de fatalité ? Vous ou un proche êtes confronté au brouillard de la confusion, à l'isolement, aux traitements qui semblent ne gérer que les symptômes, sans jamais offrir de véritable espoir ? Vous n'êtes pas seul.
L’auteur a connu ce chemin semé d'embûches. Il a vécu la maladie de l'intérieur. Mais au lieu de la subir, il l'a transformée en une quête de connaissance.

Ce livre sur la schizophrénie n'est pas un simple manuel théorique de plus. 

C'est le témoignage puissant et la feuille de route d'un homme qui a tracé son propre chemin vers le rétablissement. En fusionnant son expérience vécue avec les dernières avancées en neurosciences et en psychologie appliquée, Florent Babillote a mis au point une méthode unique et nouvelle.
Il ne s'agit plus de simplement survivre, mais d'apprendre à mieux vivre avec la schizophrénie et, à terme, de reprendre le contrôle de sa vie.

Amazon. fr - SCHIZOPHRENIE: Se rétablir de la maladie durablement - Babillote, Florent - Livres



22 juin 2025

Bref retour sur les journées nationales Santé Mentale France les 12 et 13 juin 2025

Ces journées qui se sont tenues à Montpellier ont réuni plus de 700 participants, dont notre présidente Françoise MALAVIELLE, qui nous propose ce résumé.

Ces rencontres étaient centrées sur le rétablissement, un nouveau paradigme issu des usagers et qui a beaucoup évolué dans le champ de la santé mentale ces dernières décennies comme l’a bien relaté Aude Fauvel, historienne spécialiste de l'histoire de la psychiatrie française.

Cette évolution, relativement récente en France, nécessite un changement de regard de la part des équipes de soins et l’implication dans ces équipes « d’experts d’expérience ». Un programme « Médiateurs de Santé-Pairs »(MSP) visant à accompagner la formation et le recrutement de personnes concernées par des troubles psychiques rétablies ou en voie de rétablissement, dans des établissements hospitaliers ou structures médico-sociales est détaillé par le CCOMS, Centre Collaborateur de l’OMS pour la recherche et la formation en santé mentale installé dans un EPSM (Etablissement Public de Santé Mentale) déployé dans la métropole lilloise. Actuellement on compte près de 200 MSP en France ayant une licence professionnelle délivrée à Paris XIII ou à Bordeaux.

Un autre exemple d’alliance entre des professionnels d’un établissement psychiatrique et d’une patiente devenue, depuis, pair aidante et patiente experte au sein de ce même établissement, est rapporté.

Un des outils du rétablissement est la réhabilitation psychosociale. Un exemple de cette démarche est porté par un service du Centre Hospitalier de Rouffach (68) dont l’originalité est de présenter un modèle intégré de coordination entre PTSM, CLSM et Centre de ressources en Réhabilitation Psychosociale.

Aussi, pour aider à (re)trouver le chemin du rétablissement un nouveau média participatif Plein Espoir, construit par et pour les personnes vivant avec des troubles psychiques, est proposé à l’initiative de Santé mentale France.


Le rétablissement de la personne souffrant d’un trouble psychique passe aussi par celui de ses proches : ateliers PROSPECT (Unafam), psychoéducation (Programme Profamille), soutien des jeunes aidants (Communauté de pratiques Etincelles&Co).

En conclusion, "l’ambition de ces journées était de promouvoir une inventivité et une transversalité de proximité sur les territoires afin de favoriser les processus de rétablissement des personnes concernées, dans le respect de leur projet de vie, dans un souci de co-construction, de déstigmatisation et de promotion de leur citoyenneté".

11 décembre 2024

PLEIN ESPOIR : S’inspirer, Comprendre, Se rétablir

Plein espoir est le nouveau média participatif dédié au rétablissement, construit par et pour les personnes vivant avec des troubles psychiques, à l’initiative de Santé mentale France.

L’objectif est de fédérer, éclairer et orienter celles et ceux qui vivent avec des troubles psychiques ou en difficultés, ainsi que leurs proches et accompagnants, pour les aider à (re)trouver le chemin du rétablissement.

30 novembre 2024

Les Ateliers du rétablissement en santé mentale : nous y étions !

À l’occasion des Ateliers du rétablissement à Strasbourg, le groupe musical "Les voix de l’Aube" a proposé une introduction musicale le jeudi 28 novembre.


01 juillet 2024

[Témoignage] : Atteint de schizophrénie et ex-toxicomane, il obtient un doctorat honoris causa

Luc Vigneault sème l’espoir grâce à un parcours d’exception.

Il est impossible de ne pas être profondément touché par l’histoire de Luc Vigneault, atteint d’une schizophrénie qui l’a poussé dans la drogue et la misère, mais qui depuis son rétablissement accomplit de grandes réalisations, au point de recevoir un doctorat honoris causa le 19 juin 2024, à l’Université Laval.

«J’en ai ouvert, des portes, et ce n’était pas facile», lance Luc Vigneault, premier pair-aidant en santé mentale au Québec, dont il représente un leader dans la francophonie par son engagement au sein du ministère de la Santé et des Services sociaux, de la Commission des droits de la personne et de l’Organisation mondiale de la Santé.

Cette profession, portée par des gens formés qui ont eux-mêmes souffert de troubles mentaux graves, est désormais considérée comme l’une des meilleures pratiques en santé mentale. Ils accompagnent les patients, forts de leur vécu et porteurs d’espoir.

«En fait, je ne dirais pas “ouvrir”, je dirais “défoncer”», renchérit à ses côtés le Dr Marc-André Roy, pour qui la remise de ce doctorat honoris causa à M. Vigneault, par la Faculté de pharmacie de l’Université Laval, «c’est la célébration d’un parcours exceptionnel et d’une contribution sociale et scientifique remarquable».

«Pour moi, c’est surtout la célébration du rétablissement, ajoute M. Vigneault. C’est le message que ça envoie. Ça vient dire à toute personne qui a un trouble de santé mentale: ce n’est pas une fatalité, on peut avoir une vie pleinement épanouie en dépit des troubles mentaux.»...

Atteint de schizophrénie et ex-toxicomane, il obtient un doctorat honoris causa: Luc Vigneault sème l’espoir grâce à un parcours d’exception | JDM (journaldemontreal.com)

01 juin 2024

Rétablissement : au-delà des outils

Dans le champ de la santé mentale, le rétablissement semble être une cause entendue. Mais qu’en est-il de la mise en œuvre voire de la compréhension même de ce paradigme ? Adopter des pratiques réellement orientées rétablissement reste une démarche exigeante, qui comporte un élément central, celui de la participation des usagers à tous les niveaux. Comment ancrer concrètement et durablement ce modèle ? Analyses et retours d’expériences.

Un gros dossier dans la Revue de la santé mentale : lire le sommaire



27 mai 2024

[6-7 juin] : Douzième Congrès Réhab’ Santé mentale France

Thème : "Rétablissement : Ensemble, bougeons les lignes"

6 et 7 juin 2024 à Marseille

Soins précoces, pair-aidance, travail en partenariat, influencent durablement les pronostics et les parcours. Des personnes vivent le rétablissement, en témoignent et le partagent. Désormais, que veulent les personnes vis-à-vis de leur parcours de rétablissement ? Néanmoins, l’équilibre reste fragile. Si le discours a changé, les pratiques peinent parfois à le faire. Les soins et les services basés sur les besoins des personnes et qui sécurisent les aléas du rétablissement restent minoritaires. La stigmatisation des personnes concernées et des structures de soins reste un frein à l’inclusion sociale. Les voix des personnes peinent à être entendues. Comment surmonter ces obstacles ? Le rétablissement appartient aux personnes concernées et à elles seules. Le rôle de la réhabilitation psychosociale est de favoriser son émergence et sa croissance. Plus que jamais les expériences positives développées peuvent être sources d’inspiration et de changement.

Pre-Programme-V8.pdf (santementalefrance.fr)

avec la participation de l’UNAFAM :

PLÉNIÈRE 1 : Rien à propos de nous sans nous
Caroline MATTE La Maison Perchée . Représentant des Familles UNAFAM . Stéphanie WOOLEY ADVOCACY & MH Europe . Serge MIKHARSKY Animateur Groupe d’Entraide Mutuelle chez Association GEM «Le Cerisier» , CNIGEM

PLÉNIÈRE 6 - Santé mentale Grande Cause Nationale 2025 !
Collectif Santé mentale Grande Cause nationale 2025 initié par : ADESM, AJPJA, CNIGEM, FEHAP, Fondation Fondamental, Psychodon, Santé mentale France, Unafam
Signatures ouvertes sur : santementale2025.org

18 avril 2024

[Rencontres] : "Ateliers du rétablissement en santé mentale"

Les "Ateliers du rétablissement en santé mentale" reviennent en région Grand Est pour une édition SPORT et nous avons besoin de vous !

28 et 29 Novembre 2024 
à Strasbourg au Parc de l’Orangerie - Pavillon Joséphine

En cette année olympique, promouvoir les activités physiques et sportives auprès des personnes concernées par les troubles psychiques paraît évident. Les bienfaits de l’activité physique et sportive sur la santé physique et mentale des personnes vivant avec des troubles psychiques sont aujourd’hui bien établis. Ils sont d’autant plus importants que ces personnes sont le plus souvent sédentaires et ne pratiquent pas d’activité physique régulière.

Ces deux journées reposeront sur un format original alternant apports scientifiques, témoignages de personnes concernées et de personnes inspirantes, stands, animations, tables rondes et ateliers de pratiques sportives.

Vos pratiques sont peut-être déjà orientées rétablissement sans le savoir !

Que vous soyez directement concerné par des troubles psychiques, professionnel de l’activité physique et sportive, acteur de la santé mentale (culturel, sanitaire, médicosocial, social, etc), accompagnant, proche ou aidant répondez à notre appel à participation !

Vous trouverez ci-dessous notre appel à participation et le lien pour accéder au questionnaire de candidature. Vos réponses sont attendues jusqu’au 15 Mai 2024.


14 mars 2024

[25 mars] Formation MOOC : "Se rétablir, un vrai délire ?"

Le lundi 25 mars 2024, débutera une nouvelle session de la formation au rétablissement, en ligne et gratuite, intitulée "Se rétablir, un vrai délire ?".

Grâce à sa forme ludique, ce MOOC (=
Cours d'enseignement diffusé sur Internet) est à la portée d’un large public.

Que vous soyez proches, personnes souffrant d’un trouble psychique, professionnels, étudiants ou simplement sensibles à la problématique du rétablissement, vous trouverez dans ce MOOC des éléments qui éveilleront toute l’importance de la place de la santé mentale dans nos vies.

Découvrez le contenu de ce cours : Semaine 0 - Explications du MOOC (youtube.com)


Lien d'inscription: Accueil | HES-SO Numérique

Durée de la formation : 6 semaines (à distance)
Temps de travail hebdomadaire: 2 h 30 à 3 h
Prix : gratuit

30 septembre 2023

[Formation] : "Se rétablir, un vrai délire ?

Le lundi 9 octobre 2023, débutera une nouvelle session de la formation au rétablissement, en ligne et gratuite, intitulée 

"Se rétablir, un vrai délire ?"

Grâce à sa forme ludique, ce MOOC (Formation dispensée sur Internet et accessible à tous) est à la portée d’un large public.

Que vous soyez proches, personnes souffrant d’un trouble psychique, professionnels, étudiants ou simplement sensibles à la problématique du rétablissement, vous trouverez dans ce MOOC des éléments qui éveilleront toute l’importance de la place de la santé mentale dans nos vies.

Découvrez le contenu de ce cours et  inscrivez-vous, dès maintenant, pour suivre cette formation à votre guise.

Lien d'inscription: https://bit.ly/PositiveMinders-MOOC-Oct-2023

Durée de la formation: 6 semaines (à distance)
Temps de travail hebdomadaire: 2 h 30 à 3 h
Prix: gratuit
Certificat: Attestation finale de formation 


06 juin 2023

[15 juin] : Colloque "La voie du rétablissement"

 

Une journée passionnante pour découvrir la “voie du rétablissement avec notamment la participation de 

  • Nicolas Rainteau, psychiatre au CHU de Montpellier et auteur de « Soyez Réhab »
  • Laurent Lecardeur, psychologue spécialisé en neurologie, consultant et formateur, intervention sur l’accompagnement au changement de pratiques
  • Romain Rey, psychiatre et chercheur au CH Le Vinatier, Lyon, présentation du Programme BREF

 

Ouverture dès 8h sur place et à partir de 9h en distanciel - Voir le programme en pièce jointe.

 

10 Ateliers sont mis en place l'après-midi autour des thématiques suivantes (attention: seuls les ateliers qui ont lieu dans l'amphi 1 sont diffusés en distanciel):

 

  • Programme pour les aidants
  • L'accompagnement personnalisé
  • Les médiateurs de Santé Pair
  • Les projets individualisés
  • La réhabilitation psychosociale
  • La psychoéducation
  • Les programmes de psychothérapies pour les TOC

 

Quinze partenaires seront également présents sur des stands d'information.

Toutes les informations utiles sont disponibles sur les sites internet suivants :

 www.normandie-rehab.fr ou www.positiveminders.com


Télécharger le PROGRAMME


Un congrès hybride (virtuel et présentiel) tout public et gratuit !

Lien d'inscription (gratuite et obligatoire !) :

https://15-juin-hybride.eventbrite.fr



15 mai 2023

[Témoignage] : "Je ne suis pas guéri, je suis rétabli" : le combat de Florent Babillote contre la schizophrénie

Entretien avec Florent Babillote, en avant première d’une conférence sur la schizophrénie qu’il anime.

au Polygone de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d'Or).

Florent Babillote - Cela va très bien, Ça va beaucoup mieux que quand j'avais 24 ans. J'ai longtemps vécu avec une épée de Damoclès en me disant que j'allais rechuter. C'est ce qui m'a un peu sauvé. Le fait d'avoir cette peur de la rechute, ça m'a permis de faire attention à moi, de m'intéresser au coaching, au développement personnel, aux neurosciences. J'ai également été aide soignant dans l'unité dans laquelle j'avais été interné. C'est pour ça que je fais une conférence à Chevigny-Saint-Sauveur pour aider le maximum de personnes possible, les personnes soignées, mais aussi le personnel soignant. Et puis les gens qui ne connaissent pas la maladie.

Cela veut dire qu'on guérit de la schizophrénie ?

Je suis rétabli. Je n'ai pas de problème avec le mot guérir, je me sens très bien. Aujourd'hui, je fais du sport, j'ai une femme, j'ai une vie tout à fait finalement normale. Je me sens énormément mieux qu'avant, ça c'est sûr. Guéri, je ne sais pas. Ce serait plutôt à un psychiatre de le dire, mais rétabli, ça, c'est sûr. On me l'a dit que j'étais rétabli plusieurs fois.

Vous vous êtes rétabli avec quoi ? Avec des traitements ?

J'ai toujours un traitement. Je fais attention. Je fais beaucoup de sport, beaucoup de techniques de développement personnel, de neurosciences, de la programmation neurolinguistique. C'est de la reformulation. J'apprends beaucoup aux gens, par exemple, à reformuler les voix quand on en a, Freiner la paranoïa également. On travaille, on a des séances de coaching là dessus. C'est très important, ça aide beaucoup de personnes. C'est vrai que les gens ont un peu de mal à partager des vidéos parce que c'est un sujet qui est un peu tabou et je comprends tout à fait. Mais c'est vraiment important de les partager parce que ça peut aider beaucoup de monde.

Comment on se rend compte qu'on est schizophrène ?

On ne s'en rend pas compte. C'est les autres qui vous le disent. De treize ans à 24 ans, j'étais dans une errance de diagnostic. Je voyais bien que j'avais des phases où je n'étais pas bien du tout, des phases où j'avais des voix, de la paranoïa. Et c'est vrai que c'est eux qui vous le disent. J'aurais pu être acteur à un moment parce que mes parents pensaient que je faisais une crise d'adolescence alors que je m'enfermais dans ma chambre. Je disais que je jouais aux jeux vidéo, mais je criais à l'intérieur. Il y avait une voix que dans mon premier livre sur clarté, j'ai appelé l'autre. Cette voix qui m'a longtemps hanté, est toujours là par moments. Mais j'ai appris à très bien la maîtriser en fait, et à vivre sereinement avec.

Ça veut dire que dans votre quotidien, vous avez dû mettre en place des procédés ?

Un des process, c'est de reformuler la voix de façon positive pour qu'elle soit moins stressante. Ça peut être une hallucination. Le constat que je peux vous donner, c'est à la fois de savoir gérer votre stress pour faire diminuer l'hallucination, mais aussi vous pouvez faire des techniques de visualisation positive en fait, c'est à dire changer une hallucination en visualisation positive. Ça veut dire que les images que vous avez dans la tête vous les transformez en images positives avec un travail personnel à faire sur soi, ça prend du temps, mais c'est tout à fait faisable. Et ça, ça aide beaucoup de gens.

04 février 2023

Les Ateliers du rétablissement : coup de coeur pour l'atelier musique de TP-TP

Le 8 décembre dernier, avaient lieu les Ateliers du rétablissement en Santé Mentale Grand Est (NANCY).

C'était plus de 380 participant.e.s , 20 stands, 19 ateliers et 9 coups de coeur.

Le groupe musique organisé par TP-TP, avec le GEM Aube, y était ! Et il a remporté un coup de coeur !

Voir la vidéo : 

https://youtu.be/03HXzeHU2dU

11 janvier 2023

Retour sur les Ateliers du rétablissement : nous y étions !!!!

Rappelez-vous... 

Le 8 décembre dernier, avaient lieu les Ateliers du rétablissement en Santé Mentale Grand Est (NANCY).
C'était plus de 380 participant.e.s , 20 stands, 19 ateliers et 9 coups de coeur.

Le groupe musique organisé par TP-TP, avec le GEM Aube, y était ! Et il a remporté un coup de coeur !

Voir la vidéo :



Informations :

26 novembre 2022

[8 décembre] : les Ateliers du rétablissement

Santé Mentale France et sa coordination régionale Grand Est, ainsi que la Fondation de France et sa délégation Grand Est organisent, 

le 8 décembre 2022 à Nancy, 

les Ateliers du rétablissement, en partenariat avec le CREHPSY Grand Est.

Ces Ateliers ont pour ambition de rassembler toutes les parties prenantes régionales de la santé mentale afin de mieux mettre en lumière les démarches orientées rétablissement, existantes ou en réflexion, et mieux comprendre comment créer les conditions du pouvoir d’agir.

S’il existe déjà de nombreuses initiatives sur le territoire, certaines restent plutôt méconnues, rarement valorisées, peu mises en discussion, et pas assez partagées.

C’est pourquoi nous souhaitons recueillir un maximum de pratiques locales orientées rétablissement qui nourriront le programme de la journée : stands, ateliers, témoignages.

N’hésitez pas, tout le monde peut participer, et c’est gratuit !

Que vous soyez personne directement concernée par des troubles psychiques, professionnel de santé, acteur du médico-social ou du social, accompagnant, proche ou aidant répondez à cet appel à candidature.

La journée sera construite à partir de vos retours et s’organisera autour de différentes modalités : stands, ateliers, témoignages et plus encore.

Certaines pratiques seront sélectionnées comme COUPS DE CŒUR du jury et pourront donner lieu à la réalisation d’un film promotionnel afin d’aider à leur diffusion.



17 novembre 2022

Le rétablissement en santé mentale : quand les "patients" redeviennent des personnes

Qu’est-ce qu’un trouble mental, ou quel que soit le nom qu’on lui a donné au fil des siècles (folie, maladie mentale, etc.) ? Les idées sur la question n’ont cessé d’évoluer… mais il faut bien reconnaître que pour explorer le sujet, on ne demandait généralement pas l’avis des premiers concernés.

Pire, sitôt un individu estampillé schizophrène ou bipolaire, il se trouvait souvent réduit à ce trouble, et son humanité dans toute sa complexité disparaissait derrière le diagnostic posé – selon un processus dit d’essentialisation. Préjugés, commentaires et autres comportements entretiennent toujours les idées reçues et participent à la stigmatisation de ces personnes.

La stigmatisation reste très présente dans notre société, aussi bien en population générale qu’au sein des professionnels de santé du domaine. Pour autant, approches et pratiques de soin évoluent. Désormais, l’idée forte est d’accompagner les personnes ayant reçu un diagnostic de trouble mental vers leur "rétablissement" : non vers un état antérieur à la pathologie, mais vers une vie satisfaisante, riche de sens pour la personne. Nous vous présentons ici cette pratique encore trop peu connue...

Le rétablissement en santé mentale : quand les « patients » redeviennent des personnes (theconversation.com)