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08 décembre 2025
2026 : Reconduction de la grande cause nationale dédiée à la santé mentale !
La « grande cause nationale » 2026 sera, comme en 2025, dédiée à la santé mentale avec des « actions plus concrètes ». Matignon a annoncé, le 27 novembre 2025, cette prolongation après une réunion entre Sébastien Lecornu, la ministre de la Santé Stéphanie Rist et l'ex-Premier ministre Michel Barnier. Cette cause, annoncée par ce dernier en septembre 2024 puis lancée en janvier 2025, a « ouvert un nouveau chapitre dans la manière d'aborder la santé mentale en France : une parole simple, directe, bienveillante et accessible partout sur le territoire », juge Matignon dans un communiqué.
Une réforme saluée par les associations
« L'Unafam approuve cette reconduction, qui continue à briser le silence afin qu'aucune personne n'ait plus honte de s'exprimer lorsqu'elle, ou son proche, a une difficulté de santé mentale. Néanmoins, cet élan doit s'accompagner de mesures concrètes et d'une nécessaire réorganisation de la psychiatrie », explique-t-elle dans un communiqué le 28 novembre. Pour l'Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapés psychiques, « l'accès aux soins reste difficile et trop inégal selon les territoires, avec pour conséquence une errance médicale quasi-systématique », et la prise en charge peut « s'avérer traumatisante », notamment par l'usage de la contention pour des milliers de patients.
Améliorer l'accès précoce aux soins psychiatriques
La présidente de l'association, Emmanuelle Rémond, citée dans le communiqué, souhaite que le gouvernement « coordonne l'action interministérielle nécessaire pour améliorer la prévention, l'accès précoce à des soins psychiatriques de qualité et soutienne dans leur environnement toutes les personnes confrontées à une maladie psychique ».
De son côté, la Fédération de l'hospitalisation privée en psychiatrie (FHP Psy) a perçu comme « un signal fort » la prolongation de la grande cause, mais jugé que « la réalité reste dramatique : des milliers de personnes en souffrance psychique attendent des soins, alors que des services existent. Le problème n'est pas l'infrastructure : c'est l'organisation ». « Sans financement ni plan structurant (...) nous laissons perdurer 6 à 12 mois d'attente », a affirmé dans un communiqué cette organisation.
Santé mentale des jeunes en crise : urgence d'agir !
Avant l'annonce jeudi de Matignon, la Fédération des hôpitaux publics français avait interpellé le Premier ministre Sébastien Lecornu pour lui demander de reconduire la grande cause mais aussi de la dédier à la santé mentale des jeunes, vu « la gravité de la crise qui les frappe ». « Tant reste à faire. À l'hôpital, le manque d'effectif se fait toujours ressentir, et les services de psychiatrie restent saturés », « les centres médico-psychologiques (CMP) publics connaissent également de grandes difficultés », de sorte que les patients ont « un accès aux soins toujours plus difficile », avait notamment souligné la FHF dans un courrier transmis à l'AFP.
Santé mentale : grande cause prolongée, actions réclamées
28 novembre 2025
Santé mentale : la grande cause nationale prolongée en 2026 ?
L'ancien Premier ministre Michel Barnier, redevenu député après la chute de son gouvernement, a été auditionné, le 18 novembre 2025, pendant près d'une heure et demie par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les défaillances des politiques publiques de prise en charge de la santé mentale et du handicap, et les coûts de ces défaillances pour la société.
Une sensibilité personnelle au sujet de la santé mentale
L'ex-locataire de Matignon, avec une "sensibilité personnelle" sur un sujet auquel sa famille a été confrontée et dans lequel sa mère s'est fortement engagée au sein de l'association Unafam, a déclaré qu'il "continue à suivre cela" et va "demander au Premier ministre de prolonger la cause nationale l'année prochaine". "Je lui ai dit, je le vois la semaine prochaine pour cette question", a-t-il ajouté.
Un manque de temps et de moyens
Dans son échange avec la commission, principalement avec la présidente Nicole Dubré-Chirat (EPR) et le rapporteur Sébastien Saint-Pasteur (PS), Michel Barnier s'est déclaré "très frappé (...) que la volonté s'émousse si elle n'est pas soutenue. Il y a les changements de Premier ministre, de ministres, le rythme de changement des ministres de la Santé absolument insensé. Donc, je pense qu'il faut plus de temps". S'il a évoqué "le plan que M. (Yannick) Neuder (ancien ministre de la Santé, ndlr) a mis en place (...) avec beaucoup de bonne volonté, de coordination, d'initiatives", celui qui est désormais député de Paris a observé qu'"il manque des moyens, des postes". Et, "en raison de l'instabilité, ou d'un manque de suivi, ou de je ne sais quoi, le comité interministériel (sur la santé mentale, ndlr) a été reporté trois fois".
"La prévention coûte moins cher que la réparation"
Défendant une approche "pluriannuelle", il a martelé que "la prévention coûte moins cher que la réparation". "Faut-il y être confronté dans sa chair pour poser ce sujet plus fort? Parce qu'on a le sentiment que, depuis votre départ, ça s'est un peu affaissé", a glissé le rapporteur. "Être concerné m'a conduit à suivre les questions plus attentivement", a notamment considéré Michel Barnier. Depuis le début de la grande cause, "les actions n'ont pas été assez vite par rapport aux difficultés sur le territoire" et "on prend du retard sur la santé mentale déjà des jeunes", a alerté Nicole Dubré-Chirat.
Santé mentale : la grande cause nationale prolongée en 2026?
10 avril 2025
Lancement de la campagne nationale : "Parlons santé mentale"
4 objectifs prioritaires
Pour mener à bien cette grande cause nationale en 2025, quatre objectifs sont prioritaires pour la santé mentale :
La lutte contre la stigmatisation, afin de changer le regard des Français sur les troubles psychiques et faire prendre conscience que chacun a une santé mentale.
Le développement de la prévention et du repérage précoce, par la sensibilisation et la formation dans toutes les sphères de la société.
L’amélioration de l’accès aux soins partout sur le territoire français, par la gradation des parcours, le développement des nouveaux métiers de la santé mentale en veillant aux soins des personnes les plus fragiles et présentant les troubles les plus complexes.
L’accompagnement des personnes concernées dans toutes les dimensions de leur vie quotidienne, comme la formation, l’emploi, le logement, l’accès aux loisirs, etc.
Ressources, conseils et bonnes pratiques pour son bien être
Le portail Parlons santé mentale ! *regroupe les ressources destinées à chacun d’entre nous pour prévenir, détecter et agir.
Prévenir. Comment améliorer son bien-être ?
- Les bonnes pratiques
- Les facteurs de risque
Détecter. Quels sont les signaux d’alerte ?
- Comment évaluer son bien-être mental ?
- Que faire quand la santé mentale se dégrade ?
Agir. Comment aider un proche en souffrance psychique ?
- Comment accompagner la souffrance psychique ?
- Les réflexes à adopter face à un jeune en souffrance mentale
- La santé mentale chez les jeunes de 18 à 24 ans : comment les accompagner et les aider ?
- Devenez secouriste en santé mentale
- Comment savoir si une situation relève d’une urgence psychiatrique ?
Lancement de la campagne nationale « Parlons santé mentale » | Agence régionale de santé Grand Est
*Parlons santé mentale ! Grande cause nationale 2025 | info.gouv.fr
14 novembre 2024
Déstigmatiser les maladies psy : priorité de Barnier en 2025
Déstigmatiser les maladies psychiques : priorité du gouvernement en 2025 ? C'est ce qu'a déclaré Michel Barnier, le 10 octobre 2024, lors d'un déplacement dans la Vienne à l'occasion de la Journée de la santé mentale, évoquant notamment de futures "campagnes de sensibilisation". Le Premier ministre, qui avait annoncé en septembre vouloir faire de la santé mentale la "grande cause nationale" en 2025, a promis le "même ordre d'ambition" que pour de grandes causes passées sur le handicap ou le cancer.
Miser sur la prévention et le repérage précoce
Deuxième "enjeu", selon le chef du gouvernement : "la prévention" et le "repérage". "On va généraliser la formation à la prévention, aux premiers secours en santé mentale", a-t-il déclaré. Pour "renforcer la prise en charge de premier recours", Michel Barnier a aussi souhaité "développer, en lien avec les services d'accès aux soins, des filières de psychiatrie permettant de mieux orienter les patients et de les accompagner dans leur prise en charge", ce qui suppose "l'engagement des psychiatres libéraux du secteur et des associations".
Généraliser les outils de coordination territoriale
Autre objectif affiché depuis la Vienne : la généralisation "des outils de coordination territoriale, comme les contrats locaux de santé mentale, qui permettent d'organiser les parcours et de favoriser la mobilisation des acteurs locaux". A plusieurs reprises, le Premier ministre a appelé à "un décloisonnement" et un "travail en commun", "en réseau", "au service de la population".
Tous les ministères sont concernés
Au gouvernement, la ministre de la Santé, Geneviève Darrieussecq, présente dans la Vienne, "portera le projet (...) mais ce n'est pas seulement son sujet. Voilà pourquoi le ministre en charge de la coordination interministérielle s'assurera que tous les ministères fassent de la santé mentale leur affaire", a souligné Michel Barnier, mentionnant l'éducation, le logement ou encore le sport.
Il a aussi remercié un trio à l'œuvre sur la future grande cause : le professeur de psychiatrie Michel Lejoyeux, Angèle Malâtre-Lansac, déléguée générale de l'Alliance pour la santé mentale, et Daniel Fasquelle, le maire du Touquet suivant ces questions au sein de l'Association des maires de France.
"Intensifier" l'effort de recherche sur la santé mentale
Par ailleurs, le chef du gouvernement a dit vouloir "intensifier" l'effort de recherche sur la santé mentale. Il a notamment annoncé le lancement d'un appel à projets, doté d'une enveloppe de 10 millions d'euros dans le cadre du plan France 2030, "pour faire émerger des technologies de santé numériques innovantes comme la télésurveillance à domicile ou des équipements connectés". C'est "un sujet majeur", car "un Français sur cinq est concerné par les questions de santé mentale", a martelé Michel Barnier.
Doubler les maisons des adolescents
Lors de ce déplacement, il a également affirmé sa volonté de "doubler d'ici trois ans" le nombre de maisons des adolescents en France, où l'on compte actuellement 125 de ces structures chargées d'accompagner les jeunes. Ces dispositifs, financés par les Agences régionales de santé et les collectivités territoriales, ont plus précisément pour mission l'accueil, l'information, la prévention et promotion de la santé, l'accompagnement et la prise en charge multidisciplinaire de l'adolescent, de sa famille et des professionnels qui les entourent. L'objectif ? Proposer aux jeunes en difficulté une écoute spécialisée et rapide, à proximité de chez eux, et les orienter éventuellement vers des prises en charge plus spécialisées.
Déstigmatiser les maladies psy : priorité de Barnier en 2025
24 septembre 2024
Le Premier ministre désigne la "santé mentale" comme "la grande cause nationale" de 2025
Michel Barnier, invité de France 2 ce dimanche 22 septembre au lendemain de la nomination de son gouvernement, a fixé le cap de son action. Il entend notamment faire de la santé mentale "la grande cause nationale" de 2025
"J'ai une mère qui a pendant 35 ans été présidente d'une association en Savoie (...) l'Union nationale de familles et amis de personnes malades mentaux (...) Je voudrais que la santé mentale soit la grande cause nationale en 2025", a expliqué le chef du nouveau gouvernement.
La psychiatrie subit une crise grave et persistante en France: un tiers des postes de praticiens hospitaliers sont vacants et le volume de lits diminue, alors que le nombre de patients a été multiplié par deux ces vingt dernières années.
Un Conseil national de la refondation (CNR) consacré à la santé mentale, très attendu, était programmé cet été mais avait été annulé après la dissolution de l'Assemblée nationale, décidée par Emmanuel Macron.
Le Premier ministre désigne la "santé mentale" comme "la grande cause nationale" de 2025 (bfmtv.com)