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12 avril 2024

Les nouvelles pratiques de la psychiatrie

Article publié dans le cadre des Journées de la Schizophrénie du 18 au 23 mars 2024

La psychiatrie innove dans le traitement des pathologies mentales notamment avec le développement de la pair-aidance. Les bienfaits du programme de psychoéducation PROFAMILLE pour les familles et les malades sont rapportés. Des centres de réhabilitation psychosociale proposent un accompagnement personnalisé dans les différents domaines du rétablissement. La recherche avance et l’étude d’un nouveau traitement par anticorps est en cours.

La Croix – lundi 18 mars 2024 

https://www.la-croix.com/sante/sante-mentale-pair-aidance-psychoeducation-les-nouvelles-pratiques-de-la-psychiatrie-20240317

29 février 2024

"Macron est atteint de schizophrénie"… Et si on arrêtait d’utiliser des noms de maladies mentales comme des insultes ?

"Je pense que Monsieur Macron est atteint d’une schizophrénie inquiétante et dangereuse". La phrase signée Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a été prononcée dimanche lors d’un déplacement au Salon de l’agriculture. Il répondait au président de la République qui estimait que l’agriculture française "méritait mieux" que le "projet de décroissance et de bêtise" du RN.

Une utilisation du terme "schizophrénie" qui a fait bondir plusieurs psychiatres. "Vu de l’extérieur, ça peut ressembler à une guéguerre sémantique mais ce n’est pas le cas, prévient d’emblée Nicolas Rainteau, psychiatre au CHU de Montpellier. J’accompagne les patients dans des projets de vie et ce qui bloque au quotidien, ce n’est pas la maladie mais la stigmatisation".

[On irait jamais dire "le président est cancéreux"]

Si la schizophrénie n’est pas la seule concernée par ce mésusage (la bipolarité et l’autisme ne sont pas en reste), elle l’est toutefois tout particulièrement. Rien que ces derniers mois, Gérald Darmanin, Alain Juppé et Éric Zemmour ont eux aussi utilisé cette maladie mentale pour dénigrer des opposants politiques.

Hugo Baup, psychiatre hospitalier, épingle chaque mauvais usage sur son compte X et les tweets commencent à s’empiler. "Je ne fais que ça depuis six mois. On dirait que c’est une espèce de rite initiatique, que tant qu’on n’a pas utilisé n’importe comment le terme de schizophrénie à la télévision, on n’est pas un vrai politicien", se désole le médecin qui se dit "en colère". "On irait jamais dire "le président est cancéreux ou sidéen", mais avec la santé mentale, on se permet tout".

Mais pourquoi les hommes politiques aiment-ils tant faire un parallèle avec cette pathologie ? "C’est une manière de neutraliser un adversaire politique, de lui enlever toute raison, toute stature politique, analyse Hugo Baup. Un fou aux manettes, ce n’est pas très rassurant". Car le terme est toujours utilisé de manière négative. Par les personnalités politiques, mais pas seulement. "Des journalistes utilisent aussi le terme schizophrénie en dehors de sa définition de manière outrancière car ça fait peur, ça attire et ça fait vendre", regrette le médecin.

La stigmatisation, une deuxième maladie

En utilisant ce terme, Jordan Bardella renvoie Emmanuel Macron à une sorte de double personnalité. Pourtant, la schizophrénie n’a rien à voir avec une quelconque dualité. Pour rappel, il s’agit d’une maladie psychiatrique complexe touchant 600.000 personnes en France et qui se traduit notamment par une perception perturbée de la réalité, des idées délirantes mais aussi un isolement social et une démotivation. "La langue française est suffisamment riche et belle pour trouver d’autres synonymes", considère Hugo Baup qui s’est donné pour mission de vulgariser la santé mentale sur son compte X.

Outre le stéréotype de la double personnalité, la stigmatisation porte aussi sur la dangerosité des malades. "La schizophrénie n’est pas du tout un facteur de dangerosité, assure le psychiatre. Mais le malade a 7 à 17 fois plus de risques que la population générale d’être violent envers lui-même". Selon le médecin, cette stigmatisation entraîne une mise à distance des patients dont les autres « ne veulent pas ». "La stigmatisation, c’est quasiment une deuxième maladie, estime Nicolas Rainteau. On n’imagine pas cet impact tant qu’on ne le vit pas au quotidien".

Changer le nom de la maladie, une solution ?

« Utiliser à mauvais escient un mot en le stéréotypant donne à la population une idée fausse de ce qu’est cette maladie et le problème, c’est que cette mauvaise définition fait foi, insiste Nicolas Rainteau, psychiatre au CHU de Montpellier. Quand on pose un diagnostic de schizophrénie, la personne nous dit : "Non, moi je n’ai pas de double personnalité et je ne suis pas dangereux". »

Selon lui, des sorties telles que celle de Jordan Bardella, vues par des millions de Français, nuisent au travail de fond et de fourmis réalisé par des associations, des malades, leurs proches mais aussi les soignants. « Moi, quand je parle de cette pathologie, ce n’est pas au Salon de l’agriculture et on ne me tend pas 15.000 micros », regrette le praticien hospitalier.

« Les personnes souffrant de schizophrénie ont déjà tellement la sensation d’être un fardeau pour la société et sont parfois au bord du suicide, si en plus, elles voient dans les médias que le nom de leur maladie apparaît dans un climat tendu et haineux… C’est tout ce qu’il ne faut pas faire », insiste Hugo Baup. Pour en finir avec ce mésusage, un collectif de médecins et de patients français propose de changer le nom de cette maladie. Chose faite pour le Japon depuis 2002. La pathologie s’appelle désormais « trouble de l’intégration ».

11 février 2024

[Dossier dans le magazine "L'Express"] : Troubles mentaux : les nouveaux espoirs

Génétique, imagerie, immunologie, neurosciences… L’Express lève le voile sur les avancées scientifiques, méconnues mais bien réelles, qui sont en train de changer la donne en psychiatrie. Les médecins comprennent de mieux en mieux les mécanismes biologiques à l’œuvre dans la dépression, l’anxiété, les troubles bipolaires, la schizophrénie ou encore les addictions. Ces progrès commencent à porter leurs fruits, avec une profusion de nouvelles stratégies thérapeutiques en cours de développement. En ouvrant des voies vers de possibles guérisons, ils redonnent des perspectives aux malades et pourraient rendre la discipline plus attractive pour les soignants. L’espoir est là, alors que ces maladies touchent un nombre croissant de Français depuis la crise sanitaire.


https://www.lexpress.fr/sciences-sante/sante/troubles-mentaux-les-nouveaux-espoirs-WSOW2B2RFRCB3AC5AAHVAFYDQI/

12 septembre 2023

[Alsace] : Le centre hospitalier de Rouffach contraint de fermer une unité, faute de médecins psychiatres

Une unité ouverte de psychiatrie du centre hospitalier de Rouffach, comprenant 15 lits, sera fermée à compter du 30 septembre. La pénurie de médecins psychiatres est de plus en plus palpable et l’offre de soins s’en ressent.

DNA 8 septembre 2023



05 septembre 2023

[Presse] : Appel à témoignages

Dans les Dernières Nouvelles d'Alsace :

Vous souffrez d'un trouble psychique et ne parvenez pas à être pris en charge ? Votre témoignage nous intéresse !

Selon une enquête de la Fédération hospitalière de France, les établissements publics de psychiatrie souffrent de fermetures de lits et de manque de personnels. Nous recueillons les témoignages des patients ou de leur famille.

C'est un cri d'alarme pour la prise en charge de la santé mentale en France, alors que près de 20% des Français souffrent de troubles psychiques et que le suicide est la première cause de mortalité chez les 15-35 ans. Selon une enquête de la Fédération hospitalière de France menée auprès de 110 établissements publics de santé et dévoilée par BFMTV, « les fermetures structurelles de lits sont nombreuses et se sont intensifiées après la crise sanitaire ». Par ailleurs, entre 25% et 75% des postes de médecins seraient vacants dans 40% des établissements. Résultat  : les délais pour accéder à une consultation ou une prise en charge s'allongent. « En psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, 45% des établissements décrivent des délais d’accès à l’ambulatoire compris entre 5 mois et plus d’un an », indique l'enquête.

Vous souffrez (ou une personne de votre entourage) de troubles psychiques et vous ne parvenez pas à vous faire prendre en charge ? Votre témoignage nous intéresse. Racontez-nous votre parcours. Depuis combien de temps cela dure-t-il ? Quelles démarches avez-vous effectuées pour espérer une prise en charge ? Comment faites-vous en attendant ? Quelles conséquences cela a-t-il sur vous et votre famille ? Espérez-vous une solution bientôt ? Vous pouvez témoigner dans le formulaire ci-dessous. Vos témoignages serviront à la rédaction d'un article. Si vous souhaitez témoigner anonymement, précisez-le dans votre témoignage. Merci. 

Accès au questionnaire en ligne.




12 novembre 2022

[Polémique] : Marianne titre "Les fous sont dans la rue"

Marianne, l'hebdomadaire dirigé par Natacha Polony, a publié fin octobre 2022 un numéro consacré, en partie, au sujet de la psychiatrie avec une couverture jugée stigmatisante par de nombreux lecteurs et associations de patients.

Le 26 octobre 2022, l'hebdomadaire Marianne publie une "Une" qui fait couler beaucoup d'encre… Le titre, au ton provocateur, marque de fabrique du journal d'opinion, se détache d'une photo représentant une ombre angoissante, tout droit sortie d'un film d'horreur. Le sous-titre annonce le dossier majeur abordé dans ce numéro : "40 ans d'abandon de la psychiatrie", avec en pied de page, le détail du sommaire : "La meurtrière de Lola sera-t-elle jugée ?", "Migrants, SDF, détenus : de la souffrance au passage à l'acte".

La stigmatisation des troubles psychiques

Les réactions de lecteurs ne se font pas attendre. C'est le choc. Une pétition sur le site Change.org est même diffusée, réclamant la « fin de la stigmatisation par les médias des personnes avec des souffrances psychiques ». Sur Twitter, de nombreuses associations du secteur de la santé mentale montent au créneau. Parmi elles, le Clubhouse, lieu ressource pour les personnes avec un handicap psychique (article en lien ci-dessous). « Votre couverture est une honte. Peu importe la qualité de l'article à l'intérieur. Nous ne vous remercions pas ! », tonnent ses dirigeants. Boris Nicolle, un psychiatre suivi par plusieurs centaines d'abonnés, s'est lui aussi fendu d'un tweet accusateur : « La une, indépendamment du contenu, est problématique en soi ». Un point de vue que partage Marie-Jeanne Richard, présidente de l'Unafam, jointe par Handicap.fr.

« Jouer avec les peurs du grand public »

Si elle a pris « le temps de lire l'intégralité du dossier » avant de s'exprimer, elle reconnaît l'aspect « psychophobe et stigmatisant » de la titraille. « C'est une manière de surfer sur les préjugés et de jouer avec les peurs du grand public. » Tout en nuançant : « Le dossier n'est pas trop mal en soi. Il aborde des réalités : la crise du secteur de la psychiatrie, les fortes disparités géographiques ou encore la question de la réouverture des lits. Encore faut-il prendre le temps d'aller au-delà du titre, ce que peu de gens font. Et c'est là que le bât blesse », reconnaît Marie-Jeanne Richard. Le cas Marianne soulève ainsi trois problématiques. D'abord, le mélange de sujets qui nourrit l'amalgame. Les migrants, SDF, détenus sont tous mis sur le même plan. Regroupés sous le qualificatif « les fous », ils incarnent ce groupe d'individus historiquement mis au ban de la société, considérés comme « dangereux, marginaux et non intégrés ». « C'est faire croire que la psychiatrie n'est à destination que d'un public, déjà stigmatisé. Or 90 % des personnes avec un handicap psychique vivent dans la cité », corrige Marie-Jeanne Richard.

Le poids des mots

Par ailleurs, le titre interroge sur l'emploi du terme « fous ». Est-il oui ou non stigmatisant ? L'Unafam a par exemple fait le choix de le proscrire contrairement au terme « folie », plus générique. Enfin, le problème de l'urgence médiatique se joue en toile de fond : « Pour l'affaire Lola, on n'a même pas attendu les conclusions des psychiatres. On devrait pouvoir leur laisser le temps de faire leur travail et ainsi éviter une surenchère agressive qui cristallise les peurs », admet Marie-Jeanne Richard. D'où l'importance de choisir les bons mots. Pour lutter contre la stigmatisation, l'Unafam a lancé le 10 octobre 2022 une campagne via le hashtag #ParlonsEnAutrement et un spot vidéo sur le mésusage du terme « schizophrénie » dans le champ politique (article en lien ci-dessous).

13 mars 2022

Macron et le handicap, un programme partiellement tenu

Si le thème de l’inclusion du handicap a été porté avec force pendant cinq ans, de nombreux sujets sur lesquels le président s’était engagé restent en souffrance.

Le candidat Emmanuel Macron avait fait de la lutte contre les inégalités subies par les personnes en situation de handicap une de ses priorités en 2017, avec une ambitieuse liste de promesses. Cinq ans après, il est possible de dresser un bilan de l’action de l’exécutif pour une meilleure intégration des quelque 12 millions de personnes concernées.

Si ce thème a été porté avec force pendant cinq ans, plusieurs sujets sur lesquels le président s’était engagé restent en souffrance, tandis que d’autres, imprévus, ont émergé sans toujours satisfaire le monde du handicap. 

Ecole, emploi, logement, aidants, etc. le point sur les grands dossiers du quinquennat.


Lire l'article complet en cliquant ci-dessous :



Macron et le handicap, un programme partiellement tenu (lemonde.fr)

02 décembre 2021

Patients-experts : Quand des malades décident de mettre leur expérience au service d'autres malades

Aider les malades, même si l’on a vécu les mêmes problèmes, cela ne s’improvise pas. Ils sont patients-experts, patients-partenaires, patients-ressources, médiateurs en santé, pairs-aidants... Quel que soit leur titre, ils cumulent expérience et expertise. Ils ont acquis un véritable statut en suivant une formation spécifique. Pour quelle pratique exactement ? 

Stéphane, Virginie et Eric racontent leur parcours.

Stéphane, 52 ans, atteint de schizophrénie, se consacre à plein temps à l’éducation thérapeutique de ses pairs.

"En terminale, les premiers symptômes d’une bouffée délirante aiguë nous ont laissés démunis, mes parents et moi. J’ai eu la chance d’être rapidement pris en charge et le diagnostic de schizophrénie a été posé. Après trois mois d’hospitalisation et une rechute, mon état s’est stabilisé. J’ai pu reprendre mes études, me marier, avoir des enfants, travailler dans les travaux publics... jusqu’au jour où j’ai ressenti le besoin de raconter mon parcours dans un livre*. Ce qui m’a permis de collaborer avec des associations, d’y rencontrer des malades et leurs proches. J’y ai pris beaucoup de plaisir et j’ai vu que je pouvais les aider. J’ai donc préparé un diplôme universitaire de rétablissement en santé mentale à 49 ans, et poursuivi par une licence de médiateur de santé-pair à l’université Paris 13.

Aujourd’hui, cette activité m’occupe à plein temps. J’interviens dans des ateliers de remédiation cognitive : j’y propose des exercices pour faire travailler la mémoire, la concentration... J’anime aussi des ateliers d’éducation thérapeutique dans un centre médico-psychologique et des ateliers de psycho-éducation. J’apprends aux autres à aborder leur maladie, à identifier les signes annonciateurs de rechute, à adopter une meilleure hygiène de vie... Parallèlement, j’accompagne ceux qui souhaitent trouver une formation, reprendre leur travail. Tous savent que je les comprends, puisque j’ai vécu la même chose qu’eux. Avec moi, il n’y a ni tabou, ni jugement, ni enjeu médical. Mon parcours les rassure et leur donne une vision plus optimiste de la maladie. Aujourd’hui, j’ai davantage confiance en moi et mon activité de pair-aidant s’inscrit dans mon propre épanouissement. »

*Je reviens d’un long voyage, Frison Roche.


Virginie, 44 ans, sortie de l’épreuve du cancer du sein, s’investit auprès des entreprises pour sensibiliser sur la maladie...

(à lire sur Femina)

Éric, 57 ans, diabétique, anime des rencontres entre malades et aidants au sein d’une association...

(à lire sur Femina)




Trois questions au Pr Catherine Tourette-Turgis, psychologue clinicienne et enseignante-chercheuse

Comment est née l’Université des patients, la première en son genre, que vous avez fondée ?

Pr Catherine Tourette-Turgis - L’idée a germé en 1997, quand je me suis retrouvée à devoir accompagner des malades du sida. Ils avaient besoin de faire reconnaître l’expertise qu’ils avaient acquise, et par là même retrouver un peu de regard bienveillant de la société. En 2009, nous avons profité de la loi HPST (Hôpital, patients, santé, territoires) pour créer le premier diplôme universitaire (DU) de formation à l’éducation thérapeutique, au sein de Sorbonne université. Cette formation de 120 heures est ouverte aux titulaires d’un bac + 2 (ou équivalent). On y apprend à mener un entretien en éducation thérapeutique, à animer des séances en individuel et en groupe, à concevoir et à implanter un programme d’éducation thérapeutique dans un service, etc.

Comment le statut de patient-partenaire a-t-il évolué ?

Pr Catherine Tourette-Turgis - Du simple « bénévolat » des années sida, nous sommes aujourd’hui passés à une véritable reconnaissance des patients-partenaires, même s’il ne s’agit pas à proprement parler d’une profession. Les formations actuelles leur permettent d’exercer des activités qui nécessitent un savoir-faire et un savoir-être, ainsi que des connaissances précises du système de santé. Le patient-partenaire peut intervenir de façon bénévole, comme intervenant indemnisé ou comme salarié dans une structure de soins, une association, etc.

Qu’en pensent les professionnels de santé ?

Pr Catherine Tourette-Turgis - Ils sont plutôt satisfaits et conscients de l’intérêt pour les malades d’être accompagnés par d’anciens patients. La présence des patients-partenaires a déjà contribué à transformer la relation entre le médecin et le malade. A ce jour, les services en oncologie ont ainsi recruté plus d’une trentaine de personnes à l’Université des patients.

Envie de vous investir ?

Vous souffrez d’une maladie chronique et vous souhaitez accéder au statut de patient-expert ? Il existe deux voies principales : les diplômes universitaires (faculté des sciences médicales et paramédicales d’Aix-Marseille, université Grenoble-Alpes, Sorbonne université...) et les formations autour d’une maladie en particulier, dispensées par certaines associations de patients (Fédération française des diabétiques, Association France rein, Association française des sclérosés en plaques...).

Patients-experts : Quand des malades décident de mettre leur expérience au service d'autres malades (femina.fr)

26 novembre 2021

Marché de Noël du GEM "Renaître" de Sarre-Union

Marché de Noël du GEM, 
dimanche 28 novembre de 11 h à 17 h 
au 14 rue Frédéric-Flurer à Sarre-Union. 

Le Groupe d’entraide mutuelle (GEM) "Renaître" de Sarre-Union organise son premier marché de Noël, ce dimanche 28 novembre, dans ses locaux du 14, rue Frédéric-Flurer.

"Les lutins de Noël" – comme aime à les appeler la coordinatrice Pascale Muller – du Groupe d’entraide mutuelle (GEM) "Renaître" de Sarre-Union ne ménagent pas leur peine. Ils bouclent en effet la confection de leurs décorations de Noël (couronnes de l’avent et de porte, centre de table) et autres articles (bandeaux, bonnets, couvertures, doudous, etc.) qu’ils proposeront au cours de leur marché de Noël dont la première édition se tient ce dimanche 28 novembre de 11h à 17h.

"Mettre en avant le savoir-faire"

L’idée d’un tel événement remonte déjà "il y a deux ans, avant le Covid". Cette année, le GEM a décidé de se lancer avec l’ambition de "créer une petite dynamique le premier dimanche de l’avent". "Si ça marche bien, on espère que ce sera le premier d’une longue série", affirme la responsable. Depuis la mi-septembre, les adhérents sont à l’œuvre dans le cadre de trois ateliers hebdomadaires. "Ils sont très fiers de ce qu’ils ont fait". Et au regard du résultat, il y a de quoi. Les couronnes de l’avent se distinguent, par exemple, par leur originalité et leur diversité. "On veut mettre en avant le savoir-faire". Au crochet notamment, "il y a des dames qui ont des dons exceptionnels", ajoute Pascale Muller.


L’événement se tiendra dans les locaux et dans la cour du GEM, rue Frédéric-Flurer à Sarre-Union. La structure a reçu le soutien du club de pétanque de la commune – la Boule d’or présidé par Camille Becker – lequel mettra à disposition son chapiteau. Le musicien Elvis Stengel se chargera de l’animation avec son orgue de Barbarie.
Café, gâteaux, bredele également proposés. Pass sanitaire demandé et port du masque.



23 août 2021

[Dossier] : Des lieux d’entraide, par et pour les autistes

Lancés en 2018, les groupements d’entraide mutuelle (GEM) offrent des lieux d’accueil et des activités pour les adultes autistes sans déficience intellectuelle. Les structures, gérées par des personnes elles-mêmes concernées, permettent de créer du lien et d’apporter du soutien, comme à Mulhouse.

.../...

Cuisine, salon, bibliothèque, salle de repos sensoriel : pensée pour répondre aux besoins de ses visiteurs, la Maison de l’autisme accueille 70 adhérents à l’année. En échange d’une cotisation annuelle de 10 euros, chacun peut passer quand il le souhaite pendant les heures d’ouverture. « Il y avait ce besoin d’avoir un lieu ouvert qui leur permet de venir sans rendez-vous », explique Gaël Le Dorze, membre du conseil d’administration et cofondateur du groupement d’entraide mutuelle (GEM) mulhousien. 

Lire la suite sur dna.fr (23 août 2021)

Maison de l’autisme : 120 rue d’Illzach, 68100-Mulhouse

https://www.maisonautismemulhouse.fr/

Aspies et Cie : 42 route de l’Hôpital, 67100-Strasbourg

10 février 2021

Journées de la Schizophrénie ‒ du 13 au 20 mars 2021

 Schizophrénie : C’est quoi ce délire !?

Alors que la santé mentale des Français s’est fortement dégradée dans le contexte anxiogène lié à la pandémie de Covid-19, qu’en est-il des troubles des personnes souffrant de schizophrénie ? À l'initiative de la 18e édition des Journées de la Schizophrénie, l’association PositiveMinders fait le point sur cette maladie qui touche près de 660 000 personnes en France.



Pour sa campagne 2021 de déstigmatisation, PositiveMinders rétablit la réalité autour des symptômes les plus impressionnants de la schizophrénie : les délires psychotiques, qui véhiculent beaucoup de fausses croyances et de peurs. Qu’est-ce que le délire, comment y faire face et maintenir la communication ? Psychiatres, chercheurs, patients et proches apportent leurs réponses et témoignages.


Et pour souligner l’importance de la prévention et d’un diagnostic précoce, PositiveMinders a conçu un dispositif digital original, TheMostIncredibleShop.com, qui plonge le grand public au cœur de quelques-uns des délires les plus frappants. Elle en profite également pour promouvoir l’accélération du rétablissement des patients grâce aux nouvelles technologies.


Lire le communiqué de presse ICI


07 décembre 2020

COVID : la troisième vague sera-t-elle psychiatrique ?

Très inquiètes de la montée des troubles psychiatriques dans la population, cinq personnalités du monde de la santé mentale alertent, d’une même voix, pour demander que soient prises d’urgence les mesures qui s’imposent.


Lire l'article complet, publié dans Medscape.

11 novembre 2020

Ce que le cinéma et les séries nous apprennent des troubles psy

Autrefois stigmatisées et fantasmées, les maladies psychiques sont devenues plus réalistes à l'écran. Un moyen de lutter contre la psychophobie ?

Dans Joker, le public est incité à se mettre en empathie avec le personnage d'Arthur Fleck. | Capture d'écran Youtube via FilmsActu  

Ils et elles s'appellent Carrie, Hannah, Tony, Dexter, Arthur, John ou encore Pat. Nous les avons suivies le temps d'une séance de cinéma ou celui d'une ou plusieurs saisons. Héros ou anti-héros, ces personnages souffrent d'un trouble psychique plus ou moins déterminé : bipolarité, schizophrénie, dépression, psychopathie, syndrome de stress post-traumatique… Troubles parfois représentés avec une justesse implacable, parfois avec davantage de licence, propre à la fiction.
Ils et elles influencent nos représentations des troubles psychiques mais peuvent nous aider, aussi, et dans certaines conditions, à mieux les comprendre et à limiter nos réflexes psychophobes.
.../...

La suite de l'article sur Slate.fr :



08 novembre 2020

ALERTE : Le dispositif Covi Écoute 67 est relancé !

Dès lundi 9 novembre, Covi Écoute 67 reprend du service au sein des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS). 

Accessible 7 jours sur 7 de 12 h à 20 h la semaine et de 16 h à 20 h le week-end, le numéro 03 88 11 62 20 est réactivé après la première vague de Covid-19. Au bout du fil, des psychologues libéraux et institutionnels, des médecins, des travailleurs sociaux… se tiennent à l’écoute des personnes du Bas-Rhin confrontées au stress, aux peurs générés par la pandémie, le reconfinement et le climat général anxiogène, plombé aussi par les actes terroristes de Conflans-Sainte-Honorine et de Nice. Ils écoutent, conseillent, orientent vers des téléconsultations ou en présentiel, vers les urgences psychiatriques si besoin.

Pour cette nouvelle vague, le dispositif s’inscrit dans une chaîne de solidarité associant les collectivités territoriales - le Conseil départemental 67, l’Agence régionale de santé, la Préfecture du Bas-Rhin, la Ville de Strasbourg, l’Eurométropole - et le Centre de psychotrauma du professeur Pierre Vidailhet.


À noter que l’équivalent de Covi Écoute existe auprès des personnels soignants publics et privés - il s’agit de CoviPsy, accessible au 03 88 11 68 20.
D’après une étude de pharmaco-épidémiologie réalisée par la Caisse nationale assurance maladie et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé sur la dispensation de médicaments remboursés sur ordonnance depuis le début de la pandémie, on constate une nette augmentation de la consommation d’anxiolytiques et des hypnotiques - respectivement +1,1 million et + 480 000 de traitements délivrés. "Cette augmentation reflète probablement l’impact psychologique important de l’épidémie de Covid-19 et de ses conséquences sociales, professionnelles et économiques", relève l’étude.