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20 mai 2026
Inflammation : une piste clé en psychiatrie
Et si une prise de sang permettait d'adapter les traitements en psychiatrie ? Une étude internationale menée par le centre SINAPS, en partenariat avec la Fondation FondaMental, met en lumière un levier concret : l'inflammation chronique de bas grade.
Selon les chercheurs, près de 30 % des patients souffrant de dépression résistante, de schizophrénie ou de troubles bipolaires présentent un taux élevé de CRP (protéine C-réactive), un biomarqueur de l'inflammation. Publiés dans la revue Brain, Behavior, and Immunity, ces travaux reposent sur l'analyse de plus de 7 000 patients suivis en France.
Des facteurs de risque bien identifiés
L'étude établit un lien clair entre inflammation et facteurs de santé déjà connus : surpoids, obésité, troubles métaboliques ou tabagisme. Autant d'éléments souvent associés aux maladies cardiovasculaires, mais désormais reconnus comme influençant aussi la santé mentale.
Autre enseignement clé : des différences selon le sexe. Chez les femmes, l'inflammation est davantage liée au poids et aux déséquilibres métaboliques, ainsi qu'à certains biomarqueurs comme l'acide urique. Chez les hommes, le tabagisme apparaît comme un facteur déterminant.
Vers une psychiatrie de précision
Ces résultats ouvrent la voie à une approche plus ciblée des soins. La CRP pourrait devenir un signal d'alerte clinique, permettant d'ajuster les traitements au profil de chaque patient.
« Comprendre si un patient présente une composante inflammatoire […] permet d'associer aux traitements classiques des interventions précoces ciblées », explique Tim Rietberg, doctorant à l'Université d'Anvers. Cela inclut des actions concrètes : activité physique, amélioration de l'alimentation, arrêt du tabac, voire traitements anti-inflammatoires spécifiques.
Pour la Pr Livia de Picker, « la psychiatrie de précision nous permet de sortir d'une approche standardisée », en affinant les diagnostics et les stratégies thérapeutiques.
Un enjeu majeur de santé globale
Au-delà des symptômes psychiatriques, ces travaux rappellent l'importance du lien entre santé mentale et physique. « Les personnes souffrant de maladies psychiatriques ont une espérance de vie réduite de 10 ans en moyenne », souligne la Pr Marion Leboyer.
En intégrant davantage les dimensions métaboliques et inflammatoires, cette recherche pourrait contribuer à améliorer le pronostic global des patients. Prochaine étape : des études prospectives pour mesurer l'impact concret de ces interventions ciblées.
Une avancée qui confirme une tendance de fond : la psychiatrie s'oriente vers des solutions personnalisées, où biologie et mode de vie deviennent des alliés majeurs du soin.
Inflammation : une piste clé en psychiatrie
20 avril 2026
Quel rôle de l’inflammation dans les troubles psychiatriques sévères ?
Environ un tiers des personnes atteintes de troubles psychiatriques sévères (tels que la dépression résistante aux traitements, la schizophrénie ou le trouble bipolaire) présentent une inflammation chronique de bas grade. Ce phénomène biologique est associé à des formes plus sévères de la maladie et à une moins bonne réponse aux traitements.
Un marqueur biologique présent chez un tiers des patients
Publiée dans la revue scientifique internationale Brain, Behavior, and Immunity (1), cette recherche s’appuie sur les cohortes nationales FACE (FondaMental Advanced Centers of Expertise) de la Fondation FondaMental. Elle regroupe des patients atteints de dépression résistante, de schizophrénies ou de troubles bipolaires afin de mieux comprendre les facteurs communs associés à cette inflammation chronique. Les résultats montrent qu’environ 30 % des patients, quel que soit leur diagnostic psychiatrique, présentent des niveaux élevés de CRP (C-Reactive Protein), un biomarqueur sanguin révélateur d’inflammation chronique de bas grade.
Les chercheurs ont également utilisé plusieurs méthodes statistiques robustes (régression logistique pénalisée, forêts aléatoires et classification non supervisée) pour identifier les principaux facteurs associés à cette inflammation chronique de faible intensité :
= Le surpoids et l’obésité, de loin les facteurs les plus significatifs,
= Les déséquilibres métaboliques, notamment le cholestérol,
= Le tabagisme et la dépendance à la nicotine.
Ces facteurs liés au mode de vie et à la santé métabolique, bien connus en santé cardiovasculaire, jouent donc également un rôle clé dans l’inflammation associée aux troubles psychiatriques étudiés.
Cependant, l’étude montre que les facteurs liés à l’inflammation chronique diffèrent selon le sexe. Chez les femmes, l’inflammation est principalement associée au surpoids et aux troubles métaboliques. Un autre biomarqueur, l’acide urique, semble également impliqué. Chez les hommes, la situation est plus variée, mais le tabagisme apparaît comme un facteur particulièrement important.
Quelles perspectives pour les patients ?
Ces résultats plaident pour une prise en charge plus personnalisée, qui utilise la CRP non plus comme un simple indicateur général, mais comme un premier signal d’alerte pour orienter des actions ciblées. En complément des traitements standards (médicaments psychotropes et psychothérapie), cela pourrait inclure des interventions sur le mode de vie (alimentation, activité physique, arrêt du tabac) ou des traitements spécifiquement dirigés contre l’inflammation et/ou les anomalies métaboliques.
Ces travaux de recherche constituent une étape importante vers une psychiatrie de précision, adaptée aux caractéristiques individuelles. Les auteurs appellent désormais à des études prospectives pour évaluer l’impact de ces interventions ciblées sur l’inflammation.
1 – Tim Rietberg et al. From non-specific biomarker to targeted action: transdiagnostic and sex-specific drivers of high-CRP status in severe mental illness across the FondaMental Advanced Centers of Expertise (FACE) cohorts, Brain, Behavior, and Immunity, 2026. https://doi.org/10.1016/j.bbi.2026.106464
Quel rôle de l’inflammation dans les troubles psychiatriques sévères ? - Santé Mentale
26 février 2026
Schizophrénie : comment l’inflammation et le métabolisme influencent la résistance aux traitements
Kaori Saitoh, chercheuse en psychiatrie à l’IMRB Neuropsychiatrie translationnelle (UPEC, Inserm U955), au FHU ADAPT (UPEC, AP-HP) et à la Fondation FondaMental
La schizophrénie est une maladie mentale qui touche environ 1 % de la population au cours de la vie. Pour 20 à 30 % des patients, les traitements antipsychotiques standards ne sont pas efficaces, conduisant à une forme résistante appelée schizophrénie résistante au traitement (TRS), pour laquelle la clozapine demeure l’option thérapeutique de référence.
L’identification précoce de la TRS est essentielle mais reste difficile. Des études antérieures ont montré que les personnes atteintes de schizophrénie présentent souvent des signes d’inflammation chronique de faible intensité et un syndrome métabolique (caractérisé par une obésité, des troubles de la glycémie, des dyslipidémies et de l’hypertension artérielle). Ces deux affections, souvent interconnectées, pourraient jouer un rôle important dans la réponse au traitement.
Dans notre étude portant sur 419 patients en France, nous avons mesuré des marqueurs sanguins d’inflammation et évalué la présence d’un syndrome métabolique, puis examiné leur association avec le besoin de recourir à la clozapine.
Nous avons observé que les individus présentant une inflammation étaient plus susceptibles d’être résistants au traitement, et que ce risque était encore plus marqué chez les personnes présentant à la fois une inflammation et un syndrome métabolique. Par ailleurs, l’inflammation et le syndrome métabolique étaient tous deux significativement associés à la schizophrénie ultra-résistante, même en comparaison avec des patients répondant aux antipsychotiques standards ou à la clozapine.
Ces résultats suggèrent que l’inflammation et les troubles métaboliques pourraient constituer des indicateurs pertinents d’une mauvaise réponse au traitement. Comme ces paramètres peuvent être détectés par des analyses sanguines et potentiellement améliorés par des changements de mode de vie, ils offrent une opportunité d’intervention précoce afin d’optimiser la prise en charge. Toutefois, notre étude reposant sur des données recueillies à un seul moment, il n’a pas été possible d’établir un lien de causalité entre ces facteurs et la TRS.
L’évaluation de l’inflammation et du syndrome métabolique pourrait aider les cliniciens à identifier plus tôt les patients à haut risque et à concevoir des stratégies thérapeutiques plus efficaces. Des recherches longitudinales supplémentaires seront toutefois nécessaires pour confirmer ces observations et développer des marqueurs d’inflammation réellement exploitables en pratique clinique.
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Actualités | Fondation FondaMental
25 août 2025
Schizophrénie et inflammation cérébrale : spectatrice ou actrice clé ?
Des travaux mettent en effet en évidence une activation excessive de la microglie, une élévation de cytokines pro-inflammatoires et des altérations de la barrière hémato-encéphalique, contribuant potentiellement à la perturbation des réseaux neuronaux et à l’aggravation des symptômes. Le challenge majeur reste de déterminer si cette inflammation constitue un mécanisme causal, un facteur aggravant ou une conséquence secondaire de la maladie et de ses traitements. Dans ce contexte, cette étude a été initiée afin d’explorer le rôle de la neuroinflammation dans la schizophrénie et d’évaluer ses implications diagnostiques et thérapeutiques.
Inflammation : simple reflet ou véritable moteur ?
Cette étude combine diverses approches cliniques, biologiques et d’imagerie afin de mieux comprendre le rôle potentiel de la neuroinflammation dans la schizophrénie. Les études post-mortem permettent une analyse des tissus cérébraux. Les techniques d’imagerie cérébrale ont permis d’évaluer in vivo l’activité inflammatoire et son lien avec la sévérité des symptômes. L’étude de biomarqueurs périphériques tels que les cytokines et protéines de phase aiguë dans le sang ou le liquide céphalorachidien a fourni des mesures indirectes. Enfin, des données génétiques et transcriptomiques ont été analysées pour identifier des variations associées aux voies immuno-inflammatoires.
Les travaux montrent une activation microgliale accrue dans plusieurs régions cérébrales des patients schizophrènes. Les analyses biologiques révèlent une élévation persistante de cytokines pro-inflammatoires (IL-6, TNF-α, IL-1β) corrélée à la sévérité des symptômes. Des études génétiques identifient des polymorphismes liés aux voies immuno-inflammatoires, suggérant une vulnérabilité héréditaire. L’intégrité de la barrière hémato-encéphalique semble compromise, favorisant une infiltration de cellules immunitaires périphériques. Sur le plan clinique, certains sous-groupes de patients présentent un phénotype inflammatoire marqué, associé à une réponse plus faible aux antipsychotiques classiques et à une évolution plus sévère. Des essais thérapeutiques pilotes avec des anti-inflammatoires (AINS, minocycline, tocilizumab) montrent des résultats mitigés mais encourageants, suggérant un potentiel intérêt clinique.
Neuroinflammation et schizophrénie : vers de nouvelles cibles ?
La schizophrénie reste une pathologie complexe et invalidante, dont l’étiologie dépasse la seule hypothèse dopaminergique. Un challenge majeur actuel réside dans l’intégration de la dimension inflammatoire dans ce modèle multifactoriel. L’objectif de cette revue était de clarifier le rôle de la neuroinflammation. Les résultats suggèrent que la neuroinflammation constitue un mécanisme contributif majeur, modulant à la fois les symptômes et la réponse thérapeutique.
Toutefois, les limites des travaux existants incluent une forte hétérogénéité méthodologique, la nature transversale de nombreuses études et l’absence de biomarqueurs standardisés pour définir un “phénotype inflammatoire” en schizophrénie. Des recherches complémentaires devront développer des biomarqueurs robustes, mener des études longitudinales, et tester à plus grande échelle les thérapies anti-inflammatoires ciblées, ouvrant la voie à une approche plus personnalisée dans la prise en charge de la schizophrénie.
Source(s) :
Ermakov, E., et al. (2025). Neuroinflammation in Schizophrenia: An Overview of Evidence and Implications for Pathophysiology. Journal of integrative neuroscience, 24(7), 27636 ;
Schizophrénie et inflammation cérébrale : spectatrice ou actrice clé ?
22 novembre 2022
[24 Novembre] : Webinaire "Inflammation et troubles bipolaires, causes, conséquences et stratégies thérapeutiques"
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25 juin 2022
De l'autisme à la schizophrénie : le rôle de la neuroinflammation dans les maladies psychiatriques
Parlons neuroinflammation : on sait maintenant comment un état d'inflammation persistante peut être associé à la fois à des maladies psychiatriques et neurodégénératives.
Parmi les dernières recherches, on s'intéresse particulièrement au lien entre les infections virales pendant la grossesse et le risque de troubles neurodéveloppementaux chez l'enfant à naître.
Un sujet sur lequel le professeur Pistis de l'Université de Cagliari est intervenu lors du XVe Congrès mondial sur l'inflammation, qui s’est tenu à Rome du 5 au 8 juin.
Un nombre croissant d'études en Italie et dans le reste du monde ont montré qu'un état d'inflammation persistante est associé à la fois à des maladies psychiatriques et à des maladies neurodégénératives.
INFLAMMATION PENDANT LA GROSSESSE ET RISQUE DE DÉVELOPPEMENT DE MALADIES PSYCHIATRIQUES
Les derniers développements dans le domaine de la recherche sur la corrélation entre les infections virales pendant la grossesse et le risque de développer des maladies psychiatriques chez les enfants sont particulièrement pertinents.
Pathologies généralement diagnostiquées dans la petite enfance, comme l'autisme, ou à la fin de l'adolescence, comme la schizophrénie.
D’après le Pr Pistis « La grossesse représente une période particulièrement vulnérable non seulement pour la mère, mais aussi pour le fœtus.
Il est en effet possible que toute infection virale, comme le Covid-19 ou même une grippe banale, contractée par la femme enceinte puisse augmenter le risque – quoique très faible, je tiens à le préciser – de développement de maladies psychiatriques chez l'enfant à naître.
C'est un phénomène qui a déjà été observé dans le passé, dans le cas d'autres pandémies virales, et lié surtout au diagnostic de schizophrénie ou de troubles du spectre autistique ».
Plus précisément, il a été mis en évidence comment le processus inflammatoire déterminé par la réponse immunitaire maternelle à une infection peut être un facteur qui, en combinaison avec d'autres - y compris, par exemple, une prédisposition génétique, une naissance prématurée ou des complications obstétricales - peut altérer le développement neurologique du fœtus avec des conséquences à long terme.
NEUROINFLAMMATION : ENTRE NOUVELLES CONNAISSANCES ET PERSPECTIVES D'AVENIR
La neuroinflammation n'est pas une maladie en soi, mais une affection qui accompagne de nombreuses maladies neurodégénératives ou psychiatriques.
On parle de neuroinflammation lorsque le cerveau présente un état inflammatoire, parfois même léger, mais qui peut tout de même altérer le fonctionnement des cellules nerveuses, provoquant une série de symptômes neurologiques ou psychiatriques.
Par conséquent, chez les patients souffrant de ce type de trouble, la neuroinflammation peut être responsable d'une nouvelle aggravation de la maladie et de son évolution.
«Il est très important, poursuit le professeur Pistis, de continuer à étudier ce phénomène car l'état neuro-inflammatoire peut être la sonnette d'alarme de nombreux troubles psychiatriques, des maladies qui ne peuvent être identifiées par des tests de laboratoire.
Si donc on détecte des signes, par exemple dans le sang, de cet état neuro-inflammatoire, on peut procéder au diagnostic précoce de ces pathologies ».
«À cela s'ajoute, conclut le professeur Pistis, la possibilité de développer de nouvelles thérapies ou d'utiliser des médicaments déjà disponibles aujourd'hui pour une grande variété de maladies dans le but de réduire la neuroinflammation et d'avoir ainsi une arme supplémentaire dans le traitement des maladies psychiatriques et neurodégénératives.
De l'autisme à la schizophrénie : le rôle de la neuroinflammation (emergency-live.com)
15 juin 2022
Immuno-psychiatrie : quelle relation entre inflammation et dépression ?
Immuno-psychiatrie
Entretien avec Marion Leboyer, Psychiatre à Créteil et Robert Dantzer, Chercheur à l'Université du Texas, qui nous parlent de la relation entre inflammation et dépression.
24 août 2021
[Recherche] : Lien entre l'inflammation et les anomalies de la perfusion du cerveau dans la schizophrénie
Eur J Nucl Med Mol Imaging (IF: 7.081; Q1). 2021 Aug 18. doi: 10.1007/s00259-021-05529-3.
14 mai 2021
[Recherche] : Détecter l’inflammation chronique dans la schizophrénie
Prévenir les risques de l’inflammation chronique
L’inflammation est une réaction de défense de l’organisme face à une agression physique ou biologique. Il s’agit d’un processus immunitaire habituellement bénéfique mais il peut devenir délétère si un dysfonctionnement intervient.
Ainsi, chez certaines personnes avec schizophrénie, l’inflammation peut devenir chronique. Ce phénomène a un impact majeur sur la santé des personnes, avec pour conséquence d’augmenter le risque de cancer et de maladies cardio-vasculaires, qui sont les premières causes de mortalité après 35 ans dans la schizophrénie.
Pour le Dr Guillaume Fond, psychiatre aux Hôpitaux Universitaires de Marseille, « repérer l’inflammation dans la schizophrénie représente donc un enjeu majeur dans le soin, puisqu’elle peut conduire à proposer des traitements spécifiques. »
Mieux comprendre l’impact de l’inflammation sur le fonctionnement et sur la maladie
Pour cette étude, les chercheurs du réseau des Centres Experts Schizophrénie de la Fondation FondaMental ont inclus 580 patients issus de la cohorte de suivi FACE-SZ.
Les patients avaient un taux de C-reactive protéine ultrasensible (ou CRP, un marqueur courant de l’inflammation) compris entre 0 et 3 mg/L, ce qui est couramment considéré comme une absence d’inflammation en pratique clinique.
Pourtant, des études cardiologiques réalisées par des équipes américaines suggèrent qu’un taux compris entre 1 et 3 mg/L représente un risque intermédiaire de maladie cardio-vasculaire.
Les résultats de cette étude ont montré que les patients qui avaient des taux de CRP ultrasensible compris entre 1 et 3 mg/L avaient plus de risque d’avoir des symptômes positifs, négatifs et cognitifs de la schizophrénie, mais également un niveau de fonctionnement plus faible que les patients ayant une CRP indétectable.
Une étude des Centres Experts Schizophrénie, réalisée en 2016, avait déjà mis en évidence des scores de fonctionnement intellectuel général plus bas chez les sujets qui présentaient une inflammation périphérique chronique.
Un nouveau seuil de détection de l’inflammation chronique
Cette étude suggère donc que les personnes avec schizophrénie dont le taux de CRP est compris entre 1 et 3 mg/L présentent un risque élevé de développer des troubles associés à l'inflammation.
« Nous proposons désormais de considérer le seuil de 1mg/L comme le seuil de détection de l’inflammation dans la schizophrénie. » préconise le Dr Guillaume Fond. « Tout patient peut recevoir sur prescription de son médecin un dosage de CRP ultrasensible, remboursé et effectué dans un laboratoire de ville. »
Le surpoids et l’absence de soins dentaires ont également été identifiés comme des facteurs de risque d’inflammation. La perte de poids et le traitement des problèmes dentaires apparaissent comme deux mesures primordiales à prendre en compte dans le suivi, afin d’améliorer la prise en charge de l’inflammation dans la schizophrénie.
Source : Fond G et al. // Progress in Neuropsychopharmacology & Biological Psychiatry // Redefining peripheral inflammation signature in schizophrenia based on the real-world FACE-SZ cohort


