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Nouvelles
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13 mars 2026
Antipsychotiques : des médicaments autorisés en Europe… mais pas encore en France
21 janvier 2026
RAPPEL de certains médicaments !
Nous avons été informés d’un risque potentiel de non-conformité des médicaments suivants en forme injectable : Palipéridone à libération prolongée (LP) Biogaran, Rispéridone LP et Octréotide LP Téva. Aucun cas grave de pharmacovigilance en lien avec ce risque de non-conformité n’a été signalé à ce jour. Par mesure de précaution, tous les dosages de tous les lots de ces médicaments sont rappelés auprès des grossistes répartiteurs, des pharmaciens de ville et hospitaliers.
La couverture des besoins des patients pour ces trois médicaments reste assurée par d’autres laboratoires.
La palipéridone LP et la rispéridone LP injectables sont des antipsychotiques utilisés dans le traitement des patients souffrant de schizophrénie. L’octréotide LP injectable, elle, est un médicament utilisé pour le traitement de l’acromégalie (trouble hormonal) ou de symptômes associés à des tumeurs endocriniennes.
Ces rappels n’entraîneront pas de détérioration de la disponibilité de ces médicaments, d’autres laboratoires ayant pris le relais pour assurer la couverture complète des besoins.
Les professionnels de la chaîne du médicament qui ont encore en stock un des médicaments concernés par le rappel sont invités à les retourner selon les modalités spécifiées par les laboratoires.
Actualité - Rappel des médicaments injectables Palipéridone LP (Biogaran), Rispéridone LP et Octréotide LP (Téva) sans impact sur la couverture des besoins qui est assurée - ANSM
12 janvier 2026
Participez à l'enquête de l'UNAFAM !
Je vous propose de faire un pas de plus en prenant 10 minutes de votre temps pour répondre à cette enquête, inspirée de celle qu'a réalisée l'association familiale Argos 2001, centrée sur la bipolarité.
Emmanuelle Rémond, Présidente
05 décembre 2025
La plateforme "Tel Pharma" sécurise l’usage des psychotropes
Posez vos questions au 03 86 69 40 33 du lundi au vendredi de 8h à 18h pour obtenir un avis, gratuit.
La plateforme “Tel Pharma” sécurise l'usage des psychotropes - Santé Mentale
15 novembre 2025
Psychiatrie : des médecins réclament le remboursement de certains traitements non encore autorisés
Les approvisionnements de médicaments à base de quétiapine, souvent prescrits pour traiter la schizophrénie et les troubles bipolaires, vont rester compliqués au moins jusqu’à la fin de l’année.
Les signataires d’une tribune soulignent que l’adoption d’une telle mesure pourrait «partiellement pallier la pénurie de psychotropes frappant le pays» depuis le début de l’année.
Un collectif de professionnels de santé appelle l'État à autoriser le remboursement de certains médicaments prescrits en psychiatrie même lorsque leur indication ne correspond pas à celle pour laquelle ils sont autorisés, dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde* daté de mercredi.
Les signataires - des psychiatres dont le professeur Antoine Pélissolo, des pharmaciens et pédopsychiatres, l'association Bicycle etc... - déplorent que «certains psychotropes ne sont en effet pas remboursés par la sécurité sociale dans le cadre de leurs usages en psychiatrie, et ce malgré le niveau de preuve tels qu'ils sont mondialement recommandés».
Ils soulignent que cette rigidité «exclut les patients les plus démunis de l'accès à des traitements qui sont parfois les seuls efficaces», «une situation particulièrement vraie en médecine extra-hospitalière où les psychiatres sont plus susceptibles d'être contrôlés par la Caisse d'assurance maladie pour des prescriptions hors AMM», c'est-à-dire des médicaments prescrits pour une maladie ou un trouble autre que celui officiellement autorisé par les autorités sanitaires.
Une pénurie de psychotropes en France
Or, en psychiatrie, 43,5% des prescriptions se font hors autorisation de mise sur le marché (AMM), précisent-ils. Ces molécules «parfois indispensables» diminuent selon eux, «considérablement le recours à d'autres prises en charge (bien plus coûteuses quoique remboursées)» mais aussi le taux d'hospitalisation, la fréquence de consultations et des arrêts de travail. «La possibilité pour un praticien de faire accéder son patient au remboursement de ces molécules sans être inquiété par la CPAM est une mesure peu coûteuse pouvant être adoptée sur directive ministérielle», écrivent-ils.
L'adoption d'une telle mesure, pourrait aussi, selon eux «partiellement pallier la pénurie de psychotropes frappant le pays» depuis le début de l'année. Ils demandent que «soit établie la liste des médicaments dont les patients de psychiatrie doivent pouvoir bénéficier quelles que soient leurs ressources, y compris si cela implique une prise en charge par la CPAM alors que la molécule n'a pas d'AMM dans cette indication».
Les approvisionnements de médicaments à base de quétiapine, souvent prescrits pour traiter la schizophrénie et les troubles bipolaires, vont rester compliqués au moins jusqu'à la fin de l'année, a prévenu lundi l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). L'autorité sanitaire maintient aussi un suivi hebdomadaire de la situation d'autres antipsychotiques (rispéridone, chlorpromazine, venlafaxine, téralithe), confrontés à des difficultés d'approvisionnement à des degrés divers.
Alors que la santé mentale est «grande cause nationale» en 2025, ces pénuries sont une épreuve pour les malades, pour qui un arrêt brutal de traitement peut avoir des conséquences dramatiques.
*En psychiatrie, « les patients devraient être remboursés de certaines molécules non encore autorisées »
Psychiatrie: des médecins réclament le remboursement de certains traitements non encore autorisés
Pour aller plus loin, consultez le site suivant très informatif sur le sujet :
Prescription hors autorisation de mise sur le marché en psychiatrie adulte - Afis Science - Association française pour l’information scientifique
24 octobre 2025
[Débat] : L'épidémiologie des troubles psychiques est plus difficile que la cartographie des ennemis
"Humeurs médicales" de Luc PERINO
Il est des réalités difficiles à mentionner, même si elles ont été maintes fois prouvées. Les drogues entraînant le plus de morts et d’addictions irréversibles ont été conçues par des laboratoires pharmaceutiques et dispersées par des prescriptions médicales. Il est désormais bien établi que les médicaments sont la troisième cause de mortalité des pays occidentaux, pourtant cela ne modifie ni le comportement des patients, ni celui des médecins, ni celui des ministères. Le fait que les médicaments soient globalement perçus comme des bienfaiteurs de l’humanité autorise l’amoralité tout au long de leur circuit de fabrication et de distribution.
.../...
https://lucperino.com/1070/
13 juillet 2025
Psychotropes : les pénuries de médicament persistent, les médecins à bout de solutions
Ce constat fait suite à une cinquième réunion, le 10 juillet, avec les représentants des professionnels de santé, des patients et de la chaîne du médicament.
Alors que la santé mentale est « grande cause nationale » en 2025, une quinzaine de tensions d'approvisionnement et ruptures de stock en psychotropes ont été signalées par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) depuis début janvier.
Après la quétiapine - neuroleptique souvent prescrit pour traiter la schizophrénie, la bipolarité et certaines dépressions -, les tensions d'approvisionnement ont touché le teralithe - sels de lithium contre la bipolarité - ou des antidépresseurs courants, la sertraline et la venlaxafine.
Pour la quétiapine, la situation reste « dégradée » pour les dosages de 300 et 400 mg, les laboratoires exploitants « ne peuvent pas nous donner de certitude sur leurs prochains approvisionnements », explique l'ANSM. En revanche, la situation « continue de s'améliorer » pour le dosage de 50 mg de ce médicament à libération prolongée, tout comme pour la sertraline en 25 mg et 50 mg.
Des difficultés d'approvisionnement "temporaire"
En ce qui concerne le téralithe, « la situation est en train de revenir progressivement à la normale » pour le dosage 250 mg, tandis qu'elle « s'améliore significativement au niveau du laboratoire » pour le dosage de 400 mg.
Plus tôt dans la journée, l'ANSM avait indiqué que les difficultés d'approvisionnement pour le médicament Zypadhera, s'aggravaient et avait appelé les médecins à ne plus entamer de traitement avec ce produit destiné à traiter la schizophrénie.
Ce médicament est mal approvisionné depuis déjà plus d'un an, mais l'ANSM disait dans un communiqué avoir « été informée par le laboratoire Cheplapharm et par des remontées de terrain d'une aggravation de ces tensions ».
Le laboratoire Cheplapharm « évoque des difficultés de production temporaires et l'évolution de ses process en vue de renforcer la qualité », précise l'agence du médicament. « Le laboratoire indique qu’il sera en mesure de commencer à remettre à disposition le médicament à partir de septembre 2025. »
Le Zypadhera, traitement à base d'olanzapine, est donné sous forme injectable, de manière à agir de façon prolongée.
La molécule existe aussi sous forme orale, mais cela suppose de la prendre plus souvent. Le risque est que le patient, souvent instable mentalement, ne suive plus son traitement de manière assidue.
Psychotropes : les pénuries de médicament persistent, les médecins à bout de solutions
30 juin 2025
Pénuries de médicaments : les industriels doivent payer
À date, de très nombreux psychotropes sont difficilement disponibles ou font défaut : des antipsychotiques (dont la Quétiapine), des thymorégulateurs (Lithium), des antidépresseurs (notamment la Sertraline). Ces médicaments partagent de douloureux points communs : un changement brutal de molécule ou de dosage augmente considérablement les risques de rechute, d’hospitalisation et pourrait, dans certains cas, entrainer une augmentation des suicides.
Plusieurs associations membres de France Assos santé, dont Argos 2001 et l’Unafam, alertent les pouvoirs publics depuis des mois, demandant que tous les outils soient actionnés pour limiter le désastre. Les préparations magistrales en pharmacie d’officine peuvent constituer une alternative lorsque les spécialités pharmaceutiques sont en rupture. Des préparations magistrales ont ainsi été autorisées, produites et prises en charge pour contribuer à pallier, partiellement, les pénuries de Quétiapine[2]. Face à des prix imposés par les pouvoirs publics et jugés intenables par les pharmaciens d’officine, ces derniers ont décidé de ne pas produire de Sertraline[3].
Les patients doivent-ils continuer à être pris entre le marteau et l’enclume, alors que les industriels ont une obligation d’approvisionnement « approprié et continu du marché national de manière à couvrir les besoins des patients en France »[4] ?
[2] Tensions d’approvisionnement en quétiapine : recommandations au 27 mai 2025, ANSM
[3] Préparations magistrales : les officines s’inquiètent des conditions de prise en charge proposées par la DGS, communiqué de presse Pharmaciens des préparatoires de France, syndicat national de la préparation pharmaceutique SN2P, 14 mai 2025
[4] Article L5121-29 du code de la santé publique.
Pénuries de médicaments : les industriels doivent payer - France Assos Santé
19 juin 2025
Derrière la grave pénurie française de médicaments psychotropes, une défaillance industrielle
« C’est allé crescendo. D’abord une première molécule, puis une deuxième, et une troisième… » Au comptoir de sa petite officine, installée dans le centre-ville d’Aurillac, Christophe Nouvel fait le décompte des psychotropes qui manquent à l’appel dans ses tiroirs. « Aucune livraison de venlafaxine depuis quatre semaines, pareil pour le sel de lithium. Quant à la sertraline, on en reçoit au compte-goutte, une à deux boîtes de 25 milligrammes tous les trois jours, mais rien depuis février au format de 50 milligrammes, une référence dont on dispense habituellement une trentaine de boîtes par mois », constate-t-il, dépité.
Quétiapine, sertraline, venlafaxine, sel de lithium… Le pharmacien du Cantal n’est pas le seul à subir cette disette qui affecte sans discontinuer le pays depuis plusieurs mois, alors que, hasard infortuné du calendrier, la santé mentale a été labellisée « grande cause nationale » pour l’année 2025 par le gouvernement. Au 30 mai, 55 % des officines du territoire disposaient de moins d’un jour de stock de sertraline 25 mg, l’un des dosages les plus couramment prescrits pour cet antidépresseur, 51 % dans le cas de la venlafaxine 75 mg, et 59 % pour la venlafaxine 37,5 mg, selon des données fournies par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Un phénomène qui touche spécifiquemet la France.
Derrière la grave pénurie française de médicaments psychotropes, une défaillance industrielle
20 mai 2025
Pénurie de 14 psychotropes : plus de 30 organisations tirent la sonnette d'alarme
Depuis début janvier 2025, 14 médicaments psychotropes sont en tension d’approvisionnement ou en ruptures de stock. Une situation qui provoque de graves conséquences pour les patients et pour les services, comme le dénoncent plus d’une trentaine de syndicats, d’associations et de sociétés savantes dans un communiqué commun. Les Drs Stéphane Henriette, psychiatre et Guillaume Sujol, pharmacien hospitalier, détaillent ces difficultés pour Medscape édition française.
« Depuis plusieurs mois, la psychiatrie se trouve particulièrement en difficulté, avec des tensions d’approvisionnement récurrentes allant jusqu’aux ruptures, et ce pour des molécules de plus en plus nombreuses », dénoncent dans un communiqué, 36 organisations dont des associations, syndicats, représentants des usagers et des familles, et sociétés savantes.
« Le phénomène est d’une ampleur inédite », souligne le Dr Stéphane Henriette, psychiatre praticien hospitalier au centre hospitalier de Saint-Cyr au Mont-d’or et secrétaire général du Syndicat des psychiatres des hôpitaux.
Il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouveau médicament soit concerné. Nous sommes dans une insécurité permanente
18 février 2025
Troubles bipolaires et schizophrénie : face aux pénuries de quétiapine, l’ANSM diffuse de nouvelles recommandations
Face aux pénuries de quétiapine, traitement psychiatrique très prescrit face aux troubles bipolaires et à la schizophrénie, l’agence du médicament a diffusé vendredi 14 février des recommandations supplémentaires aux médecins et aux pharmaciens.
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a ainsi demandé aux médecins d’opter pour une alternative à la quétiapine « désormais également pour les patients en cours de traitement », dès que possible et sauf trouble bipolaire, et non plus seulement lors des démarrages de traitements.
Lorsque le traitement à la quétiapine doit être maintenu ou dans l’attente de la prescription d’une alternative, pour éviter toute interruption de traitement, un dispositif de délivrance à l’unité de comprimés et de préparations magistrales sera « effectif en milieu de semaine prochaine » en pharmacies, a ajouté l’agence.
Les préparations magistrales -médicaments fabriqués sur mesure par le pharmacien en cas d’indisponibilité de la prescription initiale- « ne permettront pas de couvrir l’ensemble des besoins » et « doivent être utilisées uniquement pour les patients nécessitant un traitement par quétiapine sans autre alternative », a-t-elle précisé.
Troubles bipolaires et schizophrénie
La quétiapine est une molécule utilisée dans le traitement de plusieurs pathologies mentales, dont les troubles bipolaires et la schizophrénie. Elle peut aussi être employée dans les dépressions, mais son usage fait moins consensus et n’est censé intervenir qu’en complément d’un antidépresseur classique.
Elle est commercialisée sous le nom Xeroquel par le laboratoire français Cheplapharm, et sous des versions génériques par d’autres groupes. Mais la molécule de base est largement produite par une entreprise grecque, Pharmaten, confrontée à « un problème de production », selon l’ANSM.
Fin janvier, l’agence du médicament avait annoncé une première série de mesures, comprenant l’interdiction des exportations et, surtout, une restriction des prescriptions. Elle avait alors demandé aux psychiatres de ne plus commencer un traitement sous quétiapine pour d’autres raisons qu’un trouble bipolaire. « Les alternatives doivent être privilégiées pour toutes les autres indications », avait recommandé l’ANSM.
Toutefois, certains professionnels s’inquiétaient de la difficulté à substituer d’autres médicaments à la quétiapine, à commencer par le psychiatre Antoine Pélissolo, premier à sonner l’alerte. Il avait pointé le risque suicidaire chez des patients qui verraient interrompu leur traitement sous quétiapine. Ces difficultés d’approvisionnement s’inscrivent dans un contexte plus large de pénuries de médicaments auxquelles les autorités sanitaires assurent tenter de riposter depuis plusieurs années.
Troubles bipolaires et schizophrénie : face aux pénuries de quétiapine, l’ANSM diffuse de nouvelles recommandations
17 février 2025
Rupture de quétiapine LP : comment y faire face ?
La quétiapine LP, pilier incontournable du traitement de la schizophrénie et du trouble bipolaire, subit actuellement de fortes tensions d’approvisionnement, plaçant les équipes soignantes dans une situation délicate. Alors que la Direction Générale de la Santé (DGS) vient de publier des recommandations pour encadrer la prescription et la dispensation de cette molécule, le Dr Émilie Bonnard, psychiatre, décrypte les enjeux cliniques et propose des pistes concrètes pour accompagner au mieux les patients sans compromettre leur équilibre psychique.
https://www.pharma365.fr/je-m-informe/cote-medicament/rupture-de-quetiapine-lp-comment-y-faire-face-guide-pratique-et-interview-exclusive-de-dr-emilie-bonnard-psychiatre/
01 février 2025
[ALERTE] : Médicaments, un important traitement psychiatrique touché par les pénuries
La quétiapine est une molécule utilisée dans le traitement de plusieurs pathologies mentales, dont les troubles bipolaires et la schizophrénie. Elle peut aussi être employée dans les dépressions, mais son usage fait moins consensus et n'est censé intervenir qu'en complément d'un antidépresseur classique.
Elle est commercialisée sous le nom Xeroquel par le laboratoire français Cheplapharm, ainsi que sous des versions génériques par d'autres groupes. Mais la molécule de base est largement produite par une entreprise grecque, Pharmaten.
Or, celle-ci a rencontré un "problème de production", explique l'ANSM, qui a annoncé plusieurs mesures destinées à gérer la pénurie.
Celles-ci comprennent l'interdiction des exportations et, surtout, une restriction des prescriptions. L'agence du médicament demande aux psychiatres de ne plus commencer un traitement sous quétiapine pour d'autres raisons qu'un trouble bipolaire.
"Les alternatives doivent être privilégiées pour toutes les autres indications", qui incluent donc notamment la schizophrénie, explique l'ANSM.
Toutefois, certains professionnels s'inquiètent de la difficulté à substituer d'autres médicaments à la quétiapine.
"En psychiatrie, les médicaments sont rarement interchangeables", a souligné dans une note de blog le psychiatre Antoine Pélissolo, premier à sonner l'alerte mardi.
"Les stocks (de quétiapine) dans les pharmacies sont partout épuisés ou en voie de l'être. Or, ce médicament ne doit pas être interrompu brutalement, au risque d'effets secondaires et surtout de rechutes potentiellement graves, et il est très compliqué de définir, au cas par cas, une molécule de remplacement", a-t-il détaillé.
En appelant au ministère de la Santé et dénonçant un manque de communication des laboratoires commercialisant ces médicaments, M. Pelissolo a mis en avant le risque suicidaire chez des patients qui verraient interrompu leur traitement sous quétiapine.
Ces difficultés d'approvisionnement s'inscrivent dans un contexte plus large de pénuries de médicaments face auxquelles les autorités sanitaires essaient d'agir depuis plusieurs années.
Médicaments: un important traitement psychiatrique touché par les pénuries
« Un gros risque de rechute » pour les patients : un antipsychotique souvent prescrit introuvable en pharmacie - Le Parisien
25 septembre 2024
Ozempic et Wegovy : que sait-on vraiment de la molécule "miracle" GLP-1 qui soignerait obésité, addiction et dépression ?
Approuvée en France pour le diabète de type 2 (sous le nom d’Ozempic) et pour traiter l’obésité (sous le nom de Wegovy), la molécule GLP-1 n’en finit pas de faire parler d’elle. La liste de pathologies dans lesquelles elle semble montrer un effet positif s’allonge de mois en mois : maladies cardiaques, rénales, Parkinson, Alzheimer, dépression ou addiction sont autant de domaines dans lesquels ce médicament suscite de l’espoir.
À tel point qu’il devient difficile d’y voir très clair parmi les effets avérés et ceux qui restent supposés.
Ozempic et Wegovy : que sait-on vraiment de la molécule "miracle" GLP-1 ? - Sciences et Avenir
22 juillet 2024
Des antipsychotiques spécifiques associés à un risque accru de pneumonie
MÉTHODOLOGIE :
À l’aide de plusieurs registres de données à l’échelle nationale, les enquêteurs ont extrait des données sur les personnes ayant reçu des soins hospitaliers pour schizophrénie ou trouble schizo-affectif (n = 61 889) entre 1972 et 2014.
Les données sur la consommation de médicaments ont été recueillies à partir d’un registre d’ordonnances et comprenaient les dates de délivrance, le coût, la dose, la taille de l’emballage et la formulation du médicament. Les données sur les dates et les causes de décès ont été obtenues à partir du registre des causes de décès.
Après l’entrée dans la cohorte, le suivi a débuté en janvier 1996 ou après le premier diagnostic de schizophrénie pour les personnes diagnostiquées entre 1996 et 2014.
Le critère de jugement principal était l’hospitalisation pour pneumonie comme principal diagnostic d’admission à l’hôpital.
RESULTATS :
Au cours des 22 années de suivi, 8917 patients (14,4 %) ont eu une ou plusieurs hospitalisations pour pneumonie et 1137 (12,8 %) sont décédés dans les 30 jours suivant leur admission.
Le risque de pneumonie était le plus élevé avec l’utilisation de quétiapine à forte dose (> 440 mg/j) (P = .003), suivi par les doses élevées (≥ 330 mg/j) et moyennes (180 à P P = .02).
Par rapport à l’absence d’utilisation d’antipsychotiques, la monothérapie antipsychotique a été associée à un risque accru de pneumonie (P = .03), alors que la polythérapie antipsychotique ne l’était pas.
Seule l’utilisation d’antipsychotiques à forte puissance anticholinergique était associée à un risque de pneumonie.
EN PRATIQUE :
« L’identification des médicaments antipsychotiques associés au risque de pneumonie pourrait permettre de mieux éclairer les programmes de prévention (par exemple, les vaccinations) », ont noté les chercheurs. « Deuxièmement, la disponibilité d’estimations du risque de pneumonie pour des antipsychotiques individuels et pour des groupes d’antipsychotiques pourrait favoriser l’élaboration de directives de prescription personnalisées », ont-ils ajouté.
SOURCE :
L’étude a été menée par le Dr Jurjen Luykx, du Centre médical universitaire d’Amsterdam, Amsterdam, Pays-Bas. publié en ligne le 26 juin 2024, à JAMA Psychiatrie.
LIMITES :
Les chercheurs n’ont pas pu prendre en compte tous les facteurs de risque susceptibles d’accroître le risque de pneumonie chez les personnes atteintes de schizophrénie, comme le tabagisme et les habitudes de vie. De plus, les cas de pneumonie n’ayant pas nécessité d’hospitalisation n’ont pas pu être inclus dans l’analyse, de sorte que les résultats ne peuvent être généralisés qu’aux cas de pneumonie grave.
Des antipsychotiques spécifiques associés à un risque accru de pneumonie - Les Actualites
14 juillet 2024
Voici comment la chaleur affecte l’efficacité de vos médicaments
"Il existe également des médicaments qui interfèrent avec les mécanismes de perte de chaleur de notre corps. Par exemple, les antihistaminiques ou les médicaments contre la maladie de Parkinson. Enfin, il existe des médicaments qui peuvent directement augmenter la température corporelle, comme les analgésiques comme le tramadol ou les antipsychotiques pour la schizophrénie", soulignent les pharmaciens.
Lire l'article complet :
28 avril 2024
Rachat de la biotech Karuna par le laboratoire Bristol Myers Squibb
Rachat de la biotech Karuna par le laboratoire Bristol Myers Squibb finalisé -Le 18 mars 2024 à 19:50 | Zonebourse
18 février 2024
[Recherche] : Évaluation complète de 45 médicaments contre la schizophrénie
J’ai le plaisir de vous partager une première mondiale. De nouveaux traitements ont été identifiés comme efficaces en adjonction aux antipsychotiques dans le traitement de la schizophrénie, cette maladie grave qui touche plus de 500000 personnes en France (sans compter les familles fortement impactées par la maladie) et 20 millions dans le monde.
Au total, 44 essais (comprenant 45 médicaments d'augmentation et 3358 participants) ont été inclus dans notre méta-analyse publiée ce jour dans Le Lancet, section médecine clinique.
Un tiers des médicaments (16 médicaments) ont démontré une efficacité significative par rapport au placebo pour au moins un critère de jugement.
Les tailles d'effet les plus remarquables ont été observées pour l'utilisation du tropisétron, de la mémantine et de la minocycline pour traiter les symptômes négatifs chez les patients traités par rispéridone.
Le benzoate de sodium et la mémantine ont montré des effets significatifs sur les symptômes positifs, tandis que la mémantine a démontré une efficacité pour les symptômes négatifs et la psychopathologie générale.
Les études se concentrant exclusivement sur les patients traités par clozapine ont révélé que la duloxétine produisait les meilleurs résultats. Le benzoate de sodium a été le seul médicament d'augmentation à démontrer une efficacité dans le soulagement des symptômes positifs persistants chez les patients traités par clozapine, l'antipsychotique le plus efficace. Le traitement par clozapine en association avec des antipsychotiques, fréquemment utilisé en pratique clinique, a donné des effets faibles à modérés.
Ces résultats sont publiés pour la première fois et devraient changer les recommandations pour la pratique dans le traitement de la schizophrénie ne répondant pas aux antipsychotiques. Ils figureront dans la prochaine formation sur le traitement de la schizophrénie résistante validée par l'Agence nationale du Développement Professionnel Continu (ANDPC).
DOI: 10.1016/j.eclinm.2024.102473 IF: 15.1 Q1
25 mars 2023
[Webinaire] : Tabac et médicaments en psychiatrie
A l’issue d’une brève présentation du contexte épidémiologique pour les personnes présentant un trouble psychique sévère, seront abordés la façon dont la consommation de tabac impacte l’efficacité des traitements pharmacologiques, la nature de ces interactions et ce que peut produire une démarche de réduction des risques liés au tabac.
Nous vous attendons nombreux.ses pour ce webinaire en ligne (ZOOM) gratuit, ouvert à tou.te.s, professionnel.les, personnes concernées, proches et toute personne souhaitant mieux comprendre les liens entre tabac et santé mentale.
Pour s’inscrire, c’est par ici
Le lien de connexion vous sera communiqué à 7 jours et le jour J. Pour toute question : centreressource@ch-le-vinatier.fr avec "webinaire "tabac et psy" en objet.
31 mai 2022
[Opinion] : Dépression et vérité
La dépression est un symptôme, comme le sont la douleur ou la fièvre. L’évolution nous apprend que les symptômes ont une utilité adaptative.
Dans les sociétés de mammifères hiérarchisées, l’adaptation conduit à donner des signaux de soumission au dominant, afin de ne pas s’épuiser en d’inutiles combats. Chez l’humain, une théorie de 1994, solidement confortée depuis, analyse la dépression comme un blocage de ce processus adaptatif, conduisant à une soumission involontaire, donc vécue douloureusement.
Ainsi, le signal dépressif, volontaire ou non, est un signal honnête, dans la mesure où il affiche la vérité de nos propres limites.
Vouloir éliminer un symptôme (dépression, douleur ou fièvre) avant de s’être posé la question de son utilité et de son contexte est le défaut majeur de toutes les médecines. L’histoire de la pharmacologie de la dépression en est une caricature, elle concentre les plus grossières erreurs médicales. Erreurs diagnostiques en confondant symptôme et maladie. Erreurs médicamenteuses, en aggravant la prévalence et les séquelles de ce trouble.
.../...
Si la dépression affiche honnêtement une vérité individuelle, ses prétendus médicaments et leurs prescripteurs, non contents d’ignorer cette vérité, pratiquent outrageusement le mensonge et le déni.
Lire l'article complet sur le site de Luc Périno :
https://lucperino.com/793/depression-et-verite.html





