Nouvelles fixes

Nos actions en cours

- Organisation de la formation Profamille, psychoéducation pour les familles
=> information et inscription

- Soutien du groupe musical "Les Voix de l'Aube"
=> https://www.youtube.com/@AssociationTP-TP

- Organisation de la formation PSSM (Premiers secours en santé mentale)
=> 24 et 25 février à Sélestat (nous contacter)

Nouvelles

Nous avons besoin de vous (adhésion ou simple don)

https://www.helloasso.com/associations/troubles-psychiques-tous-partenaires

Affichage des articles dont le libellé est psychologues. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est psychologues. Afficher tous les articles

05 mai 2023

Santé mentale et soins psychiques de l'enfant : les psychothérapies sont-elles vraiment efficaces ?

Sébastien Ponnou (Psychanalyste, Maître de Conférences en Sciences de l'Education à l'Université de Rouen Normandie, Université de Rouen Normandie), Xavier Briffault (Chercheur en sciences sociales et épistémologie de la santé mentale au Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société (CERMES3), Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ; Publié: 26 avril 2023

La souffrance psychique des enfants est une problématique de santé publique majeure en France et au niveau international. De nombreux rapports publics pointent toutefois un déficit chronique de l’offre de soin, des difficultés d’accès aux pratiques psychothérapeutiques, éducatives et sociales ainsi qu’une augmentation des prescriptions de médicaments psychotropes.

Après avoir documenté la hausse de la consommation de médicaments psychotropes chez l’enfant et l’adolescent ces dix dernières années, ainsi que les impasses des approches purement biomédicales de la souffrance psychique, nous nous intéressons ici à l’efficacité des psychothérapies – recommandées en première intention dans le soin psychique des enfants comme des adultes par l’OMS.

08 mars 2022

Remboursement des séances psy : le gouvernement lance son dispositif, baptisé "MonPsy"

Après une année 2021 marquée par une attention particulière portée à la santé mentale, le gouvernement avait annoncé à l’automne dernier la mise en place d’un dispositif permettant le remboursement de séances psy pour tous, sous certaines conditions. Le projet a abouti fin février au lancement de la plateforme Mon Psy ( monpsy.sante.gouv.fr), un annuaire de psychologues partenaires.


Actuellement, la plateforme est ouverte aux professionnels qui souhaitent s’inscrire. En avril 2022, la liste des psychologues acceptant de recevoir des patients adressés par un médecin généraliste sera rendue accessible au grand public.


Pour pouvoir bénéficier de huit séances d’accompagnement psychologique remboursées par l’Assurance maladie, le patient devra suivre un parcours spécifique. Il lui faudra tout d’abord se rendre chez son généraliste pour que celui-ci évalue ses besoins et rédige un courrier d’adressage à destination du psychologue vers lequel son patient se tournera. Le patient est libre de choisir son thérapeute parmi ceux inscrits dans l’annuaire Mon Psy.


Lors de la première séance, le psychologue réalise un entretien d’évaluation et détermine le nombre de séances de suivi nécessaires, dans la limite de 8 par an au total. La première séance coûte 40 euros, les (maximum) 7 suivantes 30 euros. Sauf cas particuliers, le patient paie le psychologue et se fait rembourser par l’Assurance maladie. Pour cela, il doit adresser à sa Caisse la feuille de soins qui lui est remise à la fin de la séance, et lors de l’envoi de la première feuille de soin (séance d’entretien d’évaluation), il doit joindre le courrier d’adressage du médecin généraliste. Il n’est pas possible de bénéficier de plus de 8 séances remboursées par an, mais il est possible d’avoir recours à ce dispositif plusieurs fois au cours de la vie.


Par ailleurs, il est important de souligner que tous les patients ne peuvent pas bénéficier de cette prise en charge. Le dispositif est réservé à toute personne de plus de 3 ans « en souffrance psychique d’intensité légère à modérée (troubles anxieux et/ou dépressifs, troubles du comportement alimentaire, mésusage du tabac, de l’alcool et du cannabis) ». Le risque suicidaire n’est pas inclus dans cette définition, pas plus que les troubles de la personnalité (schizophrénie, bipolarité…).



Remboursement des séances psy : le gouvernement lance son dispositif, baptisé « MonPsy » | Psychologies.com

30 septembre 2021

Les annonces d’Emmanuel Macron pour la psychiatrie

En clôture des assises de la santé mentale et de la psychiatrie, qui se sont tenues les 27 et 28 septembre, le président de la République, Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures en faveur de la psychiatrie : l’ouverture de 800 postes pour les Centres médico-psychologiques (CMP), des consultations de psychologues remboursées sur prescription médicale, ou encore 80 millions d’euros pour la recherche sur les neurosciences, l’intelligence artificielle et les dispositifs médicaux.

Jusqu’à présent « ni moyens à la hauteur, ni reconnaissance »

"La santé mentale est un enjeu majeur, insuffisamment assumé dans notre pays. Les moyens mis pendant longtemps n’ont pas été à la hauteur, ni la reconnaissance", a constaté Emmanuel Macron. Relevant que "la pédopsychiatrie et la psychiatrie ont fait l’objet de sous-investissements importants", il en a observé les conséquences : "une perte d’attractivité et des fermetures de lits, résultats de la désaffection des soignants."

Néanmoins, le président n’a pas annoncé de nouveau plan pour la psychiatrie, seulement des mesures complétant la feuille de route de 2018, qui avait déjà permis de débloquer 1,4 milliard d’euros. Emmanuel Macron a articulé sa stratégie pour la psychiatrie autour de trois axes : améliorer la prévention, décloisonner et mieux organiser les soins, et investir dans la recherche.

"La santé mentale est un enjeu majeur, insuffisamment assumé dans notre pays" (Emmanuel Macron).

Sur le volet de la prévention, il a plaidé pour une communication grand public régulière sur la santé mentale. Il souhaite également développer les formations aux premiers secours en santé mentale. « À peine 10 000 secouristes sont formés actuellement. Notre objectif est d’en avoir 60 000 d’ici à 2023 », a projeté le président. Il veut par ailleurs améliorer la prévention sur le début de la vie en mettant en œuvre la stratégie des 1000 premiers jours et en développant une offre de psychiatrie en périnatalité. « À partir de 2022, un entretien post-natal obligatoire avec une sage-femme sera déployé et permettra un échange pour toutes les jeunes mères », a-t-il indiqué.

Pour poursuivre cette politique de prévention à l’école, il souhaite « ouvrir le dialogue avec l’Éducation nationale ». En parallèle, il envisage de déployer les maisons des adolescents, pour ces derniers et leurs familles. « L’objectif est d’en créer une par département (il en existe actuellement 118 mais inégalement réparties: 40 départements n'en ont pas, NDLR) et d’augmenter sur trois ans le développement des accueils familiaux thérapeutiques », a détaillé Emmanuel Macron.

Concernant l’organisation des soins, le président a loué le modèle de développement des centres médico-psychologiques (CMP), « qui a permis de développer un accompagnement, un traitement dans un cadre adapté ». Néanmoins, il a reconnu que « le manque de moyens des CMP a fragilisé certains territoires ». Il souhaite donc « renforcer le continuum ville-hôpital et poursuivre la logique de secteur ». Pour cela, 800 postes seront ouverts dans les CMP à partir de l’année prochaine. « Il faut réduire les délais d’attente, qui sont parfois devenus insupportables, au-delà de 18 mois », a insisté Emmanuel Macron, plaidant pour des « délais humains ».

Afin de mieux organiser la prise en charge précoce et d’affiner l’articulation du travail des psychologues et des psychiatres, il a décidé la prise en charge par l’Assurance maladie des consultations de psychologues à partir de 2022, sur la base d’un forfait de 40 euros pour la première séance de bilan, puis 30 euros pour les suivantes. Les consultations devront être prescrites par un médecin. « Toute la profession de psychologues n’était pas ravie », a reconnu Emmanuel Macron, qui assume cependant une mesure qui lui paraît « juste et proportionnée ». Il a précisé que les psychologues qui ne souhaitaient pas s’inscrire dans ces parcours de soins pourront continuer à pratiquer les tarifs qu’ils souhaitent.

Pour les psychiatres, une revalorisation déjà actée

En revanche, pour la rémunération des psychiatres, le président a renvoyé vers les mesures déjà décidées récemment, comme la revalorisation des consultations des psychiatres et pédopsychiatres libéraux prévues dans l'avenant 9 à la convention médicale, ainsi que les 8,2 milliards d'euros du Ségur destinée à renforcer l'attractivité des postes à l'hôpital et à en ouvrir de nouveaux. Ainsi, la consultation des psychiatres, neuropsychiatres et neurologues est revalorisée à un tarif de 42,5 euros. Par ailleurs une majoration spécifique de 3 euros est créée pour les consultations de psychiatres à destination de patients de moins de 16 ans. Enfin, la prise en charge en urgence (dans les deux jours ouvrables) suivant la demande d’un médecin d’un patient en ville par un psychiatre est également revalorisée à 85 euros.

Pour les libéraux, il a indiqué son désir de « réfléchir à d’autres formes de revalorisations », comme des intéressements aux missions de santé publique.

Concernant le nombre de lits, le président a reconnu que « dans certains territoires, le mouvement de fermetures de lits a été trop rapide ». Un dispositif de « lits à la demande » va être mis en place avec un financement de 15 millions d’euros en 2022, puis 25 millions d’euros par an à partir de 2023, soit environ 500 ETP.

Le président a estimé par ailleurs qu’il fallait « mieux reconnaître le rôle des infirmiers en psychiatrie » et a envisagé une augmentation du nombre d’infirmiers en pratiques avancées (IPA) « au-delà de ce qui a été prévu par le Ségur ». Un financement de 3 millions d’euros en 2022 et 6 millions d’euros par an à partir de 2023 est prévu pour former 540 IPA supplémentaires.

De plus, 20 nouvelles équipes mobiles de psychiatrie de la personne âgée vont être créées, avec un financement de 5 millions d’euros à partir de 2022. En parallèle, 40 équipes mobiles pour la santé somatique devraient voir le jour.

La prise en charge en urgence (dans les deux jours ouvrables) est revalorisée à 85 euros.

80 millions d’euros pour la recherche

Dernier axe de la stratégie d’Emmanuel Macron : la recherche. Le président a décidé d’investir massivement dans les neurosciences, l’intelligence artificielle et les dispositifs médicaux. « L’État soutiendra un programme de recherche dédié à la santé mentale financé dans le cadre du 4e programme d’investissement d’avenir (PIA4), à hauteur de 80 millions d’euros, piloté par l’Inserm et le CNRS », a-t-il annoncé. Enfin, il a soutenu la création de l'Institut de stimulation cérébrale à l'hôpital Saint-Anne et du centre de recherche e-care, à Robert Debré.

800 postes dans les CMP, psychologues remboursés : les annonces d’E. Macron pour la psychiatrie (medscape.com)

23 septembre 2021

La "Fédération Française des Psychologues & de Psychologie" va participer aux Assises de la Santé mentale et de la Psychiatrie

La FFPP (Fédération Française des Psychologues & de Psychologie) a été invitée aux Assises de la Santé mentale et de la Psychiatrie qui se déroulent les 27 et 28 septembre 2021.

Environ 70 professionnels interviendront lors de ces journées : délégués ministériels et interministériels, élus, usagers, psychiatres, hauts fonctionnaires… et trois psychologues y prendront part :

– Cora Von Hammerstein, Psychologue, Service de Psychiatrie et d’Addictologie, Hôpital Paul Brousse,

– Gladys Mondière, Psychologue et Docteure en Psychologie, Présidente de la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie

– Aurélie Untas, Psychologue, Présidente de l’Association de Psychologie de la Santé et Professeur de psychopathologie à l’Université Paris Descartes.


Concernant la FFPP, pourquoi accepter d’y participer ?

– Parce que la FFPP, avec le SNP, travaille avec le Ministère de la Santé et des Solidarités depuis plus d’un an à la question du remboursement des consultations de psychologie ;

– Parce que si nous ne représentons pas tous les psychologues, et que nous n’en avons pas la prétention, nous travaillons sur de nombreux dossiers concernant la profession : réglementation de la déontologie, allongement des études, travaux avec nos collègues par notre représentation à l’EFPA, participation au Comité Stratégique de Santé Mentale et à la Commission Nationale de Psychiatrie, et précédemment au Conseil National de Santé mentale… ;

– Parce qu’il nous a semblé important de porter la voix des psychologues et qu’après discussion avec les organisations de l’appel du 10 juin, nous nous sommes mis d’accord sur la possibilité de présenter nos points communs d’interpellation.

Depuis près de 20 ans, la FFPP, conformément à ses missions, vise à promouvoir la qualification de l’excellence de la discipline et de s’affirmer comme un interlocuteur majeur dans les débats qui concernent la profession. C’est dans ce sens que nous avons décidé de participer aux Assises, de manière cohérente avec nos engagements, et sans complaisance.

Bien trop souvent, les psychologues se sont retrouvés en dehors des discussions qui les concernent. Nous préférons ne pas être absents de ces débats.







08 juin 2021

CMP, CMPP, psychologues libéraux... vers une nouvelle organisation des soins ?

"Il est urgent que tous les psychologues se battent pour leur liberté d'exercice"

C'est le titre d'un article publié par SLATE le mardi 7 juin 2021.

Un rapport de la Cour des comptes préconise un remboursement généralisé à tout le territoire des psychothérapies. Derrière cette idée se loge la subordination d'une profession à l'ordre médical.

Citation : "La vie psychique ne se monnaye pas, elle vaut cher et il va falloir nous y faire."



A lire sur le site de SLATE :


07 mai 2021

Covid : le forfait psy pour les enfants en détresse sera mis en place fin mai

Le "forfait psy", qui permettra le remboursement de dix séances chez un psychologue pour les enfants affectés par la crise sanitaire, sera opérationnel fin mai, a indiqué mardi le secrétariat d'État à l'Enfance.

Ce dispositif avait été annoncé par Emmanuel Macron lors d'un déplacement dans un hôpital psychiatrique de Reims, mi-avril, pour apporter une « réponse d'urgence à la souffrance psychique des jeunes dans un contexte de crise sanitaire, où l'état de santé mental et psychologique des Français se dégrade ».

Destiné aux 3 à 17 ans, il s'adresse aux enfants et adolescents « présentant des troubles du comportement et des signes légers à modérés de détresse psychologique, suscitant l'inquiétude de l'entourage (famille, milieu scolaire, médecin généraliste, pédiatre, PMI par exemple) », a précisé mardi le cabinet d'Adrien Taquet, secrétaire d'État chargé de l'Enfance.


Opérationnel à la fin du mois de mai, le forfait psychologique d'urgence sera « déployé sur l'ensemble du territoire et permettra la prise en charge à 100 % de 10 séances d'accompagnement psychologique, sans avance de frais, comprenant un entretien initial bilan et jusqu'à neuf séances de soin ». Le psychologue devra être choisi par la famille sur une liste nationale accessible d'ici à la fin du mois sur un site dédié (pas encore ouvert) PsyEnfantAdo.sante.gouv.fr permettant d'identifier un professionnel exerçant à proximité.


Pour en bénéficier, les enfants devront avoir une ordonnance avant le 31 octobre 2021 et les séances devront être réalisées avant le 31 janvier 2022.

Selon des chiffres du gouvernement, le recours aux urgences psychiatriques a augmenté de 40 % en 2020 et 40 % des parents ont déclaré avoir observé des signes de détresse chez leur enfant depuis le premier confinement.

Covid : le forfait psy pour les enfants en détresse mis en place fin mai, 10 séances remboursées à 100 % | Le Quotidien du médecin (lequotidiendumedecin.fr)


03 mai 2021

Les séances chez le psychologue bientôt remboursées

La Fédération française de l’assurance, la Mutualité française et les institutions de prévoyance ont annoncé le lundi 22 mars 2021 qu‘elles s’engageaient à prendre en charge les séances chez les psychologues libéraux, dans la limite de 60 euros par consultation, et ce pour un nombre limité de visites. Cela devrait intervenir dans les semaines à venir. Alors que les assureurs n’iront pas au-delà de quatre séances, les mutuelles ont fixé ce chiffre comme seuil minimum. Les institutions de prévoyance, spécialisées dans les contrats d’entreprises, promettent, elles,  de rembourser plusieurs séances par an, sans donner de chiffre précis.

Il revient aux personnes couvertes de se rapprocher de leur complémentaire santé pour connaître le nombre maximal de séances prises en charge.


 A noter que les consultations chez un psychothérapeute ou un psychanalyste, s’ils n’ont pas de diplôme de psychologue, ne seront pas concernées.

Dans tous les cas, il faudra avoir été orienté par un médecin généraliste pour pouvoir en bénéficier.

Les séances chez le psy bientôt remboursées – Libération (liberation.fr)

Complémentaires santé : les consultations chez le psychologue bientôt prises en charge | Dossier Familial

A noter que depuis le 1er février 2021, les étudiants en situation de mal-être à cause de la crise sanitaire peuvent bénéficier de trois consultations gratuites de 45 minutes avec un psychologue, un psychothérapeute ou un psychiatre.

Chèque psy pour les étudiants : comment ça marche ? | Dossier Familial