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Affichage des articles dont le libellé est troubles psychiques. Afficher tous les articles
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20 mai 2026

Inflammation : une piste clé en psychiatrie

Repérer un simple marqueur sanguin pourrait transformer la prise en charge des troubles psychiatriques sévères. Une étude sur 7 000 patients ouvre la voie à des soins plus personnalisés, intégrant mode de vie et santé métabolique.

Et si une prise de sang permettait d'adapter les traitements en psychiatrie ? Une étude internationale menée par le centre SINAPS, en partenariat avec la Fondation FondaMental, met en lumière un levier concret : l'inflammation chronique de bas grade.
Selon les chercheurs, près de 30 % des patients souffrant de dépression résistante, de schizophrénie ou de troubles bipolaires présentent un taux élevé de CRP (protéine C-réactive), un biomarqueur de l'inflammation. Publiés dans la revue Brain, Behavior, and Immunity, ces travaux reposent sur l'analyse de plus de 7 000 patients suivis en France.

Des facteurs de risque bien identifiés

L'étude établit un lien clair entre inflammation et facteurs de santé déjà connus : surpoids, obésité, troubles métaboliques ou tabagisme. Autant d'éléments souvent associés aux maladies cardiovasculaires, mais désormais reconnus comme influençant aussi la santé mentale.
Autre enseignement clé : des différences selon le sexe. Chez les femmes, l'inflammation est davantage liée au poids et aux déséquilibres métaboliques, ainsi qu'à certains biomarqueurs comme l'acide urique. Chez les hommes, le tabagisme apparaît comme un facteur déterminant.

Vers une psychiatrie de précision

Ces résultats ouvrent la voie à une approche plus ciblée des soins. La CRP pourrait devenir un signal d'alerte clinique, permettant d'ajuster les traitements au profil de chaque patient.
« Comprendre si un patient présente une composante inflammatoire […] permet d'associer aux traitements classiques des interventions précoces ciblées », explique Tim Rietberg, doctorant à l'Université d'Anvers. Cela inclut des actions concrètes : activité physique, amélioration de l'alimentation, arrêt du tabac, voire traitements anti-inflammatoires spécifiques.
Pour la Pr Livia de Picker, « la psychiatrie de précision nous permet de sortir d'une approche standardisée », en affinant les diagnostics et les stratégies thérapeutiques.

Un enjeu majeur de santé globale

Au-delà des symptômes psychiatriques, ces travaux rappellent l'importance du lien entre santé mentale et physique. « Les personnes souffrant de maladies psychiatriques ont une espérance de vie réduite de 10 ans en moyenne », souligne la Pr Marion Leboyer.
En intégrant davantage les dimensions métaboliques et inflammatoires, cette recherche pourrait contribuer à améliorer le pronostic global des patients. Prochaine étape : des études prospectives pour mesurer l'impact concret de ces interventions ciblées.
Une avancée qui confirme une tendance de fond : la psychiatrie s'oriente vers des solutions personnalisées, où biologie et mode de vie deviennent des alliés majeurs du soin.

Inflammation : une piste clé en psychiatrie

28 avril 2026

La honte ou le "passager clandestin" de la souffrance psychique.

La honte est partout en psychiatrie.
Et pourtant on ne la nomme presque jamais.


1- La honte, l'émotion invisible

-n'apparaît jamais comme symptôme à part entière dans DSM5
-pourtant elle est bien là, pesante, bloquante, si on sait l'entendre
-touche l'identité
-elle dit "je suis quelqu'un de mauvais" (≠culpabilité: "j'ai fait quelque chose de mal")

2- Honte et dépression

-fréquente en lien avec la déformation des cognitions
-empêche souvent de demander de l'aide car implique sa révélation
-porte sur des éléments très concrets du quotidien
-s'aggrave par comparaison aux autres
-plus elle est silencieuse plus elle s'installe

3- Honte et médicaments 💊

"ma mère en serait malade" 
-beaucoup les prennent en cachette
-la pharmacie ? Un lieu parfois redouté (une remarque du pharmacien...ou la voisine qui voit la boîte de risperidone)
-pourquoi ? "Dépendant", "zombifiant"...
- c'est être déjà du "mauvais côté"

4- Honte et hospitalisation

-"surtout ne mettez pas sur le bulletin de situation que je suis à l'HP"
-accepter d'être hospitalisé, c'est accepter d'être vu comme "fou"
-ne s'arrête pas à l'entrée
-continue pendant séjour, après la sortie: comment expliquer au travail, aux amis...?

5- Honte et travail

-Un arrêt pour lombalgies, ça se dit
-Un arrêt pour dépression sévère, c'est plus compliqué
-peur d'être perçu comme instable, imprévisible, moins compétent.
-et en toile de fond: "que dira-t-on de moi?"

6- Honte et proches

-"Je ne veux pas les inquiéter", "je ne peux pas être un fardeau"... des phrases entendues tellement en consultation
-souvent vu comme un geste altruiste "je les protège" mais s'enracine dans la honte d'être vu ainsi
-problème : on se prive d'un soutien si nécessaire

7- Honte et maladie invisible

-fonctionner en public, mais s'effondrer en privé
-en plus double peine: pas de pansement, pas de signe flagrant donc ça peut passer complètement inaperçu
-"mais tu n'as pas l'air malade" est très fréquent et clairement renforçateur de la honte

8- Honte et addictions

-intrication+++
-cercle vicieux: consommation pour fuir une honte préexistante, puis culpabilité de la consommation entretient la honte
-rechute vécue comme la preuve légitimant la honte: "je savais que je n'y arriverais pas, je ne suis pas qqn de confiance"

9- Quand la honte se cache derrière la colère

-honte plus simple à tolérer sous cette forme
-s'exprime contre les autres, le système...
-en consultation, un patient agressif ou opposant cache souvent une honte intense d'avoir besoin d'aide, d'être là, d'être vu dans cet état

10- Sortir de la honte

-la reconnaître + la nommer
-pas forcément une vérité
-thérapie d'autocompassion: apprendre à se traiter soi-même comme un ami
-sortir de la honte ne signifie pas ne plus la ressentir, mais qu'elle ne dicte plus nos comportements ni ne définit notre identité

On ne se libère pas de la honte en la taisant.
On commence à s'en libérer quand on ose enfin la nommer à voix haute.


C'était le rôle de ce texte.
C'est votre rôle maintenant de le faire en le diffusant.

Docteur David MASSON

16 mars 2026

L'accueil de malades psychiatriques par l'orchestre de Toulouse fait des émules en France

Pour rompre le cercle vicieux de l'isolement et de l'autostigmatisation, une vingtaine de patients en psychiatrie, atteints de dépression ou de troubles bipolaires, schizophréniques ou de la personnalité, assistent aux répétitions de l'orchestre de Toulouse dans le cadre du projet "Résonance(s)" qui, après trois années, essaime dans toute la France.

Le projet est né en 2023 d'un partenariat entre l'orchestre national du Capitole et plusieurs institutions de santé mentale de la région. Son objectif, face à des pathologies susceptibles d'enfermer les malades dans un regard négatif sur eux-mêmes, est de leur permettre d'assister à quatre répétitions par an pour enclencher une dynamique de retour vers l'autre et de favoriser leur rétablissement.

Mi-février, environ 25 patients de cliniques et hôpitaux de jour, accompagnés de leurs soignants, s'installent par petits groupes dans la spectaculaire salle de concert toulousaine de la Halle aux grains.

Face à eux, les musiciens s'apprêtent à travailler trois mouvements de la Symphonie fantastique d'Hector Berlioz (1803-1869), un monument du romantisme français.

Le choix d'assister aux répétitions plutôt qu'aux concerts n'est pas un hasard: voir les musiciens vêtus de T-shirts et sweats à capuche, comme eux, aide les patients à s'identifier.

Pendant deux heures, les malades de la vingtaine à la soixantaine écoutent attentivement, prenant parfois des notes. Un jeune homme ferme les yeux quelques instants pour se laisser porter par la musique.

Patients comme soignants montrent beaucoup de curiosité à l'égard des musiciens présents, l'altiste Claire Pélissier et le hautboïste Serge Krichewsky. Puis la discussion s'attarde sur le troisième mouvement de la Symphonie fantastique, qui s'ouvre sur un dialogue plein de mélancolie entre hautbois et cor anglais.

"A partir du moment où vous avez joué le troisième mouvement, j'ai beaucoup pleuré", confie une patiente aux instrumentistes. "Ça m'a permis de lâcher beaucoup d'émotions, j'arrivais très tendue (à la répétition). J'ai été emportée par l'émotion", poursuit-elle.

La psychiatre Nathalie Bounhoure, à l'origine du projet, est spécialiste de "réhabilitation psychosociale". Elle a voulu inscrire Résonance(s) dans ce champ de la psychiatrie, qui tente d'aider les patients "à se décaler du fardeau du diagnostic" et "se retrouver en tant que personnes".

"Ça m'a vraiment permis de reprendre pied, de m'enraciner, de comprendre que mes émotions viennent, passent... Ce sont des choses qui arrivent tous les jours, tout le temps, mais au moins, avec la musique, on n'est pas seules", a confié à l'AFP Naémi, une patiente de 25 ans. "On se sent légitimes d'être dans cette fluctuation, car la musique fluctue aussi."

"Les personnes malades sont très isolées dans ce qu'elles éprouvent", déplore Mme Bounhoure. Or "c'est très important de pouvoir éprouver la même chose que l'autre". Participer à un projet de groupe dans un domaine, la musique, porteur d'un grand potentiel de "synchronicité émotionnelle", peut donc "les aider à se reconnecter dans la relation à autrui", souligne-t-elle.

"Je me suis sentie dans une unité entre le chef d'orchestre, l'orchestre et moi. Je ressentais les tensions, les moments d'admiration; quand le chef d'orchestre veut entraîner l'orchestre, plus loin, plus fort", a confié à l'AFP Danielle, une patiente de 65 ans atteinte d'hypersensibilité. "Ça rompt une solitude, ça permet de se réaffirmer, d'avancer."

"C'est comme si ça venait parler à mon inconscient. (...) On se rend compte à quel point la musique est un levier puissant au niveau émotionnel", a analysé Laëtitia, une autre patiente de 44 ans, sujette à des problématiques de dépression et d'addiction.

"C'est bien beau de prendre des antidépresseurs et de parler à un psychiatre", mais "heureusement que le suivi ne se limite pas à des médicaments", s'est-elle réjouie.

Le succès des trois premières sessions a conduit plusieurs orchestres - de la Philharmonie de Paris, de Limoges et de Rouen - à rallier le projet en janvier 2026, et d'autres ensembles musicaux à Caen, Metz et Bordeaux, ainsi que celui de Radio France, doivent se lancer en septembre, détaille Nathalie Bounhoure.

L'accueil de malades psychiatriques par l'orchestre de Toulouse fait des émules en France

Dépression, troubles bipolaires, schizophrénie... Quand les orchestres symphoniques jouent les médecins

12 mars 2026

Pictômes - support visuel de psychoéducation

Pictômes est un support visuel de psychoéducation et de sensibilisation aux troubles psychiques. Conçu par deux neuropsychologues et une psychiatre du Centre Hospitalier George Sand à Bourges, il s’adresse à tout le monde. 


À l’origine, il a été pensé pour :

- les usagers vivant avec un trouble psychique et leurs proches : comprendre ses symptômes, c’est déjà faire un pas vers le rétablissement.

- les professionnels de tout horizon : Destigmatiser, c’est comprendre, dialoguer et accompagner.

Pictômes se compose d’une planche descriptive du trouble ainsi que de planches dédiées aux symptômes. Ceux-ci seront illustrés avec la mascotte « Pictômes » accompagné d’exemples concrets.

Voir les exemples ICI

La mallette est en constante évolution. Nous vous invitons à nous suivre sur nos comptes :

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et bientôt notre site internet.

Pour télécharger la mallette, voici le lien du formulaire : https://forms.gle/VdevgkEjLgVa3Mcp6

Pour toute question ou éventuel retour sur l’outil, vous pouvez nous contacter par mail : pictomes.rehab@gmail.com

[Outil du mois] Pictômes - Support visuel de psychoéducation - Centre ressource réhabilitation

05 mars 2026

La "Relax Box" qui apaise

Au CH d’Erstein, les jeunes hospitalisés sont incités à personnaliser une boîte avec divers objets ressources utilisables en cas de crise.

La Relax Box se présente sous la forme d’une boîte à personnaliser avec divers objets sensoriels (balle antistress, huile parfumée, musique apaisante, texture douce), mais aussi des supports pour favoriser la réflexion et la mise à distance (cartes mémo, techniques de respiration ou encore petits jeux). Depuis 2024, l’unité Saint-Exupéry du Centre hospitalier d’Erstein, en Alsace, propose ce dispositif thérapeutique aux adolescents hospitalisés, notamment ceux qui souffrent de troubles psychotiques. En mobilisant les cinq sens, les jeunes apprennent à identifier leurs signaux internes et à trouver des ressources pour éviter les débordements émotionnels. La Relax Box les aide ainsi à canaliser leurs émotions, à prévenir l’automutilation et à soutenir la désescalade des crises d’anxiété ou de colère.

En pratique, au cours d’un atelier thérapeutique d’1h30 chaque lundi, l’équipe soignante travaille avec huit jeunes sur le stress, les tensions et s’attarde sur les outils à disposition de chacun (techniques d’ancrage, méthodes de relaxation…). Ce temps de réflexion constitue un moment propice pour se familiariser avec la Relax Box et apprendre à la composer.

Chaque adolescent dispose ensuite de sa boîte dans sa chambre. Quand des tensions affleurent, ou qu’un état d’agitation est palpable, les soignants proposent d’y avoir recours. Souvent, les adolescents s’en saisissent d’eux-mêmes lorsqu’ils ne se sentent pas bien. Au fur et à mesure de l’utilisation, la boîte s’étoffe et se personnalise avec des photos de famille ou des objets qui leur tiennent à cœur.

Depuis la mise en place de la Relax Box, les équipes soignantes constatent un moindre recours à l’isolement et une baisse de l’auto et de l’hétéro-agressivité. Non seulement les adolescents parviennent à mieux réguler leurs émotions, mais ils échangent aussi à partir du contenu de cette boîte, sur les techniques qui leur conviennent.

La démarche s’inscrit dans une approche de soin global et participatif. Le patient devient acteur de son parcours et cette approche personnalisée favorise la compréhension de soi et de la maladie, la confiance en soi et l’implication active du patient dans son parcours de soin.

Le projet Relax Box a reçu le 2e Prix des équipes soignantes en psychiatrie 2025 lors des 11es Rencontres soignantes en psychiatrie, en octobre 2025.

Contact : C. Martinho, cadre de santé, cecilia.martinho@ch-erstein.fr

La Relax Box qui apaise - Santé Mentale

04 mars 2026

"Soyons fous" : l'aventure d'un film qui "dément" les préjugés

Un long métrage documentaire suit la création d'un court métrage par des personnes vivant avec un trouble psychique. Entre transmission, altitude et émotions brutes, "Soyons Fous" veut bousculer les préjugés sur la santé mentale.

Peut-on faire du cinéma quand on vit avec un trouble psychique et qu'on n'a jamais touché une caméra ? C'est le point de départ de Soyons Fous, documentaire réalisé par Quentin Perez et produit par Beyond Productions, né d'un autre constat : « les troubles psychiques isolent, et incitent à se taire pour ne pas être davantage isolé ».
En salles fin d'année 2026, ce film prend le contre-pied de cette triste réalité pour retracer toutes les étapes de fabrication d'un court métrage par une équipe dont la plupart des membres vivent avec une maladie mentale. Des premières réunions d'écriture à la diffusion en festival, la caméra suit un processus qui s'échelonne sur plus d'un an.

Corinne Masiero et Emmanuelle Bercot en coulisses

Avant le tournage, des professionnels du cinéma dont Corinne Masiero, Emmanuelle Bercot et le chef opérateur Philippe Rousselot ont pu transmettre les bases techniques et artistiques à l'équipe d'une quinzaine de participants. Le film a ensuite été tourné dans les Hautes-Alpes, à 2 800 mètres d'altitude, en autonomie. Apprendre à raconter une histoire, à défendre un point de vue, à travailler ensemble… Plus qu'un film, ce projet est vecteur d'insertion socio-professionnelle. Objectif ? « Tordre le cou à l'essentialisation », explique le réalisateur, autrement dit éviter de réduire une personne à son diagnostic. Le film montre le processus, avec ses contraintes, ses désaccords et ses ajustements.

Un projet de sensibilisation structuré

Labellisé « Grande Cause Nationale », ce long métrage documentaire a vocation à devenir un outil de sensibilisation. La tournée d'avant-premières a débuté en octobre 2025 et va se poursuivre dans les prochains mois dans plusieurs villes, en novembre 2025. Une avant-première est prévue le 17 février 2026 au cinéma Alésia à Paris, en présence de l'équipe du film. D'autres actions sont envisagées auprès des jeunes publics, avec l'objectif affiché de contribuer à faire évoluer les représentations du handicap psychique.

©Beyond Productions

Soyons fous : l'aventure d'un film qui "dément" les préjugés

17 février 2026

Centres Experts : un réseau national pour améliorer la prise en charge des patients et des aidants

Qu’est-ce qu’un Centre Expert ?

Un réseau national pour améliorer la prise en charge des patients et des aidants

Pour renforcer la qualité et l’efficacité de la prise en charge, la Fondation FondaMental a conçu et coordonne les Centres Experts. Hébergés au sein de services hospitaliers (sectorisés ou universitaires) partout en France, ces les Centres Experts proposent des bilans diagnostiques pluridisciplinaires, spécialisés, exhaustifs et standardisés. Ils permettent d’établir une évaluation précise et de formuler des recommandations thérapeutiques personnalisées.

Les Centres Experts couvrent quatre pathologies

- Bilan Dépressions résistantes

- Bilan Schizophrénie

- Bilan Troubles bipolaires

- Bilan Troubles du spectre de l’autisme

Tous les Centres Experts utilisent les mêmes outils d’évaluation, adaptés à chaque pathologie, et collaborent en mettant en commun les données recueillies. Les données cliniques et biologiques des patients consentants sont ainsi analysées, ouvrant la voie à la psychiatrie de précision, une approche innovante et individualisée de la psychiatrie de demain.

Les conditions d’accès en Centre Expert

Les Centres Experts s’adressent :

- aux patients déjà diagnostiqués,

- mais aussi aux personnes chez qui un trouble est suspecté et qui souhaitent bénéficier d’une évaluation diagnostique approfondie.

Les modalités d’accès

Les Centres Experts reçoivent uniquement sur demande écrite d’un psychiatre référent, transmise

En orientant son patient vers un Centre Expert, le psychiatre bénéficie d’un regard extérieur et de l’expertise pluridisciplinaire de l’équipe. Dans certains cas, l’adressage peut également être effectué par un médecin généraliste, mais cette possibilité dépend des Centres : il est donc recommandé de vérifier directement auprès du Centre le plus proche.

Contribution des patients à la recherche

Les patients reçus en consultation participent directement aux progrès de la recherche et contribuent à enrichir les connaissances sur leur maladie. L’analyse des données cliniques anonymisées permet d’étudier les facteurs de risque, l’évolution des pathologies et l’efficacité des traitements. Selon les cas, les patients peuvent également participer à des projets de recherche spécifiques.

Les Centres Experts | Maladies Mentales | Fondation FondaMental

04 février 2026

Chez les moins de 30 ans, les troubles psychotiques progressent de 37 % !

Schizophrénie, troubles psychotiques précoces, hospitalisations psychiatriques… Les troubles psychotiques représentent un enjeu majeur de santé publique, en particulier chez les jeunes. Une nouvelle étude canadienne révèle une tendance préoccupante : en Ontario, les nouvelles générations sont diagnostiquées plus souvent et plus tôt que leurs aînés. Une évolution qui interroge les spécialistes sur les causes environnementales, sociales et biologiques à l’origine de cette hausse.

03 février 2026

[Guide] : Handicap psychique : Ressources

Publication de l’Unafam le 15 janvier 2025

Parce qu’en France les troubles psychiques pâtissent d’un manque de moyens et de considération par les pouvoirs publics, des personnes malades et/ou en situation de handicap psychique sont laissées sur le bord de la route, à la charge de leurs aidants tant sur le plan sanitaire que sur le plan de l’accompagnement médico-social, social ou sur le plan financier.

Cette charge mentale pèse lourdement sur les familles. 93 % d’entre elles ne sont pas confiantes dans l’accueil et l’accompagnement dont pourra bénéficier leur proche lorsqu’elles ne seront plus là. Ce chiffre alarmant de notre baromètre 2023 ne témoigne pas d’une peur irrationnelle, mais d’une inquiétude fondée. Les familles savent que sans leur aide leur proche connaît un risque plus élevé de se précariser et d’être privé de tous ses droits.

Ce livret a pour objectif d’aider les familles à mieux appréhender les droits de leur proche, et à organiser le passage de relais en s’appuyant sur le droit commun et les droits spécifiques relatifs au handicap.

19 janvier 2026

21 décembre 2025

[Enquête] : Appel à participation

Nous vous relayons ici l'appel d'un doctorant en psychologie. Merci de le diffuser aussi largement que possible.

Objet : Etude sur le parcours des étudiant·es concerné·es par un trouble psychique en 1ère année de licence


Bonjour,

Nous vous sollicitons aujourd’hui en tant qu’étudiant·e inscrit·e en 1ère année de Licence à l'université concerné·e par un trouble psychique. Si vous êtes proche d'un·e étudiant·e concerné·e, n'hésitez pas à transférer l'étude, cela nous aiderait grandement.

Notre objectif est de comprendre le parcours universitaire des étudiant·es durant la Licence.
Ceci permettra de développer des outils favorisant la réussite en licence au bénéfice de tou·tes les étudiant·es.

Nous espérons que vous accepterez de participer à ce programme ; si tel est le cas, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous et remplir un premier questionnaire.
Participer à celui-ci prendra environ 20 minutes.

À la fin de celui-ci, nous vous demanderons votre adresse mail pour que nous puissions vous proposer un questionnaire similaire avant la fin des semestres 2 et 3 de votre licence.

Toutes les données récoltées dans le cadre de cette étude sont anonymes et confidentielles.

Lien vers le questionnaire : https://sondages.unistra.fr/index.php/945588?lang=fr

Ce programme de recherche est mené par Thibaut Kinnig. Les responsables scientifiques sont Camille Sanrey et Odile Rohmer (enseignantes-chercheuses au Laboratoire de Psychologie des Cognitions de l’Université de Strasbourg).
Ce programme de recherche est soutenu par l’Université de Strasbourg, l’Institut pour la Recherche en Santé Publique et la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie. Il a été validé par le Comité d’Ethique de la Recherche de l’Université de Strasbourg. 

Pour toutes informations relatives à cette étude, vous pouvez écrire à tkinnig@unistra.fr

Nous vous souhaitons une bonne journée,
Cordialement,
Pour l’équipe de recherche,

Kinnig Thibaut
Doctorant en psychologie sociale
Laboratoire de Psychologie des Cognitions
Université de Strasbourg

03 décembre 2025

Troubles mentaux : et si c’était à cause des modifications d'un seul gène ?

Pour la première fois, il a été démontré que les mutations du gène GRIN2A pouvaient provoquer le développer d’une maladie mentale, comme la schizophrénie.

Schizophrénie, dépression, anxiété… Jusqu’à présent, les preuves montraient que ces troubles mentaux résultaient de l'interaction de nombreux facteurs, notamment génétiques. Mais dans une récente étude, parue dans la revue Molecular Psychiatry* des scientifiques l'Institut de génétique humaine du Centre hospitalier universitaire de Leipzig (Allemagne) ont révélé le rôle joué par un seul gène dans le développement de ces maladies.

Dans le cadre de leurs travaux, ils sont partis d’un constat : "il a été récemment identifié que des variants rares du gène GRIN2A, codant pour la sous-unité GluN2A du récepteur N-méthyl-D-aspartate (NMDAR), confèrent un risque important de schizophrénie." Afin de déterminer la prévalence des troubles mentaux chez les personnes présentant des troubles liés à GRIN2A, qui joue un rôle central dans la régulation de l'excitabilité électrique des cellules nerveuses, l’équipe a analysé les données de 121 adultes porteurs d'une altération du gène GRIN2A. Ensuite, ils ont recherché la présence de symptômes psychiatriques chez ces patients.

*GRIN2A null variants confer a high risk for early-onset schizophrenia and other mental disorders and potentially enable precision therapy | Molecular Psychiatry

Troubles mentaux : et si c’était à cause des modifications d'un seul gène ?

27 novembre 2025

[27 novembre] : Les troubles psy de 0 à 99 ans. Chapitre 7 : 65 ans et plus

En ligne jeudi 27 novembre 2025 à 18h

Description

Après 65 ans, de nouvelles pages s'écrivent. Avec l'âge, diverses fragilités psy ou somatiques se font plus présentes et créent des difficultés inconnues jusque-là, pouvant entraîner des changements de vie importants, telle qu'une entrée en maison de retraite.
Dans cette tranche d'âge, est-ce que les prises en charge se font de manière adéquate ? Le personnel est-il formé pour accompagner les personnes vieillissantes et vivant avec un trouble psy ? Quelles sont les solutions pour alléger le quotidien des proches ? Comment sont utilisées les déclarations anticipées ? 

Comme les autres, ce dernier webinaire de l'année croisera les regards des personnes concernées, de leurs proches et des professionnels du soin et de l’accompagnement. Pour que nous puissions en parler ouvertement et partager des pistes concrètes, envoyez-nous vos questions au préalable à contact@positiveminders.com

PositiveMinders

Webinaire - Les troubles psy de 0 à 99 ans. Partie 7 : 65 ans et +

06 novembre 2025

Des baskets et un dossard : aux courses de Colmar, des patients en soins psy vont dépasser la maladie

Sur la ligne de départ, on imagine que leur cœur va battre encore un peu plus fort que celui de leurs voisins. Ce dimanche 2 novembre, une petite équipe de patients en soins psychiatriques participera aux courses de Colmar. Rencontre avec un groupe qui a transformé un sport individuel en une formidable aventure collective.

Ils s’appellent Éric, Sophie, David ou Marie, ont traversé des graves périodes de dépression, souvent liées au travail, sont atteints de schizophrénie ou ont traversé des périodes d’addiction. Des parcours de vie passés par une hospitalisation en soins psychiatriques, qui ont convergé vers une même piste d’athlétisme, à enchaîner les tours de stade, quelle que soit la météo.

Athlétisme. Des baskets et un dossard : aux courses de Colmar, des patients en soins psy vont dépasser la maladie

31 octobre 2025

Fortes tensions sur la rispéridone, utilisée pour traiter la schizophrénie et les troubles bipolaires

Les tensions d'approvisionnement de certains médicaments antipsychotiques à base de rispéridone qui touchent « toute l'Europe » en raison de la suspension de leur distribution, devraient durer jusqu'en novembre, a indiqué ce mercredi l'Agence nationale française de sécurité du médicament (ANSM). La rispéridone est utilisée dans le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires.

Depuis plusieurs mois, le laboratoire Janssen, filiale pharmaceutique du groupe américain Johnson & Johnson, assurait l'approvisionnement des médicaments à base de rispéridone injectable pour compenser la rupture de stock du laboratoire Teva provoquée par des problèmes de production du fabricant grec Pharmathen. Mais, « la distribution de tous les dosages du médicament RisperdalConsta LP (Janssen) a été suspendue le temps des investigations sur un potentiel défaut qualité », indique l'ANSM dans un communiqué.

« Lors d’un contrôle, le laboratoire Janssen a identifié un problème de production sur le RisperdalConsta L.P. 25 mg/2 ml, 37,5 mg/2 ml et 50 mg/2ml en seringue préremplie » et « a alors bloqué tous les lots potentiellement touchés par ce problème », détaille l'autorité sanitaire. À la suite de cette suspension, « les médicaments à base de rispéridone injectable en seringue préremplie font l’objet, depuis le début du mois d’octobre, de très fortes tensions d’approvisionnement qui impactent toute l’Europe et devraient durer jusqu’en novembre 2025 », selon l'ANSM.

L'agence demande aux prescripteurs de « privilégier un traitement par palipéridone injectable (Xeplion et génériques) plutôt que par des formes orales de rispéridone déjà en tension d’approvisionnement ». La palipéridone est un dérivé de la rispéridone.

Santé. Fortes tensions sur la rispéridone, utilisée pour traiter la schizophrénie et les troubles bipolaires

Actualité - Fortes tensions d’approvisionnement en rispéridone injectable : privilégiez le relais de traitement par palipéridone injectable - ANSM

24 octobre 2025

[Débat] : L'épidémiologie des troubles psychiques est plus difficile que la cartographie des ennemis

"Humeurs médicales" de Luc PERINO

Il est des réalités difficiles à mentionner, même si elles ont été maintes fois prouvées. Les drogues entraînant le plus de morts et d’addictions irréversibles ont été conçues par des laboratoires pharmaceutiques et dispersées par des prescriptions médicales. Il est désormais bien établi que les médicaments sont la troisième cause de mortalité des pays occidentaux, pourtant cela ne modifie ni le comportement des patients, ni celui des médecins, ni celui des ministères. Le fait que les médicaments soient globalement perçus comme des bienfaiteurs de l’humanité autorise l’amoralité tout au long de leur circuit de fabrication et de distribution.

.../...

Lire la suite :

https://lucperino.com/1070/cartographie-des-troubles-psychiques.html

14 octobre 2025

Antipsychotiques : glycémie perturbée indépendamment de la prise de poids

Par le Dr Philippe Montereau

Les antipsychotiques sont indispensables dans les troubles mentaux sévères comme la schizophrénie, mais leur coût cardiométabolique est majeur. Si la littérature s’est surtout focalisée sur la prise de poids, la question cruciale est de savoir si les médicaments eux-mêmes perturbent la régulation glucidique, au-delà de l’adipogénèse.

Publiée dans le JAMA Psychiatry Vol 82 N°10, cette revue systématique et méta-analyse d’essais contrôlés randomisés, incluant 163 ECR (127 en méta-analyse), montre que, versus placebo, les antipsychotiques augmentent la glycémie à jeun (différence moyenne [DM] 0,72 mg/dL ; IC à 95 % 0,54–1,08), l’insulinémie à jeun (DM 1,94 μUI/mL ; 1,28–2,61), l’HbA1c (DM 0,04 % ; 0,02–0,05) et le risque d’hyperglycémie (OR 1,29 ; 1,04–1,59 ; p=0,02). Ces anomalies sont reproduites chez volontaires sains, confortant un effet pharmacologique direct qui ne se résume pas au gain pondéral.
Différences entre molécules indépendamment de la hiérarchie de prise de poids attendue

Au total, 35 952 patients sous antipsychotiques et 19 010 sous placebo ont alimenté la synthèse qualitative (28 975 et 15 101 en méta-analyse). Les altérations métaboliques concernent aussi la résistance à l’insuline (indices type HOMA-IR) et le risque d’hyperglycémie ≥126 mg/dL. En analyse de sous-groupes, ni le type de trouble psychiatrique, ni l’âge, ni l’exposition antérieure, ni la coprescription de psychotropes n’atténuent de manière constante la dysrégulation glucidique.

Les différences entre molécules existent mais ne suivent pas strictement la hiérarchie de prise de poids attendue ; ainsi, des composés dits « neutres sur le poids » ne sont pas exonérés de risque glycémique, alors que certains avec propension pondérale élevée n’augmentent pas uniformément l’HbA1c. Les métarégressions ne retrouvent aucune relation avec la durée d’étude ni la dose moyenne, soulignant que des expositions brèves peuvent déjà dégrader la régulation glucidique.

Sur le plan clinique, ces effets se traduisent par un fardeau métabolique cumulatif, d’autant plus préoccupant que le diabète de type 2 reste sous-dépisté et sous-traité dans cette population. Il n’y a pas d’événements indésirables médicamenteux immédiats attendus dans des essais cliniques randomisés de courte durée, mais une augmentation significative de marqueurs glycémiques qui expose à un risque cardio-vasculaire accru à moyen terme.
Un parcours métabolique standardisé pour tout patient sous antipsychotique

La recherche a interrogé MEDLINE, Embase, PsycINFO, CINAHL, CENTRAL et Web of Science jusqu’au 3 février 2025, en retenant des ECR en double aveugle comparant antipsychotique versus placebo ou absence d’intervention, chez patients avec troubles mentaux sévères ou volontaires sains, sans restriction de molécule ni de durée. Les critères primaires étaient la glycémie et l’insulinémie à jeun, et l’HbA1c ; les analyses à effets aléatoires ont été complétées par des sous-groupes (diagnostic, durée, type d’AP, âge, coprescriptions, exposition antérieure) et des métarégressions.

Selon les auteurs, il est nécessaire d’instaurer un parcours métabolique standardisé pour tout patient traité par antipsychotique, même à « faible risque pondéral » : bilan de base (glycémie, HbA1c, profil lipidique), recontrôle à 4–12 semaines, puis surveillance trimestrielle/semestrielle selon le statut, intégrant poids, tour de taille et pression artérielle. En cas d’anomalies, il faut d’abord privilégier l’optimisation du mode de vie et discuter des interventions pharmacologiques fondées sur les preuves (metformine, et selon contexte, agonistes des récepteurs du GLP-1), tout en évaluant la possibilité de switch vers un antipsychotique au profil métabolique plus favorable. En somme, la prescription d’antipsychotiques doit désormais s’accompagner d’une vigilance glycémique systématique, car l’effet délétère ne se limite pas… à la prise de poids.

Antipsychotiques : glycémie perturbée indépendamment de la prise de poids

24 septembre 2025

Troubles mentaux : un diagnostic "scientifique" est-il possible ?

Citation :

Si chacun considère désormais le diagnostic comme une science, les pratiques qu’il suscite relèvent plus souvent d’art, d’artisanat, de divinations, de mercatique ou autres incantations, que de science exacte.

Par ailleurs, certains processus pathologiques échappent encore au concept anatomoclinique ; vous l’aurez deviné, ce sont majoritairement les processus des troubles mentaux. Les médecins préfèrent parler de « troubles » que de maladies tant qu’ils n’ont pas trouvé de "signature" radiologique, endoscopique, métabolique ou génétique, ni du vivant du patient, ni après sa mort. Ces troubles sont un véritable casse-tête pour les médecins (si l’on peut s’exprimer ainsi), mais on a pris l’habitude de les leur confier malgré tout.

Les médecins se sont alors acharnés à trouver des « signatures » ou « marqueurs », tels que déficit hormonal de dépression, encéphalogramme de schizophrénie, gène d’autisme, métabolisme de maladie bipolaire, synapses d’hyperactivité ; sans trop de succès jusqu’à présent. Faute de diagnostic, ils ont inventé des « échelles » d’évaluation pour les troubles de l’humeur et du comportement.

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https://lucperino.com/1068/phrenologies-du-futur.html