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24 avril 2026

Psychiatrie : quand le bon sens populaire devient toxique

"Quand on veut, on peut"💪

On vous a sûrement dit un truc comme ça en pensant vous aider.
En psychiatrie, certains proverbes ne sont pas juste faux, mais carrément contre-productifs.


1. "Quand on veut, on peut", justement
- certains troubles psy (dépression sévère, schizophrénie...) touchent directement la motivation
- demander à un patient de "vouloir plus fort", c'est comme demander à quelqu'un avec une jambe cassée de courir : "lève-toi et marche"

2. "Le temps guérit toutes les blessures"
- un trouble bipolaire ou une schizophrénie non traités ne s'arrangent pas seuls
- les mécanismes d'évitement dans les troubles anxieux se renforcent
=> Le temps sans soin n'est pas de la patience, c'est une perte de chance en fait

3. "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"
- non, une dépression, une addiction, une entrée en schizophrénie, des troubles dissociatifs après un trauma dans l'enfance, ça ne rend pas plus fort
- on peut se reconstruire, mais ça laisse des cicatrices. Pas des super-pouvoirs

4. "Il suffit de se secouer un bon coup"
- on ne se "secoue" pas d'une crise de panique ou d'un TOC (on l'est déjà bien assez...)
- cela suppose que le trouble psychique est une question de volonté ou de paresse
- faire cela, c'est surtout ajouter une couche de culpabilité

5. "La parole est d'argent, mais le silence est d'or"
- en santé mentale, c'est souvent l'inverse
- le silence peut alimenter l'isolement, la rumination, la honte
- mettre des mots sur ce qu'on vit (avec un soignant, un proche...) aide à mieux comprendre et à avancer

6. "L'oisiveté est la mère de tous les vices"
- en burn-out ou en dépression, le repos n'est pas de la paresse: c'est une prescription. Il faut recharger les batteries
- forcer l'activité à tout prix peut aggraver l'épuisement, la culpabilité, retarder le rétablissement

7. "Chassez le naturel, il revient au galop"
- implique que tout changement est impossible, donc pas d'espoir
- important: le cerveau avec sa neuroplasticité peut moduler ses schémas, même anciens. C'est le fondement même des psychothérapies comme les TCC

8. "Il n'y a pas de fumée sans feu"
- dans les problématiques psychotiques, le patient peut être convaincu d'être persécuté sans aucun fait réel
- dans la phobie d'impulsion, les gens recherchent une origine aux pensées envahissantes...
=> il n'y a pas forcément de "feu" à retrouver

9. "Aide toi et le ciel t'aidera"
- attaque de panique, crise suicidaire... parfois, on ne sort pas seul d'une détresse psychique aiguë. Tout comme on ne gérerait pas seul une détresse respiratoire
- l'entourage, les soignants..ne sont pas un luxe. C'est ce qui permet de survivre

10. "Il faut savoir tourner la page"
- ça ne se décrète pas
- deuil pathologique, dépressions résistantes, traumatismes complexes... sont précisément des situations où "tourner la page" est très difficile même avec accompagnement
- ⚠️ couche de culpabilité ajoutée !

Les proverbes condensent une sagesse réelle.
Mais en santé mentale, le "bon sens" peut invalider, culpabiliser, retarder le soin.
À retenir : le cerveau est un organe, pas un muscle moral.

À diffuser si vous connaissez quelqu'un à qui ça peut servir !


Dr David MASSON, psychiatre

01 avril 2026

Aides sociales : ce qui change en 2026

La loi de finances pour 2026 a été promulguée le 19 février 2026.

Elle revalorise les aides sociales à hauteur de l’inflation (+0,9 %) au 1er avril 2026. Sont concernés :

- le RSA (Revenu de solidarité active) qui passe à 653,33 euros par mois,
- l'AAH (Allocation aux adultes handicapés) qui passe à 1 042,62 euros par mois,
- l'APL (Aide personnalisée au logement), dont le montant varie selon la situation des ménages,
- les allocations familiales, dont les montants varient selon la situation des ménages.

Évaluez vos droits à des prestations sociales en quelques clics | economie.gouv.fr

05 décembre 2025

La plateforme "Tel Pharma" sécurise l’usage des psychotropes

Dans la Nièvre, la plateforme « Tel Pharma » a été mise en place par le Centre hospitalier Pierre Lô pour sécuriser l’usage des psychotropes. 

Destinée aux patients et aux professionnels, elle a pour but d’informer et de répondre à toutes questions liées aux traitements, de prévenir les ruptures de soin en soutenant l’alliance thérapeutique. Cette initiative a été primée lors de la deuxième édition du Challenge Patient 2025 : "Et chez vous, comment le patient participe-t-il à la sécurité des soins ?"

Posez vos questions au 03 86 69 40 33 du lundi au vendredi de 8h à 18h pour obtenir un avis, gratuit.

La plateforme “Tel Pharma” sécurise l'usage des psychotropes - Santé Mentale

15 septembre 2025

Questionnaire Primo : mettre des mots sur la souffrance des jeunes et aider à l’orientation

Développé pour les jeunes de 15 à 30 ans, Primo est un questionnaire d’auto-évaluation multidimensionnelle, accessible en ligne et anonyme, construit à partir d’outils validés scientifiquement.
 
Objectifs : aider le jeune en difficulté à mettre des mots sur des maux et lui proposer une aide à l’orientation vers des professionnels de santé.

Au début de leur parcours, l’errance médicale que subissent de nombreux patients souffrant de troubles psychiques, faute d’orientation ciblée et de diagnostic, est connue. En effet, le délai entre les premiers signes d’alerte et la mise en place d’une prise en charge adaptée est encore bien trop long, de 2 à 10 ans, parfois davantage. Cette errance médicale entraîne un risque accru de ruptures scolaires, de conduites à risque, de recours aux urgences ou à l’hospitalisation sous contrainte.

Par ailleurs, depuis la crise sanitaire de 2020, les professionnels de santé alertent sur l’augmentation marquée des troubles psychiques chez les adolescents et les jeunes adultes. Si certains mal-être sont passagers, d’autres peuvent être les premières manifestations de maladies psychiatriques, dont la majorité débute entre 12 et 30 ans. À l’inverse, intervenir tôt, c’est prévenir la crise et favoriser le rétablissement.

Ne pas attendre la crise pour agir

Pour répondre à ces enjeux, le questionnaire Première interview pour une meilleure orientation (Primo) est une auto-évaluation multidimensionnelle, accessible en ligne et anonyme, construit à partir d’outils validés scientifiquement.

Inspiré du principe « First time, right care » (des soins adaptés dès la première fois) (1), Primo propose une réponse concrète au besoin de repérage et d’orientation rapide. Il a été développé par l’équipe du Pr Krebs, pôle PEPIT GHU Paris, dans le cadre du RHU PsyCARE dans le but d’aider tout jeune en difficulté à mettre des mots sur des maux et lui proposer une aide à l’orientation vers des professionnels de santé. Il peut être complété par le jeune seul ou accompagné par un proche. Il contribue ainsi à renforcer la prévention et l’accès aux soins psychiatriques pour les jeunes, et aussi l’approche personnalisée, dans une approche bienveillante, accessible et non stigmatisante.

Intégré au site www.santepsyjeunes.fr, Primo s’accompagne de contenus adaptés pour améliorer la littératie en santé mentale, soutenir la compréhension et encourager le déclenchement d’une prise en charge personnalisée.

Questionnaire Primo : mettre des mots sur la souffrance des jeunes et aider à l'orientation - Santé Mentale

06 juillet 2025

[Strasbourg] : La Maison de la santé mentale accueillera le public après l’été pour écouter et sensibiliser

C’est une fierté pour l’Eurométropole et la Ville de Strasbourg. Après six mois de travaux, la Maison de la santé mentale vient d’être inaugurée ce 3 juillet au 4, rue des Bonnes gens, à côté des Halles. Si la structure n’est pas destinée à procurer des soins, elle répond à une forte demande d’écoute et de sensibilisation.

La structure a pour but d’offrir à tous une écoute, tout en déconstruisant les préjugés sur la santé mentale.  Photo Jean-Marc Loos

« Garde-toi tant que tu vivras, de juger les gens sur la mine. » Sur un tableau blanc installé au milieu d’une pièce de la Maison de la santé, cette citation de La Fontaine résume parfaitement les intentions du lieu. Première initiative de ce type en France, la structure a vocation à offrir écoute, accompagnement et sensibilisation à toute personne qui rencontre des problèmes psychiques. « La Maison de la santé mentale est en plein centre-ville, visible et avec de grandes baies vitrées, parce qu’on n’a pas à se cacher pour prendre soin de soi », affirme la maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, lors de l’inauguration des lieux, ce jeudi 3 juillet.

Située au 4, rue des Bonnes-Gens, en face des Halles, la structure sera ouverte au public presque en permanence et commencera à accueillir les résidences d’associations dès le mois de septembre. Au total, ce sont plus de quinze associations qui proposeront ateliers, projections, débats, aide et écoute dans les locaux de la maison de la santé mentale. Le premier atelier, programmé pour fin septembre, prendra la forme d’un théâtre forum sur la question de la crise d’angoisse en croisant les regards professionnels et artistiques.

Pensée comme une sorte de vitrine pour promouvoir les associations qui œuvrent pour le bien-être psychique, la structure est aussi un lieu de ressources et d’informations sur des problématiques « qui nous touchent tous, comme la dépression, l’isolement, le travail, la parentalité, le numérique… », énumère Carine Fraser, animatrice salariée au sein du lieu. Et d’ajouter : « Je suis fière de sentir que des gens sont concernés par la question de la santé mentale et de voir qu’il y a des initiatives concrètes qui sont prises. Ça donne une cohérence à cet endroit. »

Car la demande est très forte, aussi bien à Strasbourg qu’au niveau national, et les établissements publics peinent à y répondre. Avec seulement 17 lits en pédopsychiatrie dans les hôpitaux universitaires de Strasbourg , l’offre est trop faible et Jeanne Barseghian le reconnaît : « Il faut plus de lits, ça c’est sûr, et je dirais surtout plus de soins. Même si la Maison de la santé mentale ne dispense pas de soins, elle vient en complément de cette offre hospitalière, notamment avec ses missions de prévention et de sensibilisation ». D’autant plus que la prise en charge publique risque de pâtir de la concurrence avec le privé, notamment à travers le projet de clinique pédopsychiatrique à Schiltigheim.

https://c.dna.fr/sante/2025/07/05/la-maison-de-la-sante-mentale-accueillera-le-public-apres-l-ete-pour-ecouter-et-sensibiliser

18 mai 2025

L’allocation handicap augmente en mai, voici son nouveau montant

Si vous bénéficiez de l'allocation aux adulte handicapés (AAH), sachez que son montant est revalorisé depuis le 1er avril 2025, mais l'augmentation est effective à partir de ce mois de mai.

Quel est le montant revalorisé de l'AAH?

L'allocation aux adultes handicaptés (AAH) est une aide qui vise à garantir un revenu minimum aux personnes en situation de handicap. Son montant est régulièrement revalorisé en fonction de l'inflation. En avril 2025, l'AAH a été revalorisée de 1,7% mais l'augmentation n'est effective qu'à partir de mai. Son nouveau montant est désormais au maximum de 1 033,32 € pour tout bénéficiaire ne disposant pas d'autres ressources.

Pour rappel, l'AAH avait connu un changement notable en 2023 avec la "déconjugalisation" de cette allocation, ce qui a permis de ne plus prendre en compte les ressources du conjoint dans le calcul de l'aide. Cette mesure avait permis à de nombreux bénéficiaires de voir leur allocation augmenter significativement ou de devenir éligibles à cette aide.

Quelles conditions pour bénéficier de l'AAH?

Pour bénéficier de l'allocation d'aide aux personnes handicapées, il faut:

- Vivre en France
- Être âgé d'au moins 20 ans

L’allocation handicap augmente en mai, voici son nouveau montant

17 mars 2025

Lexique des acronymes du handicap : PSH, PMR, RQTH

Découvrez la définition des principaux termes liés au handicap en entreprise, afin de mieux comprendre les différents dispositifs et organismes existants en France.

Les différents statuts du handicap

Personne à mobilité réduite (PMR)

La Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH)

Travailleur indépendant handicapé (TIH)

Les entreprises adaptées (EA)

Les entreprises adaptées de travail temporaire (EATT)

Les établissements et services d'aide par le travail (ESAT)

Lexique des acronymes du handicap : PSH, PMR, RQTH

27 janvier 2025

Santé mentale : Pour nos proches ou pour nous, il est possible d'agir

Fatigue, anxiété, dépression, maladies psychiatriques… Les troubles mentaux ont différents visages. Identifier les signaux propres à chaque maladie, le plus tôt possible, permet de mieux y faire face. Il est temps de briser les tabous: chacun peut agir à son niveau, confirment les spécialistes.

Des petits pas en avant: numéros de prévention, centres psy pour ados ou adultes

Plusieurs avancées sont à saluer: la mise en place en 2022 du 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h sur 24) et de 125 Maisons des adolescents (250 espérées d'ici à 2027), le renforcement des centres MédiPsy de psychiatrie privée dans des zones sous-dotées. Et aussi la montée en puissance des équipes mobiles psychiatriques auprès des aînés (EMPSA) intervenant sur le lieu de vie des plus de 60 ans souffrant de troubles psychiatriques, la formation de plus de 300 infirmiers en santé mentale pour pallier l'insuffisance de psychiatres… Mais nous partons de si loin! Pour répondre à la détresse des patients, la famille n'a pas vocation à remplacer les soignants mais elle joue souvent un rôle de sentinelle. Nos conseils pour repérer le type de souffrance et y répondre au mieux.

Initiatives à saluer

Mon soutien psy permet, depuis 2022, de bénéficier de consultations chez un psychologue (jusqu'à douze renouvelables si besoin) prises en charge par l'Assurance maladie sans prescription médicale.
Liste des 3 550 psychologues habilités sur ameli.fr
Accompagnement avec un psychologue conventionné : Mon soutien psy | ameli.fr | Médecin

Food4Mood est une appli développée par l'association FondaMental.
Elle offre un programme personnalisé pour apprendre à mieux manger, et éviter ainsi une inflammation chronique risquant d'aggraver les troubles en lien avec la santé mentale.
Food4Mood : l'application nutritionnelle bonne pour la santé mentale | Fondation FondaMental

Et psy c'était toi ?
C'est un nouveau média destiné aux 15-30 ans à l'initiative du groupe hospitalier universitaire de Paris, vise à mieux informer les jeunes via le réseau TikTok.
Et Psy C'était Toi - YouTube

Psycom, organisme public, informe, oriente et sensibilise sur la santé mentale via de nombreuses brochures et vidéos.
psycom.org

• L'association Unafam soutient depuis 1963 les malades et leurs familles grâce à ses 1 800 bénévoles dans 305 sites de proximité.
Pour ne pas rester seul. Unafam.org

• L'association React met en place une stratégie de soutien aux familles avec un enfant ou un ado au comportement tyrannique.
association-react.com

Cet article est paru dans le magazine Notre Temps , N°662

11 mars 2024

"Comment vont les angoisses?": à Paris, des psys au chevet de sans-abri en détresse psychique

"Comment vont les angoisses?" : à Paris, une équipe mobile assure le suivi de personnes sans-abri souffrant de troubles psychiatriques, de la dépression à la schizophrénie, un accompagnement sur le fil entre acceptation, rupture de suivis et hospitalisation contrainte.

Station de métro Châtelet, 14h00. "Désolés pour le retard" : le psychiatre Thomas Mauras et l'infirmier Christophe Cieplinski, membres de l'équipe mobile psychiatrie précarité (EMPP) sud de Paris, serrent la main d'Edgar*, un jeune trentenaire coiffé d'un bonnet noir laissant échapper des cheveux bouclés.

"Comment ça va depuis la semaine dernière? Comment vont les angoisses?", demandent les deux professionnels. "Je n'ai pas le temps" de m'en occuper, répond le jeune homme, dont les "tocs" ont été repérés et signalés par une maraude sociale qui a prévenu l'équipe psy rattachée à l'hôpital Saint-Anne.

"Il présente des éléments psychotiques, avec des tocs atypiques, on lui a proposé à plusieurs reprises un traitement, il dit toujours qu’il n’a pas le temps", explique Thomas Mauras. "Mais il accepte une aide sociale, ça nous permet de le revoir plusieurs fois dans des contextes différents".

Selon une enquête de 2009 menée par le Samu social et l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, un tiers (32%) des sans-abri à Paris présentent un trouble psychiatrique sévère nécessitant des soins.

Face à ces personnes qui ne sont souvent pas en mesure de venir consulter, des équipes mobiles EMPP ont été créées en 2005, à Paris et dans le reste du territoire, afin de faire des diagnostics, maintenir le lien, repérer les cas d'urgence et dans certains cas fournir des traitements.

Une personne sans-abri dort sur le Pont Neuf à Paris, le 5 mars 2024

"Il y a des gens qu’on ne va voir qu’une fois, on va les évaluer et on va estimer qu'il n'y a pas de troubles particuliers ou alors qu'il y a des troubles mais qui ne nécessitent pas de passer outre leur consentement" pour les hospitaliser, souligne Thomas Mauras. "Il y a aussi ceux qui sont très au fait de leurs difficultés et qui savent où consulter mais qui ne le souhaitent pas. Il y a enfin des gens qui nous envoient promener mais avec qui on finit au bout d’un certain temps par pouvoir établir un lien".

À l'image de cet homme, qui "entendait des voix", avait "des bouffées délirantes" et des comportements "très imprévisibles". Au bout de plusieurs rencontres, il "a finalement accepté de prendre un traitement" qui lui convient aujourd'hui. "Mais pour autant, il n'est pas prêt encore à aller dans un centre médico-psychologique".

16h. A quelques stations de Châtelet, Vera* est emmitouflée dans un duvet posée sur deux bouts de carton à même le sol, bonnet vissé sur la tête.

"Je suis très fatiguée, excusez-moi", souffle-t-elle dans le brouhaha des rames de RER. L'état psychique de la jeune femme, qui a brusquement quitté son centre d'hébergement d'urgence où elle logeait depuis un an, a suscité l'inquiétude d'une maraude sociale qui a prévenu l'EMPP.

"J'étais enfermée dans une chambre, c'était très dur, mes problèmes d'avant sont revenus, c'est pour cela que je suis retournée à la rue", explique-t-elle d'une voix douce, confiant avoir de "mauvaises pensées", perdre "la tête parfois" et se réveiller "souvent en pleurant".

"Ces pensées, vous n'arrivez pas à les chasser? Elles s'imposent à vous?", demande Thomas Mauras. "Non, ça va". Elle fait une pause. "Ça va mieux maintenant, je sais que je ne serais pas passée à l’acte, j’ai appris à vivre avec ma souffrance, à la gérer. Ne vous inquiétez pas pour moi".

"Est-ce que c'est une urgence psychiatrique? Ce n'est pas toujours criant, c'est pour cela qu'on pose toutes ces questions", explique Christophe Cieplinski. "Les idées de suicidaires de Véra* n'ont pas l'air d'être aussi présentes qu'il y a un an", note Thomas Mauras.

D'autres urgences sont plus "évidentes" et requièrent une hospitalisation, via dans certains cas une procédure dite de péril imminent. Au total, l'EMPP sud de Paris procède à une trentaine d'hospitalisations par an, une part toutefois infime (5%) de leurs interventions.

Parfois avec succès, parfois sans. Dans la rue depuis 25 ans, Jean*, un quinquagénaire souriant souffrant de psychose chronique sévère, a été hospitalisé à plusieurs reprises. Il a, quasiment à chaque fois, fugué de l'établissement, pour retrouver la rue.

* les prénoms ont été changés

10 octobre 2023

RSA : pas d’obligation d’activité en cas de handicap

Il faudra désormais réaliser au moins 15 heures d'activité (immersion, remise à niveau ou encore formation) par semaine pour bénéficier du RSA (Revenu social de solidarité active). L'amendement proposé par les Républicains dans le cadre du projet de loi « pour le plein emploi » a été adopté le 29 septembre 2023 à l'Assemblée nationale. « Les bénéficiaires des aides sociales ont des droits, ils doivent aussi avoir des devoirs », plaide le patron des LR, Eric Ciotti, sur le réseau social X (ex Twitter). Objectif : renforcer leur suivi et leur insertion professionnelle. 

Certains pourront toutefois en être exemptés, notamment en cas de handicap.

On estime à 30 % le nombre d'allocataires du RSA avec un handicap, notamment psychique, qui ne remplissent pas pour autant toutes les conditions pour obtenir l'Allocation adulte handicapé (AAH). Ces nouvelles obligations ont suscité la crainte de certains allocataires mais le gouvernement tient à rassurer. « A leur demande, les personnes rencontrant des difficultés particulières et avérées, en raison de leur état de santé, de leur handicap ou de leur invalidité (...) peuvent en être exclues totalement », indique l'article 2 de l'amendement 183. Les parents isolés, « sans solution de garde pour un enfant de moins de douze ans », sont également concernés.
Pour d'autres, la durée de l'activité pourra être réduite « pour des raisons liées à la situation individuelle (...) sans toutefois être nulle ».

14 avril 2023

Que faire, face à des idées de suicide chez l'enfant et l'adolescent ?

Voilà un sujet épineux et pour tout dire, tabou dans notre société : un enfant qui a envie de se suicider. Ce thread (= fil d'informations sur Twitter) ne propose pas de solutions miracles à un problème complexe, mais il offre des pistes pour les recours qui existent et des conseils autour.

A lire ICI (vous n'êtes pas obligé d'avoir un compte Twitter)

18 mars 2023

Besoin d'aide ? Association RELAX PAPERS

https://relaxpapers.fr/

 

UNE PLATEFORME JURIDIQUE POUR FACILITER VOTRE PARCOURS DE SANTÉ

Relax Papers est une plateforme digitale qui accompagne les personnes malades, les proches aidants et les entreprises dans la découverte et l’exercice de leurs droits en matière de santé et travail


Lorry MONGILARDI – Tel. 07 62 26 58 27 – lorry.mongilardi@cms-fl.com

22 janvier 2023

Handéo publie un référentiel pour l’accompagnement du handicap psychique

Les services et établissements certifiés Cap’Handéo garantissent aux personnes en situation de handicap et à leur famille un accompagnement spécifique répondant à leurs attentes, besoins, compétences et habitudes de vie. Un nouveau référentiel Cap’Handéo intéresse aujourd’hui la certification en France pour les établissements et services médico-sociaux qui accompagnent les personnes en situation de handicap psychique.

Construit à l’initiative et avec le soutien de l’Unafam, le référentiel « Cap’Handéo ESSMS handicap psychique » constitue la seule certification en France pour les établissements et services médico-sociaux qui accompagnent les personnes en situation de handicap psychique. La certification « Cap’Handéo Services et établissements – Handicap psychique » aide à identifier les services et établissements médico-sociaux accompagnant des personnes d’au moins 16 ans en situation de handicap psychique pour que chacun puisse bénéficier d’un accompagnement sur mesure, précis et adapté.

Un référentiel exigeant

Une évaluation des besoins en soin de la personne

L’évaluation de la personne en situation de handicap psychique est une étape fondamentale afin de proposer un cadre structuré, personnalisé et cohérent avec la personne, ses capacités, aspirations et les attentes ainsi que les risques liés à la situation de handicap.Elle permet d’aider la personne à faire des choix, de rechercher son adhésion et de favoriser sa réhabilitation au regard des facteurs environnementaux et personnels qui peuvent faciliter ou faire obstacle à l’accompagnement de ces choix.

Un accompagnement promouvant des dynamiques de réhabilitation et de coordination renforcées avec l’environnement de la personne

L’établissement ou le service propose un accompagnement structuré, personnalisé et cohérent avec la personne, ses particularités et son environnement. Les interventions s’inscrivent dans un processus de réhabilitation et de rétablissement au service de l’autonomie et de l’autodétermination des personnes. La coordination mise en place participe à la dynamique de mobilisation et d’innovation des réponses sur le territoire.

Une reconnaissance de l’expertise des familles

Les proches aidants sont associés à l’évaluation afin qu’ils puissent formaliser les difficultés rencontrées, les aides nécessaires, leurs préférences quant aux modalités d’intervention. Les interventions proposées prennent en compte l’expertise et les compétences des proches aidants, leurs besoins, leurs attentes et leurs avis pour accompagner les personnes. Les proches aidants se voient proposer des temps d’information, de formation afin le cas échéant de les guider dans l’accompagnement au quotidien et les soutenir leurs savoir-faire.

Des professionnels formés et accompagnés

Les professionnels sont accompagnés à leur entrée dans la structure et reçoivent une formation sur les spécificités liées au handicap psychique. La structure met en œuvre un plan de développement des compétences des intervenants et des cadres ainsi que des temps de consolidation des pratiques professionnelles.



• Lire le 


06 janvier 2023

[Janvier 2023] : les nouvelles mesures pour les personnes en situation de handicap

La revalorisation du montant minimum des pensions d’invalidité

Le montant minimum des pensions d’invalidité bénéficiera d’une nouvelle revalorisation (après une revalorisation de 4% en juillet 2022) à hauteur de 0,8 %, au titre de l’inflation, passant ainsi de 293,96 € au 1er janvier 2022 à 311,56€ en janvier 2023.

La possibilité de travailler en établissement et service d’aide par le travail (ESAT) et en milieu ordinaire pour les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH)

Les bénéficiaires de l’AAH orientés en ESAT par une décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) en cours de validité, peuvent depuis le 1er janvier 2023 travailler simultanément en milieu ordinaire et ESAT.

L’élargissement de la prestation de compensation du handicap (PCH) aux personnes ayant un handicap intellectuel, cognitif, psychique ou un trouble du neuro-développement

La prestation de compensation du handicap (PCH) est une aide financière versée par le département. Elle permet de rembourser les dépenses liées à votre perte d’autonomie et comprend 5 formes d’aides : humaine, technique, aménagement du logement, transport, aide spécifique ou exceptionnelle, animalière.

Depuis le 1er janvier 2023, les personnes sourdaveugles ou atteintes d’une altération des fonctions mentales, psychiques ou cognitives peuvent bénéficier du financement d’une auxiliaire de vie pour accomplir des actes de la vie quotidienne, comme faire leurs courses, prendre les transports en commun, effectuer des démarches administratives.
On estime à environ 30 000 à terme, après une phase de montée en puissance, l’augmentation du nombre de bénéficiaires de cette prestation suite à l’élargissement des conditions d’éligibilité.

19 décembre 2022

[Guide] : PCH 2023 : la prestation de compensation du handicap

La prestation de compensation du handicap (PCH) est distribuée aux bénéficiaires par le département. Cette aide financière a pour objectif de couvrir les dépenses générées par leur perte d'autonomie.

Qu'est-ce que l'aide PCH ?

La prestation compensatoire du handicap, ou PCH, est une aide destinée à prendre en charge certaines dépenses liées au handicap, comme l'aménagement du véhicule ou du logement ou l'emploi d'une aide : personnalisée, elle est modulée en fonction des besoins spécifiques du demandeur. Pour les personnes dont le handicap est définitif, les aides sont accordées de façon illimitée. A compter du 1er janvier 2023, l'aide sera élargie aux personnes ayant un handicap psychique ou mental.

Quel est le montant de la PCH ?

La PCH n'est pas une allocation au montant fixe, mais bien une prestation destinée à dédommager les demandeurs d'un certain nombre de frais occasionnés, de façon régulière ou ponctuelle, par la situation de handicap. Le montant est donc déterminé par des plafonds et par le taux de prise en charge défini selon les revenus. Les frais couverts sont regroupés en cinq catégories. L'aide humaine sert à couvrir l'emploi d'une tierce personne, directement ou via des sociétés de prestation agréées : le tarif plafond varie de 15,74 euros à 22 euros de l'heure.

Une aide au logement est également possible. Les travaux d'aménagement peuvent être couverts à hauteur de 10 000 euros par période de dix ans. Le déménagement est aussi couvert, à hauteur de 3 000 euros par période de dix ans. L'aide au transport sert à couvrir les frais d'aménagement du véhicule, dans la limite de 1 500 euros. Une indemnité kilométrique pour les trajets en voiture particulière peut aussi être versée. Quelques aides spécifiques ou exceptionnelles, comme les frais d'entretien ou de réparation des matériels spécifiques, peuvent être accordées, dans la limite de 100 euros par moi ou 6 000 euros par période de dix ans. Enfin l'aide animalière doit servir à l'acquisition et à l'entretien d'un animal éduqué par un éducateur agréé et participant à l'autonomie du demandeur, et peut aller jusqu'à 6 000 euros par période de dix ans.

Qui a le droit à la PCH ?

Plusieurs conditions permettent le versement de cette prestation : l'autonomie, l'âge, les ressources et la résidence.

.../...

Lire le dossier complet :


11 décembre 2022

Le Clubhouse, une structure autogérée pour les personnes qui souffrent de troubles psychiques

À Nantes, le Clubhouse accueille depuis deux ans les personnes en situation de handicap psychique. Situé en centre-ville, ce lieu associatif d'entraide et d'activité, loin du milieu médical, n'accueille pas de "patients", mais des "membres".

L'autogestion, une clé pour l'estime de soi

À Nantes, tout près de Talensac, des personnes se retrouvent quatre jours par semaine pour mener des activités ensemble.

La matinée commence toujours par la répartition des tâches. Car ce sont les membres du Clubhouse, encadrés par trois salariés, qui organisent leur journée et font tourner la structure.

Le mot d'ordre ici est l'autogestion, qui est un bon moyen pour reprendre goût aux gestes du quotidien. Cela passe par de simples démarches - mais pas forcément évidentes pour tout le monde - comme aller faire le marché, affronter une foule ou nouer des interactions.

Des membres aux multiples vies

À 60 ans, Jean-Yves a déjà eu plusieurs vies. Dans la dernière, il était commercial dans l’industrie automobile. Il y a dix ans, il a été licencié pour raisons économiques. Un événement traumatisant qui l’a mené à la dépression. Grâce à l’association, il a retrouvé le goût de vivre.

"Ce qui est bien c'est que j'ai récupéré de la communication, je revois des gens. Avant, j'étais un peu enfermé après une grosse dépression. Là, ce qui est bien c'est qu'il n'y a pas de jugement, tout le monde est à égalité "

Comme Jean-Yves, ils sont 120 adhérents à bénéficier de l'association. Victimes de crises d’angoisse, de burn-out ou bipolaires, les membres du Clubhouse viennent chercher un espace bienveillant sans jugement, où leur fragilité s’efface.

Une passerelle vers l'autonomie

Trois salariés de l'association sont présents pour encadrer les activités, chacun des adhérents peut prendre part à celle qu'il souhaite. La préparation en commun des repas est celle qui emporte le plus vif succès au Clubhouse.

"Cette opportunité de pouvoir suivre une recette, faire les courses et préparer, c’est aussi l’objectif que nous avons de redonner de l'autonomie aux gens," confie Cathy Porcher, chargée de co-gestion et d'insertion au Clubhouse.

Le concept du Clubhouse est né aux Etats-Unis dans les années 1940. À l’époque, un groupe de patients achète un immeuble qu’il gère collectivement, avec pour valeur centrale l’entraide et le travail en commun.

Tout l’enjeu d’un Clubhouse, c’est de reprendre sa place dans la société"

"On s'est rendus compte que travailler et se remettre en mouvement permettait aux membres de reprendre confiance en eux, de rompre l'isolement et de retrouver des compétences, et ainsi reprendre leur place," considère Alice Aubineau, directrice du Clubhouse.

Le concept a été importé en France en 2011. Depuis, cinq structures de ce type fonctionnent à Paris, Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes et de nouveaux clubs devraient voir le jour dans les prochains mois à Rennes et à Bastia.

08 décembre 2022

Tendre le dos / Serrer les fesses / Raser les murs

(REV = Réseau français sur l’entente de voix)

Le contexte, le contexte ! Changer, c'est d'abord changer de contexte...

Dans un monde centré sur l'individu, attirer l'attention sur le contexte, l'environnement dans lequel nous évoluons, peut paraître incongru... et pourtant !

Très régulièrement depuis la création du REV, j'y rencontre des familles au sein desquelles un diagnostic psychiatrique a été posé. Souvent qualifiées de "crises", les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes concernées par la situation seraient, dès lors, l'expression d'un processus pathologique. Telle personne serait "trop sensible" ou "incapable de gérer ses émotions" ou bien encore "pas assez rationnelle". J'ai même entendu un jour un psychiatre dire à l'une de ses patientes : "Vous manquez de rigueur". Bref, autrement dit, dès le diagnostic posé, le "problème" se retrouve localisé dans UNE personne qui "ne va pas bien".

Des années (voire des décennies) plus tard, ses proches arrivent au REV en recherchant "une autre voie", ayant fait l'expérience (pour ce qui les concerne) d'une forme répandue d'impasse psychiatrique : l'expression du "processus pathologique" est "matée" à coups de neuroleptiques, plus aucune émotion ne fait surface, l'hyper-rationalité prend le dessus et - hors "crises" (qui continuent de se produire à intervalles plus ou moins réguliers) - tout le monde tend le dos, serre les fesses et rase les murs... jusqu'à la prochaine crise quand, à nouveau, "démonstration" sera faite qu'il est impossible de faire quoi que ce soit d'autre que... donner plus de médicaments ! CQFD : c'est un processus pathologique qui est localisé dans UNE personne... dite "malade".

Et s'il était possible de formuler les choses autrement ? Si, par exemple, il était envisageable de regarder le problème comme le problème, pas du tout localisé dans UNE personne, mais au contraire indépendant des personnes ? Et que les personnes impliquées dans la situation saisissent, hors des "crises", toute occasion favorable pour tenter de formuler le problème d'une façon qui ait du sens pour chacun.e d'elles ? Puis de considérer en quoi ce problème les concerne, quelle place elles tiennent dans cette situation, quelles responsabilités elles auraient envie de prendre pour transformer le "problème" en opportunité d'avancer vers ce qui est important pour elles, ce qu'elles auraient envie de vivre ou d'avoir dans leur vie ?

Si cette évocation vous parle, saisissez l'occasion de notre atelier à destination des familles, le week-end prochain, les 10 et 11 décembre à Orléans ! Il fait suite aux ateliers de 2015, 2016 et 2018 qui avaient eu un franc succès et nous essayons de les relancer régulièrement : profitez-en :-)

Peut-être aussi que cette construction temporelle à forme de "sédimentation" (les difficultés s'accumulent, chacun.e y réagit du mieux qu'il/elle peut, puis cela prend un forme en apparence incompréhensible ou inaccessible) vous fera penser - non sans raison ! - à la construction historique de la "pensée psychiatrique" ? Pour en savoir plus, participer à notre Forum en ligne samedi 10 décembre à 17h en compagnie d'Anna Baleige !

Peut-être encore que cela vous donnera envie de vous former à des modalités d'accompagnement pragmatiques et respectueuses des dynamiques émotionnelles et relationnelles vivant en chacun.e de nous ? Dans ce cas, notre formation longue, démarrant le 16 janvier 2023 à Paris, est faite pour vous ! Nous avons encore des places pour vous accueillir et nous offrons des "tarifs réduits" afin de la rendre accessible au plus grand nombre ! Contactez-moi à yann@vivremavie.fr pour en savoir plus et candidater ;-)

Enfin, peut-être que tout cela vous donne envie de contribuer au Congrès mondial Intervoice, organisé par le REV, et qui se tiendra à Paris les 26 et 27 octobre 2023 ? Retrouvez l'appel à contributions ici et écrivez-nous !!

01 décembre 2022

Panorama du bénévolat en France

Les français savent donner de leur temps ! Dans le palmarès des secteurs comptant le plus de bénévoles, on retrouve le sport, la culture, les loisirs ou l’action sociale, tandis que d’autres œuvrent pour la défense de droits ou de causes, tels la protection de l’environnement, etc.
Un français sur 4 donne de son temps au sein d’une association dans le cadre d’une action de bénévolat.

Le bénévolat, un secteur qui ne connaît pas la crise

20 millions : c’est le nombre de personnes âgées de 15 ans et plus qui déclarent « donnent du temps gratuitement pour les autres ou pour contribuer à une cause », selon l’étude « L’évolution de l’engagement bénévole associatif en France, de 2010 à 2019 », commanditée par France Bénévolat.
Si on décortique ce chiffre, on s’aperçoit que 13 millions de personnes font du bénévolat au sein d’une association, 2 millions dans un autre type d’organisation (syndicat, politique, religieuse), et 5 millions dans un bénévolat direct de proximité.
En analysant de plus près, on observe que les français aiment de plus en plus les actions ponctuelles, là où en 2010, plus de bénévoles disaient être “très réguliers” dans leurs actions solidaires.

Les bénévoles, véritable moteur des associations

La très grande majorité des associations, qu’elles soient d’intérêt général ou non, ont besoin de bénévoles. Un grand nombre d’associations ne disposent pas de salariés, les bénévoles deviennent donc les principaux acteurs voire même décideurs en interne.
Le bénévolat est, pour toutes ces raisons, un véritable enjeu stratégique pour le secteur associatif, y compris et peut-être même surtout en période de crise.
Si le secteur ne connaît visiblement pas la crise, on constate quand-même une certaine forme de mutation. Entre le vieillissement de la population d’un côté, et la nouvelle génération des “zappeurs”, il devient de plus en plus difficile de fidéliser ses bénévoles. Surtout quand on sait qu’il existe en France plus de 1,3 millions d’associations.

Si les bénévoles sont toujours plus nombreux, ils sont en même temps moins assidus. En effet, les bénévoles qui interviennent de façon régulière au sein d’une association, c’est-à-dire un jour au plus par semaine, ne sont plus que 2 millions en 2019 (soit 17 % des bénévoles; source : France Bénévolat, « L’évolution de l’engagement bénévole associatif en France, de 2010 à 2019 », mars 2019). Il faut donc les motiver sans cesse, sous peine de les perdre !

Olivier, Resonance, 27 octobre 2022

23 novembre 2022

[29 novembre] : Giving Tuesday (= Mardi de la solidarité)

QU'EST CE QUE LE "GIVING TUESDAY" ?

Déjà adopté par plus de 150 pays, le Giving Tuesday est reconnu comme la journée mondiale de la solidarité !


Giving Tuesday est un mouvement mondial en faveur du don, créé par des citoyens, des familles, des organisations, des entreprises et des communautés du monde entier.

Chaque année, des millions de personnes se mobilisent pour soutenir ensemble des causes auxquelles elles croient ! Et vous, qu'allez vous faire le 

29 novembre 2022

LIBÉREZ VOTRE GÉNÉROSITÉ !

CHAQUE ACTE DE GÉNÉROSITÉ COMPTE !

Grâce à votre soutien financier via ce formulaire, notre association pourra maintenir ses activités et continuer à se battre.
Vous pouvez aussi prendre part au Giving Tuesday en partageant l'adresse de ce blog et en faisant découvrir notre association à vos proches !


En ce Giving Tuesday nous célébrons aussi toutes les autres formes de dons. Vous souhaitez devenir bénévole
 ? N'hésitez pas à nous contacter via le formulaire de contact au bas de la page.

Nous avons besoin de vous !

21 octobre 2022

[Internet] : Une belle pousse de l’e-psychiatrie

Les applications de "bien-être" se comptent par milliers sur les différents "stores" de nos smartphones. Mais très peu peuvent s’enorgueillir d’un véritable intérêt pratique.

Parmi ces dernières, on trouve Jardin Mental, une évolution de l’ancienne "mon suivi psy". Elle a été développée avec le soutien du ministère des Solidarités et de la Santé, de l’ARS d’île de France et de la "Fabrique Numérique des Ministères Sociaux" et créé à l’initiative du Dr Lia Pedron, psychiatre à l’hôpital Barthélémy-Durand dans l’Essonne.

Jardin Mental s’adresse à tous : aux patients suivis par un professionnel de santé, comme à ceux qui ne le sont pas, à celles qui sont sous traitement et aux autres.

En pratique, Jardin Mental propose un suivi de l’état de santé mentale grâce à un questionnaire quotidien par lequel sont évalués un certain nombre d’indicateurs (humeur, anxiété, idées parasites, sommeil, sensations étranges…). Jardin mental permet également de renseigner ses prises de traitements quotidiennes, de prendre des notes dans un « Journal », de colliger des « évènements » et leurs conséquences sur la santé psychique.

Ces informations peuvent être éventuellement partagé avec un professionnel de santé s’il est lui-même inscrit à l’appli.

Jardin mental a aujourd’hui 9 500 utilisateurs « engagés » (qui ont rempli au moins une semaine de questionnaire). Près des deux tiers d’entre eux (62 %) sont suivis pour un « trouble psy », un millier l’utilisent au quotidien.

Du côté des professionnels, plus de 3 200 psychiatres, psychologues, infirmiers, pairs aidants ont téléchargé l’application.