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Affichage des articles dont le libellé est Dr Fond. Afficher tous les articles
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28 décembre 2024

[Livre] : Bien nourrir son cerveau : Psychonutrition, la révolution scientifique

Guillaume FOND ; Editions Odile Jacob ; à paraitre le 22 janvier 2025

Dans ce nouveau livre, après plusieurs années de recherches, le docteur Guillaume Fond vous propose des réponses et des conseils très concrets pour améliorer la santé de votre cerveau et votre santé mentale.


Il est d'ores et déjà disponible en précommande: https://shorturl.at/3qDXM

04 novembre 2024

Psychiatrie nutritionnelle : préserver sa santé mentale par l’alimentation

Un régime alimentaire de type méditerranéen, riche en fruits et légumes, réduit de manière significative le risque de dépression. Pour autant, la préservation de la santé mentale doit aussi passer par une supplémentation en vitamine D et en oméga-3, estime le Dr Guillaume Fond (AP-HM, Marseille), qui est intervenu lors des Journées nationales de médecine générale (JNMG 2024), au cours d’une présentation consacrée à la psychiatrie nutritionnelle [1].

Dans la prise en charge de la dépression, « cette supplémentation est également à proposer avant de prescrire des antidépresseurs », au même titre que les changements de mode de vie visant à encourager l’activité physique et une alimentation riche en fruits et légumes, a commenté le psychiatre auprès de Medscape édition française.

« Selon les études, il faut entre quatre et huit semaines avant d’avoir un effet bénéfique sur les symptômes dépressifs », précise le psychiatre, qui recommande d’administrer 15 µg/jour de vitamine D et au maximum 2 g/ jour d’omega-3, idéalement à partir d’extraits de microalgue, une alternative à l’huile de poisson. La supplémentation en zinc, plus habituelle, est également recommandée.

"Il vaut mieux apporter tous les jours les nutriments dont le cerveau à besoin, plutôt que d’attendre d’avoir des symptômes cliniques" (Dr Guillaume Fond)

Une discipline encore peu reconnue

Selon lui, cette supplémentation est aussi à envisager, en plus d’une alimentation saine et de l’activité physique, en prévention des symptômes dépressifs. « Il vaut mieux apporter tous les jours les nutriments dont le cerveau à besoin, plutôt que d’attendre d’avoir des symptômes cliniques et opter pour des cures à des doses élevées ».

Si la psychiatrie nutritionnelle est encore peu reconnue dans le milieu médical, cette discipline, très active en recherche clinique, accumule les preuves de l’impact de l’alimentation sur la santé mentale. Cette approche s’appuie sur les découvertes concernant les interactions entre le cerveau et l’intestin, chacun exerçant une influence mutuelle, notamment via le microbiote intestinal.

Des études ont ainsi pu faire le lien entre la perte de biodiversité bactérienne au sein du microbiote et la hausse du risque d’anxiété et de dépression. L’alimentation moderne « ultra-transformée, riche en sucre et en graisses saturées » fait partie des facteurs d’appauvrissement du microbiote, rappelle le Dr Fond.

« Notre mode de vie moderne nous a déconnecté de notre environnement, ce qui se traduit par un effondrement de la biodiversité chez les bactéries de notre intestin. » Aujourd’hui, en occident, « une personne en bonne santé sur quatre a un microbiote intestinal altéré ».

La meilleure alimentation pour la protection de la santé mentale est celle de type méditerranéenne.

Ce constat a amené les chercheurs à s’intéresser à l’effet potentiel des probiotiques sur la santé mentale. Des études ont montré que certaines souches bactériennes probiotiques, dites psychobiotiques, peuvent avoir un impact sur le stress, l’anxiété et la dépression. L’efficacité des probiotiques dans la dépression a aussi été démontré dans plusieurs méta-analyses.

1.Fond G, Psychiatrie: Hygiénodiététique et psychiatrie, JNMG 2024, présentation du 10 octobre 2024, Paris, France

Psychiatrie nutritionnelle: préserver sa santé mentale par l’alimentation

14 juin 2024

Formation sur les troubles psychiques résistants destinée aux psychiatres

Les troubles psychotiques se composent des épisodes psychotiques aigus, de la schizophrénie, du trouble schizo-affectif et des troubles délirants persistants. 

Ils concernent plus de 600 000 personnes en France, dont 90% ne travaillent pas de par une maladie insuffisamment contrôlée. La moitié des patients sont résistants, c’est-à-dire qu’ils ne répondent pas à deux traitements antipsychotiques bien conduits. 10% sont ultra-résistants, c’est-à-dire qu’ils ne répondent pas à la clozapine.

Formateur : Dr Guillaume Fond, praticien hospitalier aux Hôpitaux Universitaires de Marseille, responsable des centres experts dépression résistante et schizophrénie et du service d’information médicale, auteur de « Bien Manger pour ne plus déprimer » (éditions Odile Jacob), formateur et conférencier.

Objectifs généraux : Cette formation est destinée à apporter des éléments concrets aux psychiatres dans leur pratique quotidienne, notamment par :

- Une compréhension des mécanismes à l’origine de la résistance
- Une meilleure connaissance des stratégies non-médicamenteuses du traitement des troubles psychotiques résistants.
- Une meilleure connaissance des stratégies médicamenteuses du traitement des troubles psychotiques résistants.
- L’adressage à un centre expert

Module 1 : Stratégies diagnostiques et thérapeutiques des troubles psychotiques (1h30)
Module 2 : Stratégie thérapeutique des troubles psychotiques résistants (2h)
Module 3 : Ultrarésistance (réponse insuffisante à la clozapine) : quels traitements adjuvants proposer ? (1h30)
Module de raisonnement clinique (1h)

Pour en savoir plus et vous inscrire, cliquez ici : 



04 avril 2024

[Psychonutrition] : Message du Dr Guillaume Fond

Je reçois chaque jour de très nombreuses demandes concernant la psychonutrition, auxquelles je ne peux malheureusement pas répondre individuellement.

Pour pouvoir aider un maximum de personnes, j'ai rédigé un ebook expliquant les bases de la psychonutrition qui peut être récupéré sur le site suivant :

https://www.psychonutrition.co/

N'hésitez pas à partager avec un maximum de personnes, c'est gratuit.

18 mars 2024

Les antipsychotiques ne sont plus l’alpha et l’oméga du traitement de la schizophrénie.

De nouveaux traitements (tropisetron, mémantine, galantamine, minocycline, duloxetine, benzoate de sodium) ont été identifiés comme potentiellement efficaces en adjonction aux antipsychotiques dans le traitement de la schizophrénie.

Publiés le 7 février dans eClinicalMedicine, une revue du Lancet, les résultats d’une méta-analyse confirment l’intérêt d’ajouter ces molécules aux traitements de référence.

Ces résultats « devraient changer les recommandations pour la pratique dans le traitement de la schizophrénie ne répondant pas aux antipsychotiques », estime le Dr Guillaume Fond, psychiatre à l’Assistance publique - Hôpitaux de Marseille (AP-HM), enseignant et chercheur à la faculté de médecine de la Timone.

Dans ce travail, l’équipe a retenu 44 essais colligeant les données de 3 358 participants présentant une schizophrénie, traités soit par rispéridone, soit par clozapine, soit par des combinaisons d’antipsychotiques et qui évaluaient l’intérêt de 45 traitements complémentaires.

Un tiers des médicaments (16 médicaments) qui étaient ajoutés aux antipsychotiques ont démontré une efficacité significative par rapport au placebo pour au moins un critère de jugement.

Pour Medscape édition française, le Dr Fond revient sur les principaux enseignements et les perspectives de cette étude. Lire l'interview complète.



18 février 2024

[Recherche] : Évaluation complète de 45 médicaments contre la schizophrénie

Message du Dr FOND :

J’ai le plaisir de vous partager une première mondiale. De nouveaux traitements ont été identifiés comme efficaces en adjonction aux antipsychotiques dans le traitement de la schizophrénie, cette maladie grave qui touche plus de 500000 personnes en France (sans compter les familles fortement impactées par la maladie) et 20 millions dans le monde.

Au total, 44 essais (comprenant 45 médicaments d'augmentation et 3358 participants) ont été inclus dans notre méta-analyse publiée ce jour dans Le Lancet, section médecine clinique.

Un tiers des médicaments (16 médicaments) ont démontré une efficacité significative par rapport au placebo pour au moins un critère de jugement.

Les tailles d'effet les plus remarquables ont été observées pour l'utilisation du tropisétron, de la mémantine et de la minocycline pour traiter les symptômes négatifs chez les patients traités par rispéridone.

Le benzoate de sodium et la mémantine ont montré des effets significatifs sur les symptômes positifs, tandis que la mémantine a démontré une efficacité pour les symptômes négatifs et la psychopathologie générale.

Les études se concentrant exclusivement sur les patients traités par clozapine ont révélé que la duloxétine produisait les meilleurs résultats. Le benzoate de sodium a été le seul médicament d'augmentation à démontrer une efficacité dans le soulagement des symptômes positifs persistants chez les patients traités par clozapine, l'antipsychotique le plus efficace. Le traitement par clozapine en association avec des antipsychotiques, fréquemment utilisé en pratique clinique, a donné des effets faibles à modérés.

Ces résultats sont publiés pour la première fois et devraient changer les recommandations pour la pratique dans le traitement de la schizophrénie ne répondant pas aux antipsychotiques. Ils figureront dans la prochaine formation sur le traitement de la schizophrénie résistante validée par l'Agence nationale du Développement Professionnel Continu (ANDPC).

DOI: 10.1016/j.eclinm.2024.102473 IF: 15.1 Q1



02 février 2024

[Replay] de la conférence "Psychonutrition" au congrès de l'Encéphale (Paris 2024)

Message du Dr FOND

Dans cette conférence j'aborde :
- un état des lieux de la santé mentale en France (données nationales inédites 2021-2023)
- les découvertes biologiques qui ont révolutionné la compréhension des maladies mentales
- les recommandations internationales concernant les nutraceutiques avec un focus sur la dépression et la schizophrénie




23 octobre 2023

[Recherche schizophrénie] : Important !

Message du Dr Guillaume FOND

Je suis ravi de partager les résultats d'un travail collaboratif au sein du réseau international des centres experts schizophrénie, en partenariat avec des experts des États-Unis, de l'Australie, de l'Allemagne, de l'Italie, du Canada et des Pays-Bas. Notre recherche a été récemment publiée dans le BMJ Mental Health, sous le titre "Adjunctive agents to antipsychotics in schizophrenia: a systematic umbrella review and recommendations for amino acids, hormonal therapies, and anti-inflammatory drugs."

Dans cette étude, nous avons effectué une revue globale et évalué les traitements adjuvants aux antipsychotiques pour la schizophrénie, les antipsychotiques étant actuellement le traitement de référence. Notre analyse a porté sur 63 essais cliniques randomisés (ECR) comprenant 4 219 participants uniques et 29 méta-analyses.

Nos conclusions provisoires (WFSBP-grade 1) indiquent que deux molécules peuvent être recommandées en complément des antipsychotiques : la N-acétyl-cystéine (NAC, 1200-3600 mg/jour, pendant plus de 12 semaines) pour améliorer les symptômes négatifs et la psychopathologie générale, et les acides gras polyinsaturés (3000 mg/jour d'acide eicosapentaénoïque, pendant plus de 12 semaines) pour améliorer la psychopathologie générale.

Nous émettons des recommandations plus faibles (WFSBP-grade 2) pour la sarcosine et la minocycline en ce qui concerne l'amélioration des symptômes négatifs chez les patients atteints de schizophrénie chronique (mais pas dans les stades précoces), ainsi que pour la NAC concernant l'amélioration des symptômes positifs et cognitifs. Cependant, ces recommandations plus faibles ne sont pas encore prêtes pour une application clinique.

Nous avons également trouvé des preuves provisoires de l'efficacité des œstrogènes et du raloxifène chez certains patients, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer leur rapport bénéfice/risque.

Ces médicaments pourraient être provisoirement prescrits aux patients pour lesquels d'autres traitements se sont révélés inefficaces, mais ils devraient être interrompus en cas d'inefficacité. La publication de ces recommandations est une première mondiale : pour la première fois des traitements d'une autre classe médicamenteuse que les antipsychotiques sont recommandés dans le traitement de la schizophrénie. C'est une nouvelle majeure pour les patients et leurs proches qui demandaient ces recommandations depuis longtemps.

La publication (en anglais) est disponible ICI



N'hésitez pas à diffuser largement

11 mai 2023

Etude ALIMENTAL : les chercheurs ont besoin de vous !

Rejoignez nous dans la grande étude ALIMENTAL (alimentation, activité physique et santé mentale).

Déjà 17000 personnes nous ont rejoint ! 

Cela ne prend que quinze minutes pour remplir le questionnaire en ligne.

Le lien de l'étude est ici (à copier coller dans la barre si le lien ne fonctionne pas):

https://framaforms.org/exploration-des-liens-entre-alimentation-activite-physique-et-depression-chez-les-individus-a-risque

10 mars 2023

Trouble de la personnalité schizotypique : test, symptômes

Qu'est-ce qu'un trouble de la personnalité schizotypique ?

"Le trouble de la personnalité schizotypique est un trouble de la personnalité caractérisé par des pensées et des comportements bizarres ou étranges", explique Guillaume Fond, psychiatre, enseignant à la faculté d'Aix-Marseille, chercheur, conférencier et auteur. Le trouble schizotypique est en outre caractérisé par une grande difficulté, une gêne et une capacité réduite à établir et maintenir des relations interpersonnelles.

Quels sont les symptômes d'un trouble de la personnalité schizotypique ?

"Les symptômes incluent des idées délirantes, des hallucinations, des croyances magiques, des comportements sociaux ou émotionnels inhabituels, et une réflexion déformée", précise Guillaume Fond. Il ajoute : "Il est important de noter que les personnes atteintes de ce trouble peuvent avoir des difficultés à maintenir des relations sociales et professionnelles en raison de leur comportement étrange et inhabituel". Selon la CIM-11 – la classification internationale des maladies établie par l'OMS, "les symptômes peuvent inclure un affect étouffé ou inapproprié et une anhédonie. Des idées paranoïaques, des idées de référence ou d'autres symptômes psychotiques, y compris des hallucinations de n'importe quelle modalité, peuvent survenir, mais ne sont pas d'une intensité ou d'une durée suffisante pour satisfaire les critères de diagnostic de la schizophrénie, du trouble schizoaffectif ou du trouble délirant. Les symptômes entraînent une détresse ou une déficience dans les domaines personnel, familial, social, scolaire, professionnel ou d'autres domaines de fonctionnement importants".

Quelle est la cause d'un trouble de la personnalité schizotypique ?

"Les causes de ce trouble sont encore mal comprises, mais il est généralement considéré comme étant lié à une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux", note le spécialiste. Quant aux chiffres, il est là encore difficile d'établir une prévalence de la maladie en France : "selon les études, elle varie de 0,7% à 4% de la population générale. Il est difficile de comparer les études car elles utilisent des critères diagnostiques différents et ont des tailles d'échantillon variables" détaille le psychiatre.

A quel âge survient le trouble de la personnalité schizotypique ?

Les symptômes du trouble de la personnalité schizotypique débutent en général à la fin de l'adolescence ou au début de l'âge adulte.

Quelle est l'évolution d'un trouble de la personnalité schizotypique ?

"Le trouble évolue le plus souvent de manière stable à travers la vie adulte", précise Guillaume Fond. Toutefois, une faible proportion de cas évoluera vers une schizophrénie ou un autre trouble psychotique.

Comment pose-t-on le diagnostic d'un trouble de la personnalité schizotypique ?

Le diagnostic repose sur des critères cliniques :
  • des idées de référence – sentiment selon lequel des éléments de l'environnement de la personne portent une signification particulière la concernant. Ex : un sujet du journal TV lui est particulièrement adressé
  • une pensée magique – s'attribuer la capacité de provoquer ou empêcher les événements, accomplir des désirs, sans autre intervention que la pensée
  • une altération des perceptions (perceptions étranges)
  • un langage caractérisé par une syntaxe inhabituelle
  • un sentiment de persécution
  • une mauvaise adaptation dans les situations sociales
  • un maniérisme inhabituel (manque de naturel)
  • des comportements excentriques
  • peu d'amis proches
  • une anxiété lors des interactions sociales
Le patient doit présenter au moins 5 de ces critères, durant plusieurs années, pour que le diagnostic soit probant.

Quel est le traitement d'un trouble de la personnalité schizotypique ?

"La prise en charge du trouble de la personnalité schizotypique peut inclure des thérapies cognitivo-comportementales et/ou des médicaments pour traiter les symptômes concomitants - des antipsychotiques et antidépresseurs notamment", explique Guillaume Fond. Une psychothérapie peut également être un soutien pour le patient.

26 décembre 2022

[Vidéos] : La psychiatrie du soleil

 La psychiatrie du soleil – Chaine You Tube


Replays des "live" avec le Dr Fond pour répondre aux questions :


17 octobre 2022 à 18h : Prévenir et soigner la dépression


21 octobre à 18h : Dépression résistante



Chaine YouTube de la psychiatrie du soleil :

 

https://www.youtube.com/@LaPsychiatrieduSoleil




02 septembre 2022

Vaccination anti-Covid chez les malades mentaux : un succès.

Résultats des données nationales du Système National des Données de Santé

Nous avons montré dans trois études publiées en 2020 et 2021 que les personnes présentant des maladies mentales comme la schizophrénie ou les troubles bipolaires avaient plus de risque de mourir d’une infection à COVID-19, de par des différences de prises en charge et/ou des différences immunologiques.


L’objectif de cette étude, publiée dans la prestigieuse revue European Archives of Psychiatry and Clinical Neuroscience, était d'évaluer les résultats après un an de campagne de vaccination contre le Covid-19.


Nous avons utilisé les données du fichier national médico-administratif français (SNDS) et du téléservice de vaccination Covid du 4 janvier 2021 (date d'activation du téléservice) au 30 janvier 2022. Au 30 janvier 2022, le taux de première injection en France était de 80,2% (54 millions de personnes) et le taux de rappel de vaccination était de 78,3% (52,7 millions de personnes). À l'exception du trouble de l'usage des opioïdes, toutes les personnes souffrant de maladies chroniques ou présentant des facteurs de risque de mauvais résultats Covid-19 (par exemple, le tabagisme et l'obésité) avaient des taux de vaccination plus élevés que la population générale (de 83,4 % à 94,5 % contre 78,3 %). Cependant, les quatre maladies classées en dernière position, tant pour la vaccination initiale que pour la vaccination de rappel, étaient les troubles mentaux : troubles liés à l'alcool (86 et 84,3 %), troubles psychiatriques du neurodéveloppement (85,3 et 83,7 %), schizophrénies (85 et 83,4 %) et troubles liés à l'utilisation d'opioïdes (72,9 et 69,4 %).


Les psychiatres ont donc réussi leur pari : leurs patients sont mieux vaccinés que la population générale, à l’exception des personnes dépendantes aux opioïdes qui représentent une population particulière. Cependant, ces taux étaient inférieurs à ceux d'autres maladies chroniques à risque augmenté de mortalité par Covid-19. Nous avons également retrouvé d’importantes disparités géographiques, avec des taux de vaccinations effondrés outre-mer. 


One-year results from the vaccination campaign against Covid-19 infection in 47 million individuals with severe mental disorders and other chronic diseases.

lien de l'étude : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35969276/ 

Dr Guillaume FOND @guillaumefond 




06 août 2022

Développer la psychonutrition dans la pratique clinique psychiatrique

Une information du Dr FOND :


L'article "Développer la psychonutrition dans la pratique clinique psychiatrique"(en français, une fois n'est pas coutume) est disponible en libre accès jusqu'au 16 septembre sur ce lien :


https://authors.elsevier.com/a/1fUWvoBtsP4V




13 juillet 2022

[Article] : Schizophrénie et grossesse

Publication dans la revue Molecular Psychiatry d’une méta-analyse synthétisant les données concernant le risque augmenté de complications de grossesses et de morti-natalité chez les femmes ayant une schizophrénie. Les résultats appellent une action des pouvoirs publics pour éviter la transmission intergénérationnelle des inégalités.


Résumé de l'étude :

La grossesse est un moment clé de la vie pour enrayer la transmission intergénérationnelle des inégalités de santé. La schizophrénie expose l’individu atteint à de multiples risques pour la santé, et le fœtus est également concerné chez les femmes enceintes. Nous avons publié récemment les données Françaises de plus de 3 millions de femmes ayant accouché en France entre 2013 et 2016, montrant que malgré les efforts notre système de soin pour effacer les inégalités, les enfants de femmes avec schizophrénie sont encore plus souvent prématurés, avec des retards de croissance ou morts-nés. Nous avons souhaité synthétiser l’ensemble des données internationales pour analyser les différents systèmes de soin et proposer une feuille de route pour améliorer la santé des mères avec schizophrénie et de leurs enfants. Nous avons pour cela analyser plus de 40 millions de naissance entre 1999 et 2021 recueillies par 26 études nationales conduites dans 11 pays à revenus élevés.


Nos résultats ont confirmé que les mères avec schizophrénie présentaient davantage de diabète gestationnel, d'hypertension gestationnelle, de pré-éclampsie, d’hémorragies (antepartum et postpartum), de décollement du placenta, de menace de travail prématuré et de rupture prématurée des membranes, de césarienne, de souffrance fœtale, d’accouchement prématuré et très prématuré, d’une petite taille pour l'âge gestationnel et d’un faible poids de naissance, de malformations congénitales et des mortinaissances. Leurs nouveau-nés présentaient des risques plus élevés de décès néonatal, post-néonatal et de mortalité infantile.


Télécharger l'article


Dr Guillaume FOND @guillaumefond Hôpitaux Universitaires de Marseille, Responsable Centre Expert Schizophrénie et Dépression Résistante, Responsable Service d'Information Médicale Psychiatrie.




13 mai 2022

[Webinaire] : Bien manger pour ne plus déprimer

L'équipe conférences de l'association Argos 2001 vous invite à assister, à la conférence du Dr Guillaume FOND, Psychiatre, Responsable Centres Experts Dépression résistante & Schizophrénie (Service du Pr. Christophe LANCON), Responsable du service d'Information Médicale unité Psychiatrie (Service du Pr. Laurent BOYER)


Thème : "Bien manger pour ne plus déprimer"


Lundi 23 mai 2022 de 19h à 20h


Vous pouvez d'ores et déjà adresser vos questions à : question@argos2001.fr


Pour suivre la conférence par Webinaire Zoom (500 participants maximum)

Il suffit de cliquer à partir de 19h00, sur :


https://us06web.zoom.us/j/86836665876 




09 avril 2022

[Livre] : Bien manger pour ne plus déprimer

Bien manger pour ne plus déprimer

Prendre soin de son intestin pour prendre soin de son cerveau 

Dr Guillaume Fond ; Editions Odile Jacob


« Ce livre, écrit par le meilleur spécialiste français des liens entre psychologie et microbiote, explique, preuves scientifiques à l’appui, comment ce que nous mangeons joue un rôle central sur nos émotions. Et il nous propose aussi tous les conseils pratiques pour que notre alimentation soit non seulement un plaisir, mais aussi une aide pour préserver ou réparer notre équilibre psychologique. Si vous devez ne lire qu’un ouvrage sur ce thème, c’est celui-ci  ! Un livre remarquable. »


 Christophe André

À la lumière des dernières découvertes relatives à l’influence de la santé de notre intestin sur la santé de notre cerveau, on ne peut plus ignorer le rôle de l’alimentation dans certains troubles psychiques comme la dépression ou l’hyperactivité.



22 mars 2022

[Article] : Quand la crise d'adolescence cache le risque de psychose

Message du Dr FOND :

Voici le pdf d'un article du Figaro paru ce jour (21 mars 2022) sur les premiers épisodes psychotiques.

Lire l'article (cliquez sur l'image)

https://drive.google.com/file/d/1jTb5c8V0eNNGGxLg_H4hfSF6eLJPt-Qu/view?usp=sharing

Pour rappel, notre étude ALIMENTAL est toujours en cours (lien ci dessous), nous manquons de participants masculins (avec ou sans troubles mentaux)

Participez à l'étude ALIMENTAL  

19 février 2022

[Recherche] : Comment prendre en charge le manque de motivation dans la schizophrénie ?

Le Dr FOND nous informe de la publication d'une étude des Centres Experts Schizophrénies.

Chez les personnes atteintes de schizophrénie, les principaux domaines de la vie quotidienne sont altérés: perte d'autonomie, perte d'emploi, dégradation des relations sociales et de la qualité de vie. Le manque de motivation apparaît comme une dimension clé de la maladie, ses déterminants restent toutefois mal connus. L'objectif de cette étude était d'identifier les facteurs associés aux déficits sévères de motivation dans la schizophrénie.

Sur 561 patients de la cohorte nationale FACE-SZ , 42% ont rapporté des déficits de motivation sévères. Les résultats ont confirmé qu'un déficit sévère de motivation entraîne une altération de la capacité à travailler et de tous les domaines de la qualité de vie. Le manque de motivation est fortement associé à des consommations anormalement élevées de tabac et d'alcool, à des conduites suicidaires, des symptômes délirants, à la dépression, des troubles du sommeil et une moindre adhésion au traitement médicamenteux.

Les déficits de motivation sont fréquents dans la schizophrénie. Sur la base de ces résultats, les Centres Experts Schizophrénies recommandent de traiter en priorité la dépression, le sommeil, le suicide, les symptômes positifs (lorsqu'ils sont présents et le plus tôt possible) et l'adhésion aux médicaments pour améliorer les déficits de motivation de la schizophrénie.



Lien de l'étude :