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17 juin 2025

Plan de relance de la psychiatrie : 26 mesures… mais avec quel financement ?

Le Gouvernement a dévoilé le 11 juin un plan pour mieux repérer et soigner les troubles psychiques mais aussi rendre plus attractive la psychiatrie, aujourd’hui sinistrée. En 3 axes et 26 mesures, mais sans nouveaux financements, ce plan « de sursaut et de refondation » marque le « point de départ d’un engagement durable » selon le ministre de la Santé et de l’Accès aux soins.

Ces mesures, dévoilées par Yannick Neuder à l’issue d’un comité interministériel, sont annoncées au lendemain du meurtre d’une surveillante de collège par un élève de 14 ans, source d’un émoi national. « Nous devons à la psychiatrie une réparation. Et aux Français une promesse : celle de ne plus laisser la souffrance psychique sans réponse » a rappelé le ministre. Face à ces engagements, une réalité : environ un tiers des postes de praticiens hospitaliers sont vacants, le nombre de lits réduit, alors que celui des patients a doublé depuis une vingtaine d’années.

En substance, ce plan santé mentale et psychiatrie doit permettre de mieux repérer, mieux soigner, mieux accompagner. Il s’agit « de remettre de l’humain, de la cohérence, de la confiance » et ce, "
à la hauteur de ce que nous devons à celles et ceux qui vivent avec un trouble psychique, et à celles et ceux qui les soignent".

OUI MAIS ????

16 juin 2025

Yannick Neuder veut avancer sur les psychothérapies spécifiques pour troubles psychiques

Le ministre chargé de la Santé a évoqué les perspectives de la profession de psychologue, souhaitant notamment travailler à renforcer l'accès et la prise en charge des psychothérapies spécifiques pour les troubles psychiques. Il fait aussi "une priorité" de la poursuite de la montée en charge du dispositif Mon soutien psy.

06 mai 2024

Santé mentale : un conseil national de la refondation sera lancé en juin

Le 26 avril, lors de la présentation du bilan de la feuille de route "santé mentale et psychiatrie", le ministre de la Santé et de la Prévention a annoncé l’ouverture d’un conseil national de la refondation (CNR) spécifique le 12 juin. Une perspective accueillie avec réserve par la Fédération des acteurs de la solidarité.

Une feuille de route, des Assises et maintenant un Conseil national de la refondation. Alors que le Premier ministre Gabriel Attal a promis de faire de la santé mentale des jeunes l’une des grandes causes du gouvernement, le ministre la Santé et de la Prévention, Frédéric Valletoux, annonce le lancement d’un Conseil national de la refondation (CNR) dédié à la santé mentale. Il s’ouvrira le 12 juin pour se clôturer en juillet. 

https://www.lemediasocial.fr/sante-mentale-un-conseil-national-de-la-refondation-sera-lance-en-juin_qiPTyC

27 janvier 2024

La psychiatrie, premier dossier chaud de Catherine Vautrin

Ce mercredi 17 janvier, en séance publique à l'Assemblée nationale, la toute nouvelle ministre du Travail et de la Santé Catherine Vautrin a été soumise à un baptême du feu. Elle a dû, en effet, apporter des réponses à des dizaines de députés sur le thème de « l'état de la psychiatrie en France ».

L'exercice était périlleux, tant la psychiatrie apparait comme le parent pauvre d'un secteur en souffrance, la santé. Durant une après-midi, Catherine Vautrin a été sommée d'expliquer aux différents groupes politiques élus comment elle comptait sauver du naufrage un secteur qui part à vau l'eau.

Thèmes soulevés :

- Moyens supplémentaires demandés face à un état des lieux catastrophique...

- Ressources humaines : comment favoriser le recrutement de personnels : infirmiers psychiatriques, pédopsychiatres, praticiens hospitaliers en psychiatrie...

- Coût des consultations notamment en psychologie

- Unités pour malades difficiles (UMD) à développer

- Pratiques des soins sans consentement

- Psychiatrie Outre-Mer quasi-absente

- Proposition de solution à la déshérence en psychiatrie

"Les centres experts en psychiatrie sont des centres de jour expérimentaux qui permettent d'éviter à un an la moitié des hospitalisations. Il existe 53 centres experts financés de manière expérimentale, le reste est autofinancé. Il faut faire rentrer ce dispositif dans l'offre de soins de notre pays"...

07 juin 2022

Le SOS des psychiatres lancé à la Première ministre

Ils sont psychiatres, internes, psychologues, infirmiers… Et tous lancent un cri d’alerte à la nouvelle Première ministre, Élisabeth Borne, dans une tribune 


"Créons des postes pour éviter le naufrage !"



L’équation ne fonctionne plus. D’un côté, la pandémie de Covid-19 crée un afflux, sans précédent, des malades aux urgences psychiatriques : crises suicidaires, bouffées délirantes, dépressions. « Surtout chez les jeunes, sans repères, angoissés par l’avenir. Quand on perd l’espoir, on met beaucoup de temps à le retrouver », prévient Antoine Pelissolo, psychiatre à l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne). De l’autre, « 15 % des lits sont fermés dans les hôpitaux de l’AP-HP, faute d’infirmières », poursuit ce chef de service. 


Certes, ces difficultés ne sont pas nouvelles mais elles s’aggravent, les conséquences sont « dramatiques ». Comble de cette tension, un dimanche d’avril, dans un hôpital de région parisienne, 18 patients, tous dans un état très grave, se sont retrouvés à attendre, alors qu’ils devaient être hospitalisés, en urgence. Pour les « accueillir, les rassurer, les surveiller », ce jour-là, seuls un psychiatre et un infirmier étaient là. Les signataires de la tribune mettent en garde : « Ce débordement des capacités d’accueil se traduit par des heures et des jours d’attente sur un brancard ou une chaise dans un couloir, des fugues, des agitations, voire des bagarres, et forcément des professionnels débordés et épuisés, ne souhaitant qu’une chose : changer de poste, d’hôpital, voire de métier. Quel gâchis. ». 


Autre conséquence, selon Antoine Pelissolo : « Le recours à l’isolement et à la contention est en hausse car les soignants peuvent, parfois, être dépassés par la situation, ce qui ne devrait pas arriver ». Et face à l’afflux de demandes, les malades, une fois hospitalisés, d’après le psychiatre, sortent plus vite, « résultat, ils rechutent ». 


Le SOS des psychiatres lancé à la Première ministre (msn.com)

13 mars 2022

Macron et le handicap, un programme partiellement tenu

Si le thème de l’inclusion du handicap a été porté avec force pendant cinq ans, de nombreux sujets sur lesquels le président s’était engagé restent en souffrance.

Le candidat Emmanuel Macron avait fait de la lutte contre les inégalités subies par les personnes en situation de handicap une de ses priorités en 2017, avec une ambitieuse liste de promesses. Cinq ans après, il est possible de dresser un bilan de l’action de l’exécutif pour une meilleure intégration des quelque 12 millions de personnes concernées.

Si ce thème a été porté avec force pendant cinq ans, plusieurs sujets sur lesquels le président s’était engagé restent en souffrance, tandis que d’autres, imprévus, ont émergé sans toujours satisfaire le monde du handicap. 

Ecole, emploi, logement, aidants, etc. le point sur les grands dossiers du quinquennat.


Lire l'article complet en cliquant ci-dessous :



Macron et le handicap, un programme partiellement tenu (lemonde.fr)

08 mars 2022

Remboursement des séances psy : le gouvernement lance son dispositif, baptisé "MonPsy"

Après une année 2021 marquée par une attention particulière portée à la santé mentale, le gouvernement avait annoncé à l’automne dernier la mise en place d’un dispositif permettant le remboursement de séances psy pour tous, sous certaines conditions. Le projet a abouti fin février au lancement de la plateforme Mon Psy ( monpsy.sante.gouv.fr), un annuaire de psychologues partenaires.


Actuellement, la plateforme est ouverte aux professionnels qui souhaitent s’inscrire. En avril 2022, la liste des psychologues acceptant de recevoir des patients adressés par un médecin généraliste sera rendue accessible au grand public.


Pour pouvoir bénéficier de huit séances d’accompagnement psychologique remboursées par l’Assurance maladie, le patient devra suivre un parcours spécifique. Il lui faudra tout d’abord se rendre chez son généraliste pour que celui-ci évalue ses besoins et rédige un courrier d’adressage à destination du psychologue vers lequel son patient se tournera. Le patient est libre de choisir son thérapeute parmi ceux inscrits dans l’annuaire Mon Psy.


Lors de la première séance, le psychologue réalise un entretien d’évaluation et détermine le nombre de séances de suivi nécessaires, dans la limite de 8 par an au total. La première séance coûte 40 euros, les (maximum) 7 suivantes 30 euros. Sauf cas particuliers, le patient paie le psychologue et se fait rembourser par l’Assurance maladie. Pour cela, il doit adresser à sa Caisse la feuille de soins qui lui est remise à la fin de la séance, et lors de l’envoi de la première feuille de soin (séance d’entretien d’évaluation), il doit joindre le courrier d’adressage du médecin généraliste. Il n’est pas possible de bénéficier de plus de 8 séances remboursées par an, mais il est possible d’avoir recours à ce dispositif plusieurs fois au cours de la vie.


Par ailleurs, il est important de souligner que tous les patients ne peuvent pas bénéficier de cette prise en charge. Le dispositif est réservé à toute personne de plus de 3 ans « en souffrance psychique d’intensité légère à modérée (troubles anxieux et/ou dépressifs, troubles du comportement alimentaire, mésusage du tabac, de l’alcool et du cannabis) ». Le risque suicidaire n’est pas inclus dans cette définition, pas plus que les troubles de la personnalité (schizophrénie, bipolarité…).



Remboursement des séances psy : le gouvernement lance son dispositif, baptisé « MonPsy » | Psychologies.com

12 février 2022

UNAFAM : Comité interministériel du handicap : nous voulons des garanties !

Lors du comité interministériel du handicap qui s’est tenu ce 3 février, le Premier ministre Jean Castex a souligné l’importance "d’améliorer la compensation du handicap psychique, mental, cognitif ou troubles du neuro-développement (TND)" et pris l’engagement de réformer par décret le référentiel d’accès à la prestation de compensation du handicap (PCH) d’ici la fin du mois de mars.


Si nous avons pris acte de sa volonté sincère de faire évoluer les choses, les indications données par la ministre pendant le CIH et détaillées dans le dossier de presse diffusé à l’issue de celui-ci, ne nous donnent pas les garanties suffisantes pour répondre à notre objectif commun d’améliorer l’accès à la PCH aide humaine.


En qualité d’associations représentant les personnes directement concernées par cette discrimination, nous avons travaillé, dans le cadre des travaux lancés par le Président de la République lors de la Conférence nationale du handicap du 11 février 2020, à la rédaction d’un rapport proposant une nouvelle rédaction du référentiel d’accès à la PCH (modification par décret de l’annexe 2-5 du Code de l’action sociale et des familles).


Nous demandons rendez-vous pour travailler sans délai à la rédaction de ce décret que nous appelons de nos vœux et pour appuyer nos recommandations.


Téléchargez notre lettre au Premier Ministre pdf, 124.49 Ko



Comité interministériel du handicap : nous voulons des des garanties ! | Unafam

05 février 2022

Feuille de route psychiatrie et santé mentale

Pour faire suite aux Assises de la santé mentale et de la psychiatrie, qui ont eu lieu les 27 et 28 septembre 2021, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé et Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, ont réuni,vendredi 21 janvier, le 5e comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie

Aujourd’hui, la feuille de route pour la santé mentale et la psychiatrie est composée d’une cinquantaine d’actions déclinées autour de plusieurs grands axes dont un volet dédié à la "promotion du bien-être mental et la prévention de la souffrance psychique" illustré par :

les Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) permettant une détection précoce de la souffrance psychique par des pairs. Initialement développés dans le milieu universitaire, leur montée en puissance se poursuit et s’élargit à de nouveaux publics et à de nouveaux secteurs professionnels.

le dispositif VigilansS de prévention de la récidive suicidaire est déployé aujourd’hui dans 16 régions. Il est complété depuis le 1er octobre dernier par la ligne 3114 du numéro national d’appel de prévention du suicide.

Autre volet : les actions pour des parcours de soins accessibles, plus fluides et de qualité. Selon le Gouvernement, l’effort s’est amplifié et accéléré.

Les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie ont par ailleurs permis de prévoir la mise en place d’une série de mesures fortes, attendues par le secteur. 

Parmi lesquelles :
– la création à titre expérimental des « maisons de l’enfant et de la famille » ;
– le renforcement des « Maisons des Ados », des CMP IJ, des CMP, des équipes mobiles psychiatriques, et de l’Accueil familial thérapeutique ;
– la mise en place d’un volet psychiatrique du SAS ;
– la création de lits à la demande ;
– la création d’équipes mobiles psychiatriques intervenant auprès des personnes âgées en EHPAD et autres Etablissements Médico-Sociaux.

La mise en œuvre de ces mesures sera précisée avant la fin de ce trimestre, à l’issue de travaux en cours menés notamment avec la Commission Nationale de la Psychiatrie (CNP) présidée par le Pr. Michel Lejoyeux.

Autre mesure phare annoncée par le Président de la République : la mise en place du dispositif "MonPsy". Celui-ci permettra, dès le printemps prochain, aux personnes ayant des troubles psychiques d’intensité légère à modérée, de bénéficier de 8 séances remboursées chez un psychologue conventionné avec l’Assurance maladie.

En parallèle, Sophie Cluzel a rappelé les avancées enregistrées et les perspectives ouvertes par les mesures relatives à l’insertion sociale des personnes en situation de handicap psychique: soutien résolu à l’autodétermination des personnes concernées via la pair-aidance (600 Groupes d’Entraide Mutuelle (GEM), promotion de l’intervention de pairs professionnels) ; aide aux aidants, via la Stratégie nationale de mobilisation et de soutien « Agir pour les aidants » 2020-2022 ; politique active d’insertion dans l’emploi et pour l’accès au logement, via l’habitat inclusif et le programme « un chez soi d’abord » étendu aux jeunes ; renforcement des équipes mobiles psychiatrie précarité (EMPP) ou encore le recrutement prévu sur trois ans de 500 psychologues et infirmiers pour intervenir dans les lieux d’hébergement et d’accueil.

Pour en savoir plus sur la feuille de route santé mentale et psychiatrie, rendez-vous ici : https://solidarites-sante.gouv.fr/

27 décembre 2021

Le gouvernement veut former des “secouristes en santé mentale”

Alors que plusieurs remontées font état d’une certaine détresse psychologique chez les agents publics, compte tenu notamment de la gestion de la crise sanitaire, l’exécutif entend “permettre à celles et ceux qui le souhaitent, sur la base du volontariat, de se former aux premiers secours en santé mentale et d’orienter leurs collègues qui en souffriraient vers les professionnels”. Une circulaire est en préparation pour inviter les employeurs publics à s’emparer de cet outil, d’inspiration australienne.

Alerte sur la détresse psychologique des agents publics dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire. Comme les syndicats le font remonter, la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, a fait état d’une certaine lassitude des agents publics, lundi 13 décembre, à l’occasion d’une réunion sur la situation sanitaire avec les représentants du personnel. Un échange au cours duquel elle a fait part de son souhait de former des “secouristes en santé mentale” dans la fonction publique.

La formation de tels “secouristes” trouve son inspiration en Australie, où est né, en 2000, le programme des “Premiers secours en santé mentale”. 
Initialement déployé dans 4 universités, il le sera dans 16 universités au total “à la fin de cette année avec un objectif de formation de plus de 5 000 secouristes”.