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Nouvelles
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07 mai 2026
"Je suis une personne, pas une maladie" : atteint de schizophrénie, Bernard s’est inséré professionnellement
Le regard de Bernard Royer de Véricourt, 56 ans et demi, est averti tandis qu’il guette les innombrables serre-joints qui maintiennent les lattes de bois à la recherche de ceux qui méritent un petit coup de pompe. Avec plusieurs patients du Césame - dont les noms resteront gravés sur l’embarcation -, le centre de santé mentale angevin, il construit sa quatrième barque en bois dans le cadre du chantier naval thérapeutique mis en place par l’établissement il y a plusieurs années.
C’est en 1993 que Bernard est diagnostiqué schizophrène. Un coup de massue. À l’époque, c’est soit on travaillait, soit on touchait l’Allocation aux adultes handicapés. À seulement 24 ans, son horizon se réduit, ses parents y contribuant fortement. Ils m’ont beaucoup stigmatisé, ont mis la pression sur le corps médical et martelaient que de toute façon, je ne travaillerai jamais. Sa maladie se caractérise alors par des angoisses fréquentes, marquées par des bouffées délirantes, des dissociations avec la réalité et générant des hospitalisations longues freinant par à-coups son parcours professionnel.
La réhabilitation par le travail
Mais Bernard le sait, je suis une personne, pas une maladie. Alors pour rebondir, il passe plusieurs diplômes, s’essaie à diverses professions pour tourner la page. D’abord des études de médecine soldées par un échec, puis un BTS conducteur de travaux, un brevet de paysagisme, ensuite le travail dans les vignes, la vie de père au foyer, avant, finalement, de trouver sa voie, pas si éloignée de celle de son grand-père marin : charpentier de marine.
Contractuel depuis octobre 2022 au sein du Césame en tant que moniteur-éducateur, Bernard fait partie d’une minorité. En effet en France, seules 38 % des personnes en situation de handicap psychique sont en emploi. C’est dans l’objectif de faire émerger des solutions afin de leur faciliter l’accès et le maintien dans l’emploi que se tient ce jeudi 30 avril le Forum emploi et santé mentale au Campus Pierre-Cointreau organisé par l’Alliance pour la Santé Mentale, la Fédération Santé mentale France et Fabrice Le Peutrec, formateur engagé sur les questions d’insertion et de troubles psychiques.
« Je suis une personne, pas une maladie » : atteint de schizophrénie, Bernard s’est inséré - Angers.maville.com
09 septembre 2025
Esat : les travailleurs handicapés peuvent réclamer des congés acquis depuis 2009
En particulier, est instauré un droit à congés des travailleurs handicapés pendant les périodes de maladie non professionnelle. En clair, ils ont désormais droit à deux jours de congé par mois lorsqu'ils sont en arrêt de travail pour une maladie "ordinaire".
Ces dispositions sont applicables de façon rétroactive : les travailleurs des Esat, ainsi que ceux qui en sont partis depuis moins de trois ans, peuvent réclamer leur mise en œuvre (octroi de jours de congé supplémentaires ou paiement d'une indemnité de congés payés).
Ces mesures peuvent avoir un impact financier et/ou organisationnel important pour les Esat.
Esat : les travailleurs handicapés peuvent réclamer des congés acquis depuis 2009
09 avril 2025
Handicap psychique et entreprise : un défi à relever ensemble
Depuis plus de cinquante ans, l’Association La Roche s’attelle à déconstruire ces barrières. Hébergement, accompagnement social, insertion professionnelle, son engagement va bien au-delà du simple soutien. Elle repense les modèles, fait éclater les silos et tisse des ponts entre les acteurs publics, les entreprises et les territoires.
« On est contre les ghettos du handicap », entame Christian Lalbertier, Président de l’Association. « L’inclusion, ce n’est pas mettre des personnes en situation de handicap dans un coin à part. C’est leur donner toute leur place dans la société, dans l’entreprise, dans la vie. »
30 janvier 2025
Troubles psychiques (dépression, bipolarité...) : faut-il en parler au travail ?
Alors qu’un Français sur cinq souffre de troubles psychiques, la difficulté à en parler est toujours présente. Faut-il essayer d’en parler au travail ? On fait le point avec Coralie Fournier, psychologue du travail.
Faut-il parler de sa maladie au travail ? Une question délicate à laquelle il n’est pas toujours évident de répondre. Partager ses problèmes avec ses collègues, c’est prendre le risque d’être mis à l’écart. En toucher un mot à son patron, c’est risquer une mise au placard… Et si ce choix était différent selon le trouble, l’entreprise et les collègues de chacun ?
Les troubles psychiques désignent différentes affections qui altèrent l’état de santé mentale. Ils peuvent, selon les individus, prendre des formes et s’exprimer de manière très différente. Ils peuvent être diagnostiqués à plusieurs périodes de la vie et s’installent plus ou moins dans la durée. Les plus répandus sont : les troubles bipolaires, les troubles anxieux, les addictions, la dépression, les troubles obsessionnels compulsifs ou encore les troubles psychotiques tel que la schizophrénie. Ces divers troubles modifient le rapport de l’individu à la réalité objective. C’est ce qui nous permet la distinction entre la réalité psychique construite par l’individu et celle qui nous entoure. Cela peut donc avoir un impact sur la vie sociale mais également sur la vie professionnelle.
Troubles psychiques : les préjugés sont tenaces
Il faut savoir que depuis 2005, le handicap psychique est reconnu par la loi. Celui-ci est défini comme une restriction d’activité liée à une altération de l’état de santé psychique. Cela permet notamment à l’employé de bénéficier de dispositifs prévus pour aider à l’insertion professionnelle. L’entreprise peut alors aménager le poste ainsi que les conditions de travail. Cette insertion est connue pour avoir des impacts positifs sur les troubles.
Parfois, un employé va préférer taire ses troubles psychiques, car les préjugés sont encore tenaces. Et légalement, rien ne lui oblige à déclarer à son employeur ou à ses collègues son trouble. De nombreux managers ne sont pas sensibilisés à cette question. En parler avec eux, leur expliquer ce dont vous avez besoin comme aménagement peut aider à faire la lumière sur certains troubles.
Pourquoi il est important de libérer la parole
Libérer la parole peut également permettre de diminuer la souffrance de la maladie. Cela permet de banaliser ces pathologies. La verbalisation est donc la condition sine qua non d’une possible amélioration. Côté employeur comme employé, discuter peut permettre de mieux se comprendre.
Coralie Fournier, psychologue du travail ajoute : "Toutefois, un contexte de liberté doit être instauré en amont, cela reste une démarche à l’initiative du salarié dans laquelle il est libre de s’exprimer ou non selon ses ressentis, son contexte de travail, la nature et les potentielles évolutions de son trouble... Cela évite les comportements de réactance, qu’ils soient exprimés de manière consciente ou non".
La difficulté de parler de son trouble psychique tient surtout à la peur de fragiliser notre lien à l’autre, de voir nos responsabilités diminuer etc. Tout se joue alors sur la confiance à l’autre, et surtout par une sensibilisation aux troubles psychiques et à ce qu’il représente. Il est pour cela important que les RH et les employeurs se forment à la santé mentale : qu’est-ce que sont ces affections ? Que vit la personne concernée ? Comment l’accompagner ?
Si vous vous sentez en confiance, parler de ces sujets encore tabous peut grandement faire avancer, autant sur le plan de la maladie que sur celui de la connaissance de ces troubles.
Coralie Fournier conclue : "L’idée d’en parler reste le meilleur moyen pour sensibiliser et atténuer les stéréotypes. Cependant, il faut garder à l’esprit que le salarié ne doit pas se sentir contraint. En ressent-il le besoin ? Est-il prêt à s’exposer ? Il est également important de penser aux éventuelles conséquences, positives comme négatives, qui peuvent en découler. Si le contexte n’est pas favorable à une adaptation au trouble rencontré, il faut penser à la manière de le rendre. Les stratégies d’influence en vue de modifier les représentations mentales/sociales sont appropriées, cela peut passer par la verbalisation du salarié mais pour limiter l’impact des conséquences négatives, la diffusion d’idée de manière implicite avec une non identification de l’acteur concerné, peut aider le salarié dans sa prise de décision".
Troubles psychiques (dépression, bipolarité...) : faut-il en parler au travail ?
06 décembre 2024
[Webinaire] : "La pair-aidance au service de la qualité de vie au travail"
Prochain webinaire gratuit Santé Mentale & Travail de la Cop-SMT - Santé mentale France
26 octobre 2024
[Livre] : La vérité sur les troubles psychiques au travail
Claire Le Roy-Hatala , édition Payot , paru le 2/10/24
3 millions de personnes en France sont touchées par un trouble psychique invalidant (anxiété généralisée, dépression, bipolarité, schizophrénie, bordeline, TOC, etc.) et 20 % considèrent que ces troubles ont un impact dans leur vie professionnelle. Ce livre s'attaque au tabou de la santé mentale dans les entreprises où l'on persiste à dire que les troubles mentaux n'y figurent pas. Nourri de nombreux témoignages, cet ouvrage très documenté propose des clés de compréhension et des solutions concrètes à destination des employés comme des dirigeants.
26 mai 2024
[Ciné-débat] : Le travail, cet outil d’insertion qui peut rendre malade ?
"Le travail, cet outil d’insertion qui peut rendre malade ?"
Au cinéma Cosmos, 3 rue des Francs Bourgeois, Strasbourg
Projection mentale : le travail cet outil d'insertion qui peut rendre malade? (weezevent.com)
16 mai 2024
24 septembre 2023
Ovalie : Agence intérim pour personnes handicapées
18 mars 2023
Besoin d'aide ? Association RELAX PAPERS
UNE PLATEFORME JURIDIQUE POUR FACILITER VOTRE PARCOURS DE SANTÉ
Relax Papers est une plateforme digitale qui accompagne les personnes malades, les proches aidants et les entreprises dans la découverte et l’exercice de leurs droits en matière de santé et travail
Lorry MONGILARDI – Tel. 07 62 26 58 27 – lorry.mongilardi@cms-fl.com
06 décembre 2022
[Replay] : "Travail et logement en santé mentale, des initiatives efficaces"
Le mardi 8 novembre, Les associations UNAFAM 67 et TP-TP, en partenariat avec l'Université de Strasbourg, ont proposé une conférence intitulée :
- Jeff
: Accompagnement aux projets de vie dans le domaine du logement et du travail
- DARIC : Dispositif
d’Accompagnement au Rétablissement et à l’Insertion dans la Cité
-
BIRD : Accompagnement à domicile pour des travaux de type entretien, nettoyage, rénovation, déasencombrement, installation
-
RNA : Ré(insertion) professionnelle et hébergement dans des lieux de vie sociale
29 octobre 2022
[Conférence] : Travail et logement en santé mentale, des initiatives efficaces
Les associations UNAFAM 67 et TP-TP, en partenariat avec l'Université de Strasbourg, vous invitent à la conférence :
- Jeff
: Accompagnement aux projets de vie dans le domaine du logement et du travail
- DARIC : Dispositif
d’Accompagnement au Rétablissement et à l’Insertion dans la Cité
-
BIRD : Accompagnement à domicile pour des travaux de type entretien, nettoyage, rénovation, désencombrement, installation
-
RNA : Ré(insertion) professionnelle et hébergement dans des lieux de vie sociale
21 septembre 2022
[4 octobre] : Wébinaire de lancement du réseau international francophone "Santé Mentale & Travail"
Prendre soin de la santé mentale de tous au travail : par quoi commencer ?
Mardi 4 octobre 2022 de 15h à 16h
Sur inscription, gratuite :
Prendre soin de la santé mentale de tous au travail : par quoi commencer ?(actandmatch.com)
12 août 2022
Troubles psychiques : "Les personnes avec des déséquilibres mineurs ont un taux de chômage deux fois plus élevé que la moyenne"
Célia Lemaire, Sarah Richard, EM Strasbourg Business School
Les deux chercheuses Célia Lemaire et Sarah Richard expliquent, dans une tribune au « Monde », que plus de 10 millions de personnes souffrent de troubles psychiques modérés en France. Or, si les employeurs surmontaient leur réticence, ce public pourrait bénéficier d’une meilleure insertion professionnelle.
La principale loi visant à l’insertion professionnelle des personnes handicapées a célébré ses trente-cinq ans le 10 juillet. Cette loi et les nombreux textes qui ont suivi ont permis des progrès considérables en matière d’inclusion, mais certains handicapés rencontrent malheureusement encore des barrières majeures sur le chemin de l’emploi, en particulier les handicapés psychiques.
La question n’est pas que marginale. Plus de 10 millions de Français souffrent aujourd’hui de troubles psychiques modérés ; 2,5 millions effectuent chaque année un séjour en établissement psychiatrique. La pandémie a beaucoup amplifié les fragilités. Mais les employeurs, malgré la pénurie de talents, restent très réticents à accueillir ces publics, ignorant leur intelligence et leur créativité.
Les personnes avec des déséquilibres mineurs ont un taux de chômage deux fois plus élevé que la moyenne. Les plus gravement touchés sont, pour leur part, quasiment exclus du monde du travail. Alors que 40 % des handicapés, tous handicaps confondus, sont en emploi, ce n’est le cas que de 20 % des personnes dont la maladie a abouti à un handicap psychique reconnu.
Peur et incertitude
Ce type de handicap, en réalité, fait peur. Il est mal connu et souvent invisible au premier abord, ce qui augmente le sentiment d’incertitude. La fluctuation des symptômes désarçonne. Le risque d’absentéisme est problématique. Certains soupçonnent les personnes de simuler. Les adaptations du milieu de travail s’avèrent donc indispensables, et très différentes de celles nécessaires pour des handicaps moteurs ou sensoriels.
11 mai 2022
Trouble psy : l’entretien d’embauche se fait en cuisine
Les entretiens d'embauche dans un bureau, "has been" ? Une asso mise sur un mode de recrutement alternatif, le date cooking, en cuisine, pour faciliter les échanges entre recruteurs et candidats en situation de handicap psychique. Miam ?
Exit les entretiens d'embauche traditionnels dans des bureaux aseptisés. Place au « date cooking » ! Le principe ? Troquer les stylos contre des ustensiles de cuisine et les CV contre des recettes alléchantes. C'est le nouveau concept concocté par l'association Messidor pour faciliter l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap psychique. Le 12 mai 2022, professionnels de tous les horizons et candidats vont travailler de concert au Comptoir des criques de Pont-Evêque (Isère). L'objectif : faciliter les échanges avec les employeurs potentiels tout destigmatisant le handicap psychique. Une initiative au « poêle » !
Inverser la démarche de recrutement
Le principe est simple : six salariés d'entreprises d'univers différents rencontrent six personnes accompagnées par Messidor autour de six recettes. Chaque binôme déguste ensuite le fruit de son labeur. « Ce nouveau format met en confiance les personnes accompagnées, explique l'association. Qui plus est, le lieu choisi leur est familier, ce qui leur permet de s'exprimer pleinement. » D'autre part, cette initiative inverse la démarche de recrutement puisque ce sont les entreprises qui vont à la rencontre des personnes en recherche d'emploi. Résultat : moins de stress pour les candidats et plus de compréhension pour les recruteurs. « Il nous a paru intéressant de faciliter les échanges au travers d'une activité ludique et manuelle en mettant un accent particulier sur les soft skills (ndlr : des compétences personnelles et sociales, orientées vers l'humain) et les compétences transversales », poursuit l'association qui encourage les candidats à mettre les petits plats dans les grands. Chaud devant !
Trouble psy : l'entretien d'embauche se fait en cuisine (handicap.fr)
11 février 2022
Troubles psy : un "club" pour retrouver le chemin de l'emploi
Paul, Maurice et leurs camarades se retrouvent du lundi au vendredi au Clubhouse de Paris. Cette structure vise à sortir les personnes avec un handicap psy de l'isolement et les remettre sur le chemin de l'emploi. Au menu : cuisine, compta, stages..
"Ici, la maladie, ce n'est pas le sujet."
Des personnes avec des troubles psychiques prennent le chemin de la réinsertion sociale et professionnelle au sein du "Clubhouse" de Paris, association qui se veut "une passerelle entre le soin et la Cité". Bipolarité, schizophrénie, dépression... Invisible et souvent tabou, le handicap psychique est pourtant loin d'être rare. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un Européen sur quatre est touché par des troubles psychiques au cours de sa vie. Pour les personnes présentant un tel handicap, le parcours professionnel est souvent difficile, parfois entrecoupé d'hospitalisations. Tous handicaps confondus, le taux de chômage est de 14 %, contre 8 % pour le reste de la population.
Lire la suite sur le site :
https://informations.handicap.fr/a-troubles-psy-club-pour-retrouver-chemin-emploi-32321.php
14 décembre 2021
Trouble psychique : un accès à l'emploi à grande échelle ?
23 octobre 2021
[Handicap] : Une place devant l'entreprise c'est bien, une place dedans c'est mieux.
22 octobre 2021
Une agence intérim au service du handicap à Mulhouse et Strasbourg
17 octobre 2021
[Webconférence] : Troubles psy et travail...
Satisfaction ou stress ?
Des patients, des professionnels et des proches seront là pour en parler, pour répondre aux questions que vous nous aurez préalablement adressées.
Le 28 octobre, seules les sorcières seront absentes, bien trop occupées à sillonner le ciel… Et leur mission n’est pas sans danger !...
Ces webconférences sont gratuites, très accessibles, positives et à la portée de tous et toutes.
Lien d'inscription : https://bit.ly28-octobre-18h







