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26 mai 2026

Pour un statut légal de l’enfant hospitalisé en psychiatrie

La FNUJA – Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats, réunie en Congrès à Grenoble du 13 au 16 mai 2026, emboîte le pas à la CGLPL – Contrôleur général des lieux de privation de liberté et à nombre de soignants, en exigeant dans une motion l’instauration d’un statut légal de l’enfant hospitalisé en psychiatrie.

La FNUJA EXIGE ainsi l’instauration d’un statut légal de l’enfant hospitalisé en psychiatrie, applicable tant aux enfants admis en soins psychiatriques sans consentement qu’à ceux admis en « soins libres » sur décisions de ses représentants légaux ou du juge des enfants, afin de garantir le respect effectif de leur dignité et de leurs droits et libertés fondamentaux ;

Elle APPELLE de ses vœux une réforme du code de la santé publique prévoyant :

● La délivrance obligatoire d’une information écrite, adaptée et accessible à l’enfant hospitalisé sur ses droits et ses voies de recours dès son admission,
● Le recueil systématique des souhaits de l’enfant dès son admission, dès lors qu’il est apte à exprimer sa volonté, et ce, quel que soit son âge,
● L’instauration d’un contrôle juridictionnel systématique, par le magistrat en charge du contrôle des mesures privatives et restrictives de libertés dans le domaine des soins sans consentement, pour toute hospitalisation en psychiatrie d’un enfant, et ce dans un délai de 12 jours maximum suivant l’hospitalisation, et l’assistance ou représentation obligatoire par un avocat ;
● La prohibition absolue du recours à l’isolement et à la contention pour les enfants,
● l’interdiction de l’accueil de tout enfant en services de soins pour adultes,
● La garantie effective du droit à l’éducation durant le temps de l’hospitalisation,
● La désignation d’un administrateur ad hoc en cas d’opposition d’intérêts entre l’enfant et ses
représentants légaux

Pour un statut légal de l'enfant hospitalisé en psychiatrie - Santé Mentale

10 décembre 2025

Psychiatrie : les droits des mineurs hospitalisés sont bafoués

Le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) réclame la création d’un statut du mineur hospitalisé en psychiatrie pour que cesse la violation de ses droits, notamment l’usage de la contention et de l’isolement hors de tout cas, ainsi qu’un plan de réhabilitation de la pédopsychiatrie.

Atteintes aux droits fondamentaux et recours massif et injustifié à l’isolement et à la contention : l’alerte du contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), publiée sous forme d’avis au Journal officiel ce 4 décembre 2025, jette une lumière crue sur les conditions de prise en charge des mineurs en psychiatrie. 

Et ce n’est pas tant les acteurs du soin qui sont ciblés (même si sont soulignés le délabrement de certains services hospitaliers et l’approche inadaptée de certains professionnels), que les autorités. La contrôleuse générale Dominique Simonnot dénonce « le décalage entre les obligations de l'État en matière de protection des droits des enfants et l'insuffisante protection des droits du mineur en établissement de santé mentale », qui conduit à ce que « les patients les plus vulnérables sont ceux que la loi protège le moins ».

Psychiatrie : les droits des mineurs hospitalisés sont bafoués, alerte le CGLPL | Le Quotidien du Médecin | Spécialités | Psychiatrie

11 mars 2025

Webinaire : Les troubles psy de 4 à 10 ans

20 mars 202518:00 - 20:15

Comment repérer un trouble psy chez un enfant? Quelles sont les retombées d’un éventuel trouble? Comment vivre à cet âge-là auprès d’un parent ayant un trouble psy? Quelles sont les solutions pour accompagner enfants et familles ?

09 novembre 2024

Santé mentale, comment aider un jeune qui va mal ?

Depuis la crise du Covid, les alertes sur la dégradation de la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes se multiplient.

Si le recours à un spécialiste peut s’avérer nécessaire dans certains cas, les pistes qu'évoquent les psychiatres sont à la portée de tous.


Où l'on parle d'un "livre de solutions" de David Gourion, "Le Secret des ados heureux"  (Éd. Odile Jacob, 288 p., 21,90 €).

27 octobre 2024

Les 1000 premiers jours de vie : Fondations de notre santé mentale

C'est le thème de la conférence TEDX de Joanna Smith

Découvrez comment le stress survenu au cours de nos 1000 premiers jours de notre vie - qui vont de notre conception à l'âge de 2 ans environ - influence le développement de notre cerveau, et, plus précisément, de certaines compétences précises dont nos 1000 premiers jours représentent une période sensible.

Ou comment transmettre, en moins de 18 minutes et en langage compréhensible au grand public, les neurosciences affectives, l'attachement, l'impact des relations très précoces... et surtout, donner, grâce à cette compréhension, les clés permettant de réguler, à l'âge adulte, l'impact de ce stress très précoce.




21 septembre 2024

Inflammation dans l’enfance : un risque accru de troubles psychiques à l'âge adulte

Des chercheurs de l’université de Birmingham ont découvert qu’une inflammation persistante pendant l’enfance augmente le risque de souffrir de troubles de santé mentale graves, notamment de psychose et de dépression, au début de l'âge adulte.

Leurs travaux sont parus dans la revue JAMA Psychiatry le 21 août 2024.

Pour comprendre les effets sur le long terme d’une inflammation chronique pendant l’enfance, les chercheurs ont repris les données collectées par l’étude longitudinale Avon sur les parents et les enfants (ALSPAC) – également connue sous le nom "enfants des années 90". Cela représente 6.556 volontaires, dont 50,4 % étaient des femmes. L'inflammation a été identifiée par une augmentation des niveaux du marqueur inflammatoire appelé protéine C-réactive (CRP). Les mesures ont été effectuées lorsque les participants avaient 9, 15 et 17 ans.

Les scientifiques ont découvert que les personnes dont les niveaux de CRP atteignaient un sommet vers l'âge de 9 ans, affichaient des risques plus élevés de dépression et de psychose à 24 ans.

La même équipe a aussi mis en lumière un lien entre avoir une inflammation à un jeune âge et une plus grande susceptibilité de développer des maladies cardiométaboliques telles que la résistance à l'insuline (une forme précoce de diabète) en grandissant.

"Lorsque nous regardons longitudinalement, il existe des preuves très solides que l’inflammation précoce dans l’enfance est un facteur de risque important de développement de la schizophrénie, de la dépression et de la résistance à l’insuline plus tard dans la vie.

L’auteur principal reconnaît que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux appréhender le lien découvert entre l’inflammation chez les enfants et leur santé mentale ou métabolique à l’âge adulte. "Nous sommes encore loin de démontrer si une inflammation accrue joue un rôle causal dans ces troubles. Mais, il est clair que l'inflammation est antérieure aux cas de maladie mentale et de dysfonctionnement métabolique potentiellement associé. En tant que tel, des recherches plus approfondies doivent être menées sur les mécanismes à l'origine de ces troubles".

S’il atteint cet objectif, ses travaux pourront selon lui "conduire à un profilage des risques en début de vie, à différents types d’intervention précoce et à de nouvelles cibles thérapeutiques possibles".

de la dépression et de la résistance à l’insuline plus tard dans la vie. Certains des taux de développement de ces troubles au sein du groupe présentant une inflammation (qui culminaient vers l’âge de neuf ans) étaient quatre à cinq fois plus élevés que ceux des personnes sans inflammation", précise Edward Palmer, auteur principal de l'étude, dans un communiqué.

27 avril 2024

[Podcast] : La psychiatrie peut-elle répondre au mal-être des enfants et des adolescents ?

Alors que la santé mentale des jeunes se dégrade nettement, les soignants en pédopsychiatrie ont du mal à faire face aux besoins des enfants et des adolescents. L'heure est venue de repenser en profondeur la discipline et la façon d'organiser le parcours de soin.

Avec Bruno Falissard Psychiatre, professeur de santé publique à l'université Paris-Sud, directeur du CESP (centre de recherche en épidémiologie et santé des populations)

Pour Bruno Falissard, pédopsychiatre et président de la Société Française de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent, de nouvelles problématiques ont émergé et pèsent lourd sur le psyché des jeunes : « la hausse de la pression scolaire, l'éco-anxiété et puis l'épidémie de Covid ont mis leur grain de sel. » Apaiser ces angoisses exige d’abord de savoir croiser les disciplines. « Il y a trente ans l’on ne jurait que par la psychanalyse. Dix ans plus tard l’on a misé exclusivement sur les neurosciences et c’est le même problème. Quand un enfant ne va pas bien, il évolue au sein d’une famille, d’une école, dans une société avec une culture et il n'y a pas une seule science qui permette d’expliquer l’ensemble de ces variantes. La pédopsychiatrie peut se croiser avec l’anthropologie notamment. Par exemple si l’on accompagne des mineurs étrangers non-accompagnés et que l’on cherche à saisir leur mal-être, il faut aussi comprendre leur culture d'origine. La psychanalyse et les neurosciences sont évidemment utiles mais elles ne peuvent pas être les seules voies d’approche. »

La psychiatrie peut-elle répondre au mal-être des enfants et des adolescents ? (radiofrance.fr)

15 mars 2024

[Appel à participation] : Étude EVA - "Être parent et avoir un problème de santé mentale"

Nous avons reçu cette proposition. Si vous souhaitez participer à l'enquête...

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Madame, Monsieur, 

Nous menons, au sein de l’Université Paris Cité et de l’Université de Bordeaux, l’étude EVA visant à explorer le point de vue des parents ayant une maladie chronique ou en situation de handicap sur l’aide apportée par leur(s) enfant(s). 

L’objectif est plus précisément de mieux comprendre le vécu des patients lorsqu’ils sont parents et qu’ils ont des enfants mineurs ou jeunes adultes. Il s’agit d’explorer la qualité de vie des patients, leur besoin d’aide, et leur perception du vécu de leur(s) enfant(s).

Les résultats permettront de développer l’accompagnement des patients et de leur famille.

 

Participation :

Cette étude s’adresse aux personnes :

  • Ayant un problème de santé mentale chronique
  • Ayant au moins un enfant âgé entre 6 et 25 ans vivant à leur domicile (quotidiennement ou très régulièrement).

La participation consiste à compléter un questionnaire en ligne, de 20 minutes environ, de manière anonyme et confidentielle.

 

Vous trouverez toutes les informations relatives à l’étude sur la page https://jaid.recherche.parisdescartes.fr/eva/ dont :

 

Si vous êtes intéressé(e) par cette étude, n’hésitez pas à y participer et à la diffuser autour de vous !

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter l’équipe JAID à l’adresse suivante : jaid.psycho@u-paris.fr

Nous vous remercions de votre attention.

05 février 2024

[Enquête] : Appel à participation

N'hésitez pas à répondre à cette enquête !

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 Madame, Monsieur, 

            

Nous menons, au sein de l’Université Paris Cité et de l’Université de Bordeaux, l’étude EVA visant à explorer le point de vue des parents ayant une maladie chronique ou en situation de handicap sur l’aide apportée par leur(s) enfant(s). 

 

L’objectif est plus précisément de mieux comprendre le vécu des patients lorsqu’ils sont parents et qu’ils ont des enfants mineurs ou jeunes adultes. Il s’agit d’explorer la qualité de vie des patients, leur besoin d’aide, et leur perception du vécu de leur(s) enfant(s).

Les résultats permettront de développer l’accompagnement des patients et de leur famille.

 

Participation :

Cette étude s’adresse aux personnes :

  • Ayant un problème de santé mentale chronique
  • Ayant au moins un enfant âgé entre 6 et 25 ans vivant à leur domicile (quotidiennement ou très régulièrement).

La participation consiste à compléter un questionnaire en ligne, de 30 minutes environ.

 

Vous trouverez toutes les informations relatives à l’étude sur la page https://jaid.recherche.parisdescartes.fr/eva/ dont :

 

Si vous êtes intéressé(e) par cette étude, n’hésitez pas à y participer et à la diffuser autour de vous !

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter l’équipe JAID à l’adresse suivante : jaid.psycho@u-paris.fr

Nous vous remercions de votre attention.

19 décembre 2023

Les enfants qui vivent avec un chat ont deux fois plus de risques que les autres de devenir schizophrènes !

Nos boules de poils n'ont pas fini de nous surprendre : grandir à leurs côtés ferait plus que doubler notre risque de développer une schizophrénie ! C'est la conclusion d'une étude publiée ce mois-ci. En cause : un parasite habitué des intestins des chats domestiques.

C'est prouvé : avoir grandi aux côtés d'un chat fait plus que doubler les chances de développer une schizophrénie. La découverte a été faite par des chercheurs du Queensland Centre for Mental Health Research, au terme d'une méta-analyse de 17 études menées dans 11 pays, sur une période de 44 ans. L'article, publié dans la revue Schizophrenia Bulletin du 2 décembre 2023 avance que la cohabitation avec des chats pendant l'enfance est associée à une augmentation significative du risque de développer des troubles liés à la schizophrénie. Un risque 2,24 fois supérieur que chez les personnes ayant grandi sans chat et qui dure, d'après le consensus général, tout au long de l'enfance sans qu'un âge à risque ait été identifié.

En cause : un parasite bien connu

Le lien de cause à effet est un parasite, bien connu des scientifiques sous le nom de Toxoplasma gondii, et présent chez les chats domestiques. Bien qu'il soit également transmis par la viande insuffisamment cuite et l'eau contaminée, il est généralement transmis via les œufs présents dans les excréments de nos matous. Ce parasite est depuis longtemps associé à des altérations du système nerveux central et de la fonction cérébrale. Bien que T. gondii puisse rester toute une vie dans l'organisme humain, le système immunitaire fait si bien son travail que les personnes en bonne santé ne présentent généralement aucun symptôme.

Cependant, certaines personnes sont plus exposées : les femmes enceintes, par exemple. Ainsi, la toxoplasmose est, entre autres, la première cause de cécité, de baisse de la vision et de crises d'épilepsie chez les nouveau-nés dans le monde. Outre les femmes enceintes, les enfants formeraient donc également une population à risque.

Pas la peine, cependant, de jeter la pierre à votre Mistigri : si les chats sont les hôtes préférés de T. gondii, c'est tout simplement parce que leur système digestif est dépourvu de l’enzyme delta-6-désaturase qui, chez les autres mammifères, sert de barrière biochimique contre ce petit parasite. Pas non plus la peine de jeter votre matou dehors : les scientifiques appellent à mener d'autres recherches plus approfondies pour comprendre les mécanismes à l'œuvre dans le phénomène. En attendant, les scientifiques recommandent une hygiène stricte chez les enfants vivant avec un chat, le plus important restant de les maintenir éloignés de la litière et de se laver régulièrement les mains.

07 novembre 2023

Autisme, schizophrénie : l'inflammation cérébrale peut provoquer des troubles neurologiques chez les enfants

Chez les enfants, une inflammation cérébrale peut modifier le développement de certaines cellules du cerveau et provoquer des troubles neurologiques comme l’autisme ou la schizophrénie, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Science Translational Medicine*.

L’inflammation impacte le développement cérébral des enfants

Lors de leurs travaux, les chercheurs de l'École de médecine de l'Université du Maryland (UMSOM) ont utilisé une technique de génomique qui permet d’analyser l’ensemble de l'information génétique d'un organisme contenu dans chacune de ses cellules.

Ils ont ainsi étudié le cerveau de 17 enfants décédés entre un et cinq ans à cause de maladies inflammatoires (infection bactérienne, virale ou asthme) ou à la suite d'un accident soudain. Plus précisément, les scientifiques ont analysé le cervelet de ces enfants, dont aucun n’avait reçu de diagnostic de trouble neurologique avant son décès.

Le cervelet est une région du cerveau en lien avec la fonction motrice, les fonctions cognitives supérieures, notamment les comportements sociaux. "C'est l'une des premières régions du cerveau à se développer et l'une des dernières à atteindre sa maturité, mais elle reste peu étudiée", explique le Dr Seth Ament, l’un des auteurs.

Ainsi, ils ont découvert que deux types spécifiques de neurones présents dans le cervelet étaient particulièrement sensibles à l’inflammation cérébrale : les cellules de Golgi et de Purkinje.
Des troubles neurologiques favorisés par l’inflammation

"Les cellules de Purkinje et de Golgi ont des fonctions essentielles, développe le Dr Seth Ament. Les cellules de Purkinje forment des synapses (région de contact entre deux neurones ou entre un neurone et une autre cellule) reliant le cervelet à d'autres régions du cerveau impliquées dans la cognition ou le contrôle émotionnel, tandis que les cellules de Golgi coordonnent la communication entre les cellules du cervelet. La perturbation de l'un ou l'autre de ces processus de développement pourrait expliquer que l'inflammation favorise le développement des troubles autistiques ou la schizophrénie.”

Les scientifiques montrent donc qu’une inflammation cérébrale qui a lieu durant la petite enfance empêche ces types de neurones spécifiques du cervelet de mûrir complètement, ce qui peut expliquer le développement de ces deux maladies. Une découverte qui, à terme, peut être la mise au point de nouveaux traitements.

*A single-cell genomic atlas for maturation of the human cerebellum during early childhood | Science Translational Medicine

25 septembre 2023

"Quand les enfants vont mal, comment les aider ?"

Rapport du HCFEA (Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’Âge) : « Quand les enfants vont mal, comment les aider ? » 7 mars 2023

Partie I : La santé mentale des enfants : une demande en hausse, une offre en crise et des ressources difficiles à mobiliser

Partie II : Augmentation continue de la consommation de médicaments psychotropes chez l’enfant

Partie III : Les psychothérapies : intérêt clinique, actualité scientifique, débats et enjeux

Partie IV : L’éducation, les pédagogies nouvelles et alternatives, les dynamiques inclusives

Télécharger le rapport : 

21 septembre 2023

Que peut l'école pour la santé mentale des élèves ?

Avec la rentrée, des mesures sont annoncées en réponse au mal-être des jeunes. Des chercheurs avancent d'autres pistes.

Des mesures destinées à préserver la santé mentale des élèves ont été annoncées par le gouvernement à la rentrée des classes, le 4 septembre. Le même jour, le journaliste Hugo Travers interrogeait en direct sur sa chaîne YouTube le président de la République Emmanuel Macron. Et pour commencer, l’interpellait sur le mal-être des jeunes.

Ainsi, l’actualité a lié, pour la première fois de façon aussi nette, les sujets de l’école et de la santé mentale. Et apporté certaines réponses à une préoccupation devenue majeure : comment l’école et le personnel éducatif peuvent-ils agir pour favoriser le mieux-être des élèves ?

Parmi les nouvelles mesures, les médias ont souligné que le numéro de prévention du suicide, le 3114, doit être inscrit dans les carnets de correspondance. Par ailleurs, les Conseillers principaux d’éducation (CPE) suivront durant cette année scolaire un programme de formation à la santé mentale, avec l’objectif de “détecter les états de fragilité des élèves”.

Le programme de prévention du harcèlement pHARre, déjà présent dans une majorité des écoles et des collèges, sera mis en place cette année dans des lycées. Tandis qu’un décret paru le 17 août prévoit qu’un élève harceleur peut désormais être changé d’établissement – jusqu’ici, c’était généralement l’élève harcelé qui s’y trouvait contraint.

05 mai 2023

Santé mentale et soins psychiques de l'enfant : les psychothérapies sont-elles vraiment efficaces ?

Sébastien Ponnou (Psychanalyste, Maître de Conférences en Sciences de l'Education à l'Université de Rouen Normandie, Université de Rouen Normandie), Xavier Briffault (Chercheur en sciences sociales et épistémologie de la santé mentale au Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société (CERMES3), Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ; Publié: 26 avril 2023

La souffrance psychique des enfants est une problématique de santé publique majeure en France et au niveau international. De nombreux rapports publics pointent toutefois un déficit chronique de l’offre de soin, des difficultés d’accès aux pratiques psychothérapeutiques, éducatives et sociales ainsi qu’une augmentation des prescriptions de médicaments psychotropes.

Après avoir documenté la hausse de la consommation de médicaments psychotropes chez l’enfant et l’adolescent ces dix dernières années, ainsi que les impasses des approches purement biomédicales de la souffrance psychique, nous nous intéressons ici à l’efficacité des psychothérapies – recommandées en première intention dans le soin psychique des enfants comme des adultes par l’OMS.

24 avril 2023

Des progrès dans la recherche sur la schizophrénie infantile – étude en Israël

L'étude révèle que certains jeunes patients sont porteurs de mutations génétiques que l'on retrouve chez les personnes souffrant de problèmes de développement, cognitifs et sociaux.

La plupart des personnes atteintes de schizophrénie sont diagnostiquées à la fin de l’adolescence ou au début de la vingtaine. Un adulte sur 222 dans le monde souffre de cette maladie mentale.

Il existe cependant une forme plus rare et plus grave de la maladie, qui touche un enfant de moins de 13 ans sur 40 000. Il s’agit de la schizophrénie infantile – ou COS – dont on connaît mal les causes.

Une étude menée pendant dix ans par des chercheurs de l’université hébraïque de Jérusalem et de plusieurs hôpitaux israéliens, en collaboration avec des collègues de l’université Columbia de New York, a permis d’identifier une possible base génétique de la COS. Les résultats publiés dans le journal "Schizophrenia Research, Feb 2023" pourraient permettre d’améliorer le diagnostic, d’offrir un conseil génétique précoce et de mettre au point de nouveaux traitements médicamenteux.

14 avril 2023

Que faire, face à des idées de suicide chez l'enfant et l'adolescent ?

Voilà un sujet épineux et pour tout dire, tabou dans notre société : un enfant qui a envie de se suicider. Ce thread (= fil d'informations sur Twitter) ne propose pas de solutions miracles à un problème complexe, mais il offre des pistes pour les recours qui existent et des conseils autour.

A lire ICI (vous n'êtes pas obligé d'avoir un compte Twitter)

20 décembre 2022

Psychose infantile : définition, cause, symptômes, traitement

La psychose infantile est un trouble du développement de l’enfant difficile à diagnostiquer. Quels sont les symptômes de cette maladie ? Comment peut-on la traiter ?

Qu’est-ce qu’une psychose infantile ?

Une psychose infantile est un trouble qui touche environ 6 enfants sur 1 000, plus souvent les garçons que les filles. Elle fait partie des Troubles Envahissants du Développement de l’enfant (TED), et est dans certains cas appelée dysharmonie évolutive. Parmi les autres TED, on peut retrouver le trouble du spectre autistique (TSA) ou le syndrome d’Asperger.

Le terme de psychose infantile fait cependant débat, il n’est plus utilisé au niveau international depuis 1980, à cause de sa portée négative et stigmatisante. Mais il est cité dans la Classification française des troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent, même si ce terme ne fait pas consensus, selon la Haute Autorité de Santé.

La notion de psychose infantile fait référence à une série de troubles psychiques en lien avec la personnalité de l’enfant et ses relations sociales, l’amenant à perdre contact avec la réalité.

Il existe plusieurs types de psychoses infantiles, notamment la psychose précoce déficitaire associée à un déficit mental important, la dysharmonie psychotique, et la psychose maniaco-dépressive. Le trouble du spectre autistique, et la schizophrénie, sont parfois confondus avec une psychose infantile.

.../...

Lire l'article complet :


18 novembre 2022

Ateliers répit pour les "Jeunes Aidants"

Association nationale Jeunes AiDants Ensemble-JADE

Les jeunes aidants sont des enfants et/ou des adolescents âgés de 8 à 18 ans, qui s’occupent d’un parent, grand-parent, frère ou sœur malade et/ou en situation de handicap ou de perte d’autonomie.

L’association nationale Jeunes AiDants Ensemble JADE soutient ces jeunes aidants en leur proposant des temps de répit et un lieu d’expression au travers des ateliers cinéma-répit JADE, qui se dérouleront cette année durant les vacances scolaires Hiver 2023 et Printemps 2023, sous forme de séjours en résidence au Domaine Départemental de Chamarande (Essonne), encadrés par des professionnels du cinéma et d’animation.

Les ateliers et les séjours sont entièrement GRATUITS pour les jeunes et leurs familles.

Pour information : contact@jeunes-aidants.com ou 07 67 29 67 39.

08 novembre 2022

[Recherche clinique] : Détecter plus tôt la schizophrénie et la bipolarité pour améliorer la prise en charge

Selon une vaste étude réalisée par des chercheurs de l’University College de Dublin en Irlande, il serait possible de détecter bien plus tôt les sujets à risque de schizophrénie ou de troubles bipolaires. Ces scientifiques se sont basés sur un registre de données finlandais. Dans ce fichier, ils ont recherché les personnes nées en 1987 et ont suivi leurs trajectoires de santé dans les années suivantes jusqu’à l’âge adulte. Ils se sont précisément intéressés à une donnée : la fréquentation d’un service spécialisé en santé mentale des enfants et des adolescents entre leur naissance et leurs 17 ans. Ensuite, ils ont observé leurs informations médicales jusqu’à 28 ans pour identifier les personnes ayant reçu un diagnostic de bipolarité ou de schizophrénie.

Les scientifiques ont constaté que le risque de schizophrénie ou de trouble bipolaire à l'âge de 28 ans était de 1,8 % pour les personnes qui n'avaient pas fréquenté de service de santé mentale pour enfants et adolescents. Pour les personnes s’étant déjà rendues dans ce type de service pendant l’enfance ou l’adolescence, le risque était de 15 %, et de 37 % pour celles ayant été hospitalisées dans ces établissements. Au total, 50 % des personnes qui ont développé ces troubles de santé mentale avaient fréquenté des services spécialisés de santé mentale pour enfants et adolescents dans leur enfance.

« Ces résultats mettent en évidence la possibilité d'intervenir beaucoup plus tôt que nous ne le faisons actuellement, même dans l'enfance et l'adolescence », estime le professeur Ian Kelleher*, qui a coordonné cette étude. Détecter les personnes à risque plus tôt pourrait permettre de limiter la progression de ces pathologies et leurs conséquences sur la vie quotidienne. Les auteurs rappellent que la bipolarité et la schizophrénie sont associées à des niveaux élevés d'invalidité, et à des coûts personnels et sociétaux élevés. « Nous savons qu'il est crucial d'intervenir le plus tôt possible pour prévenir certains des pires effets de ces maladies », complète le professeur Ian Kelleher. « Mais idéalement, on aimerait pouvoir intervenir avant même le début de la maladie, pour la prévenir carrément ».

L’adolescence est une période critique en ce qui concerne la santé mentale. La bipolarité est généralement diagnostiquée au début de l’âge adulte, mais elle peut se manifester dès 15 ans. En ce qui concerne la schizophrénie, « la maladie se révèle généralement au cours de l’adolescence, entre 15 et 25 ans, mais elle débute le plus souvent plus tôt, sous une forme atténuée », explique l’Inserm. « Cette période constitue une phase au cours de laquelle une intervention thérapeutique adaptée peut être particulièrement efficace ». Celle-ci peut reposer sur des traitements médicamenteux, une thérapie cognitive et comportementale, de l’ergothérapie, etc. En France, environ 10.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.

*TheJournal.ie: Schizophrenia and bipolar disorder ‘may be detectable years before illnesses begin’ – The College of Psychiatrists of Ireland (irishpsychiatry.ie)

18 septembre 2022

[A lire] : Mon enfant cyclone – Le tabou des enfants bipolaires

Laëtitia Payen, Catherine Siguret ; Edition Flammarion ; parution le 16/03/22

« Le pire, c’était le sentiment d’être pris au piège. La nounou n’en pouvait plus, les amis n’en pouvaient plus, nos parents n’en pouvaient plus, sa sœur n’en pouvait plus. Nous vivions en prison, avec “un monstre”. On se disait bien qu’il y avait une explication. Mais laquelle ? En attendant, on subissait. Les conseils, on les avait tous suivis. Rien n’avait de prise sur Stan. Il n’avait que cinq ans. Il nous détruisait et semblait très malheureux. »

Ce récit est le cri d’une mère qui s’est battue pour son fils, et une sonnette d’alarme pour forcer les pouvoirs publics à replacer au cœur du débat la question des pathologies psychiatriques des enfants.

À tous les parents désemparés qui ont tout essayé, qui ont cherché, consulté, sans trouver de solution, ce livre est pour vous. Il ne donne pas un diagnostic mais une piste à creuser, trop souvent exclue d’emblée en France : et si mon enfant était bipolaire ?