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26 août 2025

Clozapine : L’agence européenne révise les directives du comptage sanguin

La surveillance du sang de routine pour les patients prenant la clozapine, un antipsychotique, peut être considérablement réduite à la suite de nouvelles recommandations du comité d’évaluation des risques de pharmacovigilance de l’Agence européenne (EMA).

Fréquences de surveillance réduites

De nouvelles données indiquent une baisse substantielle du risque de neutropénie sévère et d’agranulocytose après la première année de traitement. Les patients sans antécédents de neutropénie peuvent désormais avoir leur fréquence de surveillance abaissée à toutes les 12 semaines après la première année, et annuellement après deux ans. L’agence s’appuiera désormais uniquement sur le nombre absolu de neutrophiles (ANC) pour les contrôles hématologiques, ce qui a cessé les exigences précédentes pour le nombre de globules blancs.

Les preuves soutiennent les modifications des lignes directrices

Ces directives mises à jour sont soutenues par une déclaration d’experts conjointe du groupe de travail européen sur la clozapine, publié cette année. La déclaration a souligné la très faible occurrence de l’agranulocytose tardive, ce qui a provoqué des appels à des révisions de protocole. D’autres preuves découlent d’une étude à grande échelle impliquant plus de 26 000 personnes. Cette recherche a révélé que la neutropénie sévère induite par la clozapine a culminé vers la neuvième semaine, les taux d’incidence étant négligeables après deux ans d’utilisation continue.

Comprendre le profil de risque de la clozapine

La clozapine est un antipsychotique atypique vital utilisé pour la schizophrénie résistante au traitement et pour les individus incapables de tolérer d’autres antipsychotiques en raison d’effets secondaires neurologiques. Il sert également de traitement à la psychose liée à la maladie de Parkinson lorsque les thérapies standard échouent. Le médicament fonctionne en antagonisant les récepteurs de la dopamine D2 et de la sérotonine 5-HT2A, contribuant à son efficacité dans les cas de schizophrénie réfractaire.

Mécanisme de neutropénie

Cependant, la clozapine est associée à un risque connu de neutropénie induite par le médicament et à sa manifestation sévère, l’agranulocytose. La recherche suggère qu’un métabolite de clozapine, l’ion nitrénium, pourrait se lier aux protéines des neutrophiles. Cette interaction peut déclencher une réponse immunitaire, conduisant à la destruction des neutrophiles, un processus potentiellement influencé par la prédisposition génétique d’un individu.

Impact mondial et surveillance future

Dans toute l’Union européenne, tous les produits contenant de la clozapine seront mis à jour pour refléter le nouveau calendrier de surveillance et les seuils de surveillance basés sur l’ANC. Il est conseillé aux professionnels de la santé d’examiner et d’adapter leurs protocoles de suivi en conséquence. Il est également encouragé à continuer de signaler des événements indésirables suspects par le biais de canaux de pharmacovigilance établis.

UE pour faciliter la fréquence de surveillance de la clozapine après la première année - Le derniere heure

27 mars 2024

Comment communiquer avec un proche schizophrène ?

À l’occasion des journées de la schizophrénie du 18 au 26 mars 2023, Medisite s’est entretenu avec Anne Leroy, cofondatrice de l'association PositiveMinders, qui sensibilise à ce trouble. Au quotidien, Anne Leroy apprend aux personnes aidantes à communiquer avec un proche schizophrène, ce qui demande quelques adaptations.

Medisite : Comment s’adapter lorsqu’on parle à un proche schizophrène ?

Anne Leroy : Il s'agit de changer un peu de stratégie pour apaiser des tensions qui peuvent devenir extrêmes pour très peu de choses. La maladie survient entre 15 et 25 ans dans environ 80% des cas. Elle commence par des troubles psychotiques, puis arrive le diagnostic. Le problème, c’est que les parents ou la famille continuent de communiquer sur le mode qu’ils ont toujours connu. Ils se disent d’abord que c’est un adolescent qui fait sa crise. Puis ils vont utiliser la coercition. Certaines fois, ils vont essayer la conciliation, mais cela ne mène nulle part non plus. Quelqu'un qui a un trouble psychique se sent très vite très seul. Si vous n'arrivez pas à faire comprendre à ce jeune - j'utilise volontairement ce mot car c’est la période durant laquelle la schizophrénie se déclenche le plus souvent - que vous constatez qu'il y a une souffrance, ça va être difficile de communiquer. “Avec une personne schizophrène, il faut poser des questions fermées”.

.../...

Lire la suite de l'interview => 

https://www.medisite.fr/troubles-psychologiques-comment-communiquer-avec-un-proche-schizophrene.5712918.107.html

26 août 2021

Réduction des dommages associés à la consommation d’alcool

A la demande de la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) et la Direction générale de la santé, l’Inserm a coordonné une expertise collective afin d’établir dans un premier temps une analyse critique des dernières connaissances scientifiques en la matière et dresser des constats. 

Dans un second temps, le groupe de 12 experts mobilisant leurs compétences en épidémiologie, psychologie, psychiatrie, physiologie, alcoologie, économie, marketing et politiques publiques a émis des recommandations visant à réduire les risques et les dommages sur la santé liés à la consommation d’alcool. Près de 3 600 documents ont été rassemblés et concernent un éventail de disciplines variées telles que la recherche clinique, marketing social ou encore la sociologie.

17 février 2021

Rapport de la Cour des Comptes : LES PARCOURS DANS L’ORGANISATION DES SOINS DE PSYCHIATRIE

La Cour des comptes favorable au remboursement des psychothérapies prescrites par le médecin traitant.


La filière des soins psychiatriques ne tourne pas rond. D'un côté, des hospitalisations en hausse (340 000 personnes en 2018), mais trop souvent « inadéquates » voire « sous contrainte », avec des « entrées par les urgences » et des sorties « sans continuité des soins » ni « suivi à domicile ». De l'autre, une demande « ambulatoire » qui « ne cesse d'augmenter » (2,1 millions de personnes en 2018), en premier lieu dans les CMP, (centres médico-psychologiques) où « au moins un tiers » des patients devraient plutôt consulter un psychologue. Tel est le constat dressé par la Cour des comptes, dans un rapport publié mardi.



Au vu des presque 15 milliards d'euros annuels dépensés pour les hôpitaux, cliniques, établissements médico-sociaux et psychiatres libéraux, les « pertes d'efficacité » sont flagrantes pour la Cour des comptes, qui recommande une meilleure « gradation » des soins.


Une solution expérimentée dans quatre régions.

Pour pallier cette situation, la Cour estime qu'il faudrait « prévoir que l'accès aux soins en CMP pour les adultes passe par le filtrage » d'un professionnel « de première ligne » comme le médecin traitant, afin que ces consultations soient enfin « centrées sur les publics prioritaires ». Et pour les cas les moins graves, « des psychothérapies assurées par des psychologues libéraux » seraient prises en charge par la Sécu, là aussi « sur prescription du médecin traitant ».

Un schéma testé depuis deux ans dans quatre départements (Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Landes, Morbihan) qu'il conviendrait de « généraliser dès que possible ».

La Cour recommande par ailleurs d'imposer des « conditions techniques de fonctionnement » aux hôpitaux et cliniques psychiatriques, comme pour les autres spécialités soumises à une « autorisation d'activité ». Ces normes sont actuellement, selon elle, « inexistantes » dans les secteurs public et privé non lucratif, et « très limitées » dans le privé lucratif. Même quand il en va « du respect de la dignité du patient », avec par exemple un maximum de deux lits par chambre valable en rééducation mais « pas exigé en psychiatrie ».


Article publié le 16/02/2021


18 décembre 2020

COVID-19 : LES PATIENTS EN PSYCHIATRIE "À VACCINER EN PRIORITÉ"

Alors que la stratégie vaccinale contre la COVID-19 va se mettre en place, le groupe ressources de la Conférence nationale des présidents de CME de CHS (CME-CHS) alerte dans un communiqué sur les points suivants : 

– L'âge élevé (au-delà de 65 ans) et les comorbidités somatiques ont été identifiés comme facteurs de risque avérés d'hospitalisation ou de décès en cas de contamination par le SARS-CoV-2. 

– L'espérance de vie des patients souffrant d’une pathologie psychiatrique chronique est réduite de 10 ans par rapport à la population générale, en raison, entre autres, de comorbidités somatiques fréquentes et d’un mauvais état de santé général. Cette vulnérabilité particulière liée à la pathologie psychiatrique doit conduire à sa prise en compte comme facteur de risque de forme grave de COVID-19. C'est pourquoi les patients porteurs de pathologies psychiatriques chroniques (schizophrénies et troubles bipolaires) doivent faire partie des publics à vacciner en priorité au cours des premières étapes de la campagne. Dès la disponibilité des premières doses vaccinales, le groupe ressources souhaite que la situation des patients hospitalisés en service de psychiatrie, notamment les patients dont les séjours sont de longue durée, soient considérées comme prioritaires au même titre que les personnes âgées et résidents en services de long séjour (EHPAD, USLD).

De façon générale, nous rappelons que pour toute vaccination, une information claire et appropriée doit être délivrée par le médecin traitant ; le bénéfice risque doit être évalué au cas par cas et discuté avec le patient en l’adaptant à son état clinique. Son consentement éclairé aidé le cas échéant par la personne de confiance ou toute personne qu’il aurait désigné à cette occasion doit être obtenu dans le cadre d’un protocole formalisé. Lorsque le patient est sous mesure de protection juridique, l’accord du tuteur doit être recueilli. 


Pour une stratégie vaccinale qui prenne en compte la particulière vulnérabilité somatique des patients en psychiatrie. 
Communiqué CME-CHS, 8 décembre. 
Santé Mentale - Covid-19 : les patients en psychiatrie "à vacciner en priorité" (santementale.fr)

19 novembre 2020

Covid 19 : de nouvelles recommandations à destination des aidants

Le ministère chargé de l’Autonomie a récemment fait publier une note à l’attention des Aidants. Ce document a pour objectif d’indiquer les conduites à tenir ainsi que les bonnes habitudes à adopter dans le cadre de l’épidémie Covid 19.

Consignes sanitaires
Il est notamment rappelé que les consignes sanitaires (port du masque, hygiène des mains, distanciation sociale etc…) doivent s’appliquer à la personne aidée comme à la personne aidante.
En cas de symptômes évocateurs de la Covid-19 de l’aidant, il est recommandé de limiter au maximum les contacts avec la personne aidée. Pour rappel, la téléconsultation doit être privilégiée et est désormais prise en charge à 100% par l’assurance maladie.
Si l’aidant devait s’isoler ou être hospitalisé, il peut désigner un désigner un tiers de confiance afin que celui-ci prenne le relais auprès du proche.
Si la personne aidée est bénéficiaire de la PCH (Prestation de compensation du handicap) ou de l’APA (Allocation personnalisée à l’autonomie), son aidant peut se mettre en relation avec son interlocuteur habituel au conseil départemental afin que le plan d’aide soit adapté.


Visites et sorties
Il est à noter que le ministère des solidarités et de la santé a également publié un plan de lutte contre l’épidémie de covid-19 dans les établissements et services médico-sociaux. Celui-ci préconise une limitation des sorties individuelles dans la famille aux situations exceptionnelles.
Concernant les visites, il est fortement recommandé, prioritairement dans les établissements se trouvant dans une zone où le virus circule activement, de réactiver les visites sur rendez-vous organisées prioritairement dans un espace extérieur ou dans un espace dédié. Dans tous les cas, les ESMS doivent garantir le maintien du lien avec les proches et éviter les ruptures d’accompagnement médical et paramédical en conservant les visites des professionnels libéraux et des bénévoles participant au projet de soin, avec notamment l’organisation de plages horaires de rendez-vous suffisamment étendues pour rendre possibles les visites des proches qui travaillent, y compris le weekend.

Note de recommandations : 

Numéros utiles et sites à consulter :

0 800 360 360 numéro vert de mise en relation des acteurs impliqués dans l’accompagnement des personnes handicapées qui se coordonnent pour apporter des solutions adaptées (gratuit, accessible du lundi au vendredi).