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Affichage des articles dont le libellé est troubles cognitifs. Afficher tous les articles
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02 septembre 2025

Zèbres & Cie, le premier magazine dédié à la neurodiversité

Troubles « dys », déficit de l’attention (TDAH), troubles du spectre autistique (TSA), 15 % de la population française est neuro-atypique et constitue le « continent invisible » de la diversité. Le système scolaire, les structures sociales, conçus et adaptés au plus grand nombre, isolent souvent et parfois découragent ces personnes aux singularités cognitives, qui doivent aussi faire face à de nombreux préjugés.

Le trimestriel Zèbres & Cie, créé par la journaliste Céline Lis-Raoux, mère d'enfants neuro-atypiques, a pour ambition de mettre en lumière les richesses et les atouts de ces individus Et en interrogeant la norme : et si c’était notre vision de la normalité qui était étriquée ? Peut-on encore parler de « troubles » lorsqu’ils concernent une personne sur six ?

Ainsi le magazine propose des reportages, des enquêtes et des portraits de personnalités inspirantes qui ont trouvé leur voie avec leur neuro-atypie.

10 décembre 2024

Près de 7% des personnes limitées par un trouble psychique, intellectuel ou cognitif

Environ 4,5 millions de personnes ont des limitations fonctionnelles à la suite d’un trouble psychique, intellectuel ou cognitif via un nouvel indicateur élaboré par l’Irdes, basé sur des données de consommation de soins réelle.

Le repérage des personnes avec des limitations psychiques, intellectuelles ou cognitives (Pic), présenté dans ce document, est le résultat d’un indicateur construit à partir d’un algorithme issu des données de consommation de soins du Système national des données de santé (SNDS).

-Les troubles psychiques sont définis comme des difficultés psycho-sociales avec des manifestations d’ordre émotionnel, relationnel et comportemental. Ils peuvent affecter la vie sociale et professionnelle.

-Les troubles intellectuels résultent d’une capacité réduite d’apprentissage, de compréhension et d’application de nouvelles compétences, qui conduit à un fonctionnement altéré des fonctions cognitives.

-Les troubles cognitifs se caractérisent par des facultés moindres dans un ou plusieurs domaines de la cognition. L’algorithme ne permet pas de distinguer les troubles intellectuels des troubles cognitifs.

En 2019, l’algorithme repère 4,5 millions de personnes ayant des troubles psychiques, intellectuels ou cognitifs conduisant à des limitations dans les activités de la vie quotidienne (faire ses courses, gérer son quotidien, son budget, organiser sa journée…) , soit 6,6 % de la population identifiée dans le SNDS. Cette population est en moyenne âgée de 55 ans, avec une grande différence selon le genre : un âge moyen de 59,6 ans pour les femmes et 49,8 ans pour les hommes. La majorité de ces personnes a des limitations à la suite d’un trouble psychique seul (2,8 millions) ou à la suite de troubles psychiques accompagnés de troubles intellectuels ou cognitifs (attention, mémoire, fonctions visuo-spatiales, langage, fonctions exécutives…) (1,3 million), et seulement 266 000 du fait de troubles intellectuels ou cognitifs sans troubles psychiques associés.

Au niveau géographique, les taux standardisés de limitations varient peu, de 4,9 % en Haute-Savoie à 8,3 % dans la Creuse. Mais même si la majorité des départements ont des taux similaires, le centre de la France et la Corse enregistrent les plus forts taux, tandis qu’ils sont plus faibles dans l’ouest de l’Ile-de-France, le Doubs et la Haute-Savoie.

Cette cartographie inédite peut être un appui utile au service des politiques de santé et d’autonomie dédiées aux personnes atteintes de ces troubles.

Une possible sous-estimation du repérage dans les départements ultramarins, en particulier pour les troubles psychiques.
La Guyane a des taux de limitations très en dessous de la moyenne nationale, situation certainement due à un sous-repérage des limitations avec les données de l’algorithme. Ce sous repérage pourrait s’expliquer par une offre de soins plus limitée, conduisant à moins de recours. Pour les autres départements d’Outre-mer, les taux de limitations à la suite d’un trouble psychique, intellectuel ou cognitif sont aussi inférieurs à la moyenne de la métropole mais de façon bien moins marquée. Ces taux moins importants semblent dus à des taux de limitations à la suite d’un trouble exclusivement psychique plus faible, notamment en Martinique, alors que les taux de limitations à la suite de troubles intellectuels ou cognitifs (ou psychiques et intellectuels ou cognitifs) sont dans la moyenne nationale.

Près de 7% des personnes limitées par un trouble psychique, intellectuel ou cognitif - Santé Mentale

04 décembre 2022

Psychose débutante et troubles cognitifs

L’étude Scope vise à évaluer si un programme d’entraînement cognitif personnalisé améliore le fonctionnement après un premier épisode psychotique.

Les troubles psychotiques sont caractérisés par des troubles de la pensée, des délires et des hallucinations, qui, s’ils ne sont pas pris en soins, peuvent évoluer vers une schizophrénie, un trouble schizoaffectif ou un trouble bipolaire. Les antipsychotiques diminuent de façon notable ces symptômes, mais n’agissent pas sur les déficits cognitifs associés (1).

L’équipe de la Pr Marie-Odile Krebs (Pôle Pepit, GHU Paris psychiatrie et neurosciences), a lancé, il y a un an, Scope (Self-administered COgnitive Personalized training in Early psychosis), une étude randomisée contrôlée d’un entraînement cognitif auto-administré, personnalisé pour des adolescents et jeunes adultes souffrant d’un premier épisode psychotique. 

Scope vise à améliorer leur fonctionnement grâce à un programme d’entraînement cognitif numérique, HappyNeuron (2), accessible sur tablette ou téléphone portable, qui propose des exercices focalisant sur des domaines cognitifs individualisés, c’est-à-dire choisis en fonction des difficultés observées ou rapportées par les patients. L’entraînement dure 3 mois, à raison de 30 minutes d’exercices par jour, 4 à 5 fois par semaine.

Pendant l’étude, les patients bénéficient d’un bilan complet avant et après l’intervention. Un coaching téléphonique hebdomadaire leur permet de communiquer, de partager leurs expériences et de se faire guider si nécessaire. Une participation financière au prorata de leur assiduité aux évaluations leur est également proposée.

D’ici à 2026, 240 patients devront être intégrés à cette recherche (40 dans un travail pilote, puis 200). À ce jour, 20 patients ont été inclus dans l’étude pilote, suivis à Paris, Lille, Rennes, Poitiers, Antony et Clermont de l’Oise. Les centres de Brest, Rouen, Nantes, Clermont-Ferrand, Caen, Saint-Étienne, Orsay et Bron devraient commencer les inclusions prochainement.

Tout clinicien intéressé, mais aussi toute personne entre 16 et 35 ans, souffrant d’un premier épisode psychotique, traitée depuis moins d’un an et ne souffrant pas d’autres troubles psychiatriques ou somatiques graves, peut se signaler aux chercheurs.

1– Loewy R, Fisher M, Ma S, Carter C, et al. Durable Cognitive Gains and Symptom Improvement Are Observed in Individuals With Recent-Onset Schizophrenia 6 Months After a Randomized Trial of Auditory Training Completed Remotely. Schizophr Bull. 2022 Jan 21 ;48(1):262-272. doi: 10.1093/schbul/sbab102.

2– S’appuyant sur les avancées récentes de la recherche en sciences cognitives, HappyNeuron est une méthode d’entraînement cérébral en ligne, complète, qui stimule les 5 grandes fonctions cognitives : mémoire, attention, langage, fonctions exécutives (raisonnement, logique) et visuo-spatial, en fonction d’une évaluation et d’un suivi voir www.happyneuron.fr.


Contact : Dr Linda Scoriels, directrice scientifique de l’étude Scope, scope@ghu-paris.fr.

19 juin 2022

[Webinaire] : Vivre avec des troubles psy et des troubles cognitifs

Lundi 27 juin 2022 à 18h

Petits ou grands oublis, manque d’attention, désorientation, un mot coincé sur le bout de la langue, on en fait tous l’expérience au quotidien, ou presque. Sont-ce réellement des troubles cognitifs ?

Les intervenants de notre webinaire tenteront de vous aider à y voir plus clair et à comprendre comment les troubles psy sont souvent accompagnés de troubles cognitifs et quelles sont les solutions.

Professionnels, experts de vécu et proches répondront aux questions que vous nous aurez adressées dès l’annonce de ce webinaire.



16 novembre 2021

DÉPRESSION ? Mangez des champignons !

Ce n’est pas la première étude à suggérer cet effet antidépresseur des champignons –autres que les champignons magiques et leur psilocybine– mais il s’agit ici d’une très large analyse de données de la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), l’une des plus grandes cohortes américaines en nutrition. 

L’équipe de la Penn State a analysé ainsi les données alimentaires et les résultats de santé mentale de 24.000 adultes suivis pendant plus de 10 ans, pour identifier et préciser cette association entre une consommation élevée de champignons et un risque très réduit de dépression.

Les champignons ont déjà été gratifiés de nombreux bénéfices pour la santé, en particulier pour leur contribution dans la prévention des cancers et plus généralement pour leur profil nutritionnel unique mais méconnu, qui en fait un aliment indispensable dans un régime nutritif et équilibré. Le champignon est riche en plusieurs nutriments souvent manquants, dont en potassium, fibres, cuivre, phosphore, potassium, sélénium, zinc et autres vitamines (dont vitamine D) tout en restant "neutre" en termes de calories et d’apport en glucides, lipides et sodium.

En cause ici, l’ergothionéine, un antioxydant qui protège contre les dommages cellulaires.

L’étude confirme également, en décryptant le rôle antidépresseur de l’ergothionéine, la responsabilité de l’accumulation progressive de dommages cellulaires dans la neurodégénérescence et le déclin cognitif, et la voie prometteuse des antioxydants pour lutter contre les démences. Ainsi, de précédentes études ont montré que les antioxydants aident à prévenir plusieurs maladies mentales, telles que la schizophrénie, le trouble bipolaire, la dépression, mais également la maladie d’Alzheimer.

"Les champignons sont la source alimentaire la plus élevée d’acide aminé ergothionéine,
un antioxydant anti-inflammatoire qui ne peut pas être synthétisé par l’Homme"
, explique l’auteur principal, Djibril Ba, chercheur en épidémiologie à la Penn State. "Des apports de champignons élevés ou réguliers permettent de réduire le risque de stress oxydatif, ce qui pourrait également expliquer cette réduction des symptômes de dépression".

Mais quels champignons ? Les champignons de Paris, une des variétés les plus consommées dans le monde, contiennent "beaucoup" de potassium, un nutriment censé réduire l’anxiété. D’autres espèces de champignons comestibles, dont Hericium erinaceus, stimulent la synthèse du facteur de croissance nerveuse (NGF : Nerve growth factor), ce qui pourrait aussi avoir un impact en matière de prévention des troubles neuropsychiatriques. Ici, l’analyse constate :

- une association significative entre la consommation de champignons et un risque réduit de dépression après prise en compte des facteurs de confusion possibles (dont les facteurs sociodémographiques, les autres facteurs de risque de dépression, les antécédents de maladies, certains traitements, et d’autres facteurs alimentaires) ;

- mais au-delà d’un certain seuil, variable selon le type de champignon, une consommation plus élevée n’apporte pas d’avantage supplémentaire.

Il reste à préciser donc la "dose" optimale et les effets pour les différents types de champignons. Mais d’ores et déjà l’analyse souligne l’efficacité de cet acide aminé naturel contre la dépression.

Source : Journal of Affective Disorders DOI : 10.1016/j.jad.2021.07.080 Mushroom intake and depression: A population-based study using data from the US National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), 2005–2016

31 octobre 2021

Psychose débutante : évaluer l’intérêt d’un entrainement cognitif intensif

Les troubles psychotiques se caractérisent par un ensemble de symptômes traduisant un dysfonctionnement du cerveau chez les personnes qui en sont atteintes : interprétation altérée du monde réel, délires, hallucinations, modification de leurs émotions, difficultés pour réfléchir ou pour s’exprimer (troubles cognitifs), tendance à s’isoler ou à ne plus prendre soin d’elles. 

Cette maladie progressive émerge à l’adolescence et peut évoluer vers la schizophrénie si elle n’est pas traitée suffisamment tôt, mais elle peut se stabiliser et se rétablir si elle est reconnue tôt et si des soins adaptés sont mis en place sans délai.

Afin de pouvoir bloquer, voire inverser, cette progression, est-il possible de détecter au plus tôt les signes précurseurs et trouver de nouvelles cibles d’intervention thérapeutiques ?

C’est le défi du programme PsyCARE et d’une nouvelle étude réalisée au sein de l’équipe par la post-doctorante Dr. Qin He et le Dr Boris Chaumette, qui apporte des réponses prometteuses à ces questions.
Les chercheurs de cette équipe se sont intéressés aux troubles cognitifs car ils sont une caractéristique essentielle de la schizophrénie et précèdent l’apparition de la maladie proprement dite. La cognition peut être affectée dans plusieurs domaines tels que l’attention, la mémoire de travail, l’apprentissage verbal ou encore les fonctions exécutives (planification, inhibition comportementale…) ; ces déficits peuvent être évalués notamment par la mesure du quotient intellectuel (QI).

Il est également connu que la schizophrénie est une maladie complexe faisant intervenir à la fois des facteurs environnementaux (tels que l’utilisation de drogues ou le stress) mais aussi des facteurs génétiques, pour lesquels de nombreux variants communs ont pu déjà être identifiés comme augmentant le risque de développer la pathologie, dans de larges cohortes de patients. Chacun de ces variants a une influence limitée mais des scores de risque polygéniques peuvent être calculés pour chaque patient à partir de la présence de l’ensemble des variants génétiques.

Les chercheurs ont étudié, chez 107 patients présentant un état mental à risque de développer une psychose et suivis pendant un an, les performances cognitives et calculé des scores de risque polygéniques pour différentes pathologies psychiatriques, dont celui associé à la schizophrénie.

Les résultats montrent que les déficits cognitifs pourraient précéder l’apparition de la psychose et que l’architecture génétique associée à la schizophrénie aurait un impact sur la cognition chez les patients présentant un état mental à risque.

Ces résultats pourraient ainsi aider à identifier les individus les plus à risque de développer des déficits cognitifs et ceux qui bénéficieraient le plus d’entrainement cognitif. Ils ouvrent ainsi une voie prometteuse pour des approches thérapeutiques personnalisées, adaptées à chaque patient dans les phases précoces de la psychose et basées sur les scores de risque génétiques, comme cela a déjà été proposé pour l’autisme.

Dans ce contexte, l’équipe du Pr Krebs lance des études visant à mettre en place un entrainement cognitif intensif chez des patients avec une psychose débutante. Cet entrainement reposera sur des tâches réalisées sur des tablettes avec le soutien d’un psychologue qui adaptera le contenu et supervisera les exercices menés par le patient.

Les recrutements démarreront prochainement et les patients peuvent être adressés au Centre d’évaluation pour les Jeunes Adultes et Adolescents (C’JAAD) au GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences (cjaadcontact@ghu-paris.fr)

Communiqué GHU, 19 octobre 2021

20 juin 2021

Le jeu Aquot pour sensibiliser aux troubles cognitifs

Ce jeu a pour objectif de sensibiliser aux répercussions fonctionnelles d’un trouble cognitif et aux possibilités d’aménagement du quotidien dans une perspective de rétablissement.

Il propose d’imaginer les difficultés rencontrées par une personne présentant un trouble cognitif spécifique dans une situation de la vie quotidienne. Il se compose de cartes « situation » évoquant des moments de la vie quotidienne impliquant des processus neurocognitifs ou sociocognitifs. Le trouble cognitif de la personne imaginaire est déterminé en lançant un dé. A chaque face de dé correspond un trouble ou un ensemble de troubles. Il existe une version neurocognition et une version cognition sociale. Le jeu a été pensé pour favoriser une ambiance ludique, et sera donc décrit dans ce cadre ; à chaque professionnel d’adapter les consignes pour s’adapter à la dynamique du groupe qui est en train de se former. Une variante collaborative pourrait être intéressante pour des personnes ayant un faible niveau de connaissance en neuropsychologie.


Le matériel de jeu est téléchargeable en ligne sur le site du centre ressources sur la réhabillitation du CH Le Vinatier. Le jeu AQUOT est disponible sous licence Creative Commons CC BY-NC 2.0 FR et peut être utilisé librement à condition de citer le nom des auteurs : Marie Dekerle, Malgo Pousthomis et Chloé Duboc pour le Centre Hospitalier Le Vinatier.

Le jeu Aquot pour sensibiliser aux troubles cognitifs | Santé Mentale (santementale.fr)