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28 juillet 2025

Découverte d’un gène impliqué dans l’anxiété et la mémoire

Une étude dans laquelle ont participé des chercheurs du CEA-Jacob a démontré, grâce à des expériences menées sur la souris, qu'un gène appelé DCLK3 joue un rôle dans la modulation de l'anxiété et la mémoire. Ce travail publié dans la revue Brain* ouvre de nouvelles perspectives dans la compréhension de certaines pathologies psychiatriques auxquelles étaient associées jusqu'alors de nombreuses mutations de gènes, dont DLCK3, sans qu'un rôle précis puisse pour autant leur être attribué.

Les causes des maladies mentales comme la dépression, l'anxiété, les TOC ou la schizophrénie restent encore mal connues. Ces pathologies seraient liées à un terrain génétique qui renforcerait la sensibilité d'un individu à différents facteurs environnementaux et à son histoire personnelle. Des modifications subtiles de certains gènes ont été identifiées chez les patients. Ces gènes ne sont pas directement responsables des troubles, mais agiraient plutôt comme des « facteurs de risque ».

Des chercheurs de MIRCen (CEA-Jacob) se sont intéressés au gène codant pour la protéine DCLK3 (Doublecortin-like kinase 3) qui avait été précédemment étudiée dans le cadre de la maladie de Huntington. Pour mieux comprendre la fonction neurobiologique, ils ont créé un modèle de souris chez qui l'expression de ce gène peut être inactivée à différents moments du développement et dans différentes régions du cerveau.

​Un gène lié au stress et à la mémoire

Quand DCLK3 est désactivé dès la naissance chez les souris mâles, celles-ci deviennent plus anxieuses dans des situations nouvelles et légèrement stressantes (comme devoir nager de quelques dizaines de centimètres ou se déplacer en hauteur). Cependant, cette anxiété disparaît après plusieurs expositions répétées à ces situations. Par l'analyse du cerveau de souris mâles par une méthode non-invasive, la spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (MRS) à très haut champs, les chercheurs ont pu observer que ces comportements sont liés à des changements de métabolisme cérébral similaires à ceux observés chez les patients souffrant d'anxiété chronique.

De manière intéressante, l'inactivation soudaine de DCLK3 chez les souris à l'âge adulte, spécifiquement dans l'hippocampe, induit des troubles de la mémoire. Elles apprennent normalement à se repérer dans leur environnement, mais oublient rapidement après quelques jours sans entraînement. Cette observation est associée à des changements majeurs dans l'expression des gènes de l'hippocampe, notamment une diminution de l'expression de gènes liés à la plasticité synaptique.

L'étude démontre donc l'implication déterminante du gène DCLK3 dans l'adaptation du cerveau à de nouvelles situations stressantes, ainsi que dans les processus liés à la mémoire. Elle renforce aussi l'hypothèse d'un rôle clé de ce gène dans certaines pathologies neurodégénératives et certains troubles psychiatriques.

*​Loss of the neuronal kinase DCLK3 leads to anxiety-like behaviour and memory deficits - Sorbonne Université

Fabrique de savoirs - Découverte d’un gène impliqué dans l’anxiété et la mémoire

02 septembre 2023

"Ulotaront" : Premiers résultats des études cliniques dans la schizophrénie

Sumitomo Pharma Co. et Otsuka Pharmaceutical Co. ont annoncé les principaux résultats de l'étude clinique DIAMOND (DIAMOND 5 au Japon et en Chine), portant sur le trouble anxieux généralisé (TAG) et le traitement d'appoint du trouble dépressif majeur (TDM), d'autres indications étant à l'étude. 

Ulotaront a reçu la désignation de Breakthrough Therapy par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour le traitement de la schizophrénie en mai 2019. Ulotaront est le premier et le seul agoniste TAAR1 à entrer dans les études cliniques de phase 3 chez les personnes atteintes de schizophrénie.

08 avril 2023

Anxiété : quand les réseaux sociaux deviennent une aide

"Instagram est le support parfait pour parler de l’anxiété, car on peut échanger avec les membres de sa communauté".

Comme Selena Gomez, Léna Situations ou Pomme, de plus en plus de jeunes témoignent de leurs troubles anxieux en ligne. Une façon de parler de leur vulnérabilité et lever des tabous.

La première fois que Marco Coiffard, 29 ans, a fait une crise d’angoisse, il n’a pas compris ce qui lui arrivait. Quand les symptômes se sont répétés, il a cherché à se renseigner. Assailli par une crainte sourde, constante et paralysante, la gorge et le ventre perpétuellement noués, l’esprit colonisé par des pensées négatives, le jeune monteur dans l’audiovisuel a le réflexe de chercher en ligne pour mettre des mots sur sa souffrance. « Je n’avais aucune idée de ce qu’était l’anxiété, se souvient-il. J’ai passé de longues heures à tenter de trouver des explications sur Internet, à écumer les forums pour voir si des personnes vivaient la même chose que moi. J’avais besoin qu’on me dise que je ne perdais pas la tête et que je n’étais pas seul. »

Marco décide alors de créer un groupe Facebook pour réunir les témoignages de gens souffrant de la même chose que lui. Quelques mois plus tard, il lance @bonjouranxiété sur Instagram pour « informer et sensibiliser aux questions de santé mentale ». Il rédige alors ses premiers posts et raconte avec des mots simples le quotidien contrarié d’une personne anxieuse.

Suivi par 287 000 personnes, il adopte les codes visuels et le ton propres à Instagram et publie des gifs, des citations, des photos d’animaux et des tranches de vie. Exemple : « L’anxiété le soir, voilà à quoi ça ressemble. Les pensées remontent à la surface parce qu’on se retrouve seul face à soi-même et ce n’est jamais agréable. Ça engendre des troubles du sommeil et beaucoup de fatigue au quotidien. »



13 février 2023

Anxiété, dépression : vivre dans un ville polluée accroît le risque de problèmes mentaux

La pollution atmosphérique a des effets dévastateurs sur la santé, notamment dans les grandes villes. Une bombe à retardement lié à l'exposition aux particules fines, qui n'affecte pas seulement le corps mais aussi notre santé mentale.

La pollution jouerait un rôle dans les troubles mentaux

Parue dans la revue Jama Psychiatry*, cette étude menée par des chercheurs de l'université de Pékin, de l'université d'Oxford et de l'Imperial College London (Royaume-Uni), établit un lien direct entre la pollution de l'air et le risque de développer des névroses notoires, tels que la dépression ou l'anxiété. En épluchant près de 389.000 dossiers médicaux de volontaires britanniques, les chercheurs ont montré que l'exposition aux particules PM2,5 - qui sont spécialement nocives car elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons et dans le sang - peuvent aussi atteindre le cerveau. Au cours de la période d'étude d'environ 11 ans, 13.131 d'entre eux ont reçu un diagnostic de dépression, et 15.835 autres ont souffert d'anxiété reconnue médicalement. Toutefois, l'étude ne permet pas de déterminer le mécanisme biologique en cause et ne prend pas en compte dans son étude l'exposition à d'autres polluants comme l'ozone, le monoxyde de carbone et le dioxyde de soufre.

Un risque pour le système nerveux ?

Malgré les limites de cette étude, les chercheurs espèrent que ces résultats permettront non seulement d'informer les pouvoirs publics, les professionnels de santé et la population sur l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique, mais aussi de prendre des mesures concrètes pour la réduire. "Étant donné que les normes de qualité de l'air de nombreux pays sont encore bien supérieures aux dernières lignes directrices mondiales de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la qualité de l'air (2021), des normes ou des réglementations plus strictes pour le contrôle de la pollution atmosphérique devraient être mises en œuvre dans l'élaboration des politiques futures", écrivent-ils, relaye le magazine Geo. Une étude publiée en 2020 dans Frontiers in Public Health** avait déjà mis en évidence l’impact des particules fines sur le système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Celle-ci avait révélé que la pollution de l'air pouvait provoquer divers troubles neurologiques provoqués notamment par l’inflammation du système nerveux et le stress oxydatif. Les auteurs de cette étude évoquaient d'ailleurs aussi un risque accru de démence, d’Accident cardiovasculaire (AVC), de dépression ou encore de schizophrénie associée à l’exposition aux particules en suspension.

* Long-term Exposure to Multiple Ambient Air Pollutants and Association With Incident Depression and Anxiety | Anxiety Disorders | JAMA Psychiatry | JAMA Network

**Frontiers | Air Pollution and Central Nervous System Disease: A Review of the Impact of Fine Particulate Matter on Neurological Disorders (frontiersin.org)

31 janvier 2023

Une étude révèle un comportement qui permettrait de soigner la dépression et l'anxiété

Si le fait de suivre une thérapie peut permettre de réduire voire soigner ses troubles anxieux et dépressifs, faire preuve d'altruisme et de gentillesse auraient également un impact positif sur la santé mentale, selon une étude de l'université de l'Ohio.

La gentillesse serait-elle la clé du bonheur ? Pas nécessairement, mais cette qualité pourrait en revanche réduire l’anxiété et la dépression chez les personnes qui en souffrent. C’est en tout cas ce que montre une étude menée menée l'année dernière par des chercheur·euses de l’Ohio State University et publiée dans The Journal of Positive Psychology. Selon elleux, “l’accomplissement de bonnes actions conduit à des améliorations notables de la santé mentale qui ne sont pas observées dans deux autres techniques thérapeutiques couramment utilisées pour traiter cette condition”, comme le rapporte Version Femina.
Les liens sociaux et la gentillesse permettent de réduire les troubles anxieux et dépressifs

Selon David Cregg, en charge de l’étude, liens sociaux et gentillesse sont connectés, mais pas interchangeables : être entouré·e ne suffit pas à réduire les troubles anxieux et dépressifs, ces connexions doivent s’accompagner de bonnes actions. “Le lien social est l’un des ingrédients de la vie associé au bien-être. Faire preuve de gentillesse semble être l’un des meilleurs moyens de promouvoir ces connexions”, explique-t-il dans un communiqué. Cette étude montre notamment que les actes de gentillesse permettent de réduire les troubles anxieux et dépressifs tout simplement car cela permet de se concentrer sur autre chose et d’apaiser l’esprit.

Jennifer Cheavens, professeure à l’université de l’Ohio et co-autrice de l’étude, explique : “On pense souvent que les personnes qui souffrent de dépression ont assez de choses à penser, on ne veut pas leur en rajouter en leur demandant en plus d’aider les autres. Mais les résultats de cette étude montrent que c’est faux. [...] Faire preuve de gentillesse et se concentrer sur les besoins des autres aide à se concentrer sur autre chose et pourrait même aider les personnes qui souffrent de dépression et d’anxiété à se sentir mieux”.

Faire preuve de gentillesse une fois ne suffit pas

Pour les besoins de cette étude, les chercheur·euses se sont concentré·es sur 122 habitant·es de l’Ohio qui souffraient de stress et de troubles anxieux et dépressifs modérés à sévères. Iels les ont divisé·es en trois groupes, deux groupes de thérapie cognitive comportementale et un groupe de réévaluation cognitive et d’activités sociales. Le premier groupe a suivi des activités thérapeutiques tandis que le groupe social devait organiser deux activités d’ordre social par semaine. Le dernier groupe devait effectuer un acte de pure gentillesse deux jours par semaine, défini comme “une action, petite ou grande, au bénéfice de l’autre ou pour rendre une personne heureuse, qui implique un engagement de son temps ou de son argent”. Certaines personnes ont donc préparé des gâteaux pour leurs ami·es, d’autres organisé des promenades ou encore laissé des mots gentils sur des post-it pour leurs colocs.

Après dix semaines de recherche, les trois groupes ont montré des résultats positifs et les personnes ont toutes pu observer une réduction de leurs troubles anxieux et dépressifs. Cependant, le groupe qui a montré les meilleurs résultats est celui qui devait effectuer des actes de gentillesse plusieurs fois par semaine. “Les actes de gentillesse ont montré un avantage [par rapport aux autres groupes] en aidant les participant·es à se sentir plus connectés aux autres, ce qui est un facteur important du bien-être”, explique David Cregg. 
Si être gentil·le ne permet pas nécessairement de guérir complètement ses troubles dépressifs ou anxieux, David Cregg estime que “quelque chose d’aussi simple qu’aider les autres peut faire des miracles pour aider les personnes malades à soigner leurs troubles anxieux et dépressifs comparé à certains traitements”.


27 décembre 2022

[Recherche] : Un lien potentiel découvert entre un édulcorant commun et l’anxiété, sur plusieurs générations

Après la révélation, plus tôt cette année, du risque accru de cancers lié à la consommation d’édulcorant, des chercheurs américains viennent de démontrer un autre impact négatif sur notre santé. Ils ont établi un lien entre l’aspartame, un édulcorant artificiel présent dans près de 5000 aliments et boissons diététiques, et un comportement anxieux chez la souris, détectable sur les deux générations suivantes. Un coup dur pour l’industrie agroalimentaire.

L’aspartame est un édulcorant artificiel largement utilisé dans les aliments et les boissons hypocaloriques, mais aussi dans plus de 600 médicaments. Son pouvoir sucrant est environ 200 fois supérieur à celui du saccharose. Depuis son approbation en 1981 par la FDA (Food and Drug Administration), son utilisation n’a cessé d’augmenter parallèlement à la controverse concernant ses effets indésirables potentiels. En France, l’aspartame a été autorisé en 1988 et son emploi en tant qu’édulcorant alimentaire en 1994.

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De manière concrète, ils ont fourni aux souris de l’eau potable contenant de l’aspartame à environ 15% de l’apport humain quotidien maximal recommandé par la FDA — l’équivalent de six à huit canettes de soda light par jour — pendant 12 semaines. L’étude s’est étalée sur quatre ans.

Un comportement anxieux prononcé a été observé chez les souris à travers une variété de tests de labyrinthe. L’aspartame a perturbé la signalisation des neurotransmetteurs et l’expression des gènes dans l’amygdale, une région du cerveau associée à la régulation des réponses d’anxiété et de peur.

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Lire l'article entier :

19 octobre 2022

[Série TV] : "Désordres", mise en scène des troubles anxieux

Phobies, peur panique, crise d'angoisse... Que sont les troubles anxieux, au cœur de la série "Désordres" de Florence Foresti ? 

Dans sa nouvelle série, en grande partie autobiographique, l'humoriste aborde de manière très directe ses crises d'angoisse, son anxiété et sa dépression.

Après le dernier album de Stromae, dans lequel le chanteur s'épanche sur sa dépression, c'est au tour de Florence Foresti d'aborder publiquement sa santé mentale. Et plus particulièrement les maux dont elle souffre depuis son enfance : les troubles anxieux. Ils sont au cœur de la série Désordres, en référence aux désordres anxieux, traduction littérale d'"anxiety disorders".


03 mars 2022

"Brave together" : programme de sensibilisation contre l'anxiété et la dépression chez les jeunes

"Brave together" : programme de sensibilisation contre l'anxiété et la dépression chez les jeunes lancé par l'Unafam et Maybelline New York.

Vous n’êtes pas seul.e.s face à l’anxiété et la dépression alors levons la main pour être plus fort ensemble. L’anxiété et la dépression ne se voient pas au premier regard mais aujourd'hui en France, 1 jeune sur 3 en souffre. Parce que nous avons tous un rôle à jouer pour prendre soin de ceux qui nous entourent, @Maybelline New York FR et l’@UnafamFrance (Union nationale des familles et amis de personnes malades et ou handicapées psychiques) reprennent la parole avec Brave Together : une campagne de sensibilisation et de formation contre l’anxiété et la dépression. Apprenez à repérer les signes, choisir les mots et trouver de l’aide à travers un outil de formation en ligne, co-construit avec les experts Unafam et un psychologue, disponible ici : https://www.bravetogether.maybelline.fr 



Si vous reconnaissez chez vous ou chez un de vos proches des signes d'anxiété et/ou de dépression, il est temps d’agir et pour cela, la ligne d’écoute gratuite et anonyme de l’Unafam vous est proposé au 01.42.63.03.03. (ligne ouverte du lundi au vendredi, de 9h à 13h et de 14h à 18h (17h le vendredi)



BRAVE TOGETHER : Levons la main pour être plus fort | Maybelline New York x Unafam - YouTube

01 mars 2022

Comment mal de dos et santé mentale sont étroitement liés

De nombreuses personnes souffrent à la fois de mal de dos et de troubles anxiodépressifs. Quels sont les liens entre ces deux entités ? 

Quelques éléments de réponse avec ce kinésithérapeute.
Ressentir quotidiennement des douleurs et être handicapé.e par celles-ci favorise l’anxiété et la dépression. Si tous ces facteurs semblent si intriqués, c’est peut-être parce qu’ils sont en lien avec plusieurs aspects déterminants de notre santé.
Malte Mueller via Getty Images

D’après une étude du Lancet parue en octobre 2021, les cas de dépression et d’anxiété auraient augmenté de plus d’un quart en 2020. De la même manière, les maux de dos pourraient bien avoir augmenté depuis le début de la pandémie (comme l’avait montré l’enquête de Santé Publique France lors du premier confinement). Existe-t-il un lien entre ces deux phénomènes?

À la lumière des connaissances scientifiques disponibles, le constat est clair. Les liens entre mal de dos et santé mentale sont nombreux et complexes : les deux s’influencent mutuellement.

Lire l'article sur le site du Huffingtonpost :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/comment-mal-de-dos-et-sante-mentale-sont-etroitement-lies-blog_fr_62150272e4b06e1cc585f6d8


28 février 2022

[Enquête] : Les nouvelles technologies dans la gestion de l’anxiété

On a besoin de vous !

L'étude IMAGINE* (coordonné par le Centre collaborateur de l'OMS pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS) à Lille, France) vise à décrire et à analyser l'usage et les besoins des utilisateurs des nouvelles technologies pour la gestion de l’anxiété.

Vous êtes toutes et tous invité.e.s à y participer, de façon anonyme, en tant que personne vivant avec et/ou souffrant d’anxiété, proche/aidant.e.s et professionnel.le.s de santé.

Deux modalités de participation et de diffusion sont possibles :

En ligne, via ce lien

En remplissant la version papier, à retourner au CCOMS (par email : ccoms@epsm-lm.fr, ou par voie postale au 211 rue Roger Salengro, 59260 Hellemmes). 





17 janvier 2022

[Webconférence] : "Vivre avec... des troubles anxieux"


Jeudi 27 janvier 2022 à 18h

Une remarque, un mot qui interpelle, une situation inhabituelle, et voilà le cerveau s’emballe. Il amplifie tout, crée des fantasmes tragiques, un sentiment d’impuissance face au danger, invente des maux, va jusqu’à paralyser.

Lors de ce webinaire sur les troubles psy, des experts du vécu, des proches et des professionnels viendront échanger, témoigner et répondre aux questions que vous nous aurez préalablement adressées.


08 janvier 2022

Covid-19 : la souffrance psychique, "une lame de fond", selon le directeur du pôle psychiatrie de l'hôpital Saint-Anne

"Nous ne voyons pas de vagues successives mais une lame de fond", a témoigné jeudi Raphaël Gaillard, directeur du pôle psychiatrie de l'hôpital Saint-Anne, professeur de psychiatrie à l'université de Paris, sur France Inter jeudi 30 décembre. "Cette lame de fond, c'est celle de la souffrance psychique, elle a une temporalité longue, c'est ça la souffrance des Français aujourd'hui", dit-il alors que selon le dernier bilan de Santé Publique France, un tiers des Français présente un état anxieux ou dépressif.

"Le taux de Français souffrant d'un trouble anxieux est deux fois plus élevé que ce que l'on observe habituellement. Pour la dépression, on parle de 6 points de plus et 70% des Français ont eu des troubles du sommeil", détaille Raphaël Gaillard. "Nous devons faire face à une demande considérable, et c'est d'autant plus difficile que nous manquons de moyen", précise-t-il avant de déplorer un appauvrissement de la psychiatrie, ces 40 dernières années.

"35 ans plus tard, nous avons trois fois moins de lits..."

De plus en plus de jeunes souffrent de troubles psychiques, selon le professeur, "l'incertitude dans laquelle ils sont plongés depuis deux ans est insupportable", explique-t-il. "Nous avons parlé à l'excès de distanciation sociale alors qu'elle devrait être physique, poursuit Raphaël Gaillard. Pour un adolescent, construire sa propre identité, c'est aussi s'inspirer des autres en les voyant. Or nous observons une forme de dissolution du lien social, ce qui est terrible pour les jeunes."

Le point central est que cette lame de fond de souffrance psychique rencontre une réalité, selon Raphaël Gaillard, "le fait que les troubles psychiques sont extrêmement fréquents". Une personne sur cinq aura un épisode dépressif dans sa vie, la schizophrénie affecte 1% de la population général, la bipolarité, 2%. "La question de la santé mentale va devenir le risque systémique principal de notre société", explique le professeur de psychiatrie, "aujourd'hui nous n'avons pas assez de moyens" mais "je crois qu'il y a une prise de conscience globale de cet enjeu majeur".

03 décembre 2021

Un remède à base de banane contre les insomnies et la dépression

La banane pour lutter contre l'anxiété, les insomnies et la dépression ? Il ne s'agit pas d'une énième étude nutritionnelle, mais d'un véritable médicament, récemment approuvé par la Food and Drug Administration (FDA), l'agence chargée des autorisations de médicaments aux États-Unis. Le traitement, mis au point par la société taïwanaise TCI, n'utilise pas directement la banane mais les étamines (l'appareil reproducteur mâle chez les plantes) et la peau. La société a mis au point un procédé "d'extraction ultrasonique à froid" pour son traitement qui contient des ingrédients similaires au Prozac, ce qui peut améliorer considérablement le stress, l'anxiété et l'insomnie, selon un communiqué.

Lire la suite sur FUTURA



17 novembre 2021

[Recherche] : Efficacité du jeûne intermittent sur le stress, l'anxiété et la dépression

Etude montrant l'efficacité du jeûne intermittent sur le stress, l'anxiété et la dépression.
(communiqué par le Dr Guillaume FOND)

Article publié dans la revue scientifique Nutrients le 2 novembre 2021

https://www.mdpi.com/2072-6643/13/11/3947


Vidéo d'explication par le Dr Elisa BERTHELOT

https://www.youtube.com/watch?v=8dqRkbwWkhY



14 octobre 2021

Dépression : augmentation de 28% en 2020

28%

C’est l’augmentation du nombre de personnes touchées par des troubles dépressifs majeurs dans le monde en 2020, soit 246 millions de cas, contre 193 millions si la crise du Covid-19 et les confinements n’avaient pas eu lieu. 

Mené par des chercheurs de l’université australienne du Queensland, ce travail, publié le 8 octobre dans The Lancet, a recensé 48 études de janvier 2020 à fin janvier 2021. 

Les troubles anxieux sont en hausse de 26 %, soit 374 millions de personnes touchées, contre 298 millions de cas hors épidémie. Les plus affectés sont les jeunes, atteints par les fermetures d’écoles, et les femmes, confrontées à la surcharge de tâches domestiques et à un risque accru de violences conjugales. 

Selon les chercheurs, "ces résultats mettent en évidence un besoin urgent de renforcer les systèmes de santé mentale afin de faire face à la charge croissante de ces troubles dépressifs et anxieux".

Le Monde, numéro du 13 octobre 2021



28 novembre 2020

Les ruminations en psychiatrie

Dans la revue : Santé mentale N°252 – novembre 2020

Dossier : Les Ruminations

La rumination est un mode de réponse à la détresse, une stratégie d’adaptation pour contrôler un affect désagréable. Elle consiste à se concentrer de façon répétitive et passive sur des pensées négatives, dans un cercle vicieux automatique et vain. En psychiatrie, ces pensées répétitives négatives sont notamment associées aux troubles dépressifs et anxieux, évoquées dans la genèse et le maintien de ces troubles. Cibler ces pensées ruminatives est une idée relativement récente, qui s’est construite dans une perspective transdiagnostique. Différentes pistes d’interventions peuvent être proposées au patient.